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la collaboration flamande en Belgique.

Pétain, Laval, le régime de Vichy et tous ceux qui furent acteurs de cette période sombre de notre histoire. La collaboration, les collaborateurs, la vie quotidienne sous la botte de l'occupant, les privations, le marché noir...
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la collaboration flamande en Belgique.

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de hilarion  Nouveau message 08 Sep 2006, 20:34

On parle souvent de Léon Degrelle et du rexisme quand on pense à la collaboration en Belgique, mais les partis flamands ont aussi eu leur part de collaborateurs notamment avec le V.M.V. et aussi une brigade incorporée dans la Werhmarcht. Selon certains histroeiens Hitelr aurait aimer favoriser l'accession au pouvoir des néerlandophones.
Le débat est ouvert et je pense que nos amis belge vont nous faire partager leurs connaissances.


 

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Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de HP  Nouveau message 08 Sep 2006, 21:21

Il semble que Adolf était favorable aux Flamands (tjs pour des raisons "raciales" et idéologiques qui restent trés subjectives). Il faisait miroiter à ces derniers (aux nationalistes flamands du moins) la possibilité d'obtenir une indépendance et une autonomie. Ce faisant il attisait les dissensions existantes entre Flamands et Wallons. Certains Flamands, plus que les Wallons qui seraient eux restés sous occupation allemande ont été peut être plus receptifs à cette argumentation. Maintenant je pense que Hitler appliquait des arguments visant à diviser pour régner et affaiblir la Belgique par la même. Je doute qu'il souhaitait voir un véritable Etat Flamand s'instaurer ou alors sous un contrôle étroit de partis collaborationistes Flamands...


 

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Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de Loïc  Nouveau message 09 Sep 2006, 04:15

Pour ce qui est des volontaires dans l'Armée Allemande quelques 23 000 Flamands et plus étonnant 15 000 Wallons serviront sous l'uniforme allemand, 38 000 volontaires pour 8 300 000 Belges
Proportionnellement à la population c'est au minimum 10 fois plus qu'en France.


 

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Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 09 Sep 2006, 14:57

Bonjour Hilarion, bonjour tout le monde,
Voici, j'espère du moins, une explication mon cher Hilarion ( assez longue il est vrai et je m'en excuse auprès des lecteurs )

Que serait-il advenu de la Belgique si l'Allemagne avait gagné la guerre ? Il ne fait aucun doute que le pays aurait été annexé à un “ Grand Reich germanique ” sous domination allemande et aurait cessé d'exister en tant qu'Etat souverain. Un (ou deux) gouvernement(s) fantoche(s). composé(s) de quelques “collaborateurs”politiques d'avant-plan (certainement Degrelle et J. Van de Wiele) aurai(en)t sans doute assuré au pays une autonomie plus que limitée dans des domaines accessoires. Mais même dans ce cas. on n'aurait pu parler, cela va de soi, d'un état belge indépendant.
En réalité, le Führer aller Germanen, Adolf Hitler qui, depuis 1933, n'avait qu'une idée: effacer la défaite de 1918, donner sa revanche à son pays et étendre toujours davantage le Reich, n'a jamais pris de décision définitive quant au sort de la Belgique. Même après la libération de la Belgique en janvier 1945. lorsque l'offensive dite von Rundstedt dans les Ardennes eut échoué. Hitler décida encore de remettre à plus tard la question du sort de la Belgique.
Ces mêmes termes, il les avait déjà employés en juillet 1940 pour signifier en clair qu'il n'avait pas encore fixé le statut de la Belgique. Et pourtant. Durant les quatre années qui séparent ces deux dates, une série d'événements se sont passés qui vont tous dans le même sens : en cas de victoire de l'Allemagne, la Belgique serait annexée au Reich.
Pour comprendre cela, un aperçu général de l'évolution de la politique allemande en Belgique est nécessaire. Les différentes formes de colla-boration avec l'Allemagne pratiquées ou envisagées par des Belges n'ont pu, en effet, se développer que dans la mesure où elles servaIent les intérêts allemands.
Ce serait une grossière erreur de penser que les Allemands attendaient de tous les Belges prêts à l'une ou l'autre forme de collaboration qu’ils s’affichent ouvertement nationaux-socialistes. Ils ne l'exigeaient que sur le plan politique, et, à partir de 1942, aussi en matière sociale. Dans tous les autres domaines, l'idéologie importait peu : il suffisait d'avoir de “loyaux” fonctionnaires pour faire fonctionner l'administration; quant à la production industrielle belge, elle pouvait très bien servir l'effort de guerre allemand sans que ses producteurs se comportent en nazis (et seule une minorité très réduite de chefs d'entreprises le firent). Sur ces terrains économique et administratif, l'occupant préférait de loin à la contrainte une colla-boration spontanée et “loyale” dans le cadre même de la législation belge et de la convention de La Haye sur le droit de guerre. Les Allemands étaient déjà heureux de ce que l'industrie et l'administration belges dans leur ensemble se fussent de leur propre chef remises à la tâche après la capitulation de l'armée belge le 28 mai 1940. Où seraient-ils allés chercher les milliers de fonctionnaires et de dirigeants d'entreprise improvisés pour remettre en marche l'industrie et l'administration ? Et même s'ils les avaient trouvés, il n'est pas du tout certain que ces deux secteurs de la vie publique belge auraient dans ce cas mieux servi l'Allemagne. Le risque de troubles sociaux, de grèves et de sabotage était assurément plus faible avec des responsables belges en place. Ils donnaient l'exemple, leurs subordonnés les suivaient (pour la plupart). Tout autant que les Allemands, ils souhaitaient “la paix et l'ordre”. Ce qui n'empêcha pas précisément le maintien de l'ordre d'être une source régulière de conflits entre l'occupant d'une part et l'administration et la magistrature belges d'autre part.
Sur le plan politique, les Allemands exigeaient autant que possible un engagement total de la part de ceux qui étaient prêts à collaborer. Et là, les collaborateurs se montrèrent souvent plus catholiques que le pape ; ils proposèrent fréquemment plus à l'occupant que ce qu'il leur demandait, et plus d'une fois, les Allemands durent véritablement tempérer leur ardeur. Car dans leur empressement à obtenir des Allemands “le pouvoir”, ils allèrent jusqu'à leur réclamer, les uns, une Flandre ou un pays thiois indépendant, tel le V.N.V. ( Vlaams Nationalistisch Verbond ), les autres la mainmise sur tout le pays (tel Degrelle). Ce qui n'entrait pas à proprement parler dans les vues des Allemands. A chaque fois, la réponse allemande était la même : pas de décision sur le sort politique de la Belgique tant que durerait la guerre. Cette attitude atten-tiste adoptée par les Allemands a épargné à plusieurs hautes personnalités belges. A commencer par Léopold III, le risque d'une aventure. Mais elle n'a pas entravé la collaboration politique: en ne se prononçant pas, les Allemands ont en quelque sorte stimulé les mouvements de collaboration en attisant leurs rivalités.
Jusqu’ici, nous avons toujours parlé “des Allemands”, de “l'occupant”, “des intentions allemandes”, comme si on avait suivi en Allemagne une poli-tique bien déterminée derrière laquelle tous se seraient rangés comme un seul homme. Rien n'est moins vrai. La description détaillée des différents groupes concurrents qui, tous au nom du nazisme, luttaient entre eux pour le pouvoir jusque dans les territoires occupés, nous mènerait trop loin. Il faut cependant en dire quelques mots. En même temps convient-il de mentionner en bref ces groupes allemands qui combattirent pour la reconquête d'un pouvoir dont, depuis l'arrivée de Hitler, ils étaient de plus en plus écartés, et qui, à partir de 1937-1938. poursuivirent leur combat dans des cercles d'opposition. Or, précisément, ces cercles d'opposition eurent leur part dans la forme qu'a pris le régime d'occupation en Belgique.
En dehors d'Hitler, à qui revenait toute décision finale, ce sont surtout l'Oberkommando des Heeres (O.K.H.. le commandement supérieur de l'armée de terre allemande) et, dans une moindre mesure, le Reichsführer S.S. Heinrich Himmler qui ont joué un rôle dans les discussions concernant le régime d'occupation de la Belgique. Entre la S.S. qui, au fil des ans, deviendra un Etat (redouté) dans l'Etat, et l'O.K.H. composé en grande partie d'anciens officiers de la république de Weimar, existait une rivalité aiguë qui sembla, à mesure que la guerre progressait, tourner de plus en plus à l'avantage de la S.S. A l'origine, un grand nombre d'officiers supérieurs étaient opposés à l'invasion et à l'occupation des Etats neutres (dont la Belgique) surtout en raison de la perte de prestige qu'elles auraient entraînée pour l'Allemagne dans l'opinion mon-diale, Himmler et sa S.S. voyaient, eux, dans l'invasion de pays germaniques tels que la Norvège, le Danemark, la Hollande et la partie flamande de la Belgique, un moyen de réaliser le projet du “ Grand Reich germanique ” des peuples frères par le sang et la race et d'étendre sensiblement leur pouvoir. En septembre 1939. lors de l'invasion de la Pologne (où n'habitaient pas de Germains), les S.S. s'étaient signalés par leurs actes de cruauté à l'égard de la population civile et surtout envers les Juifs polonais. Lorsque à l'automne 1939, la décision d'Hitler d'attaquer à l'Ouest ne fit plus de doute, les officiers supérieurs allemands s'efforcèrent d'obtenir que la S.S. ait le moins de pouvoir possible dans les nouveaux régimes d'occupation (donc également en Belgique).
Le meilleur moyen d'y parvenir, c'était, à leurs yeux, d'instaurer, en Bel-gique comme ailleurs, une Reine Militärverwaltung, un régime d'occupation dirigé uniquement par des militaires : une administration militaire qui ne serait pas soumise directement à Hitler mais au commandement de l'armée allemande. Pas de Zivilverwaltung, pas d'administration civile sous la coupe d'Hitler et sous l'influence politique de la S.S. Les militaires arrivèrent à leurs fins, du moins en ce qui concerne la Belgique: on y instaura une administration militaire qu'on estimait mieux convenir aux territoires qui n'étaient pas destinés à être intégrés dans le Grand Reich ou dont le sort ne devait pas être réglé avant la fin de la guerre. L'instauration d'une administration civile signifiait au contraire, pour un pays occupé , qu'il était susceptible d'être annexé (Anschluss). Le choix entre administration civile ou militaire présentait donc une dimension politique : le rattachement ou non au Grand Reich. À cela s'ajoute qu'en règle générale, le pays occupé lui-même considérait la présence d'une administration militaire comme un régime de faveur (Hitler, lui, voyait dans une administration civile “une faveur faite aux Germains”.

Pour en venir à la collaboration “flamande”, l’Allemagne ne donnait-elle pas l’exemple d’un état social et populaire, et pourquoi donc aurait-elle contrecarré la réalisation d’un idéal semblable chez les Flamands, ce peuple ami ?
Après avoir clamé “ Pas de sang flamand pour les intérêts étrangers ”
( entendez français ), on poursuivait l’escalade : toujours sans la moindre contre partie, on décida de recruter pour la Waffen SS ( Stürmbrigade Langemarck )puisque la Wehrmacht était exclue par définition.
En fait les collaborateurs Flamands furent dupés depuis le début ( tout comme les collaborateurs Wallons d’ailleurs )
A aucun moment, ce cher Adolf, ni ses sbires, ni son administration pensèrent un seul moment à rétablir l’indépendance de la Belgique .

( Sources bibliographiques : ‘’ L’Ordre nouveau’’ par Maurice Dewilde
et ‘’ La Belgique sous la botte ‘’ par Jacques Willequet

Bien amicalement
Prosper
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Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de Lee Enfield  Nouveau message 11 Sep 2006, 14:54

Je ne connais pas bien l'hstoire de la Belgique des années 39/45 (pas pls qu'avant ni apres d'ailleurs lol), mais le Roi est resté dans son Pays occupé, contrairement au Roi de Novège, et autres Monarques du Luxembourg, Danemarck.

Quelle a été son attitude (un Pétain Belge, ou pas du tout au contraire) durant l'occupation ? Quelle a été l'attitude des Belges à la libération vis à vis du Roi ? Un jugement ? On efface l'ardoise pour sauver l'unité du Pays ? Quid de tout cela ?

Merci

Lee Enfield
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Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de St Ex  Nouveau message 12 Sep 2006, 14:30

Slt Lee,

On en a déjà pas mal parlé (section livre je crois?????)

St Ex


 

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Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 15 Sep 2006, 06:24

Bonjour,
Pas grand chose a rajouter au poste de Prosper (Merci, Prosper) sauf quelques chiffres quant a la participation Belge et Hollandaise a la Waffen-SS :

- Les Flamands et Hollandais :

07/1941: SS-Freiwilligen-Verband-Niederland
08/1941: SS-Freiwilligen-Legion-Niederland
10/1943: 4.SS-Freiwilligen-Panzer-Grenadier-Brigade "Nederland"
10/1944: SS-Freiwilligen-Panzer-Grenadier-Brigade "Nederland"
02/1945: 23.SS-Freiwilligen-Panzer-Grenadier-Division "Nederland"
Effectif : 9000 (Brigade) puis 1000 ("Division) environ

07/1941: SS-Freiwilligen-Legion-Flandern
05/1943: SS-Sturmbrigade "Langemarck"
10/1943: SS-Freiwilligen-Sturmbrigade "Langemarck"
10/1944: 27.SS-Freiwilligen-Panzer-Grenadier-Division "Langemarck" (Flemish No. 1)
Effectif : Environ 2000

10/1943: Landstorm Nederland
11/1944: SS-Freiwilligen-Brigade "Landstorm Nederland"
02/1945: 34.Freiwilligen-Grenadier-Division der SS "Landstorm Nederland"
Effectif : Environ 1000

J'ai mis les 2, Hollandais et Flamands, car a mon sens, dans leur esprit, c'etait la meme chose.

- Les Wallons :

11/1941: Wallonisches-Infanterie Batallion (Wehrmacht)
06/1943: SS-Sturmbrigade "Wallonien"
10/1943: SS-Freiwilligen-Sturmbrigade "Wallonien"
10/1944: 28.SS-Freiwilligen-Panzer-Grenadier-Division "Wallonien"
Effectif : Environ 8000
Dernière édition par Daniel Laurent le 15 Sep 2006, 06:28, édité 3 fois.


 

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