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Paris sous l'occupation

Pétain, Laval, le régime de Vichy et tous ceux qui furent acteurs de cette période sombre de notre histoire. La collaboration, les collaborateurs, la vie quotidienne sous la botte de l'occupant, les privations, le marché noir...
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Paris sous l'occupation

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de Colombe  Nouveau message 21 Avr 2006, 21:36

Bonjour

Ce qui suit peut-être trouvé en cliquant sur le lien ci-dessous. Une belle balade et des anecdotes parfois intéressante. L'article original est illustré de photos des bâtiments cités...


http://www.terresdecrivains.com/article ... rticle=508



Sur les traces de la NRF, d’Albert Camus et de Gerhard Heller
A Paris sous l’OccupationLe mercredi 28 septembre 2005.

En mai 1940, c’est l’état de choc comme en 1870. La guerre avec l’Allemagne a été déclarée en septembre 1939. Il ne s’est rien passé pendant les huit mois de « drôle de guerre » et d’immobilité des troupes, jusqu’au 10 mai 1940 et la percée éclair de l’armée allemande qui contourne la ligne Maginot par la Belgique, franchit la Meuse près de Sedan le 13, bombarde Paris le 3 juin et entre dans la capitale le 14. Deux millions de soldats français sont bientôt prisonniers.

Le 6 juin, le gouvernement avait été remanié une dernière fois sous la présidence de Paul Reynaud et la vice-présidence du maréchal Pétain. Un nouveau venu était apparu : le général Charles de Gaulle, quarante-neuf ans, nommé sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la guerre.

À partir de mai 1940, c’est le choc de l’exode pour plus de six millions de Français, dont beaucoup de Parisiens menés par des femmes et des personnes âgées, les hommes étant encore mobilisés ou déjà prisonniers. Avec, au milieu du tragique, des situations cocasses comme celle d’Ilya Ehrenbourg qui reste quelques semaines dans la capitale, réfugié dans son ambassade, se promenant librement dans la ville, protégé par le pacte germano-soviétique [1] après avoir passé les années trente à combattre le nazisme. Il rassemble suffisamment d’éléments pour écrire sa Chute de Paris, qui sera jugée trop antifasciste par la censure soviétique de l’époque ! (Parmi les autres militants d’avant-guerre, Koestler (a) se réfugie à Londres, Sperber en Suisse. Münzenberg, libéré d’un camp français de détention quelques jours avant l’invasion allemande, est retrouvé pendu à un arbre, assassiné sans doute sur l’ordre de Staline).

Le choc, c’est enfin, après la démission de Reynaud le 16 juin, la création du gouvernement présidé par le maréchal Pétain, qui chasse de Gaulle, Mandel, Campinchi et d’autres et signe l’armistice le 22. Quelques jours auparavant, le cabinet Reynaud avait envoyé de Gaulle en Angleterre négocier un plan de sauvetage avec le gouvernement britannique. Lorsque, le 16 juin, de Gaulle a présenté aux ministres réfugiés à Bordeaux la proposition de créer immédiatement une union franco-anglaise, ceux-ci ont refusé et choisi l’armistice par 13 voix contre 11. Courte majorité lourde de conséquence. Le 17 juin, de Gaulle redécolle pour Londres dans l’avion prêté par Churchill.

Les hostilités cessent le 25. Pierre Laval devient vice-président du Conseil le 27 [2] et le nouveau gouvernement quitte Bordeaux, le 29, pour Clermont-Ferrand, puis pour Vichy. Entre fantasmes et mythes, le maréchal apparaît dans ces premiers temps tantôt comme celui qui sauve la France du carnage, tantôt comme un fin renard plus fort que l’envahisseur, qui, tel Talleyrand, sera capable de refaire en quelques années une France redoutée [3].


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Nous vous proposons ici une première balade dans le Paris occupé. N’oubliez pas l’heure du couvre-feu, et que les murs ont des oreilles !
Vous observerez que les rues sont calmes : la ville vit pratiquement sans voitures (seuls quelques centaines sont autorisées à circuler) et sans bus, qui ont été remplacés par les vélos, les tandems et les fiacres.



1) L’Institut allemand occupe l’ambassade de Pologne, 57 rue Saint-Dominique et organise de belles réceptions auxquelles participent Drieu La Rochelle, Ernst Jünger, etc. Gerhard Heller n’est ni un nazi convaincu - bien qu’ayant adhéré au parti en 1934 - ni un militaire de formation.

Revêtu d’un uniforme et promu lieutenant du jour au lendemain, il est nommé responsable du secteur littéraire de la Propagandastaffel basée 52 avenue des Champs-Élysées, avant de déménager bureau et logement rue Saint-Dominique en 1942. Son activité est supervisée par l’ambassade. Il est fidèle à Otto Abetz, qu’il a connu pendant ses études en France. Il se doute que certains éditeurs ou écrivains « fricotent » avec la Résistance. Lorsqu’il est informé d’une dénonciation de la femme de Jouhandeau concernant Paulhan - qu’il respecte - et Groethuysen, il se porte garant d’eux. Il va même jusqu’à donner son accord pour la publication de Pilote de guerre de Saint-Exupéry, qui est aussitôt retiré de la vente par ses supérieurs (Heller purge alors quelques jours d’arrêt). Il laisse publier La Pharisienne de Mauriac, roman inoffensif mais œuvre d’un auteur connu pour ses écrits résistants. Mauriac dira d’Heller qu’il est un peu l’officier du Silence de la mer.



2) Avant de quitter Paris en août 1944, il enterre son journal des années d’Occupation et un manuscrit de Ernst Jünger (La Paix) sur l’esplanade des Invalides, rue de Constantine entre les rues Talleyrand et Saint-Dominique. Il revient après-guerre les chercher mais ne les retrouvera jamais. Il publiera tout de même ses souvenirs [4] en reconstituant de mémoire les événements de cette période.



3) Paul Reynaud, président du Conseil au moment de l’invasion allemande, habite 5 place du Palais Bourbon de 1936 à 1966 (plaque).



4) Jusqu’à son rappel à Berlin en novembre 1942 et après son retour, avec des consignes plus fermes, en 1943, Otto Abetz réside à l’ambassade d’Allemagne, 78 rue de Lille. Chaque semaine y sont organisés conférences et thés de presse.



5) Le siège de la Nouvelle Revue Française et des éditions Gallimard, 5 rue Sébastien Bottin, est entre 1940 et 1944 un microcosme qui voit agir tous les acteurs de l’époque, des plus collaborateurs aux plus résistants. La NRF est la seule revue autorisée à paraître, dans la zone occupée comme dans la zone libre. Drieu La Rochelle, dont la position dans le paysage littéraire parisien a changé du jour au lendemain avec l’arrivée de son ami Otto Abetz à l’ambassade d’Allemagne, dirige la NRF à la place de Paulhan entre 1940 et 1943. Les bonnes relations qu’entretient Drieu avec Gerhard Heller permettent également la réouverture des éditions Gallimard fin 1940. Il appâte alors des écrivains vers la NRF en usant du discours de la littérature au-dessus de la politique. Gide, que son entourage a heureusement retenu de s’associer à Drieu, se désolidarise officiellement de la revue en mars 1941, après avoir lu des extraits de Chronique privée de l’an 1940 de Jacques Chardonne. Mauriac fait de même. Grenier refuse que la NRF publie ses écrits. Camus refuse que L’Étranger y paraisse. Drieu réalise après quelques mois que la « bonne littérature » est éditée dans d’autres revues que la sienne, des revues clandestines. La NRF cesse de paraître au printemps 1943.

Pendant que la NRF vit ces turbulences, les premiers membres du Comité National des Écrivains se retrouvent à partir de l’été 1941 dans le bureau de Jean Paulhan, à quelques mètres de celui de Drieu (il s’agit de ne pas se tromper de porte !) : Guéhenno, Debû-Bridel, Blanzat, bientôt Mauriac, Decour. Ils y travaillent à la conception des Lettres françaises et aiment bien prendre pour cible... Drieu et la NRF ! Paulhan sert par ailleurs de plaque éditoriale tournante pour des revues publiées en zone non occupée (Poésie 40, 41, 42 à Villeneuve, Confluences à Lyon) ou en-dehors de France (Les Cahiers du Rhône en Suisse ou Fontaine à Alger).

Au printemps 1941, Paulhan publie chez Gallimard un recueil de poèmes d’Aragon, Le Crève-Cœur. C’est une révélation pour ses lecteurs. Contournant la directive communiste qui stipule qu’être édité en tant de guerre, c’est trahir, Aragon a repris la forme de la poésie médiévale chantée. L’ancien surréaliste réconcilie vers et sensibilité populaire. Comme Eluard, il réussit le pari de redonner à la poésie « de guerre » une place que le roman lui avait ravie jusqu’alors. La subtilité de ses vers et l’appui de Gerhard Heller lui permettent de passer à travers la censure. Chez Aragon comme chez Eluard, sous couvert de chanter l’aimée, on chante la patrie.



6) Camus emménage 1 bis rue Vaneau en 1944, dans un studio voisin de l’appartement de Gide, que ce dernier, alors en Afrique du Nord, lui loue sans bien le connaître et sans le déclarer. Ainsi, Gide fait des économies et Camus, dont l’engagement dans la résistance commence à être soupçonné, vit à une adresse inconnue des services de police.



7) Lorsqu’il s’installe à Paris fin 1943 (il est alors embauché comme lecteur aux éditions Gallimard), il trouve à se loger dans une chambre - chauffée ! - à l’hôtel du 22 rue de la Chaise (qui n’existe plus). Ses journées de travail sont bien remplies et il ne parvient à consacrer à La Peste qu’une heure ou deux la nuit.



8) Dès le 15 juin 1940, l’Abwehr, le service de renseignements et de contre-espionnage de l’amiral Canaris, s’installe à l’hôtel Lutetia, 45 boulevard Raspail. Cinq ans plus tard, l’hôtel sera le centre d’accueil des déportés libérés des camps nazis (alors que la gare d’Orsay sera le centre d’accueil des prisonniers de guerre libérés).



9) Face au 35 rue du Cherche-Midi, un monument adossé à la Maison des sciences de l’Homme garde la mémoire de la prison du Cherche-Midi, où des étudiants sont incarcérés après la manifestation du 11 novembre 1940 sur la place de l’Étoile. De l’autre côté du boulevard Raspail, la statue de François Mauriac veille.



10) Alors qu’il réside près du Chambon-sur-Lignon, Camus monte deux semaines à Paris en janvier 1943 et loge à l’hôtel Aviatic, toujours debout 105 rue de Vaugirard.



11) Maria Casarès habite 148 rue de Vaugirard et y reçoit parfois Camus dans les derniers temps de l’Occupation.



12) L’adresse parisienne de Pierre Seghers est le 230 boulevard Raspail entre 1944 et 1987 (plaque). Pendant la guerre, il édite clandestinement la revue Poésie depuis la zone Sud.



13) Pierre Benoit habite entre 1924 et 1947 le 120 rue d’Assas (plaque). Il collabore sous l’occupation avec Le Petit parisien, mais refuse d’accompagner Brasillach, Jouhandeau, etc. dans leurs voyages « culturels » en Allemagne.



14) Au 93 boulevard Saint-Michel se tient toujours le Student Hostel. C’est ici que Sylvia Beach se cache plusieurs mois après son retour de captivité en 1942.



15) À partir de février 1943, l’appartement d’Édith Thomas 15 rue Pierre-Nicole sert de lieu de réunion pour le Comité National des Écrivains créé en 1941. Employée aux Archives nationales, amie de Claude Morgan et de Paulhan, Édith Thomas accueille chez elle jusqu’à une vingtaine de personnes à la fois. S’y croisent, outre les deux précités, Mauriac, Queneau, Leiris, Camus, Sartre, Eluard, Duhamel, Guéhenno, les frères Tharaud, etc.



[1] Depuis le pacte germano-soviétique d’août 1939, l’URSS est l’alliée de Berlin. Le pacte est rompu en juin 1941 par Hitler qui, ayant vaincu à l’Ouest, s’attaque à l’Est.

[2] Jugé trop proche des Allemands, il sera remplacé en décembre par Flandin, à son tour remplacé par l’amiral Darlan en février 1941, jusqu’à ce que Laval revienne au pouvoir à la fin de l’année.

[3] Pour avoir du maréchal une vision différente qui prend toutefois en compte la bonhomie du personnage, on peut lire la belle nouvelle de Vercors d’août 1945 L’Imprimerie de Verdun (intégrée au Silence de la mer, Le Livre de poche n° 25).

[4] Un Allemand à Paris. 1940-1944, Gerhard Heller, éditions du Seuil.



Ajout personnel :
(a) : d'Arthur Koestler lire : "la lie de la terre" sur l'internement des étrangers ressortissant des pays "ennemis" en France en 1940... édifiant et passionnant. [/b]


 

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Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Somua  Nouveau message 21 Avr 2006, 23:18

Pour une personne qui veux des references solides , juste dire : j'ai trouvé ça ici ... c'est maigre .
(Ne pas faire ce que je fais , oui je sais :wink:)


Cdt


 

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Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de blackdeath  Nouveau message 22 Avr 2006, 02:18

somua a écrit :
Pour une personne qui veux des references solides , juste dire : j'ai trouvé ça ici ... c'est maigre .
(Ne pas faire ce que je fais , oui je sais )



????

Pourrais-tu être plus clair dans tes commentaires ?

Peut-être suis-je bouché mais je n'en comprend pas du tout le sens ni où tu veux en venir .

:shock:


 

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Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Colombe  Nouveau message 22 Avr 2006, 05:43

Somua a écrit:Pour une personne qui veux des references solides , juste dire : j'ai trouvé ça ici ... c'est maigre .
(Ne pas faire ce que je fais , oui je sais :wink:)


Cdt


Une fois de plus tu déformes et tu interprètes mes propos : ça m'arrangerait que tu cesses ce petit jeu car ça devient agaçant. En outre, j'espère que ton but n'est pas de créer une polémique stérile dans chaque fil où tu passes parce que je ne vois pas trop le bénéfice pour toi-même et encore moins pour ce forum.

A un certain niveau de mauvaise foi on risque le ridicule et je pense que tu es suffisamment intelligent pour t'en rendre compte. J'espère également que tu sais parfaitement faire la différence entre une chose affirmée (qui peut être vraie ou fausse) et une information transmise (qui peut être fiable ou non).

Ce message n'appelant pas de réponse, je te souhaite un bon week-end.

Cécile


 

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Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de Colombe  Nouveau message 22 Avr 2006, 06:19

Bonjour

Trouvé sur le même site que l'article précédent, un tour d'horizon de la presse parisienne pendant la seconde guerre mondiale. Sur le site, l'article est accompagné de quelques photos (actuelles) de certains des lieux cités.
http://www.terresdecrivains.com/article ... rticle=372




presse en guerre, presse de la collaboration et presse libérée
Les écrivains-journalistes des années trente et quarante

Le jeudi 16 décembre 2004.


Les trois périodes qui marquent la presse de ces années sont :
- celle qui s’étend jusqu’à juin 1940, moment où la presse parisienne quitte la capitale pour renaître ailleurs ou s’éteindre pendant les années d’Occupation,
- les années 1940-1944, pendant lesquelles se développent les journaux officiels, censurés ou contrôlés entièrement par les Allemands, et la presse clandestine de la Résistance,
- la période postérieure à août 1944, qui voit renaître des quotidiens qui s’étaient tus pendant la guerre et paraître au grand jour les journaux créés par la Résistance.

À la Libération, treize quotidiens sont ainsi autorisés à sortir : les communistes L’Humanité, Front national, Ce Soir, le socialiste Le Populaire, le MRP L’Aube, Le Figaro, et les enfants de la Résistance : Défense de la France (futur France-Soir), L’homme libre, Franc-Tireur, Libération et Combat. (a)
Deux grandes voies dominent la presse renaissante : Mauriac et Camus, retrouvant son métier de journaliste de l’Alger républicain. Sartre n’a pas encore lancé Les Temps modernes, et Malraux est encore militaire.

La balade qui suit se déploie autour de la rue du Louvre et des grands boulevards, centre hier comme aujourd’hui de la grande presse quotidienne.


0) La France socialiste paraît sous l’Occupation. Ses bureaux se trouvent 30 rue de Gramont.

1) Autre journal de la Collaboration, La Gerbe est installée 23 rue Chauchat en 1942 (puis 3 rue des Pyramides en 1943). Tout aussi peu recommandable, Je suis partout, dirigé par Robert Brasillach, s’est établi 11 rue Marguerin dans le 14e arrondissement. Il est situé en dehors du parcours de notre balade.

2) Le Figaro, dont la rédaction se trouve 21 boulevard Montmartre, reparaît dès le 25 août 1944 (il s’était sabordé en 1942). Sans attendre, Mauriac y appelle à la modération dans la chasse aux collaborateurs. Les journalistes le surnomment « Saint-François des Assises ». Paulhan se joint bientôt à lui en plaidant le droit à l’erreur pour les intellectuels. Outre Mauriac, d’autres belles signatures fleurissent dans le journal : Duhamel, Sartre, Schlumberger, Julien Green, André Billy...

3) Créé en 1892, Le Journal tire à un million d’exemplaires en 1914 et rivalise avec Le Matin, Le Petit Journal et Le Petit Parisien. Sa diffusion décline peu à peu devant la concurrence de Paris-Soir. S’il est hostile à la gauche, Le Journal ne verse pas pour autant dans l’extrême droite. Il approuve l’accord de Munich en 1938. son adresse est le 100 rue de Richelieu au moment où il se replie en zone libre (à Limoges, Lyon et Marseille) en juin 1940. Il continue de paraître sous l’Occupation et ne poursuivra pas après la Libération. Ses archives photographiques sont léguées à L’Aurore dont les bureaux se trouvent non loin, 9 rue Louis-le-Grand.

4) L’imprimerie de L’Aube se trouve 20 rue Saint-Marc après la Libération. La rédaction du journal - auquel collabore Maurice Schumann - est située 49 avenue de l’Opéra.

5) Colette emménage à nouveau 9 rue de Beaujolais en 1938 - cette fois, au 1er étage, dont les fenêtres donnent, de l’autre côté, sur les jardins du Palais Royal (un C entrecroisé d’un soleil est aujourd’hui gravé au balcon de sa chambre). Elle vit ici jusqu’à sa mort en 1954. Colette se fait discrète dans son appartement du 9 rue de Beaujolais. Maurice Goudeket, son mari, est juif. Il est arrêté en décembre 1941 et relâché en février 1942. Elle écrit ses chroniques pour Le Petit parisien et un recueil de nouvelles, Gigi.

6) En 1940, Jean Cocteau vit à l’hôtel du Beaujolais, 15 rue de Beaujolais (qui n’existe plus), puis 36 rue de Montpensier à partir de 1941. Ses occupations ? Écrire, faire jouer son théâtre, supporter la guerre par la vie mondaine. Des années 1910 aux années 1930, cet hôtel était une halte favorite de Stefan Zweig.

7) Emmanuel Berl, le directeur de Marianne lancé en 1932 par Gallimard, habite au 3e étage du 36 rue de Montpensier. Marianne est un journal artistique et politique orienté à gauche, très influent pendant les années trente. Devant son succès limité (60 000 exemplaires), Marianne est vendue par Gallimard en 1937. Le journal se dépolitise. Il cesse définitivement en août 1940. Berl quitte Marianne en 1937. Ancien soldat de 1914, il s’engage pour l’accord de Munich en 1938 et signe en juin 1940 les premiers discours de Pétain. Dès août, il s’éloigne du régime de Vichy et s’installe en Corrèze.
Au 1er étage du 36 rue de Montpensier emménage fin 1937 Pierre Lazareff, qui préside aux destinées de Paris-Soir et aimerait bien attirer Colette dans son journal. Lazareff quitte la capitale puis la France pour les Etats-Unis en juin 1940.

8) La revue clandestine Les Lettres françaises n’a bien sûr pas d’adresse officielle sous l’Occupation. S’il faut lui en attribuer une, ce pourrait être, outre le bureau de Jean Paulhan 5 rue Sébastien Bottin, celui de Claude Morgan au musée du Louvre. Le premier numéro des Lettres françaises est mort-né en février 1942 suite à l’arrestation de Jacques Decour (fusillé avec Georges Politzer au Mont-Valérien le 20 mai 1942), Danielle Casanova et d’autres. Le premier numéro publié (en septembre 1942) est coordonné par Claude Morgan. Bientôt, les Lettres françaises prennent du volume et sont imprimées sur les presses du Paris-Soir de la collaboration, grâce à la discrétion des typographes !

9) Les rédactions de Paris-Soir et de Paris-Midi se trouvent 37 rue du Louvre jusqu’en juin 1940. Paris-Soir, le plus gros quotidien français, est toujours du côté du pouvoir, quel qu’il soit et même lorsqu’il change de main. Il paraît à deux millions d’exemplaires dans les années trente et compte alors les signatures de Vailland, Cendrars, Joseph Peyré, Carco, Kessel, Jean Prévost, Saint-Exupéry, Cocteau, etc. Le reportage est pour eux un moyen de tremper leur plume dans la vraie vie, de s’engager dans les tourmentes de l’époque. En 1936 par exemple, Cendrars y publie une série d’articles sur les gangsters de la Maffia, et Cocteau un tour du monde sur les traces de Jules Verne. Au printemps 1940, Camus y est secrétaire de rédaction ainsi que son ami Pascal Pia. Ils y croisent Kessel, Vailland. Le 10 juin, le gouvernement conseille à la presse de quitter la ville. Seul Paris-Soir paraît encore les 11 et 12 juin, puis quitte la capitale. Depuis l’offensive de l’armée allemande début mai, la censure militaire française n’a pas vraiment permis au journal de rendre compte de l’évolution du conflit, malgré la ténacité de Kessel qui se rend tout de même sur le front. Jean Prouvost, propriétaire-directeur des deux journaux ainsi que de Marie-Claire et Match, entre comme ministre de l’Information dans le gouvernement formé le 6 juin et, véritable girouette politique, est bientôt haut-commissaire à l’Information du gouvernement de Vichy.
Paris-Soir est réactivé à Paris par les allemands après juin 1940, en même temps que le vrai Paris-Soir continue de paraître à Lyon jusqu’à son interdiction par Vichy en mai 1943 ! Paris-Midi continue sous l’Occupation. Parmi ses collaborateurs : Céline. À la Libération, le 37 rue du Louvre est occupé par les rédactions de Ce Soir, le journal d’Aragon ressuscité, Libération et Front national, trois quotidiens d’extrême gauche.

10) L’Intransigeant occupe jusqu’à la guerre l’immeuble du 100 rue de Réaumur, construit pour lui par Léon Bailby sur l’emplacement de la cour des miracles. Lui succèdent ici le Pariser Zeitung, puis Défense de la France (quarante-sept numéros clandestins entre 1941 et 1944), Combat (avec Camus, Pia, Pierre Herbart) et Franc-Tireur à la Libération.
En février 1934, c’est à L’Intransigeant que Malraux vend son expédition-reportage sur le royaume de la reine de Saba... qu’il ne découvre pas. Quant à Défense de la France, il devient France-Soir le 8 novembre 1944, avec le retour de Pierre Lazareff aux commandes.

11) Révolution nationale a ses bureaux 16 rue du Croissant pendant l’Occupation. Cet hebdomadaire dirigé par Lucien Combelle est proche du Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat. Céline, Drieu la Rochelle et d’autres y apportent leurs signatures.

12) Le Matin a ses bureaux 6 boulevard Poissonnière. Un des principauxs quotidiens à continuer sous la censure allemande, avec entre autres la plume de Montherlant.

13) Le Petit parisien se trouve 16-22 rue d’Enghien. Il continue de paraître sous l’Occupation, avec un tirage de 500 000 exemplaires en 1943 et les plumes de Pierre Benoit, Sacha Guitry, Jean de La Varende, etc. Albert Londres - un des rares grands reporters à choisir lui-même ses sujets - y publiait ses grands reportages dans les années vingt. Pendant la guerre, Simenon y fait paraître ses romans en feuilletons. Le parisien libéré lui succède à la Libération.

14) Au milieu des années trente, Simenon écrit également pour L’Excelsior, filiale du Petit Parisien basée 20 rue d’Enghien et qui cesse de paraître après juin 1940. Entre 1932 et 1936, le chef de l’information de L’Exclesior se nomme... Philippe Soupault !

15) Le Petit Journal est né en 1863. Ses bureaux se trouvent 61 rue Lafayette et 21 rue Cadet et il est imprimé en partie par l’imprimerie Schiller, 10 et 11 rue du faubourg Montmartre. Il est vendu au Parti social français du colonel de La Rocque en 1937 et se replie à Clermont-Ferrand en 1940, où il survit jusqu’à sa fin en 1944.

16) Nous croisons au passage Boris Vian, sorti diplômé de l’école Centrale en 1942. Il se marie et s’installe cette même année 98 rue du Faubourg-Poissonnière. Son autre port d’attache jusqu’à 1944 est aussi la maison familiale de Ville d’Avray, 33 rue Pradier. Sa résistance à lui, c’est de jouer du jazz américain (alors interdit) et d’écrire.

17) Le journal socialiste Le Populaire occupe l’immeuble du 9 rue Victor Massé dans les années trente. Un de ses journalistes s’appelle Léon Blum.

Petite bibliographie : L’Ecrivain-reporter au coeur des années trente. Myriam Boucharenc. Presses universitaires du Septentrion.



Remarques personnelles :
(a) 13 annoncés, 11 cités...


 

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Jean Cocteau à Paris pendant l'occupation

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de Colombe  Nouveau message 22 Avr 2006, 06:33

Bonjour

3e article issu du même site. Cette fois j'ai supprimé certains paragraphes certes intéressants concernant Cocteau mais sans rapport direct avec le sujet qui nous préoccupe ici. Pour plus d'informations, vous pouvez vous référer à l'article intégral ici :
http://www.terresdecrivains.com/article ... rticle=392


@ +

Cécile




Jean COCTEAU - à Paris pendant l’OccupationLe jeudi 24 février 2005.

(...) Entre 1940 et 1944, il est un des rares écrivains à être aussi violemment vilipendé par les collaborateurs (qui le traitent de gaulliste) que par les résistants (qui le traitent de collaborateur). Les premiers visent ses moeurs et son oeuvre. Les seconds constatent ses compromissions avec l’occupant. (...)

Il est davantage inquiété par la presse collaborationniste que par l’occupant. Grâce aux bonnes relations qu’il entretient avec Gerhardt Heller (avec qui il déjeune chez Prunier, rue Duphot), Mme Abetz et Arno Breker - le "sculpteur du Reich", ex-étudiant artiste de Montparnasse qui a fait visiter Paris à Hitler le 23 juin 1940 - Cocteau et Marais sont protégés. Ils obtiennent ainsi un ausweis qui leur permet de circuler pendant le couvre-feu. Ils sont des fidèles de Maxim’s, Cocteau étant un proche de Vaudable, le patron.

Ne possédant alors pas de source stable de revenus, Cocteau continue à produire. Ses Parents terribles sont joués en 1941 et 1942 au théâtre du Gymnase, avant d’être interdits suite à une campagne collaborationniste. L’année 1943 est plus florissante pour lui : sa pièce Renaud et Armide est jouée à la Comédie-Française ; il met en scène, décore et habille Antigone à l’Opéra, supervise la musique du film L’Éternel retour, joue dans le film de Guitry La Malibran...

(...) Il vient aussi au secours de Max Jacob, qui décède à Drancy en mars 1944 au moment où Cocteau et d’autres viennent d’obtenir sa libération. Marais joue Andromaque en mai au théâtre Edouard VIII. La pièce est rapidement interdite sous la pression de la presse collaborationniste.

Le 25 août 1944, Cocteau voit de Gaulle se rendre à l’Hôtel de Ville. C’est le coup de foudre. Le 26, il se trouve à une fenêtre de l’hôtel Crillon pour voir le général descendre des Champs-Elysées. Soudain, un échange de coups de feu éclate entre la foule et des hommes postés sur les toits. Une balle cisaille net la cigarette de Cocteau, qu’on a pris pour un tireur embusqué ! Un peu plus tard, il est invité par Hemingway à fêter avec lui la libération du Ritz.

Après la libération de Paris, Marais s’engage dans l’armée qui poursuit le combat contre les nazis.

Lorsqu’il est convoqué par le comité d’épuration du Comité national des écrivains, Cocteau est défendu entre autres par Eluard [1] et Aragon. Il est innocenté car il ne rentre dans aucun des quatre cas condamnables :
- il ne s’est pas engagé politiquement dans la collaboration ;
- il n’a pas fait de voyage en Allemagne comme Drieu et d’autres ;
- il n’a pas reçu d’argent des Allemands ;
- il n’a pas diffusé de propagande nazie.

(...)

Petite bibliographie - Jean Cocteau. Claude Arnaud, éditions Gallimard. Cette copieuse biographie, dont on ne peut que souhaiter une prochaine édition en poche, est passionnante de bout en bout et en particulier sur la période de l’Occupation.

[1] Qui lui conseille tout de même : Ne parlez jamais de passer l’éponge, c’est un crime.


 

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"pendant l'occupation"

Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de Colombe  Nouveau message 22 Avr 2006, 07:00

Bonjour

Sur le même site, voici la liste complète des articles que l'on peut trouver sous la rubrique "pendant l'occupation". Certains ne se composent que de quelques lignes et n'ont qu'un rapport lointain avec le sujet... d'autres sont assez comparables aux 3 que j'ai mis en ligne précédemment. Tous sont liés au domaine littéraire, artistique et/ou journalistique.

Les liens en kaki concernent les articles mis en ligne ici et les commentaires en violet sont de ma blanche plume...

http://www.terresdecrivains.com/mot.php3?id_mot=37





Mot-clé : pendant l’Occupation - Articles liés au mot-clé


A la recherche de Dora Bruder avec Patrick Modiano
Le vendredi 25 février 2005 par Terresdecrivains.com


Albert CAMUS à Paris, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lyon entre 1940 et 1945
Le mercredi 1er décembre 2004 par Terresdecrivains.com


Autour du Palais-Royal à Paris : presse en guerre, presse de la collaboration et presse libérée Les écrivains-journalistes des années trente et quarante
Le jeudi 16 décembre 2004 par Terresdecrivains.com



Des écrivains à Vichy
Le samedi 3 juillet 2004 par Terresdecrivains.com
Cet article ne concerne pas seulement la période de WW2. A noter surtout concernant cette période : Jean Giraudoux a son bureau dans l’hôtel du Parc avec le gouvernement de Vichy en 1940, Alexandre Vialatte vit à Vichy de février 1941 à décembre 1943,




Jean COCTEAU à Paris pendant l’Occupation
Le jeudi 24 février 2005 par Terresdecrivains.com



Jean-Paul SARTRE au Havre et à Paris dans les années trente et quarante
Le lundi 24 janvier 2005 par Terresdecrivains.com


Joseph KESSEL de par le monde dans les années trente et quarante
Le mardi 25 janvier 2005 par Terresdecrivains.com


L’hôtel d’Aubusson
Le jeudi 12 août 2004 par Terresdecrivains.com


L’hôtel du Danemark
Le vendredi 17 décembre 2004 par Terresdecrivains.com


L’hôtel La Louisiane
Le dimanche 25 juillet 2004 par Terresdecrivains.com


Le Flore
Le lundi 16 août 2004 par Terresdecrivains.com
(très brève évocation du lieu, infos nettement plus complètes dans l'article sur Saint Germain des Prés)


Les Deux-Magots
Le lundi 16 août 2004 par Terresdecrivains.com


Louis-Ferdinand CÉLINE à Paris, Rennes, etc.
Le mercredi 1er mars 2006 par Alain Mourgue


Marguerite DURAS Trouville
Le jeudi 14 août 2003 par Terresdecrivains.com


Marguerite DURAS Neauphle-le-Château
Le jeudi 14 août 2003 par Terresdecrivains.com


Marguerite DURAS à Paris
Le jeudi 14 août 2003 par Terresdecrivains.com


Montmartre de réalité et de fiction sous l’Occupation
Le mardi 8 mars 2005 par Terresdecrivains.com
(beaucoup de références au cinéma)


Raymond QUENEAU au Havre, à Paris, au Lavandou, à Neuilly
Le jeudi 7 octobre 2004 par Terresdecrivains.com


Robert DESNOS à Paris
Le jeudi 14 août 2003 par Terresdecrivains.com


Roger VAILLAND Chavannes et Meillonnas
Le vendredi 29 août 2003 par Terresdecrivains.com


Roger VAILLAND Reims et Paris
Le vendredi 29 août 2003 par Terresdecrivains.com


Saint-Germain-des-Prés occupé
Le lundi 6 mars 2006 par Terresdecrivains.com
Beauvoir, Sartre, Duras (épouse de Robert Antelme l'auteur de "si c'est un homme"), Hemingway, Leiris, Léautaud, Eluard, Geneviève de Gaulle et quelques autres dans le quartier latin...


Simone de BEAUVOIR à Paris, Marseille, Rouen et ailleurs
Le vendredi 26 novembre 2004 par Terresdecrivains.com


Sortie du guide "Balades littéraires dans Paris (1900-1945)"
Le lundi 11 avril 2005 par Terresdecrivains.com


Sur les traces de la NRF, d’Albert Camus et de Gerhard Heller A Paris sous l’Occupation
Le mercredi 28 septembre 2005 par Terresdecrivains.com



VERCORS à Paris et Villiers-sur-Morin
Le samedi 18 décembre 2004 par Terresdecrivains.com


 

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Paris, siège des autorités allemandes

Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de Colombe  Nouveau message 22 Avr 2006, 07:30

L'article qui suit est accompagné d'une (ou plusieurs ?) video qu'il m'est impossible de voir sur mon ordinateur et aussi d'une carte de Paris (accompagnée de références bibliographiques) présentant les principaux sites d'occupation allemande... Il est clair que l'arrondissement où il faisait le moins bon traîner était le 16e où la Gestapo occupait plusieurs immeubles...

http://www.paris-france.org/musees/memo ... o_t_01.htm

Je vous conseille une visite de l'intégralité du site dont je reparlerai dans la section "web" et dont je regrette cependant qu'il n'ait apparemment pas subi de mises à jour récentes (site très fortement axé sur la commémoration du 60e anniversaire de la Libération de Paris).

@ +

Cécile




Paris, siège des autorités allemandes

L'appareil d'occupation allemand se met très vite en place à Paris. Dès le 15 juin 1944 (a), l'Abwehr, service de renseignements et de contre-espionnage que dirige l'amiral Canaris, s’installe à l’hôtel Lutétia. Le Militärbefehlshaber in Frankreich (MBF), haut-commandement militaire en France, autorité principale en zone occupée, siège à l'hôtel Majestic, avenue Kléber. Il est constitué d’un état-major "militaire" et d’un état-major de contrôle de l’administration et de l’activité économique. Au total, le MBF compte 1 100 employés. La Luftwaffe et la Kriegsmarine, qui échappent à son contrôle, sont respectivement installées au Palais du Luxembourg et au ministère de la Marine. (b)

Peu à peu, tous les ministères allemands ont leurs propres services à Paris. Otto Abetz y est nommé ambassadeur en août 1940. Il œuvre en liaison avec la police allemande et la Gestapo et est aussi chargé de saisir les collections d'art appartenant à des Juifs. Les services de propagande (Propaganda Abteilung à l'hôtel Majestic et Propaganda Staffel du "Gross Paris" au 52 avenue des Champs-Elysées) contrôlent étroitement la presse, la culture et la littérature dans le but fixé par Goebbels : anéantir la présence culturelle de la France en Europe. La lutte idéologique est menée par Helmut Knochen chargé de combattre les juifs, chrétiens, communistes et francs-maçons. Le commandant du "Gross-Paris" dispose, pour le maintien de l'ordre, d'une division de sécurité et d'un détachement de blindés.

Avec la montée du péril résistant, la répression s'accroît. En 1942, Hitler décide d’installer en France un système policier identique à celui existant en Allemagne et envoie à Paris le général SS Carl-Albrecht Oberg, membre du Sicherheitsdienst (SD), qui aura Knochen pour adjoint. En pratique, l'ensemble des pouvoirs de police des militaires passe alors sous la direction de la Schutzstaffel (SS), instaurant le règne de la terreur. Le contrôle allemand est total sur l’ensemble des affaires françaises y compris celles de la zone sud occupée après novembre 1942. En dépit de tout cela, la Résistance n'est pas absente de la capitale malgré le traumatisme de la défaite et un attentisme axé sur la survie.



Christine Levisse-Touzé, historienne,directeur de recherches associé à l'Université de Montpellier et directeur du Mémorial du Maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris / Musée Jean Moulin.

Pour en savoir plus :

"Le rôle particulier de Paris pendant la Seconde Guerre mondiale" in La Résistance et les Français : Villes, centres et logiques de décisions, IHTP / CNRS, 1995, sous la direction de Laurent Douzou, Robert Frank, Denis Peschanski et Dominique Veillon.



Remarques personnelles :
(a) : je suppose qu'il y a un 4 en trop et qu'il manque un "0" dans cette date
(b) : ce batiment est place de la Concorde, le pendant de l'hotel Crillon de l'autre côté de la rue Royale (qui mène à l'église de la Madeleine)


 

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