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Les rescapés de la Liberation

Pétain, Laval, le régime de Vichy et tous ceux qui furent acteurs de cette période sombre de notre histoire. La collaboration, les collaborateurs, la vie quotidienne sous la botte de l'occupant, les privations, le marché noir...
MODÉRATEURS : gherla, alfa1965

Les rescapés de la Liberation

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de lebel  Nouveau message 13 Déc 2005, 20:37

Bonsoir

Quid des miliciens et gestapistes français refugiés en Espagne ou en Amerique sud..........à part les gros poissons ..silence radio


 

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Re: Les rescapés de la Liberation

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Blairojunior  Nouveau message 13 Déc 2005, 21:07

lebel a écrit:Bonsoir

Quid des miliciens et gestapistes français refugiés en Espagne ou en Amerique sud..........à part les gros poissons ..silence radio


Heuu ??? :roll: :roll:

je n'ai pas tout compris


 

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Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de hilarion  Nouveau message 13 Déc 2005, 22:18

Traduction de la rédaction pour Blairo junior
Que sont devenu les gestapistes français réfugiés en espagne ou en amérique du sud , hormis les chefs qui furent recherchés que sont devenus les seconds couteaux...?
Je ne doutes pas que Lebel formulera mieux sa question la prochaîne fois


 

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Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Blairojunior  Nouveau message 14 Déc 2005, 17:31

hilarion a écrit:Traduction de la rédaction pour Blairo junior
Que sont devenu les gestapistes français réfugiés en espagne ou en amérique du sud , hormis les chefs qui furent recherchés que sont devenus les seconds couteaux...?
Je ne doutes pas que Lebel formulera mieux sa question la prochaîne fois


Merci hilarion :)

D'ou vient ce vocabulaire ? enfin je veux dire ce langage ? :lol:


 

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Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de EPICURE  Nouveau message 14 Déc 2005, 19:05

Quid c'est du latin, béotien !
Tu ne connais pas l'encyclopédie "Quid" ?
Ah ces jeunes ! 8)


 

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Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de lebel  Nouveau message 15 Déc 2005, 00:42

Bonsoir

Bonsoir Hilarion
Je crois que ma question etait correctement formulé et aisement comprehensible pour un lecteur moyen :wink:

Quid ,pronom interrogatif latin est utilisé dans la langue française pour appuyer une requete ou une question

Je sais que le langage texto ,du genre SMS , les grossières fautes de grammaire ou d'orthographe sont devenus courants , sinon la règle ,sur les forums de discussion ,il n'empeche......... :)

Au fait ,pour en revenirà l' objet de mon message ,j'aimerais connaitre le devenir des collabos en cavale

Merci pour vos reponses et amicalement

Lebel


 

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Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 25 Déc 2005, 12:05

lebel a écrit:j'aimerais connaitre le devenir des collabos en cavale

Bonjour,

Le principe de base quand on est en cavale est de se faire tres discret, profil bas, pour eviter d'attirer l'attention et de se faire prendre. Ne pas laisser de trace, se batir une nouvelle identite la plus etanche possible, couper les ponts avec le passe pour empecher les chasseurs de remonter un fil.
Valable aussi bien pour les gangsters que pour les anciens collabos et nazis.

Donc, on ne saura probablement jamais ce qu'ils sont devenus, sauf pour ceux qui se sont fait prendre et ont ete juges, du type Paul Touvier, ou on accepte de se faire interviewer, du type Darquier de Pellepoix.

Peut etre quelques archives personelles seront "retrouvees" quand ils seront tous morts, ce qui ne vas pas tarder, mais je n'y crois guere. Mettez vous a la place des heritiers : Le pepe francais, devenus commercant en Argentine, vient de deceder. Les enfants, tous naturalises Argentins, trient ses affaires et decouvrent qu'il etait officier de la Franc Garde ou pire. Qu'est ce qu'ils font ? Un trou dans le jardin, un peu d'essence et on elimine les documents compromettants. Dommage pour l'histoire, mais humain.

Cordialement
Daniel


 

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Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de LENEVETTE Roger  Nouveau message 10 Mai 2006, 15:53

Cela devrait répondre en partie à la question

Roger

Dernière modification de cette page : 04/11/2006 22:50:20


Le sort de 1.060 criminels nazis et de quelques complices
The destiny of 1060 nazi criminals and accomplices
________________________________________
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W XYZ
________________________________________
A
1. Abetz, Otto (ambassadeur à Paris) : condamné en France à vingt ans de prison, le 22 juillet 1949. Libéré en 1954. Mort carbonisé dans un accident de voiture le 5 mai 1958.
2. Achenbach, Ernst (ambassade d'Allemagne à Paris, participe à la décision de la déportation à Auschwitz de 2000 Juifs les 4 et 6 mars 1943 en représailles à un attentat contre deux officiers allemands le 15 février 1943) : activités politiques en Allemagne de l'Ouest après la guerre. Avocat (en particulier de l'entreprise criminelle IG-Farben), député, défenseur au Bundestag des criminels nazis pour lesquels il réclamait l'amnistie. Devait être nommé représentant de la RFA à la Commission européenne en 1970, décision annulée devant le scandale en raison de la diffusion du dossier réuni par Beate Klarsfeld.
3. Albertini, Georges (secrétaire général du RNP de Déat) : arrêté le 25 septembre 1944, jugé en décembre 1944, condamné à 5 ans de travaux forcés, passe moins de quatre ans au bagne de Poissy et bénéficie d'une remise de peine en février 1948, crée l'Institut d'histoire sociale, organisme animé par un fort anticommunisme qui recycle des fascistes, a une influence certaine sous la Quatrième république et devient un des membres de l'entourage de Georges Pompidou, mort en 1983.
4. Alerme Michel (ancien colonel de l'armée française, directeur de L'Echo National, chroniqueur militaire à L'Action Française, cofondateur de l'agence Inter-France regroupant tous les journaux de la collaboration qu'il présidera jusqu'en 1944, partisan déclaré de la collaboration et de l'antisémitisme) : recherché et poursuivi après 1944, il échappe aux recherches et meurt le 1er mars 1949 sans avoir été capturé.
5. Algarron André, (PPF, rédacteur en chef adjoint du Petit Parisien, journal ouvertement favorable à Vichy et aux nazis) : s'enfuit en 1944 en Allemagne avec le PPF, d'où il dirigera encore dès août de la même année Radio-Patrie. Arrêté après la capitulation allemande, condamné à mort le 27 novembre 1946 par la Cour de justice de la Seine, gracié en 1947 par le président Auriol, sa peine est commuée en détention à perpétuité. Meurt dans l'oubli le 7 février 1980.
6. Alibert, Raphaël (garde des sceaux du gouvernement de Vichy, signataire du Statut des juifs d'octobre 1940, révise les naturalisations) : se cache à l'étranger, est condamné à mort par contumace le 7 mars 1947, vit en exil en Belgique, est amnistié en 1959, meurt en 1963.
7. Alie, Louis (inspecteur de police à Rouen, chef des brigades "antiterroristes") : fuit, le 24 août 1944, avec les Archives de la Gestapo vers l'Allemagne, puis rentre à Rouen où il est reconnu et arrêté, tente de monnayer ses informations contre un passeport pour l'Argentine, jugé avec ses complices du 14 au 16 novembre 1944, condamné à mort, exécuté le 27 décembre 1944.
8. Allers, Dietrich (Chancellerie du Führer) : avocat.
9. Alpers, Friedrich (secrétaire d’état ; Luftwaffe et plan de 4 ans) : se suicide le 3 septembre 1944 à côté de Mons (France).
10. Altenburg, Günther (ministère des Affaires étrangères) : secrétaire général de la délégation allemande à la Chambre internationale de commerce.
11. Altstötter, Josef (ministère de la Justice) : condamné à cinq ans de prison par un tribunal militaire américain pour affiliation à une organisation criminelle.
12. Amann, Max (responsable de la presse économique du Reich) : condamné en 1948 à deux ans et demi de prison, puis , le 10 septembre 1948 à 10 ans de travaux forcés. Mort le 10 mars 1957.
13. Ambros, Otto (membre du Conseil de direction d'IG-Farben de 1938 à 1945, responsable du choix de l'emplacement, de la planification, de la construction et du fonctionnement d'IG Auschwitz en tant que directeur d'exploitation ou directeur général des usines de Buna) : condamné à huit ans de prison par un tribunal militaire américain en 1948 pour "asservissement". Libéré en 1952. Aufsichtsrat de Bergwerkgesellschaft Hibernia; Aufsichtsrat de Süddeutsche Kalkstickstoffwerke; Aufsichtsrat de Grünzweig und Hartmann, 1955.
14. Ancker, Edinger (chancellerie du parti nazi où il s'occupe des affaires juives, où il discute de la stérilisation forcée des demi-juifs ou de leur déportation) : l'accusation américaine enquête sur son cas en 1945, mais son dossier semble alors trop marginal pour qu'on l'inculpe.
15. André, Charles-Francis, dit "Gueule tordue" (PPF, chef d'un groupe d'indicateurs du SD de Lyon travaillant pour Klaus Barbie ) : jugé et fusillé en 1945..
16. André, Émile (policier français, sous les ordres de Barrachin ,) : condamné en 1945 ???.
17. Anhert, Horst (Sous officier SS, adjoint de Danneker et de Roetke, chefs du service antijuif de la Gestapo en France). Disparu.
18. Antignac, Joseph (directeur de cabinet au Commissariat Général aux Questions Juives, secrétaire général en juin 1944) : arrêté le 6 novembre 1944, libéré le 28 mai 1946, s'enfuit et disparaît, condamné à mort par contumace le 9 juillet 1946.
19. Antonescu, Ion (maréchal roumain, "conducator") : exécuté en Roumanie en 1946.
20. Antonescu, Mihai : Exécuté en Roumanie en 1946.
21. Arrighi, Victor-Noël (Un des fondateurs du PPF, ami de Pucheu, de Doriot, militant ultra) : arrêté à la Libération, puis mis en résidence surveillée à cause de son mauvais état de santé, meurt le 9 avril 1945.
22. Artukovic, Andrija (ministre croate de l'Intérieur) : entré aux États-Unis comme « visiteur » en 1948. Ajournement d'expulsion accordé en 1959, annulé en 1981. Arrêté en 1984. Extradé et livré à la Yougoslavie en 1986. Condamné à la peine capitale en 1986, mort en 1988 à l'hôpital de la prison de Zagreb.
23. Asche, Kurt (Chef de la section antijuive de la Gestapo en Belgique) : employé à Hambourg, retrouvé et dénoncé par Beate Klarsfeld en 1975, condamné en 1981 à sept ans de détention.
24. Auerswald, Heinz (Kommissar du ghetto de Varsovie) : instruction de son dossier par des procureurs allemands au milieu des années 1960. Non jugé. Décédé depuis.
Augier Marc : voir Saint-Loup.
25. Aumeier, Hans (Oberstrumführer, commandant du camp de Vaivara) : exécuté en 1947.
26. Auphan Paul (nommé contre-amiral et chef d'état-major de la marine par Pétain au lendemain de l'Armistice, succède à son ancien chef Darlan dans le gouvernement Laval, en avril 1942) : tente d'entrer en contact, en août 1944, avec le général De Gaulle en vue d'une réconciliation nationale. Cette démarche restant infructueuse, s'enfuit et se cache. Condamné à la prison à perpétuité par contumace le 14 août 1946. Se constitue prisonnier en janvier 1955. Rejugé, il est condamné à 5 ans de prison et à la dégradation nationale. Va se consacrer par la suite à la défense de la mémoire de Pétain. Meurt en 1982.
27. Axmann, Arthur (successeur de Baldur von Schirach en 1940, à la tête des Jeunesses Hitlériennes) : s'échappe du bunker de Hitler en avril 1945, témoin de la mort de Bormann , condamné en mai 1949 par un tribunal de dénazification à 3 ans et 3 mois d'emprisonnement, de nouveau condamné en 1953 à une amende de 35.000 DM.Mort en 1996.
28. Azéma Jean (Action française puis PPF, rédacteur en chef du Radio Journal de Paris en 1943, admirateur incontesté de Degrelle , le chef du rexisme et de la division SS "Wallonie", s'engage dans cette division au printemps 1944, et aura le temps de participer avec Algarron à la création de Radio-Patrie à Bad-Margentheim en Allemagne, antenne contrôlée par le PPF) : parvient à s'enfuir en Argentine en 1945, jamais extradé, il y vivrait encore aujourd'hui.
B
29. Babor, Karl ("médecin" SS dans le camp de Grossrosen, spécialiste de l'assassinat à la seringue de phénol) : fait prisonnier en 1945 par les Français, passe quelques mois dans un camp puis regagne Vienne, termine ses études et vit tranquillement jusqu'en 1952. Découvert par deux anciens de Grossrosen, il fuit vers l'Ethiopie. Plus tard, sa femme retourne en Allemagne et contacte Simon Wiesenthal qui alerte la presse mondiale. Retrouvé mort quelques temps après, en janvier 1964, dans une rivière infestée de crocodiles.
30. Bachmayer, Georg (SS-Hauptsturmführer ; Mauthausen ; en charge de la construction du camp d’Ebensee) : se suicide le 8 mai 1945 après avoir tué sa femme et ses deux enfants à Hintermühe près d’Altenbourg.
31. Bach-Zelewski, Erich von dem (chef suprême des SS et de la Police de Russie centrale et chef des unités antipartisans) : condamné à dix ans de résidence surveillée par un tribunal de dénazification, à Munich. S'accuse de tueries en 1952. Condamné à trois ans et demi de prison par un tribunal allemand de Nuremberg en février 1961 pour participation à la purge de 1934. Condamné à perpétuité en 1962. Mort en 1972.
32. Backe, Herbert (ministre intérimaire du Ravitaillement) : se suicide dans sa cellule de Nuremberg le 6 avril 1947.
33. Baer, Richard (SS-Sturmbannführer, commandant d'Auschwitz I) : Après l'évacuation du camp d'Auschwitz, il fut nommé commandant du camp de Mittelbau.Comme il s'était foulé le pied, il partit, avant la capitulation du camp, en Styrie (Autriche). Jusqu'en décembre 1960, il se cachait sous un nom d'emprunt et travaillait comme ouvrier forestier dans les environs de Hambourg. Arrété près de Hambourg en décembre 1960 après l'affichage d'une récompense pour sa capture et mis en prison préventive à Francfort-sur-le Main. Meurt subitement en juillet 1963 avant d'avoir été jugé.
34. Baga, Karol (Sanitätsdientsgefreiter à Auschwitz I et à Fürstengrube entre mai 1944 et janvier 1945) : grâce à sa volonté de coopérer avec la commission d'enquête polonaise, n'est condamné qu'à une courte peine par le Tribunal de Cracovie en 1945.
35. Baier, Hans (WVHA) : condamné à dix ans de prison par un tribunal militaire américain.
36. Baillet, André, dit "le Colonel" (sous-directeur des Renseignements Généraux, puis directeur en 1943, puis à la tête de l'administration pénitentiaire, livre des prisonniers à la Milice) : condamné à mort le 20 juin 1945 et fusillé à Montrouge, le 26 juin 1945.
37. Baky, Làszló (ministre hongrois de l'Intérieur) : exécuté en Hongrie en 1946.
38. Barbel, Heinrich (SS-Rottenführer, participe au programme d'euthanasie à Grafeneck et Hartheim, puis au camp de Belzec et Sobibor) : devait initialement être poursuivi au proces de Hagen en 1965, mais le ministere public y renonce pour raisons de santé (liées à un alcoolisme aigü).
39. Barbie, Klaus (Gestapo de Lyon) : arrêté par les Américains après la guerre, mais protégé par les services secrets américains. Gagne ensuite la Bolivie où il se met au service de la dictature. En juin 1971, le Parquet de Munich décide de classer son affaire sous le prétexte qu'il est impossible de prouver que Barbie connaissait le sort de ceux qu'il faisait arrêter. Une tentative d'enlèvement organisée par Serge Klarsfeld échoue. Extradé en 1983 vers la France où il est jugé. Le procès s'ouvre le 11 Mai 1987, après quatre ans d'instruction à Lyon. C'est le premier procès en France pour "crimes contre l'humanité". Le 3 Juillet 1987, le verdict tombe: coupable sans circonstances atténuantes. Barbie est condamné à la prison à vie. Il meurt en prison, d'un cancer, le 25 Septembre 1991.
40. Barbier, Jean (chef du groupe d'action du PPF à Grenoble, travaille pour la Gestapo) : Part avec les Allemands en août 1944, essaye de déserter, arrêté, il est déporté à Mauthausen. Libéré par les Américains en mars 1945. Reconnu par des témoins, réussit à s'enfuir. Condamné à mort par contumace. Revient en France sous un faux nom, s'installe à Marseille d'où il est originaire en 1946. Dénoncé en 1962 par une de ses anciennes victimes, il est de nouveau condamné à mort en juillet 1965. Gracié par de Gaulle.
41. Bard, François (amiral, préfet de police de Paris en 1941, signe la réglementation du camp de Drancy rédigée par Danneker) : homme de Darlan, il est remplacé par Bussière lors du retour au pouvoir de Laval en avril 1942. Nommé ambassadeur de Vichy à Berne, mort en Suisse des suites d'un accident, le 1er avril 1944.
42. Bárdossy, Làszló (ministre hongrois de l'Intérieur) : exécuté en Hongrie en 1946.
43. Baretzki, Stefan (camp d'Auschwitz) : condamné à 8 ans d'emprisonnement au procès d'Auschwitz, en 1965.
44. Bargen, Werner von (représentant du ministère des Affaires étrangères en Belgique) : ministre des Objectifs spéciaux du nouveau ministère des Affaires étrangères en mars 1952. Déclaré indigne de l'exercice de cette fonction par une commission du Bundestag en raison de ses activités passées en juillet 1952. Ambassadeur d'Allemagne fédérale en Irak en novembre 1960. Retraité en 1963.
45. Barnaud, Jacques (inspecteur des finances, directeur de cabinet du ministre du travail de Vichy, puis secrétaire d'Etat aux relations franco-allemandes) : arrêté le 18 octobre 1944, libéré, non-lieu en janvier 1949, retrouve son poste à la banque Worms, administrateur de sociétés diverses, meurt en 1962.
46. Barrachin, Gaston (inspecteur de police français, tortionnaire) : arrêté et incarcéré à Fresnes, tente , à l'aide d'une imprimerie de fabriquer de faux documents pour compromettre des résistants ; condamné à mort en octobre 1945 et fusillé le 19 janvier 1946 à Montrouge.
47. Barral, Paul (lieutenant de gendarmerie, en poste au camp de Drancy) : pas arrêté mais inculpé, jugé devant la Cour de Justice de la Seine pour atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat en 1947, condamné à deux ans de prison ferme et à la dégradation nationale pour cinq ans, gracié et relevé de l'indignité nationale au bout d'un an .
48. Bartelmus, Erich (spécialiste lyonnais de la chasse aux Juifs dans l'équipe de Klaus Barbie, à Lyon, participe à la quintuple exécution de la Place Bellecour) : condamné à huit ans de travaux forcés.
49. Barth, Heinz (S.S., surnommé "l'assassin d'Oradour-sur-Glane" pour son implication dans le massacre le 10 juin 1944, au cours duquel 642 habitants du village, dont 247 enfants, avaient été fusillés, noyés ou brûlés vifs par des SS de la division "Das Reich", avait également participé à l'exécution de 92 personnes en 1942 en Tchécoslovaquie, alors qu'il était chef de section du régiment blindé SS "Der Führer".) Ayant perdu une jambe lors des combats de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'ancien SS avait obtenu en 1991 le versement d'une pension de "victime de guerre" de 800 marks (392 dollars) par mois. Condamné en 1983 à la prison à vie par la justice de RDA, remis en liberté en raison de son âge, de son mauvais état de santé et des regrets qu'il avait exprimés pour ses actes. En 2000, le Tribunal du travail de Potsdam lui a retiré sa pension au motif qu'un criminel de guerre ne saurait être pensionné.
50. Barth, Horst (Kripo de Cracovie ; Einsatzgruppe A) : se suicide en 1961 avant le début de son procès.
51. Barthélémy Georges (maire de Puteaux dès 1929 et durant toute l'occupation, député, ultra-collaborationniste, soutient le gouvernement de Vichy) : abattu par la Résistance le 10 juillet 1944.
52. Barthélémy, Joseph (professeur de droit, inspirateur de certaines lois de Vichy, ministre de la Justice, signataire du Second Statut des Juifs de juin 1941, créateur des "sections spéciales" dont il nomme les juges) : arrêté le 6 octobre 1944, hospitalisé le 30 mars 1945 pour un cancer de la langue, meurt le 14 mai 1945.
53. Barthélémy, Victor (secrétaire général du PPF en 1939. Dirige le parti en zone sud et en Afrique du Nord) : suit Doriot en Allemagne et représentera le PPF en Italie auprès de Mussolini : arrêté en 1945, lourdement condamné en Cour de Justice. Mort en 1985.
54. Barzda, Juozas (Lieutenant de l'armée lituanienne, commandant de la compagnie n°1 qui assassina des Juifs en Lituanie et en Biélorussie) : S'enfuit avec les Allemands en 1944, parachuté le 13 décembre 1944 en Lituanie où il se noya dans un lac.
55. Basedow, Ernst (Gestapo, le "bourreau de Bourges") : jugé par le Tribunal militaire de Lyon, en 1950, condamné à 10 ans de prison. Le commissaire du gouvernement fit appel à minima..
56. Bassompierre Jean (Inspecteur général de la Milice, LVF division "Charlemagne") : prisonnier des Soviétiques, extradé vers la France en 1948, condamné à mort et fusillé à Montrouge le 20 avril 1948.
57. Baudouin, Paul (ministre de Pétain, signataire du Statut des Juifs du 3 octobre 1940) : quitte la vie politique en février 1941, Banque d'Indochine. Arrêté en septembre 1944, condamné en mars 1945 à 5 ans de travaux forcés par la Haute Cour de Justice. Libéré sous conditions en janvier 1948. Reprend ses activités bancaires..
58. Baudrillart, Alfred (cardinal engagé dans la collaboration, patronne la LVF) : meurt en mai 1942, très âgé (93 ans).
59. Bauer, Erich (SS-Oberscharführer, camp de Sobibor, chargé des chambres à gaz) : arrêté après avoir été reconnu par Samuel Lerer, dans un parc à Berlin. Condamné à l'emprisonnement à vie en 1950, mort en prison à Berlin en 1980.
60. Baur, André (collaborateur, dirigeant juif de l'UGIF en zone nord) : arrêté le 21 juillet 1943 par les nazis, au prétexte qu'un de ses cousins s'est évadé, de Drancy écrit au Commissaire Général aux Questions Juives, tandis que d'autres dirigeants de l'UGIF partent à la recherche dudit cousin afin qu'il se livre. Est déporté le 17 décembre 1943, par le convoi n°63, meurt à Auschwitz.
61. Baur, Friedrich von (Ostbahn) : Bundesbahndirektor.
62. Baures, ?, abbé (curé de Rieucros, milicien. S'est spécialisé au siège de la milice locale (Toulouse) dans la torture à l'électricité de suspects communistes ou juifs) : reconnu à la libération, il est lui même et arrêté et torturé avant d'être exécuté sommairement par la Résistance.
63. Beauplan, Robert de (journaliste collaborateur, chef de la rubrique politique du Matin, éditorialiste en 1942 sur Radio-Paris) : se cache en août 1944 dans l'Ouest de la France, arrêté le 25 juin 1945, jugé le 27 novembre 1945, condamné à mort, gracié le 23 février 1946, sa peine est alors commuée en détention à perpétuité, puis ???
64. Becker, August (SS-Obersturmführer, de janvier 1940 à octobre 1941, spécialiste du gazage dans le programme d'euthanasie, puis chargé d'inspecter les véhicules de gazage) : représentant de commerce après 1945. En 1960, déclaré incapable de subir tout interrogatoire ou de purger toute peine enraison de son état de santé.
65. Becker-Freyseng, Hermann (médecin) : condamné à 20 ans de prison par le Tribunal de Nuremberg.
66. Beckerle, Adolf Heinz (président de la Police de Francfort et ministre allemand en Bulgarie) : rentré en Allemagne de l'Ouest en 1955 après sa captivité en Union soviétique. Arrêté en 1960. Non jugé pour raisons de santé.
67. Beckmann , Rudolf (SS-Oberscharführer, Sobibor) : tué au cours de la révolte du camp le 14 octobre 1943.
68. Behrends, Wilhelm (quartier général SS Ostland und Rußland-Nord) : capturé par les britanniques en 1945; extradé vers la Yougoslavie; condamné à mort par un tribunal militaire yougoslave; pendu le 16 avril 1946 à Belgrade.
69. Beiglböck, Wilhelm (Dachau, participe aux expérimentations sur l'eau de mer) : condamné à 15 ans de détantion par le tribunal de Nuremberg.
70. Bel, Maurice (inspecteur de police français, 2ème section des Renseignements Généraux, puis Brigade Spéciale des RG) : en fuite à la Libération, s'engage, le 20 septembre 1944, dans le19ème bataillon de chasseurs à pied ; participe aux campagnes d'Alsace et d'Allemagne ; une mine lui arrache la jambe gauche en février 1945 ; décoré de la croix de guerre avec palme, mais identifié et incarcéré le 17 septembre 1946. Non-lieu, libéré le 19 novembre 1946.
71. Belev, Alexandre (Commissaire aux Affaires juives en Bulgarie ; collaborateur de Dannecker, à l’origine de des nombreuses déportations notamment de Grèce et de Yougoslavie) : en septembre 1944, cherche à s’enfuir des Russes ; pris par des maquisards, il disparaît sans laisser de traces ; condamné à mort in absentia à Sofia en 1945.
72. Belin, René (ancien dirigeant de la CGT, ministre du travail de Pétain, signataire du Statut des Juifs du 3 octobre 1940) : Démissionne le 16 avril 1942 au moment du retour de Laval. A la Libération, se cache à Paris, puis en Suisse, puis bénéficie d'un non-lieu de la Haute Cour de Justice. Banni à vie du mouvement syndical par les communistes, fonde secrètement "Front syndicaliste" puis "La Revue syndicaliste", proche de FO. Maire d'une commune de Seine-et-Marne de 1958 à 1965. Mort en 1977.
73. Beller, ? (Milice) : fusillé à Montrouge le 14 août 1947.
74. Bender, Horst (juriste SS) : membre du barreau de Stuttgart en 1973.
75. Bene, Otto (représentant du ministère des Affaires étrangères en Hollande) : signalé au nouveau ministère des Affaires étrangères en 1952.
76. Benoist-Méchin, Jacques (collaborateur germanophile, ambassadeur des prisonniers de guerre, puis secrétaire général du gouvernement chargé des rapports franco-allemands, rencontre Hitler à Berchtesgaden le 11 mai 1941, secrétaire d'Etat de Laval) : arrêté à la Libération, traduit en Haute Cour de justice et condamné à mort en 1947, peine commuée en travaux forcés à perpétuité, libéré en 1954, exerce des missions en pays arabes pour le compte du gouvernement français après 1958, meurt en 1983.
77. Bérard Léon (ambassadeur de Vichy auprès du Vatican, justifie, dans un rapport du 2 septembre 1941 envoyé de Rome, les mesures antisémites de Vichy) : pas véritablement inquiété, reste en exil volontaire au Vatican pendant plusieurs années, inéligible pendant 10 ans, mort en 1960. Un collège situé à Saint-Palais, dans les Pyrénées Atlantiques porte son nom. Le personnel de ce collège et les parents réclament un changement de nom, refusé jusqu'à ce jour par le président du Conseil Général, Jean-Jacques Lasserre.
78. Béraud Henri (écrivain et journaliste, éditorialiste de Gringoire dès 1930, ses campagnes de haine poussent au suicide Roger Salengro en 1936, pour la collaboration totale) : arrêté à la Libération et condamné à mort en décembre 1944, peine commuée en travaux forcés à perpétuité par de Gaulle. Très malade, il bénéficie d'une grâce médicale en 1950 et meurt dans l'île de Ré, le 24 octobre 1958.
79. Berger, Friedrich, (organise l'officine dite "Gestapo de la rue de la Pompe" à Paris) : s'enfuit à la Libération, arrêté à Milan le 7 mai 1948. S'évade. Condamné à mort par contumace pour crimes contre l'humanité. Se cache en Allemagne. Pas retrouvé avant sa mort de maladie, le 10 février 1960 à Munich.
80. Berger, Gottlob (Bureau central de la SS, general der waffen-SS ; responsable du personnel de la Volksturm; responsable des SS et de la Police de Slovaquie) : condamné à vingt-cinq ans de prison par le tribunal militaire américain de Nuremberg. Peine réduite à dix ans en 1951 par la Commission de clémence, participe à la rédaction du journal néo-nazi Nation Europa.
81. Bernardini, Armand Sjoestedt, dit (militant antisémite proche du professeur Montandon , crée un fichier méthodique des noms juifs et cherche à "dépister" les Juifs vivant sous un pseudonyme) : fuit Paris en août 1944 accompagné par Henry Coston , gagne Wiesbaden puis Constance où il retrouve l'état-major du PPF, arrêté le 7 mai 1945 à la frontière entre l'Autriche et la Suisse, condamné le 27 novembre 1946 par contumace à la dégradation nationale, à la confiscation de ses biens et interdit de séjour dans la région parisienne, fait appel et est jugé à nouveau le 6 juin 1947, condamné à la dégradation nationale pour vingt ans sans interdiction de séjour, peine réduite à 14 ans par le Président de la République en 1949, meurt en Belgique en 1972.
82. Best, Werner (chef de l'administration militaire en France occupée de 1940 à 1942, puis Commissaire du Reich pour le Danemark de 1943 à 1944) : condamné à mort en 1948 au Danemark. Peine commuée en douze ans de prison. Libéré en 1951. reçoit une amende de 70.000 DM par la cour de dénazification de Berlin ; conseiller juridique pour le groupe Hugo Stinnes et conseiller auprès du Ministère des Affaires Etrangères de la RFA en 1962 ; de nouveau arrêté en 1969, pour son rôle dans « l’aktion AB » ( meurtre d’intellectuels et de juifs polonais) ; condamné en 1972 et libéré la même année pour raisons de santé ; charges abandonnées en 1982 ; meurt en 1989.
83. Beugras, Albert (PPF) : quitte Paris en août 1944 et rejoint Doriot en Allemagne, refuse d'être un agent américain et se livre à la justice française en 1946, jugé en janvier 1948 puis à nouveau en 1950, condamné aux travaux forcés à perpétuité, sort de prison en 1954, meurt en 1963..
84. Biberstein, Ernst (SS, SD, Einsatzgruppe C où il commande l'Einsatzkommando 6) : à Nuremberg, condamné à mort par un tribunal militaire américain. Peine commuée à la prison à perpétuité par la Commission de clémence.
85. Bichelonne, Jean (membre du gouvernement de Vichy d'abord comme secrétaire général à l'industrie, puis comme secrétaire d'Etat à la production industrielle, participe à l'élaboration de la loi du 22 juillet 1941 qui établit la procédure de spoliation des Juifs, applique la loi sur le STO) : prisonnier des Allemands après le conseil des ministres du 17 août 1944, est hospitalisé à Sigmaringen pour une opération du genou, y meurt d'une embolie pulmonaire le 22 décembre 1944.
86. Bickenbach, Otto (professeur, expérimente l'urotropine dans les camps, au Struthof-Natzweiler) : comparaît en 1947 devant le Tribunal de Strasbourg, puis en 1952 devant le Tribunal de Metz, comdamné à perpétuité, peine ramenée à 20 ans de prison.
87. Bickler Hermann (avocat et SS, français d'origine allemande, Kreisleiter du parti nazi à Strasbourg, SS, affecté à Paris à la disposition du SD comme Standartenfuhrer. Chargé par Oberg de former une police spéciale (Selbstschutzpolizei) composée de volontaires français) : s'enfuit avec ses hommes en Allemagne en août 1944, puis à la capitulation, en Italie. Condamné à mort par contumace en 1947, il échappe aux recherches. Repéré lors de sa mort le 8 mars 1984 près du Lac Majeur. Il y dirigeait une entreprise depuis des années.
88. Biebow, Hans (administration du ghetto de Lodz) : condamné à mort en Pologne et exécuté en 1947.
89. Bielas, (ou Biala) Max (SS gardien du camp de Treblinka) : au début de septembre 1942, fut attaqué avec un couteau par un déporté juif du nom de Berliner, alors qu'il se tenait entre des files de déportés, mourut quelques jours plus tard.
90. Bignand, Just (policier français, Brigade Spéciale du 4ème arrondissement de Paris, s'y distingue dans la chasse aux Juifs) : placé sous mandat de dépôt le 27 décembre 1944, passe en janvier 1945 devant la Commission d'Epuration qui propose sa révocation sans pension, remis en liberté le 23 février 1946. Condamné à 3 ans de prison le 21 décembre 1950, après une nouvelle plainte des familles de déportés ; amnistié en 1953, demande sa réintégration le 1er juin 1954, refusée.
91. Bilien, Valentina (infirmière en 1944 d’une clinique pour enfants à Velke près d’Helmstedt en Allemagne ; en quelques mois plus de 80 enfants d’origine polonaise dont certains avaient été kidnappés à l’âge de 4 mois mourront faute de soins) : condamnée par une Cour Martiale Britannique à Brunswick en mars-avril 1946, à 15 ans d’emprisonnement pour crimes de guerre.
92. Bilfinger, Rudolf (RSHA) : juge à Mannheim en 1964.
93. Bischoff, Karl (SS Hauptsturmführer, chargé de la construction du camp de Birkenau) : mort dans les années 1950 sans jamais avoir été inquiété par le justice.
94. Bittrich, Wilhelm, (SS Obergruppenführer, chef de la 9e division SS de chars Hohenstaufen (1943), nommé en 1944 chef du 2e corps SS de chars. Chargé de la défense de Vienne, en 1945, refuse d'appliquer les ordres d'Hitler, (Raser la ville) et évacue cette dernière) : Arrêté et interné par les alliés, il est jugé et acquitté par un tribunal militaire français en avril 1953.
95. Bizoire, ? (Commissaire de police, dirige la 3ème section des Renseignements Généraux responsable de rafles durant l'occupation à Paris) : ??? Toute personne ayant le renseignement sur son sort peut m'en avertir.
96. Blanke, ? ("médecin" du camp de Maïdanek) : identifié comme responsable par la Commission d'enquête extraordinaire polono-soviétique, ??? Toute personne ayant le renseignement sur son sort peut m'en avertir.
97. Blanke, Kurt (directeur des Affaires juives au département "économie" du Commandement militaire allemand en France) : après son internement, il est de nouveau à Celle. De 1948 à 1973, il y sera membre du conseil municipal, et de 1964 à 1973 il y occupera la fonction de maire.
98. Blankenburg, Werner (Chancellerie du Führer) : dénazifié. Mort à Stuttgart en 1957.
99. Blaskowitz, Johannes (gradé de l'armée nazie, rédige des rapports sur les atrocités commises sur le front de l'Est) : suspendu plusieurs fois de ses fonctions par le haut-commandement nazi, reste cependant à la tête d'une armée qui capitule en Hollande en mai 1945. Accusé de complicité de crime de guerre de moindre gravité, se suicide en se jetant par la fenêtre, à la prison de Nuremberg le 5 février 1948.
100. Blobel, Paul (SS, SD, Einsatzgruppe C où il commande l'Einsatzkommando 4a, chef de l'opération 1005 destinée à l'élimination des cadavres des Juifs assassinés de Lituanie et de Biélorussie) : jugé à Nuremberg en 1948 et condamné à mort par un tribunal militaire américain, pendu le 8 juin 1951, à Landberg.
101. Blomberg, Werner, baron von (ministre de la guerre de 1933 à 1938, commandant en chef de la Wehrmacht) : tombé en disgrâce en 1938, ne reçut aucun commandement pendant la Seconde guerre mondiale. Mort en mars 1946
102. Blome, Kurt (Bureau central de santé du parti, expérimentations de vaccins sur prisonniers) : acquitté par le Tribunal américain de Nuremberg bien qu’il ait été accusé d’euthanasie ; récupéré dans la cadre de l’opération Paperclip ; en 1951, travaillait pour l’US Army Chemical Corps.
103. Blume, Walter (SS, SD, Gestap, Einsatzgruppe B où il commande l'Einsatzkommando 7a) : à Nuremberg, condamné à mort par un tribunal militaire américain. Peine commuée à 25 ans de prison par la Commission de clémence.
104. Bobelis, Jurgis (Lieutenant-colonel, chef du quartier général de l'armée à Kaunas, un des bourreaux des Juifs de Lituanie) : S'enfuit en Allemagne en 1944, puis aux Etats-Unis en 1948.
105. Bobermin, Hans (WVHA) : condamné à vingt ans de prison par un tribunal militaire américain. Peine réduite à quinze ans par le tribunal. Libéré par la Commission de clémence en 1951.
106. Bock, Fedor von (commandant du Groupe d'armées Centre) : retraité en 1942. Aurait été tué lors d'un raid aérien en 1945.
107. Bock, Wilhelm (Chef de la Gestapo de Berlin, organise la déportation des Juifs de Berlin) : ??? Toute personne ayant le renseignement sur son sort peut m'en avertir.
108. Bodmann, Franz (Obersturmführer, médecin en chef des camps d'Estonie, assassin de bébés après accouchement au camp et de nombreux Juifs, à la seringue) : se suicide en avril 1945.
109. Boemelburg, (SS Sturmbannführer, policier de profession, Gestapo, chef du bureau IV de la Sipo-SD en France de juin 1940 à juin 1944) : en juin 1944, tombe en disgrâce ; remplace par la suite à Vichy Geissler qui avait été tué par le maquis. Part avec Pétain à Sigmaringen. Disparaît au
printemps 1945. Jamais retrouvé.
110. Boero , Pierre-Jean (Milice) : exécuté à Montrouge le 28 novembre 1944.
111. Boger , Wilhelm (camp d'Auschwitz) : condamné à 15 ans d'emprisonnement au cours du procès d'Auschwitz par le tribunal de Francfort.
112. Bohle , Ernst Wilhelm (secrétaire d’état aux Affaires Etrangères de 1937 à 1945) : condamné par le Tribunal militaire américain de Nuremberg à 5 ans de prison en 1949 ; libéré la même année ; mort en 1960 à Düsseldorf
113. Böhme, Franz (commandant militaire de Serbie) : se suicide après sa mise en accusation par le ministère public américain à Nuremberg.
114. Boissel, Jean Anselme dit (Militant de l'extrême-droite la plus antisémite avant la guerre, fondateur du RIF Racisme International Fascisme, membre actif de la Ligue Antijuive Universelle, emprisonné par Daladier, libéré le 10 juillet 1940, créateur du groupuscule "Front Franc", orateur au meeting fondateur de la LVF, agent rémunéré de l'Allemagne) : arrêté à la Libération, condamné à mort le 28 juin 1946, biens confisqué, radié de la Légion d'honneur, gracié le 2 décembre 1946, meurt en détention le 19 octobre 1951 à la veille d'être libéré.
115. Bolek, Andreas ( RSHA ; chef de la Police de Magdebourg) : se suicide en 1945.
116. Bolender, Kurt (SS-Oberscharführer, chef allemand des auxilliaires ukrainiens du camp de Sobibor à partir de l'automne 1942, chargé des crématoires, transféré à Treblinka en sept. 1942) : arrêté en mai1961 sous le nom de "Brenner" [ce qui en allemand signifie "brûleur", celui qui incinère] alors qu'il travaillait comme portier dans un hôtel d'Hambourg. Chez lui, la police trouva un monogramme "KB" incrusté dans le manche de son fouet, incrustation fabriquée par Szlomo Szmajzner [un survivant de Sobibor qui avait été forcé de travailler comme joaillier par les SS], se suicide en se pendant, en décembre 1965, dans sa prison.
117. Bonnard, Abel (écrivain, journaliste, ami d'Otto Abetz, ministre de l'Education Nationale de Laval en avril 1942, signataire, entre autres, du Décret n°1301 du 6 juin 1942 réglementant, en ce qui concerne les juifs, les professions d'artiste dramatique, cinématographique ou lyrique) : quitte la France en août 1944 pour Sigmaringen, gagne l'Espagne en mai 1945 où il est interné quelques temps à la forteresse de Montjuich, Franco ne le livre pas à la France. Meurt à Madrid en 1968.
118. Bong, Otto (préparateur de cadavres pour les "médecins" du Struthof, travaillait avec Hirt sur les cadavres de déportés pour les expériences de Hirt et de Haagen) : arrêté le 29 août 1944 et condamné à mort. Gracié pour servir de témoin.
119. Bonnaventure Carbone, Paul (gangster marseillais, au service de la Gestapo en 1942. La chasse aux Juifs et aux résistants lui rapporte des profits énormes) : meurt fin 1943 dans le déraillement, provoqué par le maquis, d'un train de permissionnaires allemands près de Chalon-sur-Saône
120. Bonny, Pierre (adjoint de Lafont , à la tête de la bande de la Gestapo française installée au 93 de la rue Lauriston) : se cache avec Lafont dans une ferme de Bazoches-sur-le-Betz, à la Libération. Ce refuge est révélé par Joseph Joanovici. Arrêtés, sont condamnés à mort en décembre 1944 et fusillés à Montrouge le 27 décembre 1944.
121. Bony, Paul (Journaliste à Radio-Paris, collaborateur d' Oltramare , anime avec lui l'émission "Les Juifs contre la France") : ??? Toute personne ayant le renseignement sur son sort peut m'en avertir. .
122. Boos, Georges René (SS, massacre d’Oradour) : le seul alsacien volontaire à Oradour, condamné à mort par le Tribunal militaire de Bordeaux le 12 janvier 1953, gracié , libéré en 1958.
123. Bormann , Martin (Chancellerie du parti) : aurait été tué lors de la bataille de Berlin en 1945, corps retrouvé et identifié par analyse dentaire en 1972, identifié à nouveau en 1998 par analyse ADN..
124. Borner, Gerhardt (SS-Untersturmführer, directeur des services de l'intendance du centre de gazage de Sonnenstein, puis au camp de Chelmno) : ??? Toute personne ayant le renseignement sur son sort peut m'en avertir.
125. Bothmann, Hans (commandant de Kulmhof-Chelmno, où il succède à Lange, qui s'appellera d'ailleurs "Sonderkommando Bothmann") : se suicide pendant sa détention préventive en zone britannique en 1946.
126. Böttcher, Herbert (chef des SS et de la Police de Radom) : condamné à mort à Radom en 1948 et exécuté en 1952.
127. Boué, ? (directeur de l'aryanisation et secrétaire général au Commissariat Général aux Questions Juives) : ??? Tout renseignement m'intéresse.
128. Bouhler, Philipp (chef de la Chancellerie du Führer, responsable de l'opération T4 d'euthanasie) : se suicide au quartier général de Goering, le 19 mai 1945.
129. Bouillon , ? (Milice) : exécuté à Montrouge le 10 avril 1945.
130. Bousquet, René (secrétaire général de la Police française de 1941 à 1943, très actif dans l'organisation des rafles en collaboration avec les nazis) : jugé en 1949 par la Haute-Cour, condamné à une peine d'indignité nationale dont il est immédiatement relevé, secrétaire de la Banque d'Indochine à Paris en 1952. Ami du président François Mitterrand, il est assassiné le 8 juin 1993 par un déséquilibré, à la veille de son procès.
131. Bousselaire, Marcel (Milice) : fusillé à Montrouge le 14 août 1947.
132. Bout-de-l'an, Francis (secrétaire général de la Milice en 1944) : Fin 1944, il accompagne l'exode de la milice en Lorraine puis en Allemagne. Il termine la guerre en Italie du Nord ou il s'efforce de rejoindre Darnand. Contrairement à ce dernier, il disparaît et échappe à toutes les recherches. Condamné à mort par contumace. Retrouvé lors de sa mort en 1977..
133. Bouthillier, Yves (ministre des finances de Pétain, signataire du Statut des Juifs du 3 octobre 1940 et du Second Statut des Juifs de juin 1941) : évincé par Laval, nommé procureur de la Cour des comptes, continue de conseiller Pétain. Emmené en 1944 par les Allemands dans le Reich où il demeure jusqu'en 1945. Condamné à 3 ans de prison par la Haute Cour de Justice en 1947. Libéré, travaille dans diverses banques et conseille Marcel Dassault. Après l'amnistie, élu maire de Saint-Martin-de-Ré. Mort en 1977.
134. Bovensiepen, Otto (Chef de la Gestapo de Berlin, organise la déportation des Juifs de Berlin, Gestapo du Danemark) : jugé au Danemark en 1948, condamné à mort, emprisonné.
135. Bracht, Fritz (Gauleiter de Haute-Silésie) : porté disparu.
136. Brack, Viktor (chef de la Chancellerie du Führer, chargé de l'application du programme d' euthanasie T4 en 1939) : condamné à mort par un tribunal militaire américain à Nuremberg et exécuté le 2 juin 1948.
137. Bradfisch, Otto (Einsatzgruppe B, Gestapo de Lodz) : représentant en assurances. Condamné pour ses activités dans l'Einsatzgruppe à dix ans de prison à Straubing en 1961, et pour Lodz à treize ans à Hanovre en 1963. Seconde peine confondue avec la première.
138. Brandl, Hermann "Otto" (Abwehr, créateur à Paris du bureau "Otto", le plus important des bureaux d'achats allemands, couverture et organisme de financement d'agents de renseignement) : arrêté à Munich le 6 août 1945 par la police américaine. Se pend le 24 mars 1947 dans sa cellule de la prison de Stadelheim.
139. Brandt, Karl (plénipotentiaire pour la Santé) : condamné à mort par un tribunal militaire américain et exécuté le 2 juin 1948.
140. Brandt, Rudolf (secrétaire de Heinrich Himmler) : condamné à mort par un tribunal militaire américain et exécuté en 1948.
141. Brasillach, Robert (écrivain fasciste, rédacteur en chef de "Je suis partout", salue la création de la LVF, auteur de phrases assassines du type «Il faut se séparer des Juifs en bloc et ne pas garder les petits.») : se cache à Paris après la Libération, se livre après avoir appris l'arrestation de sa mère et de sa soeur, jugé le 19 janvier 1945 et condamné à mort, fusillé le 6 février 1945 au fort de Montrouge.
142. Brauchitsch, Walter von (commandant en chef de l'armée) : mort en 1948 dans un hôpital militaire britannique en attendant d'être jugé.
143. Braun, Gustav (directeur d'exploitation de la Topf qui fournit les fours crématoires des camps) : arrêté par les Soviétiques en mars 1946, condamné à 25 ans de travaux forcés an avril 1948 à Moscou ; d'après les Archives du KGB, libéré en octobre 1955.
144. Braun, Werner von (membre du NSDAP en 1937 ; SS en 1940, Hauptsturmführer en 1942 ; coordonne le projet V1/V2 à Peenemünde ; visite régulièrement l’usine souterraine qui provoquera plus de 20.000 morts) : se rend aux américains le 2 mai 1945 ; récupéré dans le cadre de l’opération Paperclip ; son dossier est modifié pour ne pas faire apparaître son appartenance à la SS ; naturalisé américain en 1955 ; mort le 16 juin 1977.
145. Braune, Werner (SS, SD, Gestapo, Einsatzgruppe D où il commande l'Einsatzkommando 11b) : condamné à mort par un tribunal militaire américain et exécuté en 1951.
146. Bräuning, Edmund (commandant adjoint du camp de Ravensbrück, SS-hauptsturmfuhrer, 1940-1941 à Neuengamme, 1941-1943 à Auschwitz, 1943-1944 à Ravensbruck, 1945 à Buchenwald) : n'aurait pas été jugé, disparu sans laisser de traces en 1945 , très probablement mort.
147. Braunsteiner, Hermine (inspectrice au camp de Ravensbrück ; puis sert à Maidanek) : en 1949, condamnée à 3 ans de prison en Autriche pour infanticide ; amnistiée pour toute autre poursuite par une cour autrichienne après avoir fait sa peine ; épouse en 1959 un ingénieur américain et s’installe à New-York ; obtient la nationalité américaine en 1963 ; dénaturalisée en 1973 suite à un mandat d’arrêt issu par la Cour de Düsseldorf ; première «femme-nazie » extradée des Etats-Unis ; condamnée à la prison à vie .
148. Bräutigam, Otto (ministère de l'Est) : ministère des Affaires étrangères en 1956.
149. Bredow, Paul (SS-Oberscharführer, actif dans le programme d'euthanasie, puis à Sobibor, en charge du Lazaret) : disparu en 1945.
150. Brenneis, Otto (SS Untersturmführer au camp de Flossenburg de 1938 à 1942, puis Hauptsturmführer, commandant des camps de Lettonie) : disparu en avril 1945, probablement tué dans les combats de mars 1945.
151. Brinkmann, Rudolf (secrétaire d'Etat au Ministère de l'Economie, signataire de la circulaire d'aryanisation du petit commerce juif après le Nuit de Cristal) : ???
152. Brinon, Ferdinand de (Délégué général du gouvernement de Vichy auprès des Allemands) : s'enfuit en Allemagne, rencontre Hitler, à Sigmaringen crée la "délégation gouvernementale" qui porte son nom, arrêté en Bavière en mai 1945, condamné à mort en mars 1947 et fusillé à Montrouge le 15 avril 19.47.
153. Brizgys, Vincent (évêque auxiliaire de Kaunas) : aux États-Unis.
154. Broad, Perry (SS, garde d'Auschwitz jusqu'en janvier 1945, membre de la Gestapo du camp) : se rend aux Britanniques en mai 1945 et rédige pour eux divers rapports sur Auschwitz. Libéré en 1947, continue de travailler pour les Anglais, dénonçant tout le monde pour sauver sa peau ; témoigne au procès de Nuremberg au procès de Bruno Tesh. Jugé enfin au procès d'Auschwitz à Francfort en 1964 et condamné à 4 ans de réclusion.
155. Brocard, Henri (médecin français, contrôleur de l'infirmerie du camp de Drancy, responsable de la déportation d'enfants soignés à l'hôpital Rothschild, dont il réclama le retour à Drancy) : suspendu de ses fonctions durant trois mois par arrêté du 10 septembre 1945 du Minsitre de la Santé Publique, décret annulé le 5 novembre 1947, nommé chef de service en pneumologie à l'hôpital Tenon le 1er janvier 1948, puis professeur titulaire de la chaire de pnzeumologie au CHU Saint-Antoine jusqu'en 1979, mort en 1994.
156. Brunner, Alois (expert SS pour les déportations à Vienne, Berlin, Salonique, en France et en Slovaquie) : condamné à mort par contumace par le Tribunal Permanent des Forces Armées à Paris le 3 mai 1954, se serait enfui de Rome pour gagner le Moyen-Orient. Aurait vécu à Damas, en Syrie, où il aurait été repéré en 1982. Condamné par contumace le 2 mars 2001, à Paris, à la réclusion criminelle à perpétuité pour "crime contre l'humanité".
157. Brunner, Anton (Gestapo de Vienne) : condamné à mort par un tribunal du peuple à Vienne et pendu en 1946.
158. Brusselaers, Félix (SS belge, camp du fort de Breendonk) : condamné à mort lors du procès de Malines, exécuté à Malines le 12 avril 1947.
159. Bucard, Marcel (fondateur du "parti franciste" en 1933, ultra collaborateur qui se félicite de l'existence des camps de concentration pour Juifs) : s'enfuit en Allemagne en 1944, puis en Italie où il est arrêté en juin 1945, condamné à mort en février 1946 et fusillé à Montrouge le 19 mars 1946.
160. Buch, Walter : (Ministre de la Justice ; joue un rôle important dans La Nuit des Long Couteaux ) : condamné à cinq de travaux forcé lors de son second procès en dénazification ; se suicide en 1949.
161. Buerckel, Josef (Gauleiter de Vienne de 1939à 1940 ; Gauleiter de la Westmark de 1935 à 1944) : se suicide le 28 septembre 1944.
162. Buffet, Jean-Félix (policier français des "Brigades du Tigre", plutôt républicain avant-guerre, chargé par Bousquet de réorganiser la police judiciaire pour l'adapter à la nouvelle répression) : arrêté le 26 août 1944, condamné à mort le 31 octobre 1944, par la Cour martiale de Vichy siègeant à l'Hôtel du Parc, fusillé à Cusset le 3 novembre 1944.
163. Bühler, Josef (Gouvernement général, participant à la Conférence de Wannsee du 20 janvier 1942) : jugé du 17 avril au 5 juin 1948, condamné à mort en Pologne et exécuté.
164. Burger, Anton (commandant de Theresienstadt et expert SS pour les déportations en Grèce) : s'échappe d'un camp d'internement près de Salzbourg en 1948. Repris en 1949, détenu dans une prison viennoise, il s'échappa à nouveau en 1951. Il vécut probablement en Allemagne fédérale. Mort en 1984.
165. Burger, Wilhelm (divorce en 1935 de son épouse juive pour faire carrière dans les SS, administration d'Auschwitz) : condamné une première fois à 5 ans de prison par un tribunal américain en 1946, il est une seconde fois condamné à 8 ans de prison par le tribunal de Francfort le 16 septembre 1966.
166. Burian, R. (gardien du camp de Térézin) : Condamné à mort par le tribunal exceptionnel de Litomerice.
167. Burmeister, Walter (SS-Untersharführer, conducteur des véhicules de gazage à Chelmnp à partir de l'automne 1941) : condamné à 13 ans de détention pour complicité dans l'assassinat de plus de 150.000 personnes.
168. Bussière, Amédée (Préfet de police de Paris du 21 mai 1942 au 17 août 1944, organisateur de la rafle du Vél d'hiv') : arrêté le 20 août 1944, révoqué le 25 mai 1945, jugé en juillet 1946 et condamné aux travaux forcés à perpétuité, à la confiscation de ses biens et à l'indignité nationale. Libéré en mars 1951, mort en 1953.
169. Bütefisch, Heinrich (SS Obersturmbannführer, membre du Conseil de direction d'IG-Farben de 1934 à 1945, directeur de la synthèse essence pour IG-Farben Auschwitz) : condamné à six ans de prison par un tribunal américain. Libéré en 1951. Aufsichtsrat de Deutsche Gasolin A.G. Berlin; Aufsichtsrat de Feldmühle, Papier und Zellstoffwerke, Düsseldorf ; directeur du Comité technique d'experts à la Convention internationale de l'industrie de l'azote en 1955. Reçoit en 1964 la Croix du Service Distingué de la RFA qui lui est retirée au bout de 16 jours en raison des vives protestations. Meurt en 1969.
C
170. Caesar, Joachim (Obersturmbannführer SS, responsable dans la formation des SS en 1934, responsable de l'une des exploitations agricoles d'Auschwitz auxquelles Himmler tenait beaucoup) : ???
171. Callssen, Kuno (SS-Strumbannführer, commande une section des commandos des Einsatzgruppen, suppléant de Blobel ) : condamné à 7 ans de réclusion en 1973 par la Cour d'assises de Darmstadt.
172. Calotescu, Corneliu (gouverneur de Bucovine) : condamné à mort en Roumanie. Permis de séjour illimité accordé par le roi Michel à la demande du Premier ministre Groza et du ministre de la Justice Patranascu.
173. Cance, Pierre (délégué général de la Milice en 1943, un des plus proches collaborateurs bénévole de Darnand, c'est à lui qu'on doit les principaux contacts avec la SS ayant aboutis à l'armement de la Milice. Engagé dans la Waffen SS française dès octobe 1943) : combat jusqu'au bout, fanatiquement, à la tête du 1er bataillon de la "Sturmbrigade"; capturé par les Anglais en mai 1945, remis à la justice francaise en 1946, il est condamné à mort le 19 février 1947 par la cour de justice de Montpellier ; peine commuée en prison à perpétuité. Libéré conditionnellement en 1950. Meurt en 1988.
174. Cannac, ? (lieutenant de gendarmerie, en poste au camp de Drancy) : pas arrêté mais inculpé, jugé devant la Cour de Justice de la Seine pour atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat en 1947, condamné à deux ans de prison ferme et à la dégradation nationale pour cinq ans, gracié et relevé de l'indignité nationale au bout d'un an .
175. Carlier, Frans (SS belge, camp du fort de Breendonk) : condamné à mort lors du procès de Malines, exécuté à Malines le 12 avril 1947.
176. Carrel, Alexis (médecin, prix Nobel de médecine en 1912, développe des théories eugénistes en 1935 dans "L'Homme, cet inconnu") : meurt d'une crise cardiaque le 5 novembre 1944. Son nom est donné à des rues de villes et à une université de Lyon, une campagne remet en cause ces patronages à la fin des années 90.
177. Catlos, Frantisek (ministre slovaque de la Guerre) : déserteur, gagne la zone insurgée en 1944. Arrêté par les Soviétiques et libéré. Mort en 1972.
178. Caziot, Pierre (ministre de l'agriculture de Pétain, signataire du Statut des Juifs du 3 octobre 1940, puis du second Statut des Juifs de juin 1941) : se retire du gouvernement en 1942. Jugé par la Haute Cour de Justice en mars 1947, condamné pour crime d'indignité nationale à la dégradation nationale à vie et à la confiscation de la moitié de ses biens. Bénéficie d'une mesure de grâce après la découverte d'une note d'Abetz suggérant son arrestation. Mort en 1953.
179. Célérier, ? (policier français, sous les ordres du commissaire Poinsot ) : jugé le 15 juin 1945 à Moulins en même temps que Pierre Poinsot, condamné à mort et à la dégradation nationale, exécuté à Riom le 16 juillet 1945.
180. Céline, Louis-Ferdinand Destouches, dit (écrivain antisémite et collaborateur) : quitte la France dès juin 1944, s'installe à Baden-Baden puis à Sigmaringen, obtient un visa pour le Danemark en mars 1945. Les Danois refusent à la France son extradition mais l'incarcèrent durant onze mois à la prison de Copenhague. Revient en France après l'amnistie de 1951 et achète une maison à Meudon. Son oeuvre est publiée dans la Pleïade en 1960. Mort en 1961.
181. Chack, Paul (officier de marine et écrivain, journaliste collaborateur, président du CAA, comité d'action antibolchevique, supporter de la Milice) : arrêté à Paris à la Libération, condamné à mort le 18 décembre 1944, exécuté à Montrouge le 9 janvier 1945 après que le général de Gaulle ait refusé de gracier un homme « qui a donné ordre à des Français de s'enrôler dans l'armée allemande ».
182. Champeau, ? (Gestapo française) : fusillé à Montrouge le 24 juillet 1946.
183. Charbonneau, Henry (neveu de Darnand , assure la direction du MSR (mouvement social révolutionaire) de la région parisienne, directeur du journal de la Milice Combats , commande le camp d'internement des Tourelles. ) : se réfugie à Sigmaringen, tente de faire du recrutement pour la Milice chez les ouvriers du STO, A la capitulation allemande, s'enfuit en Suisse, mais il est livré aux nouvelles autorités françaises. Grâce au témoignage d'un ancien détenu que Charbonneau avait soustrait au peloton d'exécution, il sauve sa tête et est condamné à 10 ans de travaux forcés et à l'indignité à vie. Publie ses mémoires en 1969. Mort en 1977.
184. Châteaubriant, Alphonse de (écrivain, admirateur de Hitler, dirige le journal politique, culturel et très antisémite "La Gerbe", président du groupe "Collaboration", réclame l'entrée en guerre de la France aux côtés de l'Allemagne) : fuit la France en 1944, gagne le Tyrol où il meurt le 2 mai 1951.
185. Cheneaux de Leyritz, ? (Préfet régional de Toulouse, organise méthodiquement les arrestations, la déportation et la livraison des Juifs étrangers aux nazis en août 1942) : ??? Toute personne ayant le renseignement sur son sort peut m'en avertir.
186. Chiappe, Angelo (frère du préfet de Paris Jean Chiappe, lui-même préfet du Gard jusqu'en janvier 1944, puis d'Orléans, refuse toujours d'intervenir en faveur des juifs, et couvre de nombreuses actions antisémites) : arrêté à Paris en août 1944, transféré à Nîmes où il est condamné à mort. Exécuté le 23 janvier 1945
187. Chmielewski, Karl (SS, commandant du camp de Gusen du 25 mai 1940 à octobre 1942, puis du camp de Herzogenbush aux Pays-Bas) : jgé en Allemagne en 1961, condamné à la prison à perpétuité.
188. Clairé , ? (Gestapo française) : exécuté à Montrouge le 27 décembre 1944.
189. Clauberg, Carl (médecin expérimentateur à Auschwitz) : libéré par les Soviétiques en 1955. Mort d'apoplexie en attendant d'être jugé à Kiel en 1957.
190. Clausen, Fritz (chef du parti national-socialiste danois) : meurt d’une crise cardiaque en 1945 au cours de l’attente d’un jugement.
191. Clemens, Johannes, dit « Le cogneur » (SS, Gestapo de Dresde, persécuteur des Juifs de Dresde) : selon Viktor Klemperer, aurait disparu en 1945..
192. Clémenti, François Clémenti, dit Pierre (créateur d'un groupuscule appelé "Parti Français National-Collectiviste" pendant l'occupation, codirigeant du comité parisien de la LVF, engagé en 1944 dans la LVF, combat en Pologne) : se réfugie à l'étranger. On le retrouve en 1969 dans les fondateurs du groupe d'extrême-droite "Ordre Nouveau". Mort en 1982.
193. Clémoz, Raymond (un des chefs de la Milice, chef de cabinet de Darnand) : exécuté. Dans quelles circonstances ???.
194. Combier, Kléber (Milice) : fusillé à Montrouge le 14 août 1947.
195. Constantini, Henri (professeur de médecine à la faculté d'Alger, en chasse les étudiants juifs, se présente comme "le premier hitlérien de France" et déclare qu'il voudrait "voir les juifs détruits à la mitrailleuse dans les rues") : jugé et révoqué en avril 1944, nommé en 1945 membre du Consei d'administration de l'Association Française de Chirurgie, bénéficie d'un arrêt du Conseil d'Etat qui annule sa révocation, membre de l'Académie de Chirurgie, mort en 1950 ou 1951 (?).
196. Conti, Léonardo (né en 1924, à Lugano (Suisse), nommé, en 1939, secrétaire d'Etat à la Santé publique. SS Obergruppenführer. L'un des responsables des "expériences" entreprises dans les camps de concentration.) : Arrêté à Flensburg, le 19 mai 1945. Emprisonné à Nuremberg, il se suicida avant le procès des médecins.
197. Cooper, Thomas (anglo-allemand ; division SS Totenkopf ; participe aux opération spéciales dans le ghetto de Cracovie ; recrute en 1943 des officiers alliés) : capturé à Schwerin en mai 1945 ; jugé par un tribunal militaire britannique ; condamné à mort pour haute trahison, peine commuée en prison à perpétuité ; gracié en 1952 ; libéré en 53, change d’identité ( Peter Lang) ; vit au Moyen-Orient ; mort à Londres en 1987.
198. Costantini, Pierre Dominique, dit (militant d'extrême-droite antisémite, réclame le port d'un brassard pour les francs-maçons à l'imitation de l'étoile jaune, un des fondateurs de la LVF pour laquelle il recrute) : à la Libération, est reconnu irresponsable et échappe ainsi à l'exécution. Passe une dizaine d'années dans un asile psychiatrique. Mort en 1986.
199. Coston, Henry (journaliste fasciste français, fondateur des "Francistes", édite les faux "Protocole des Sages de Sion", organise des manifestations antisémites pendant la guerre, publie en 1942 "La France Juive et les trusts", sans doute le plus acharné des antisémites du XXe siècle) : on perd sa trace à la fin de la guerre, retrouvé en Autriche en octobre 1946, condamné lourdement mais échappe à la peine capitale, emprisonné pendant 5 ans avant une grâce médicale en avril 1951, reprend ses activités journalistique à l'extrême-droite en utilisant sa femme comme prête-nom, dirige les "Lectures françaises" à partir de 1957, éditeur du négationniste Paul Rassinier, écrit lui-même de nombreux ouvrages antisémites. Mort en 2001.
200. Courtine, Robert, dit Jullien-Courtine (PPF, lié à Henry Coston , journaliste antisémite, collabore à Radio-Paris) : quitte Paris le 14 août 1944 Baden-Baden puis Sigmaringen, fuit vers l'Italie, arrêté le 9 janvier 1946 à Mérano, condamné le 12 décembre 1946 à 10 ans de travaux forcés, peine réduite en 1948 à ans par le Président de la République, libéré mais interdit de toute responsabilité sur les ondes française par une commission d'épuration, se reconvertit dans la gastronomie, rédacteur en chef de "Cuisine et Vins de France", mort en 1998.
201. Cousteau, Pierre-Antoine (journaliste violemment antisémite, auteur de l'"Amérique juive", réclamant une répression toujours accrue contre les Juifs, rédacteur en chef de "Je suis partout", adhère à la Milice) : fuit Paris en août 1944, participe avec Hérold-Paquis aux émission de "Radio-Patrie" depuis l'Allemagne. Condamné à mort le 23 novembre 1946, gracié au printemps 1947, détenu huit ans à Clairvaux et à Eysses, libéré en 1955, participe à la presse d'extrême-droite (Rivarol), meurt en 1958.
202. Cramer, Hans (Maire de Dachau avant la guerre, Oberführer de la S.A., commissaire de la ville de Kaunas) : ???.
203. Crouzet, Guy (journaliste collaborateur : Nouveaux Temps, La Gerbe, Combats ) : part en août 1944 pour Sigmaringen où il devient rédacteur en chef de La France , condamné aux travaux forcés à perpétuité le 20 janvier 1947.
204. Cuza, Alexandru (né en 1857 ; professeur d’économie à l’Université de Iasi (Roumanie) ; l’un des fondateurs de l’Alliance Antisémite Universelle ; en 1937, forme un gouvernement de tendance fasciste avec Octavian Goga qui en seulement 44 jours d’exercices met en place les premières lois antisémites): non jugé en raison de son grand âge. Mort en 1946.
D
205. Daab, ? ( régiment Der Führer, massacre d'Oradour) : condamné par le Tribunal militaire de Bordeaux pour le massacre d’Oradour sur Glane le 13 février 1953 aux travaux forcés à perpétuité ; libéré en 1956
206. Dachsel, Arthur (Oberwachtmeister de la Police, actif dans le programme d'euthanasie à Sonnenstein au crématoire, puis à Belzec et à Sobibor où il a supervisé la construction du Lager IV) : disparu en 1945.
207. Dagostini, Raoul (lieutenant au 1er bataillon de la LVF en Russie, relevé de son poste et renvoyé en France en 1943 pour avoir ordonné plusieurs exécutions contre des paysans russes, prend la tête de la Milice haut-savoyarde début 1944. Milicien cruel et sadique, s'illustre dans les combats des Glières en mars 1944 où tortures, viols, et exécutions sommaires sont monnaie courante. Suite à tant d'atrocités, relevé de son commandement un mois plus tard par Darnand lui même) : n'ayant pas suivi la Milice dans sa fuite en Allemagne, il est arrêté à la Libération, jugé et condamné à mort. Exécuté avec sa maîtresse, Maud Champetier de Ribes, à Lyon, fin 1944.
208. Daime, Robert (policier français, lié au PPF et à la Milice, d'abord "mangeur de juifs" à la 3ème section des Renseignements Généraux, puis affecté à la Brigade Spéciale des RG, tortionnaire) : se suicide le soir de son arrestation, le 14 octobre 1944, dans les locaux de l'ex-Brigade Spéciale, avec son arme de service.
209. Daluege, Kurt (colonel-général SS, ORPO, successeur de Reinhard Heydrich au poste de protecteurdu Reich en Bohême-Moravie) : condamné à mort après son procès à Prague, pendu en Tchécoslovaquie le 23 octobre 1946.
210. Dannecker, Theodor (RSHA, SS Obersturmführer, chef du service juif du SD en France occupée de fin 1940 à juillet 1942, puis transféré en Bulgarie, responsable de la déportation de milliers de Juifs de France) : se serait suicidé dans la zone américaine le 10 décembre 1945, dans la prison américaine de Bad Tölz, par pendaison ?, condamné à mort par contumace en France en 1950.
211. Danos, Abel (Milice) : fusillé à Montrouge le 13 mars 1952.
212. Darlan, François, amiral (premier ministre de Pétain de février 1941 à avril 1942, créateur du Commissariat général aux Questions Juives, promulgue le Second Statut des Juifs en juin 1941) : se trouve au chevet de son fils malade en novembre 1942 au moment du débarquement allié en Afrique du Nord, signe un cessez-le-feu avec les Américains, le 10 novembre 1942, tente ensuite de jouer un rôle entre les Américains et Pétain dont il prétend détenir l'accord, assassiné le 24 décembre 1942 par un jeune patriote français, Bonnier de la Chapelle sans que l'on sache exactement qui était le commanditaire (monarchiste ? gaulliste ?).
213. Darnand, Joseph (fondateur du SOL puis de la Milice, prête serment de fidélité à Hitler et entre dans les Waffen-SS, nommé par Pétain secrétaire général au maintien de l'ordre en janvier 1944) : gagne Sigmaringen en septembre 1944, incorpore les débris de la milice dans la division SS Charlemagne au printemps 1945, gagne l'Italie avec l'appui de filières religieuses, mais est arrêté et ramené en France. Condamné à mort par la Haute Cour de justice, fusillé à Montrouge le 10 octobre 1945.
214. Darquier de Pellepoix, Louis (fondateur du Rassemblement antijuif de France en 1937, rédacteur de l'"Antijuif", commissaire aux Affaires juives de Vichy de mai 1942 à février 1944) : vécut en Espagne, condamné à mort par contumace le 10 décembre 1947. Se fait à nouveau remarquer en 1978 par un interview paru dans "L'Express" où il affirme des convictions négationnistes : "à Auschwitz, on n'a gazé que des poux". Mort en le 29 août 1980. La presse française n'en fera état que le 21 février 1983.
215. Darré, Walter (Ministre de l’Agriculture nazie) : condamné à sept ans de prisons par un tribunal militaire américain, libéré en 1948 ; meurt en 1953 à Munich.
216. David, Fernand (commissaire de la police française, chef des Brigades Spéciales responsable de milliers d'arrestations, présent à l'inauguration du camp de Drancy en 1941, tortionnaire) : jugé en avril 1945, condamné à mort et fusillé à Montrouge, le 5 mai 1945.
217. Déat, Marcel (tente de convaincre Pétain de la création d'un parti fasciste unique, créateur du RNP, ultra collaborateur, ministre du travail en mars 1944) : quitte Paris le 17 août 1944, est reçu par Hitler le 11 septembre en compagnie de Doriot , Darnand et de Brinon, membre de la "délégation gouvernementale" de Sigmaringen, s'enfuit en Italie le 21 avril 1945, est soutenu dans sa fuite par des religieux catholiques, se cache deux ans à Gênes dans l'espoir de gagner l'Argentine, se fixe à Turin en avril 1947 et y meurt le 5 janvier 1955.
218. Degrelle, Léon (Fondateur du rexisme, mouvement fasciste wallon, crée la Légion Wallonie devenue division SS en 1944, combat sur le Front de l'Est) : gagne la Norvège puis l'Espagne où il vit jusqu'à sa mort, en 1994, à Malaga.
219. Dejaco, Walter (Auschwitz, puis Bauleiter de Gross Rosen, puis de Breslau, un des "architectes des crématoires") : fait prisonnier par les Soviétiques et passe 5 ans en captivité ; architecte en Autriche en 1962. Acquitté par un tribunal autrichien en 1972, ne regrette rien de son passé, estimant avoir suffisamment payé ses "erreurs de jeunesse" par ses 5 années de captivité chez les "Rouges"..
220. Delfanne, Georges-Henri, dit Christian Massuy, (recruté par Hermann Brandl (Otto) , approvisionne le service Otto, monte trois bureaux d'achats, patron de ce qu'on a appelé la Gestapo de l'avenue Henri-Martin, Responsable du démantèlement de plusieurs réseaux et auteur de nombreuses tortures) : arrêté en Allemagne après la défaite, transféré en France et condamné à mort. Fusillé le 1er octobre 1947 à Montrouge en compagnie d'anciens complices.
221. Deloncle, Eugène (fondateur de la Cagoule, MSR puis RNP, participe au lancement de la LVF) : abattu dans son appartement parisien en janvier 1944, sans que l'on sache s'il s'agissait de la Résistance ou d'un règlement de compte d'agents de la Gestapo.
222. Delval , ? (Gestapo française) : exécuté à Montrouge le 27 décembre 1944.
223. Demjanjuk, John : extradé en Israël depuis les Etats-Unis où il était mécanicien à Cleveland, John Ivan Demjanjuk, originaire d'Ukraine et surnommé "Ivan le Terrible", condamné à mort pour crime contre l'humanité le 25 avril 1988. Considéré comme l'un des principaux tortionnaires du camp de Treblinka où 800000 Juifs sont morts dans les chambres à gaz. Coup de théâtre, 5 ans plus tard, la Cour suprême de Jérusalem prononce l'acquittement au bénéfice du doute, se basant sur les archives du KGB d'où ont été extraits 37 témoignages d'anciens gardes-chiourmes ukrainiens ayant servis à Treblinka. Tous auraient, peu avant leur exécution, affirmé qu'Ivan le Terrible s'appelait en réalité Ivan Marchenko. Un individu qui n'a jamais été retrouvé depuis 1944. Reconnu par des déportés, Demjanjuk aurait néanmoins été garde-chiourme dans un autre camp, celui de Sobibor. En septembre 1993, renvoyé aux Etats-Unis. Pour avoir menti aux autorités sur ses activités pendant la guerre, l'ancien gardien a été déchu de sa nationalité américaine et placé en résidence surveillée. En janvier 1996, était en attente d'extradition vers la France cette fois, où l' Association des filles et des fils de déportés juifs de France avait porté plainte contre lui au regard de ses activités à Sobibor.
224. De Saffel, Marcel (SS belge, camp du fort de Breendonk) : condamné à mort lors du procès de Malines, exécuté à Malines le 12 avril 1947.
225.


 

Voir le Blog de LENEVETTE Roger : cliquez ici


Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de Colombe  Nouveau message 11 Mai 2006, 13:43

Pourquoi ce copié collé volumineux (mais partiel) et quelque peu indigeste au lieu de donner le lien du site sur lequel tu l'as pêché et où chacun(e) pourrait se rendre et découvrir les autres pages éventuellement... ???

Dommage

Cécile (qui croit avoir déjà donné le lien sur ce site mais n'en est pas certaine et surtout ne saurait pas le retrouver)


 

Voir le Blog de Colombe : cliquez ici


reponse

Nouveau message Post Numéro: 10  Nouveau message de juin1944  Nouveau message 11 Mai 2006, 13:53

il s'agit du site de Daniel Natanson, mémoire juive et éducation
http://perso.wanadoo.fr/d-d.natanson/
un site énorme et un travail de recherche fantastique, daniel natanson est le "Elie Wiesel" du web


 

Voir le Blog de juin1944 : cliquez ici


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