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Darnand

Pétain, Laval, le régime de Vichy et tous ceux qui furent acteurs de cette période sombre de notre histoire. La collaboration, les collaborateurs, la vie quotidienne sous la botte de l'occupant, les privations, le marché noir...
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Nouveau message Post Numéro: 21  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 25 Déc 2005, 11:25

Bonjour,
Quelques petites precisions:

La Milice a ete officiellement cree en Janvier 43 mais restera sans armes jusqu'en novembre 43.

C'est pendant cette periode ou ils ont servi de cibles a la Resistance que les elements les plus durs de la Milice, regoupres dans la Franc Garde en juin 43, se transforme en un groupe sans foi ni loi mis a part la fidelite a Petain, a la Revolution Nationale et a un anti-communisme virulent.

Il y avait environ 30,000 miliciens en 44, mais seuls les 10-12.000 Francs Gardes etaient armes et permanents.

Darnand est devenu Waffen SS un peu par obligation au cours des negotiations qu'il menait avec les SS pour pouvoir armer ses hommes.
Mais cela ne l'a guere gene.
Les actes "chevaleresques" dont il est fait mention dans ce fil ne sont pas a mettre au compte de la Milice mais des quelques membres de la Milice qui agissaient de leur propre chef.

Je me souviens d'un compte rendu d'une echaufouree dans le Sud Ouest entre un groupe de Francs Gardes et un maquis ou le chef des Francs Gardes a obtenu un cessez le feu, un echange de prisonniers et blesses et une retraite en securite apres avoir hurle, a l'adresse des maquisards : "Nous sommes tous Francais et tous patriotes, arretons les degats".

Il y aussi l'affaire de Saint-Amand-Montrond: Le 6 juin 44, les maquis AS et FTP liberent la ville, faisant prisonnier 13 francs gardes et Simone, epouse de Francis Bout de l'An, secretaire general adjoint de la Milice. Informe, il arrive au galop avec des francs gardes et un bataillon de parachutistes allemands. Les chefs locaux de la Milice et de la Resistance, qui se connaissent depuis l'enfance, s'interposent ensemble et negotient la liberation des otages pris par les allemands en echange de la femme de Bout de l'An et de ses francs gardes. Les maquisards liberent la ville sans combats.

A mon humble avis, les exceptions qui confirment la regle. Notre ami Roger, le FTP Breton, m'a raconte 2 ou 3 trucs a faire dresser les cheveux sur la tete. Temoignage de premiere main.

Vu que c'est Noel, je vais conclure avec une citation de Charles de Gaulle, extrait de ses memoires de guerre.

" De ces miliciens, fonctionnaires, policiers, propasgandistes, il en fut qui repondirent aveuglement au postulat de l'obeissance. Certains se laisserent entrainer par le mirage de l'aventure. Quelques uns crurent defendre une cause assez haute pour justifier tout. S'ils furent des coupables, nombre d'entre eux n'ont pas ete des laches. Une fois de plus, dans le drame national, le sang francais couls des deux cotes. La patrie vit les meilleurs des siens mourir en la defendant. Avec honneur, avec amour, elle les berce en son chagrin. Helas ! certains de ses fils tomberent dans le camp oppose. Elle approuve leur chatiment, mais pleure tout bas ces enfants morts. "

Amen
Daniel


 

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Nouveau message Post Numéro: 22  Nouveau message de LENEVETTE Roger  Nouveau message 12 Mai 2006, 21:05

LA MILICE EN BRETAGNE


Un colonel allemand dit de la Résistance Bretonne : " Les Terroristes sont partout, dans les cinémas, les rues, les campagnes les plus reculées. Bientôt, nous les découvrirons dans nos valises où ils dissimulent parfois des machines infernales. Ils assassinent nos soldats, nos officiers, nos généraux mêmes, comme le 17 juin sur la route de Guingamp à Brest. "

En avril, Darnand a dépêché en Bretagne le chef Di Costanza et 250 franc-gardes. A ces hommes s'ajoutera en juillet une centaine venue de Paris. Une cinquantaine de miliciens de Rennes participeront aussi aux opérzations.

Harcelés sans cesse depuis 1943, les Allemands mènent la vie dure aux maquis bretons. Ils emploient contre eux les rénégats de la soi disante armée Vlassof et l'une de ses plus affreuses bandes qui sévissent à leur service et à leur gage : La Milice Perrot.

La Milice Perrot est issue du parti nationaliste breton, groupuscule séparatiste et fasciste dont les chefs Debauvais et Mordrel se sont installés à Berlin en 1939.

Quand la Guerre éclate, Debauvais et Mordrel lancent les appels aux Bretons en les invitant à déserter l'Armér Française. C'est l'Echec.
La France occupée, ils rentrent en vainqueurs à Rennes. Ils y paradent en compagnie de deux autres chefs du P.N.B. Le Coz dit "Laîné" et Yann Goulet, chef du service d'ordre.

Pour affaiblir la France, les Nazis jouent la carte du Séparatisme Breton. En sous main, pour ne pas éveiller prématurément les susceptibilités de Vichy, Himler fait agir le général SS Thomas, l'un des protecteurs de Deloncle et de Filliot. La Bretagne est ainsi dotée quelque temps d'un gouvernemeur du nom de Von Rohan, descendant d'une branche émigrée de la célèbre famille, choix que les Allemands croient propre à susciter chez les Bretons, "l'Enthousiasme Européen". C'est l'Echec Total.

Avec un peu d'argent allemand et des promesses, les chefs du P.N.B. fondent alors une milice à laquelle ils donnent le nom d'un prêtre : l'Abbé Perrot, tué quelque temps auparavant pour avoir tenu des propos germanophiles.

La "Milice Perrot" (environ 100 hommes) recueille la fine fleur des Nazis de Bretagne et des cogne-durs appâtés par le salaire et les primes de dénonciation. Commandée en principe par Célestin Laîné, elle est entièrement payée par la Gestapo de Rennes et lui est rattachée. Elle porte l'uniforme allemand. Dans leurs propres villages, les miliciens "Perrot" servent de guides et de mouchards aux Allemands.

En Bretagne, sous l'influence du chef Di Constanzo, brute épaisse qui déclare parlant des "Terroristes" : " Nous n'en tuerons jamais assez". La Milice Française se met carrément à l'école du Banditisme. Le pillage et l'assassinat sont de règle.

Le opérations militaires contre les maquis sont menées par les Allemands eux-mêmes, parfois avec "l'Armée Vlassof". Les miliciens de la milice française et de la milice Perrot font les bouclages.
Ensuite ce sont eux avec des policiers allemands qui interrogent et qui torturent les Français capturés ou arrêtés. Pour les opérations de police en général, c'est le contraire; les Miliciens forment l'avant-garde, souvent ils sont en civil et un détachement allemand les suit à distance.

En Ille et Vilaine, les miliciens de Di Constanzo participent à des opérations à Rennes, à Fougères, à Talensac, à Saint Hilaire des Landes, à Broualan, à La Lapinière, à St Rémy du Plain où huit personnes sont fusillées, à la Roche aux Merles, à Mordelles, à Mézière, à St Aubin d'Aubigné.

Dans les Côtes du Nord, ils opèrent à Loguivy-Plougres (onze suspects seront déportés en Allemagne), à Perros-Guirec, à Plouguenast, à Trébican, à Loudéac, à St Nicolas du Pelem, à Bourbriac.

Dans le Morbihan à Questembert et à Ploërmel avec la Milice Perrot, à Allaire dont le notaire Mr René Le Mauff, arrêté le 29 mai, conduit au siège de la milice française à Rennes, meurt sous la torture; à Josselin où à partir de juillet sévira un Sonderkommando Spécial composé d'agents du S.D. et de Miliciens.

Dans le Finistère à Plonevez du Faou.

En Loire Inférieure, le 27 juin avec 1500 SS, ils attaquent le camp de Saffré où étaient rassemblés plusieurs centaines de maquisards.

En regardant de plus prés quelques unes de ces opérations.

Le 7 juillet 1944, cent cinquante miliciens de la Milice Française venus de Rennes perquisitionnent à Broualan. Ils tuent deux personnes. Ils pillent puis incendient la ferme Léonard exploitée par une femme âgée de soixante six ans, dont les deux fils sont prisonniers en Allemagne, sous le prétexte que la ferme servait habituellement de repaire aux Terroristes.

Le 8 juillet 1944 à la Roche aux Merles en Vieux Vy sur Couesnon, des miliciens arrivés en voiture arrêtent et torturent pendant des heures sous les yeux de plusieurs témoins, un jeune homme Yvonnick Laurent. Mis torse nu et couché à terre, Yvonnick Laurent est flagellé au moyen d'une corde à nœuds que les miliciens trempent dans un seau d'eau. Le malheureux poussent des cris déchirants, mais refuse de répondre aux questions que ses tortionnaires lui posent. Les miliciens le font monter dans leur voiture et repartent. Le lendemain soir le cadavre de Yvonnick Laurent, tué d'une rafale de mitraillette, est découvert dissimulé sous des fagots dans une ancienne carrière, à quelques kilomètres de là.

Le 16 juin, un cultivateur de Sencerie en Brice, Mr Pierre Regnier, est arrêté est arrêté dans sa ferme par des miliciens commandés par l'Inspecteur de la Milice Paul Vieilly. Il est roué de coups. Comme il refuse de parler, les miliciens le conduisent au siège de la milice à Rennes où l'interrogatoire reprend. Entièrement nu, Pierre Regnier est frappé pendant deux heures, sans un instant de répit à coups de matraques, de ceinturons, et de crosses de révolver. Pierre Regnier supplie ses bourreaux de le tuer. Ils lui répondent : "Nous ne te tuerons pas, tu accoucheras d'abord et tu crèveras quand même".

Reconnu et formellement accusé par la mère d'un jeune résistant de Fougères, Mme Garnier, dont il avait torturé le fils, Paul Vieilly dira devant le Tribunal Militaire de Paris en séance Publique le 20 décembre 1961 : "Je sais que j'ai été violent".

Le 27 juillet au village de Hévert, des Allemands et des miliciens en civil surprennent un groupe de jeunes réfractaires du S.T.O. Une fusillade éclate. Quatre jeunes gens sont faits prisonniers. Ils sont aussitôt passés par les armes par un peloton mixte de milicie,ns et d'Allemands devant un mur de la ferme de Mr Thébault.

Le 19 juin, un jeune homme de Talensac, Mr André Leclerc est arrêté et emmené à Rennes par les miliciens. Entendu le 19 avril 1945 par l'adjudant chef de gendarmerie "Quinquenel", commandant la brigade de Montfort sur Meu. A propos des circonstances de la mort de son fils Mr Leclerc dira :
" Mon fils a été arrêté par deux miliciens "Schwaller" capitaine et un autre inconnu de moi. Il a été arrêté le 17 juin 1944 à 21 heures et emmené en moto par deux hommes à Rennes au Camp de la Croix Rouge. A minuit le même jour, il a été ramené à Talensac chez Villoury. Il avait été martyrisé et ne tenait plus debout. Ils le prenaient par les cheveux et disaient à Villoury : " Voilà votre chef, on le tient ". Le mardi 21 juin 1944, vers 10 heures, Mr le Maire de Talensac est venu m'avertir que mon fils avait voulu s'évader et que les miliciens l'avaient tué. Lui même tenait cette version d'un agent de police de Rennes qui était venu lui apporter cette mauvaise nouvelle.
Je suis allé à Rennes en compagnie de mon frère, et après maintes démarches, j'ai su qu'il se trouvait à la morgue. Là, j'ai vu mon fils. Il avait le nez et la figure tout tuméfié, sous la gorge il portait des traces de piquûres, il avait la mâchoire brisée et portait la trace d'un coup de poignard d'un côté de la bouche.
Je n'ai pas vu le corps, mais j'ai entendu dire qu'il avait une jambe abimée, j'ai également entendu dire qu'il avait la verge éclatée. La nuit suivante de l'arrestation de mon fils, Villoury et Gloux, tous les deux de Talensac ont été arrêtés et relâchés quinze jours plus tard après avoir subis de mauvais traitements.

Le 29 juin à Talensac, une trentaine de miliciens surprennent un groupe de maquisards. Deux sont tués les armes à lamain au cours de l'accrochage. Deux autres se réfugient dans le café de Mme Guéguen. Les miliciens encerclent le café et y mettent le feu. Les deux malheureux sont brûlés vifs.

Le 4 juillet à Loudéac, trois miliciens et un détachement d'Allemands attaquent un groupe de maquisards dont sept sont tués. C'est du moins un combat.

Le 10 juin, quatre Résistants dont un garçon de seize ans Albert Trégaro sont faits prisonniers dans un accrochage avec des miliciens et des Allemands. Ils sont emprisonnés à St Marcel où on les attache sur un tas de fumier. Transportés ensuite au camp de la milice à Saint-Martin-sur-Oust, ils sont martyrisés puis fusillés par les miliciens de Sérignac.

Le 26 juillet, vers cinq heures du matin, des miliciens en uniforme se présentent au château de Trélan en Préchâtel, demeure de Mr Duclos. Ils enfoncent la porte et se précipitent dans la chambre de Mr Duclos à qui ils ordonnent de s'habiller. Ils lui passent les menottes et lui reprochent de donner asile à des terroristes. Ils le somment de dire leurs noms ce à quoi il rtefuse. Il est alors frappé à coups de poing et de ceinturons. Sa gouvernante Melle Le Guet est frappée avec le manche d'un fouet et avec un casse-tête trouvé au château.
Vers midi, Mr Duclos et Melle Le Guet ainsi que deux autres suspects, les époux Bouet sont conduits par les miliciens au Château d'Apigné en Le Rheu. (Ille et Vilaine). Là les sévices recommencent. Mr Duclos est jeté nu dans une cave et est contraint de rester trois heures les bras en croix avec une bouteille d'un litre dans chaque main. Cet exercice est ponctué de questions et de coups. Puis les miliciens mis en gaieté s'amusent à allumer des roseaux et à les éteindre sur son corps.*
Torturée, Melle Le guet meurt deux jours plus tard, le 28, au château d'Apigné.
Entre temps, le 27, profitant de ce que Mr Duclos est entre leurs mains à Apigné, les miliciens retournent au château de Trélan en Préchâtel qu'ils pillent. Le 2 août, Mr Duclos et les époux Bouet sont autorisés à regagner leurs domiciles.

Le 14 juillet, quatre miliciens dont deux portent des vêtements civils se font passer pour des résistants en compagnie de deux autres en tenues de parachutistes britanniques. Ils se présentent chez Mr René Piquet au Bois-Mainguy en Sérent. Ils lui montrent une liste sur laquelle figure son nom et l'indiquant comme chef de dépôts d'armes et d'essence. Ils lui expliquent que leur chef, le capitaine parachutiste Marienne a été tué la veille à Plemelec dans le Morbihan, qu'ils ont trouvé sur lui la liste des dépôts d'armes et de munitions et qu'ils devaient enlever le jour même.
Mr Piquet appartient à la Résistance. Mis en confiance, il part avec ses assassins.. On retrouve son corps disloqué dans un fourré le 24 juillet. Selon le téùoignage de Mr Joseph Emeraud, cultivateur en Bois Mainguy en Sérent, qui lui aussi, a été emmené par les miliciens puis relâché, Mr René Piquet fut martyrisé jusqu'à ce que mort s'en suive. Ses bourreaux lui cassent les membres et lui décollent la tête à coups de pelle. Hurlant de douleur, René Piquet supplie ses tortionnaires de l'achever d'une balle. Ils refusent. Les coups de pelle éteignent le dernier tressaillement. La mort délivre le malheureux.

Le 15 juillet, le Sonderkommando spécial arrête à Josselin un résistant, Philippe Nicolas et deux parachutistes de Gavres. Les trois hommes après avoir subi des tortures épouvantables sont abattus le 17. Les corps seront retrouvés le lendemain dans la Lande de Talhoutet-Loguen prés de Moriac.

Début juillet, le maquis lance une attaque prés de Bourbriac dans les Côtes du Nord. En représaille, le 9, une grande opération de ratissage a lieu sur les territoires des communes de Peumerit-Quintin, Canihuel, Trémargat, Sainte Tréphine et le Haut Corday. Y participent deux unités de SS , la Gestapo de Rennes avec le capitaine Roëder, un escadron monté de l'armée Vlassof, une section de la milice Perrot et une trentaine d'hommes de la milice française sous le commandement de fait d'un sous officier allemand, le Feldwebel Max Jacob.
Ce sont les Allemnds et les cavaliers de l'armée Vlassof qui ratissent. Miliciens Perrot et miliciens de la milice française suivent avec des camionnettes où sont mis les prisonniers. A Sainte Tréphine, les rénégats russes et caucasiens, après un accrochage capturent deux blessés. Autre accrochage à Canihuel. Des suspects sont arrêtés.

Parmi ceux ci à Sainte Tréphine, se trouve un bossu. Il est frappé à coups de poings et coups de crosses parle milicien Georges Hilemann, dit "La Raphale" et quelques autres qui lui disent : "Vas tu te tenir droit, fumier ?" . Le curé de Sainte tréphine tente de s'interposer et est giflé par un milicien.
Une partie des captifs est conduite à l'école publique d'Uzel. Ils y sont affreusement torturé par les miliciens de la Milice Perrot et par des gestapistes. Le 14 juillet la receveuse des PTT et le maire d'Uzel assistent à l'embarquement des malheureux, pieds et poings liés dans des camionnettes qui partent pour une destination inconnue.
On sait aujourd'hui où les Allemands et les nazis bretons emmenaient leurs victimes. Ils les conduisirent dans la forêt de Lorges. C'est là que fut découvert le charnier : Trente huit corps enfouis à fleur de terre, disloqués, tordus, membres brisés, mâchoires fracturées, thorax enfoncés.
L'un de ces martyrs avait les lèvres cousues avec du fil de fer..

D'autres captifs, surveillés ceux là par des miliciens de la milice française, sont emmenés à Bourbriac dans une maison qui appartient à Mme Souriman. Des Allemands en uniforme et des membres de la Gestapo les accueillent avec le sourire, cravaches aux poings. Les hurlements commencent.
Pour le Milicien Daigre dit "L'œil de Verre" ( que nous connaissons déjà), tout cela est du temps perdu. Il dit au Feldwebel Max Jacob : " Pourquoi les garder plusieurs jours ? On aurait mieux fait de les crever tout de suite ".

Les interrogatoires sont faits par la Gestapo et par des miliciens de la Milice Française. Daigre, la plupart du temps en état d'ébriété vocifère. Il ne parle pas Allemand, mais pour faire impression, il fait semblant. Entre deux coups de trique, il insulte et menace ses victimes dans un sabir composé de Français et de quelques mots à Consonance germanique. Il dit : " On crèvera tous, on vous fera chier vos tripes ".
Gourdins, nerfs de bœuf, cravaches, coups de règles sur les testicules, tout est bon.
Un captif blessé, une balle dans l'épaule depuis dix jours implore d'être examiné par un médecin. Une prétention si extravagante provoque l'hilarité de ses tortionnaires.

Le 16 juillet, le supplice s'achève. Sept des captifs de Bourbriac sont chargés dans une camionnette. Le chef de la Gestapo Roëder, ses adjoints et des miliciens de la milice française preinent place dans deux voitures. Le convoi se rend à une dépression de terrain marécageuse prés de Garzonval. Ce qui suit a été rapporté pzar une personne qui de loin assiste à la scène.
Allemands et miliciens font descendre les captifs qui ne peuvent marcher seuls,; qui ne peuvent plus tenir debout. Ils les amènent au bord de la dépression où ils les tuent l'un après l'autre d'une balle dans la nuque.

Voici les noms de ces martyrs : Corbel . Maillard . Secardin . SDanguy . Torqueau et les frères Le Berre.

En Bretagne comme partout ailleurs, les rapports de la milice avec la gendarmerie sont très mauvais. Les gendarmes ont des yeux pour voir et ils reçoivent des plaintes et les confidences des habitants du pays. Di Constanzo accusent les gendarmes de lâcheté, d'imbécillité et de trahison.

Le 27 juin, des miliciens incendient la caserne de gendarmerie de Plouguenast. Un mois plus tard, jour pour jour, 200 miliciens prennent d'assaut la gendarmerie de Saint Aubin d'Aubigné.


Tout ceci est une copie de cinq pages du Livre "L'Histoire de la Milice" écrit par J. Delpierre de Bayac, livre écrit à partir de documents.

C'est donc ce qui s'est passé en Bretagne.

Des opérations identiques écrites sur ce livre ont eu lieu en Gironde, dans le Lot et Garonne, le Lot, les Basses Pyrénées, en Haute Garonne, dans l'Aude, l'Ariège, l'Héraut, dans le Massif Central, le Loiret, l'Heure et Loir, l'Yonne, le Vercors, le Vaucluse, les Bouches du Rhône, les Basses Alpes.

Trois opérations de la Milice en Bourgogne y sont racontées par un milicien du rang ainsi que la mutinerie de la Prison de la Santé.


 

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Nouveau message Post Numéro: 23  Nouveau message de Laurent Pépé  Nouveau message 12 Mai 2006, 21:28

" De ces miliciens, fonctionnaires, policiers, propasgandistes, il en fut qui repondirent aveuglement au postulat de l'obeissance. Certains se laisserent entrainer par le mirage de l'aventure. Quelques uns crurent defendre une cause assez haute pour justifier tout. S'ils furent des coupables, nombre d'entre eux n'ont pas ete des laches. Une fois de plus, dans le drame national, le sang francais couls des deux cotes. La patrie vit les meilleurs des siens mourir en la defendant. Avec honneur, avec amour, elle les berce en son chagrin. Helas ! certains de ses fils tomberent dans le camp oppose. Elle approuve leur chatiment, mais pleure tout bas ces enfants morts. "


 

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Nouveau message Post Numéro: 24  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 15 Mai 2006, 12:02

Laurent Pépé a écrit:
" De ces miliciens, fonctionnaires, policiers, propasgandistes, il en fut qui repondirent aveuglement au postulat de l'obeissance. Certains se laisserent entrainer par le mirage de l'aventure. Quelques uns crurent defendre une cause assez haute pour justifier tout. S'ils furent des coupables, nombre d'entre eux n'ont pas ete des laches. Une fois de plus, dans le drame national, le sang francais couls des deux cotes. La patrie vit les meilleurs des siens mourir en la defendant. Avec honneur, avec amour, elle les berce en son chagrin. Helas ! certains de ses fils tomberent dans le camp oppose. Elle approuve leur chatiment, mais pleure tout bas ces enfants morts. "

Euh ? Oui ? Mais encore ?


 

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Nouveau message Post Numéro: 25  Nouveau message de Laurent Pépé  Nouveau message 15 Mai 2006, 12:19

Image


 

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Nouveau message Post Numéro: 26  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 15 Mai 2006, 13:20

?
Je comprends de moins en moins ?
C'est une citation de Charles de Gaulle, extraite de ses "Memoires de guerre", avec une faute d'orthographe qui est de moi et pas de lui, ou est le probleme ?


 

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Nouveau message Post Numéro: 27  Nouveau message de Laurent Pépé  Nouveau message 15 Mai 2006, 13:32

Bon........

J'ai fait une citation à l'interieur d'une citation. J'ai souligné une phrase qui me semble importante. Cette citation est parfois utilisée, tronquée de cette phrase.

That's all ..... :wink:


 

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Nouveau message Post Numéro: 28  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 15 Mai 2006, 13:58

VU !
Ouf, ca fait du bien de comprendre.
:lol:
Il est exact qu'il ne faut surtout pas citer la phrase en gras dans ta citation de ma citation de citation :? sans le reste, sinon elle peut vouloir dire autre chose.
Technique de base des falsificateurs negationnistes, merci du bon exemple
:wink:
Cordialement
Daniel


 

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Nouveau message Post Numéro: 29  Nouveau message de Laurent Pépé  Nouveau message 15 Mai 2006, 14:12

Daniel Laurent a écrit:VU !
Ouf, ca fait du bien de comprendre.
:lol:
Il est exact qu'il ne faut surtout pas citer la phrase en gras dans ta citation de ma citation de citation :? sans le reste, sinon elle peut vouloir dire autre chose.
Technique de base des falsificateurs negationnistes, merci du bon exemple
:wink:
Cordialement
Daniel


Plutot le contraire :

En ôtant la phrase en gras : :

De ces miliciens, fonctionnaires, policiers, propasgandistes, il en fut qui repondirent aveuglement au postulat de l'obeissance. Certains se laisserent entrainer par le mirage de l'aventure. Quelques uns crurent defendre une cause assez haute pour justifier tout. La patrie vit les meilleurs des siens mourir en la defendant. Avec honneur, avec amour, elle les berce en son chagrin. Helas ! certains de ses fils tomberent dans le camp oppose. Elle approuve leur chatiment, mais pleure tout bas ces enfants morts.



:shock:


 

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Nouveau message Post Numéro: 30  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 15 Mai 2006, 14:48

Aaarfff........
Laurent Pepe est plus tortueux que moi.
Enfin, pas lui mais ses sources
:lol: :lol:
Mais, effectivemment, le petit effacage est interessant....
Je n'y aurais pas pense.
Je ne ferais pas un bon negationniste apparemment
:cry:
Cordialement
Daniel


 

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