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Le marché noir

Nouveau messagePosté: 20 Aoû 2004, 14:15
de Charrette
On dit que dans les grandes villes le marché noir se développait durant l'Occupation. Et au sein de nos villages comemnt cela se réglait-il ? Y avait-il des trafiquants à propos de la nourriture (exemple : Au bon beurre avec Roger Hanin) ou de toute autre chose (l'essence) ?
Comment se concrétisait la débrouillardise chez les Français ?
Que risquait-on si on était pris en train de faire du marché noir ?

Nouveau messagePosté: 20 Aoû 2004, 20:20
de Savinien
Les villages étaient la base du marché noir , car d'ou venait le beurre, donc le lait, la viandes, la farine, les oeufs, bref, tout ce qu'il manquait pour l'alimentation ( la plus grande partie du marché noir ).

Nouveau messagePosté: 21 Aoû 2004, 17:28
de Erich Von Kluger
La traversé de paris est un excellent film, qui explique en quelques heures la périlleuse aventure que pouvait être ce marché ( vu de l'interieur )...

Nouveau messagePosté: 22 Aoû 2004, 09:13
de webmastersignal
Il faut différencier deux types de marché noir, celui que j'appellerais l'artisanal, c'est à dire l'épicier ...etc qui cherche dans les campagnes des denrées ou qui revend les stoks qui lui sont alloués tout à fait légalement sans ticket à un prix doublé. Le second type lui est plus industriel en général le forfait des certaines personnes qui ont la confiance de l'occupant et qui jouissent d'une presque totale impunité là les volumes sont important, les marchandises plus luxueuses : café, sucre, textile, cuir, pneumatiques, essence .... en fait un tas de choses impossible à dénicher et à revendre sans un appui "allemand" qui souvent n'est pas désinteressé.

Salaire moyen d'un manoeuvre en france : 1200 F, une secrétaire : 2200 F
Prix au marché noir (en 1944) : huile 1000 F/l, pommes de terre 80 F/kg, café 2000 F, riz 500 F, oeufs 240 F/dz ...etc

Bien sur le marché noir ne touche pas que les denrées : le charbon est très rare à une époque ou il servait au chauffage domestique (principalement dans les villes), l'essence, les pneus, l'huile, le tissu, le cuir (les chaussures étaient en bois pendant l'occupation, semelle comprise) ...etc

Nouveau messagePosté: 26 Aoû 2004, 20:33
de hilarion
VOici une reflexion intéressante concernant le marché noir que m'a communiqué Yves

Le réflexe de stockage est un grand classique du temps de guerre. Je me souviens de la 1ère guerre du golf, les rayons huile, sucre, sel etc. des grandes surfaces avaient été dévalisés. Véridique. Je me suis toujours demandé ce que les gens comptaient faire avec tout cela dans leur cave, à l'abri, à des milliers de km des zones de combat mais bon (et dire que c'était avant que Ben Laden devienne super méchant).

Bref, pour revenir au post (et tenter d'être sérieux). La 1ère question me fait penser à une blague cubaine (je vous épargne la narration dans le texte), recueillie chez des amis là-bas:
"un cubain se pose 3 questions dans la journée :
- comment faire pour manger ce matin
- comment faire pour manger ce midi
- comment faire pour manger ce soir"

Et de conclure "hay que inventar".
Voilà le lot de la ménagère française à l'époque : il fallait inventer, faire en sorte que ce que l'on avait ait le goût de ce que l'on avait pas etc.
Et il y avait le marché noir... et il y avait éventuellement les virées chez l'oncle ou la tante à la campagne (encore mes patates mais là c'est du véridique).
Ca fait un peu "traversée de Paris" (un bon film soit dit en passant si ce n'était pour une tirade bien anti-sémite franchouillarde douteuse au milieu qui a donné un drôle de goût à mes rigolades d'enfant sur les répliques de ce film quand j'ai atteint l'âge adulte) mais c'était ça.
Les gens devant se débrouiller ça pouvait vite tomber dans le moche (hop on dénonce le voisin pour récupérer son potager...).
Mon grand père (et oui toujours le même mais sans patates) était boucher, installé à son compte à l'époque... Il n'a jamais profité de sa profession pour monter les prix de façon honteuse, il a juste fait son boulot comme sa morale le lui dictait et tant pis si sa famille ne s'en est pas sortie plus riche en 44 (comme certains l'auraient fait à sa place). Mon grand père n'a pas été résistant mais pour moi le fait qu'il n'ait pas cherché à profiter des malheurs de l'époque font qu'il avait autant le droit de marcher la tête haute que d'autres..."

Nouveau messagePosté: 08 Sep 2004, 20:14
de Papa schultz
Les allemands disposait de bureaux d'achats qui achetaientou forçait à vendre pour soit faire du marché noir ou ravitailler les ooficiels et officiers allemnds