Page 1 sur 1

Milice et collaboration dans l'Ain

Nouveau messagePosté: 31 Aoû 2010, 20:07
de blanc-desisles
Il y a quelques temps, suite à des questionnements et le constat de l'absence d'une mise au point sur le sujet dans le départmeent de l'Ain, je me suis lancé sur la piste de la collaboration dans l'Ain, département de naissance de deux "ténors" du collaborationnisme : Darnand et Fenet. Qui, pourquoi, comment ? Voilà les fils de ma recherche :

http://3945.chez.com/lesablumsde39-45/m ... -l-ain.pdf

Re: Milice et collaboration dans l'Ain

Nouveau messagePosté: 23 Sep 2010, 21:14
de Poisoux
Bonjour
Ce lien est très intérressant. De plus, vu que vous vous intérréssé à ce sujet, j'aimerai savoir si vous auriez eu vent de deux histoires concernant la milice de l'Ain. Si oui, pourriez vous m'en dire plus sur ces deux histoire.
La première se serait passé à St Rémy à coté de Bourg-en-Bresse ou les miliciens aurait engager une course poursuite dans le village et ses environs pour apréhender un résistant.
La seconde se serait passé dans un village ou un hameau du Revermont lors des opérations de juillet 1944, je crois, ou un milicien se serait interposé à une décision des Allemands qui voulaient bruler les habitation et fusiller des habitants.

Re: Milice et collaboration dans l'Ain

Nouveau messagePosté: 19 Jan 2012, 16:19
de Poisoux
Bonjour à tous.
Hier au cours d'une rando dans le froid et le givre du Revermont, j'ai pu avancé dans ces recherches grace à plusieurs annecdotes mais dont certaines sont sujet à caution.
Ainsi la personne qui aurait sauvé d'une éxécution certaine (ils étaient alignés contre un mur avec une mitrailleuse et/ou des PM braqués sur eux par des soldats en colère et pour une bonne partie ivres) la population de femmes et d'enfants de Poisoux qui avaient été emmené à Salavre serait un maire d'un village du coins qui serait ou aurait des relations avec des miliciens. Cette histoire s'est passé le 18 juillet 1944. Comment savoir si cette personne était milicien ou pas?
Autres annecdotes.
- Les Allemands et Slaves qui composaient cette colonne ont vidé les caves de vin du village avant de le bruler et ont chargé leur rapine sur un chariot. Durant le voyage vers Salavre (environ 2km), certains ouvrirent ces bouteilles de vin et quel ne fut pas leurs surprise et leur colère lorsqu'il découvrirent qu'une bonne partie de celle-ci comportaient du sirop de béterave. De colère, ils basculère le chariot dans le fossé avec toutes les bouteilles.
- Celle-ci vient de mon grand oncle qui fut témoins de la scène. Avant ou après cette opération (opération Treffenfeld 11 au 21 juillet 1944), les maquisards firent trois prisonniers allemands ou slaves. Ceux-ci furent emmenés dans le champs en contre-bas du lavoir de Poisoux, là ils furent obligés de creuser leurs tombes et de s'agenouiller devant. Un maquisard (appartenant au 1er BFTP de l'Ain?) armé d'un revolver ou d'un pistolet logea une balle dans la tête des deux premiers. Voyant cela, le troisième tenta de s'enfuir en se jetant dans la haie séparant le champs du chemin du lavoir de Poisoux qui menait à Salavre. Or dans celle-ci se trouvait du barbelé et il fut pris dedans. Le maquisard l'abatta de plusieurs balles dans cette position avant de retirer son corps dans le trou. Ensuite, ils rebouchèrent ces trois tombes. Les corps de ces soldats furent d'éxhumés vers 1954 par les autorités allemandes. Comment peut-on savoir qui était ces hommes et dans quelles unités servaient-ils? Ou furent-ils enterrés?
- Ma grande tante (11 ans) et son grand frère (14 ans) furent aussi les témoins indirects d'un massacre de maquisards en juilet 1944 qui tentaient de s'enfuir sur les coteaux et dont les Allemands prirent pour cible à la mitrailleuse lourde. Plusieurs furent tués ou gravement bléssés. Un de ces jeunes patriotes fut emmené à Vergongeat (Situé à 2-3 km de Poisoux) dans la ferme des parents de ma grande tante soit par des maquisards soit par les Allemands(?) ou il décéda du fait de ces blessures (balle de gros calibre dans le ventre et marque de coups sur le visage).
- Ils furent aussi les témoins du B 25 Mitchell du 324th Fighter Group de la 12th US Air Force qui s'écrasa lors d’une mission de convoyage entre Ambérieu en Bugey et Dôle, au lieu-dit «Valresson», par un temps de brouillard le 30 octobre 1944. Les six membres qui ont pris place à bord trouvent la mort. Cet avion transportait des rations ainsi qu'une personne en plus qui ne put-être identifié. Le paysage était caotique avec les cadavres en morceaux de ce brave équipage pendus dans les arbres.