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La "police du maquis" AS et FTP : débat souhaité !

Pétain, Laval, le régime de Vichy et tous ceux qui furent acteurs de cette période sombre de notre histoire. La collaboration, les collaborateurs, la vie quotidienne sous la botte de l'occupant, les privations, le marché noir...
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Nouveau message Post Numéro: 11  Nouveau message de LENEVETTE Roger  Nouveau message 08 Jan 2007, 10:55

Bonjour à tous
J'arrive un peu tard sur votre débat à propos de "Police du maquis". je pense que cela vient surtout de vieilles querelles entre l'AS et les FTP dont l'origine est que pour l'AS, ils étaient surtout des attentistes et que les FTP ont été les actifs. On sait que l'attentisme a été sur l'ordre de Londres.
Qu'il y ai eu des "brebis galeuses" chez les FTP, c'est connu et il a fallu effectivement les rechercher et les dénoncer. En Bretagne ils ont été remis à la police sous contrôle des CDL. Cela n'était pas une police des maquis, mais des groupes eux mêmes qui ne tenaient pas à se voir salis par des comportements qui n'avaient rien à voir avec notre combat, et dont les "quidams" n'étaient en général pas des résistants.
Mais il faut savoir qu'avec les STO dont le nombre s'est fait grandissant fin 1943 et 1944 posait de gros problèmes à tous. Dans les parachutages, lorsqu'il y en avait,où l'on recevait des armes, il y avait également des fonds pour les aider et éviter qu'ils ne vivent en rapinant, mais ces fonds n'ont pas toujours répondu aux besoins grandissant. Les chefs régionaux et inter-régionaux avaient pouvoir d'intervenir au près de collabo notoires et des centres de recettes publiques de Vichy. Il a été facile après guerre pour les collabo de se servir de cela pour se blanchir en jetant le discrédit sur ce qui avait été fait
Tous les STO n'étaient pas dans la Résistance. loin s'en faut. Beaucoup ont été pris en charge par les agriculteurs dans les campagnes, mais pas tous, et il fallait bien qu'ils mangent, et ce ne sont pas ceux qui sont restés bien tranquillement dans leurs pantoufles, qui s'en sont préoccupés
Il est facile en 1992, de prendre ici ou là des exemples pour en sortir des vérités ou contre-vérités. Il n'était pas si simple de les vivre à l'époque.
Amicalement
Roger


 

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Nouveau message Post Numéro: 12  Nouveau message de Tom  Nouveau message 08 Jan 2007, 12:52

Roger Lenevette écrit :

je pense que cela vient surtout de vieilles querelles entre l'AS et les FTP dont l'origine est que pour l'AS, ils étaient surtout des attentistes et que les FTP ont été les actifs. On sait que l'attentisme a été sur l'ordre de Londres.


En fait, cette querelle "attentisme" vs "action immédiate" était plus politique que militaire...

En effet, du point de vue "militaire", sur le terrain, notamment à cause du manque d'armes et d'explosifs jusqu'au printemps 1944, il n'y avait pas une grande différence entre l'action des FTP (communistes) et celle de l'AS (non communiste), plus nombreuse, dont les groupes francs (+ groupes d'action ouvrière et Fer) et certains maquis étaient très "actifs", beaucoup de sabotages étant réalisés par des équipes parachutées et aidées par la Résistance. La seule différence, peut-être, est que les FTP effectuaient davantage d'attentats contre des individus (soldats isolés et surtout collabos ou prétendus tels...).

Si "Londres" a tenté de freiner cette "action immédiate" ("coup de frein" du général Koenig le 10 juin 1944 !*) dans laquelle les FTP avaient plus ou moins entraîné l'AS, c'est pour des raisons à la fois politiques et militaires ; en bref, dans l'esprit de Londres selon moi :

- pour ne pas accélérer la spirale action/répression qui favorisait les visées insurrectionnelles du parti communiste et causait de féroces représailles au sein de la population ;

- pour éviter aux résistants de se découvrir trop tôt et d'être, sans soutien extérieur, anéantis bien avant le débarquement ;

- parce que les militaires traditionnels ne croyaient pas vraiment à l'efficacité d'une guérilla avant le débarquement et préféraient envisager des "réduits" dans les zones montagneuses...

L'historien Jean-Louis Crémieux-Brilhac écrit à ce sujet dans La France libre, page 779 :
Fin février (1944), à Alger, le Comité d'action en France (...) se prononce unanimement pour l'activisme. Le 1er mars, ordre est télégraphié en France aux officiers d'opérations aériennes de "remettre immédiatement les armes reçues (...) en vue de distribution immédiate avec priorité absolue".
Il est spécifié que les FTP devront bénéficier des armes réparties au même titre que les autres mouvements. (...)
Mais l'encouragement d'Alger n'implique pas d'"agir seuls" ni de "pousser à l'action généralisée" comme le réclame le PCF. Que les maquis se défendent et multiplient le harcèlement, oui, mais qu'on se garde de mobiliser les sédentaires de l'AS et de provoquer des soulèvements populaires !


* Ordre du général Koenig, commandant les FFI à Londres, le 10 juin 1944 :
"Freinez au maximum activité guérilla STOP Impossible actuellement vous ravitailler en armes et en munitions en quantités suffisantes STOP Rompre partout contact dans mesure du possible pour permettre phase réorganisation STOP Evitez gros rassemblements STOP Formez petits groupes isolés"

Cordialement,

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Nouveau message Post Numéro: 13  Nouveau message de LENEVETTE Roger  Nouveau message 08 Jan 2007, 22:41

Ce dialogue, je connais. Cela fait plus de soixante ans qu'on nous le sert. Sans chercher à dire que les attentistes n'ont rien fait; jusqu'à la Libération, ils ont surtout répondu aux consignes reçues de Londres.
Les consignes étaient d'attendre, alors ils ont attendu, d'où le terme "Attentistes". On ne peut le leur reprocher
Pour avoir vécu la Libération, je puis répondre, que sur une dizaine de communes autour de celles où j'habitais en Ille et Vilaine, en dehors du groupe de neuf FTP auquel j'appartenais, je n'ai vu aucun des attentistes dont on parle? Et je ne veux pas dire pour cela qu'il n'en n'existait pas.
Je ne les ai pas vu le 2 août, jour de la Libération, ni les jours suivants. Depuis par contre, il s'en est découvert aussi bien dans la commune où j'habitais que dans les communes aux alentour.
Lorsque à Rennes, le Président du CDL , Yves Milon, a eu besoin de quelqu'un pour appliquer les consignes des plans violet et vert, c'est à l'inter-régional FTP qu'il s'est adressé parce que le seul disposant de groupes expérimentés à l'usage des explosifs et ayant fait leurs preuves en Bretagne et en Normandie.
Le même constat a été fait en maints autres endroits de Bretagne et d'ailleurs. Il est facile aux historiens de vouloir refaire l'histoire après coup, et c'est moins risqué. Tout cela parce que les FTP étaient communistes ou à tendance communiste. Je dirais pour les avoir bien connus, que c'était surtout des idéalistes, c'est à dire quelque chose qui ne semble plus être de mode aujourd'hui.
Les actions FTP critiquées parce qu'elles entraînaient le risque d'otages ? Elles avaient pourtant le mérite d'être plus précises que les bombardements qui se traduisaient par des victimes encore plus nombreuses et une destruction bien plus importante. Cela, tous les Alliés l'ont reconnu. Il n'y a que les Français à refuser de l'admettre
Trés cordialement
Roger


 

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Nouveau message Post Numéro: 14  Nouveau message de Tom  Nouveau message 09 Jan 2007, 13:06

Roger Lenevette écrit :

Ce dialogue, je connais. Cela fait plus de soixante ans qu'on nous le sert. Sans chercher à dire que les attentistes n'ont rien fait; jusqu'à la Libération, ils ont surtout répondu aux consignes reçues de Londres.
Les consignes étaient d'attendre, alors ils ont attendu, d'où le terme "Attentistes".


En fait, les partisans de l'"action immédiate", qui rassemblaient non seulement les communistes, mais aussi certains éléments des mouvements non communistes, finirent par l'emporter au sein de la Résistance intérieure fin 43/début 44 (voir, entre autres, la déclaration du Comité d'action en France citée ci-dessus).

La plupart des historiens universitaires (cf. François Marcot pour l'un des plus récents) sont désormais unanimes : le but était plus politique que militaire. Il s'agissait surtout, pour les communistes et les non communistes qui ne voulaient pas être débordés par eux, de mobiliser les Français en vue de l'insurrection nationale, d'ailleurs aussi approuvée par de Gaulle ("La libération nationale ne peut être séparée de l'insurrection nationale" - "Le fossé de sang est nécessaire pour noyer la collaboration...").

En effet, comme je l'ai déjà dit, sur le plan "militaire", en raison du manque d'armes et d'explosifs jusqu'au printemps 44, seuls de petits groupes furent véritablement actifs et efficaces, tant du côté des FTP et FTP-MOI (étrangers) que du côté de l'AS (groupes francs, d'action ouvrière, Fer, etc.)...

Cependant, il est vrai que la stratégie, dite "attentiste" par ses détracteurs, était, au premier chef, celle des Alliés, Anglais et Américains, qui, en général, ne croyaient pas à l'efficacité d'une guérilla sans soutien extérieur immédiat et, en particulier, ne voulaient pas d'une résistance trop active afin de ne pas fixer trop de troupes allemandes en France et de rendre le débarquement plus difficile.

Au contraire, les communistes souhaitaient attirer le plus possible de soldats allemands en France afin de soulager l'armée Rouge sur le front de l'Est.

Néanmoins, les Alliés, notamment les Anglais, ne préconisaient pas l'inaction en France, mais une action militaire décidée à Londres et encadrée par le BCRA et le SOE.

En outre, à côté de la stratégie des Alliés et celle de l'"action immédiate", on peut en distinguer une troisième occupant une position intermédiaire et qui n'a pas conduit à l'"attentisme" comme voudraient le faire croire certains.

En effet, si elle n'appelait pas à l'insurrection nationale, elle ne prônait pas pour autant l'inactivité. Excluant les actions directes contre les Allemands génératrices de représailles sanglantes contre la population, elle entendait mettre en oeuvre, dès avant le débarquement, des sabotages ferroviaires et industriels, des attentats contre les collabos patentés et des maquis bien instruits en vue d'une guérilla menée sur les arrières des Allemands attaqués par les Alliés débarqués.

Cette stratégie, minoritaire au niveau national, mais majoritaire au niveau local (par pragmatisme de nombreux chefs), était surtout celle de l'AS, mais on en retrouvait des partisans dans presque tous les mouvements non communistes...

Roger Lenevette écrit :

Pour avoir vécu la Libération, je puis répondre, que sur une dizaine de communes autour de celles où j'habitais en Ille et Vilaine, en dehors du groupe de neuf FTP auquel j'appartenais, je n'ai vu aucun des attentistes dont on parle? Et je ne veux pas dire pour cela qu'il n'en n'existait pas.
Je ne les ai pas vu le 2 août, jour de la Libération, ni les jours suivants. Depuis par contre, il s'en est découvert aussi bien dans la commune où j'habitais que dans les communes aux alentour. Tout cela parce que les FTP étaient communistes ou à tendance communiste. Je dirais pour les avoir bien connus, que c'était surtout des idéalistes, c'est à dire quelque chose qui ne semble plus être de mode aujourd'hui.
Les actions FTP critiquées parce qu'elles entraînaient le risque d'otages ? Elles avaient pourtant le mérite d'être plus précises que les bombardements qui se traduisaient par des victimes encore plus nombreuses et une destruction bien plus importante. Cela, tous les Alliés l'ont reconnu. Il n'y a que les Français à refuser de l'admettre.


Respectant au plus haut point votre témoignage en tant que combattant de la Résistance, je me permets tout de même de préciser qu'il n'aurait pas fallu dire à mon père Roger qu'il était "attentiste" parce qu'il appartenait à l'AS !

En effet, maquisard du 1er mars 1943 en Haute-Savoie, mon père fut d'abord membre d'un maquis AS très actif attaqué par les Italiens le 20 août 1943, risqua de nombreuses fois sa vie dans des coups de main au sein du corps franc de Thônes avant de combattre les miliciens et les Allemands dans la section Saint-Hubert sur le plateau des Glières le 26 mars 1944.
Ensuite, Roger prit part aux combats de la Libération (compagnie Monnet, P.C. F.F.I., brigade volante des frontières, 1er bataillon de la Haute-Savoie) au cours desquels les hommes de l'AS harcelèrent les troupes allemandes. Fin août 1944, il se porta volontaire pour la durée de la guerre dans la 7e demi-brigade de chasseurs alpins (4e compagnie du 6e B.C.A., le bataillon du Vercors) et combattit sur les crêtes alpines en haute Maurienne contre les chasseurs de montagne allemands et les parachutistes italiens fascistes, notamment à la sanglante bataille du mont Froid début avril 1945. Voir la page que je lui ai consacrée : http://alain.cerri.free.fr/index3.html

P.-S. Au sujet de l'idéalisme des FTP communistes dont vous parlez, je dirai simplement que la noble attitude idéaliste n'excuse pas les réalisations sur lesquelles débouche l'idéal en question, d'autant que, comme le dit Hölderlin : "Quand l'homme veut créer le ciel sur la terre, il crée le véritable enfer."
Je sais bien que beaucoup de FTP étaient plus patriotes que communistes au sens strict, mais "ce qui caractérise le communisme n'est pas l'idéal d'harmonie finale, mais la voie choisie pour l'atteindre : soumission au Parti, dictature, élimination des classes ennemies, abolition des libertés" (Tzvetan Todorov)...


:cheers:
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Nouveau message Post Numéro: 15  Nouveau message de LENEVETTE Roger  Nouveau message 09 Jan 2007, 16:45

Pour la généralité des FTP, la vision du communisme était beaucoup plus simple que cela :
Je la résumerai avec ce qu'on peut trouver comme définition dans un Larousse de cette époque : "Doctine de la communauté de biens appliquée aux moyens de production comme aux objets de consommation avec comme objectif, une meilleure répartition des produits du travail."
Pour les résistants de l'A.S., de D.F., de Libé-Nord ou de multiples autres réseaux, je sais trés bien qu'ils ont existé, que certains s'y sont battus et y ont parfois payé le prix fort. mais le terme "Attentisme" a été utilisé bien avant aujourd'hui. Je puis comprendre que ce terme soit désobligeant pour ceux qui se sont battus, et même également pour leurs enfants, mais il n'est pas de moi.
Pour ce qui est des FTP, je sais également qu'il y a eu des résistants autres qu'eux.
Trés cordialement
Roger


 

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Nouveau message Post Numéro: 16  Nouveau message de Tom  Nouveau message 09 Jan 2007, 19:32

Roger Lenevette écrit :

Pour la généralité des FTP, la vision du communisme était beaucoup plus simple que cela :
Je la résumerai avec ce qu'on peut trouver comme définition dans un Larousse de cette époque : "Doctine de la communauté de biens appliquée aux moyens de production comme aux objets de consommation avec comme objectif, une meilleure répartition des produits du travail."
Pour les résistants de l'A.S., de D.F., de Libé-Nord ou de multiples autres réseaux, je sais trés bien qu'ils ont existé, que certains s'y sont battus et y ont parfois payé le prix fort. mais le terme "Attentisme" a été utilisé bien avant aujourd'hui. Je puis comprendre que ce terme soit désobligeant pour ceux qui se sont battus, et même également pour leurs enfants, mais il n'est pas de moi.
Pour ce qui est des FTP, je sais également qu'il y a eu des résistants autres qu'eux.



Dès l'âge de douze ans à peine, après son certificat d'études primaires, mon père a travaillé comme apprenti, puis comme ouvrier carreleur, à l'instar de son père venu du Piémont à l'âge de quinze ans en traversant les Alpes à pied en 1903 (il a été rappelé pour faire la guerre de 14-18 dans l'armée italienne, où il a été décoré sur le Piave, avant d'épouser ma grand-mère d'origine savoyarde et d'adopter la nationalité française). En 1936, mon père, jeune ouvrier et quoique élevé en partie chez les Frères, a participé aux grandes grèves... En outre, il avait de nombreux camarades issus des FTP après l'amalgame FTP/AS/ORA dans le cadre des nouvelles troupes alpines, surtout dans le 1er bataillon de la Haute-Savoie, puis au sein de la 4e cie du 6e BCA (avec laquelle il a fait la campagne de Maurienne - Italie, puis occupé le Tyrol autrichien jusqu'à fin 45)...

Je sais donc bien que beaucoup de jeunes ouvriers, communistes ou non, engagés ou non dans les FTP, étaient épris de justice sociale et souhaitaient de tout coeur une société "propre" (un mot de l'époque, en tout cas souvent employé par mon père)...

Très cordialement,

:cheers:
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Nouveau message Post Numéro: 17  Nouveau message de Tom  Nouveau message 09 Jan 2007, 19:33

:cheers: :cheers:

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Nouveau message Post Numéro: 18  Nouveau message de LENEVETTE Roger  Nouveau message 09 Jan 2007, 23:05

Merci Tom d'être resté aussi attaché à l'histoire de ton père. Je crois que nous sommes sur la même longueur d'ondes, et s'il m'est arrivé de t'avoir blessé avec mes propos, je te prie de m'en excuser, il m'arrive parfois d'être maladroit dans l'usage des mots.
Avec tout mon respect pour cette belle image d'un fils à son père.
Roger


 

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Nouveau message Post Numéro: 19  Nouveau message de Tom  Nouveau message 10 Jan 2007, 12:25

:D Roger Lenevette écrit :

Merci Tom d'être resté aussi attaché à l'histoire de ton père. Je crois que nous sommes sur la même longueur d'ondes, et s'il m'est arrivé de t'avoir blessé avec mes propos, je te prie de m'en excuser, il m'arrive parfois d'être maladroit dans l'usage des mots.
Avec tout mon respect pour cette belle image d'un fils à son père.


C'est moi qui te remercie pour ton aimable message. Non, tes propos ne m'ont pas blessé et, durant notre bref échange, je n'ai jamais eu la moindre pensée désobligeante à ton égard. Je discutais simplement une question sans mettre en cause la personne... Sincèrement,

:cheers:

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Nouveau message Post Numéro: 20  Nouveau message de hilarion  Nouveau message 15 Jan 2007, 18:31

Je suis à l’heure actuelle en train de décortiquer le livre « pointe de Cornouaille 1940-1944 ». Ce livre contient de nombreux témoignages ainsi que des copies de documents d époque. Il apparaît que dans les mois (mai/juin) qui ont précédé la libération, de nombreuses exactions ont été commises par des résistants ou au nom de la résistance. Ces actes ternissent l’image de la résistance et ont conforté Vichy et les allemands. Peu avant la libération les maquisards prélèvent ce que j’appelle « un impôt » chez des contribuables que les responsables de la résistance ont désigné, les choses les plus recherchées sont l’alcool la nourriture et le tabac. Un document précise je cite » les bandes terroristes sont maîtresses absolues de la campagne. Elles assouvissent des vengeances personnelles, s’attaquent aux prétendus collaborateurs, aux membres du parti national Breton…. Mais brûlent aussi des fermes rançonnent aussi les buralistes, dévalisent les boulangers et les particuliers ainsi que les mairies.
Comme cette situation se développe à côté d’actes qui paraissent dictés parle patriotisme (sabotages de voies ferrées, pylônes électriques…) l’équivoque du terrorisme patriotique ne se dissipe pas.

A la terreur allemande s’oppose la terreur de la résistance, les exécutions et actes d’insécurité vont continuer tout l’été pour diminuer à l’automne 1944,. La plupart des infractions commises resteront impunies pour la plupart. Le désordre républicain va cesser petit à petit avec l’encasernement des partisans. La sortie de Guerre en Cornouaille sera effective en novembre 1944.
Il est à noter une pièce très intéressante du 15 septembre 1944 provenant du maire de l’ile de Sein adressée au préfet du Finistère, où il déplore les perquisitions sauvages effectuées par de pseudo résistants , plus motivés par les rancunes personnels et les haines de famille… .


 

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