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Major Wagenführ à Saint-Marcellin Isère

Pétain, Laval, le régime de Vichy et tous ceux qui furent acteurs de cette période sombre de notre histoire. La collaboration, les collaborateurs, la vie quotidienne sous la botte de l'occupant, les privations, le marché noir...
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Major Wagenführ à Saint-Marcellin Isère

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de orpo57  Nouveau message 24 Aoû 2022, 15:38

Bonjour,

Le Major der Reserve Hans Wagenführ a été Kommandant der Verbindungsstab 998 à Valence (Drome) de septembre 1943 à mars 1944.
Le 21 juillet 1944 il a été tué par la résistance dans une embuscade à Saint Marcellin en Isère.

je n'arrive pas à déterminer le poste qu'il occupait en juillet 1944.

Avez vous des informations . Merci d'avance
Georges

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Re: Major Wagenführ à Saint-Marcellin Isère

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Didier  Nouveau message 24 Aoû 2022, 16:24

Bonjour,

C'est bien Le Hans Wagenführ qui à été maire de Dusseldorf en 33/37 ?
je pose la question car il est donné tué en France au front mais le 21 juin 1944 ??

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Re: Major Wagenführ à Saint-Marcellin Isère

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de Alfred  Nouveau message 24 Aoû 2022, 16:53

Saint Marcellin...peut être des retombées de l'attaque du maquis du Vercors par une division allemande et les massacres commis à Vassieux et partout sur le plateau...Je connaissais bien cet endroit en 1944 ma future belle mère avait son "conscrit" du village qui avait rejoint le maquis bien qu 'étant handicapé d'un pied........

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Re: Major Wagenführ à Saint-Marcellin Isère

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de orpo57  Nouveau message 24 Aoû 2022, 23:29

Didier a écrit:Bonjour,

C'est bien Le Hans Wagenführ qui à été maire de Dusseldorf en 33/37 ?
je pose la question car il est donné tué en France au front mais le 21 juin 1944 ??


oui.
Mais il a été tué le 21 juillet 1944 à Saint-Marcellin en Isère.
C'est la date qui figure sur le site officiel allemand Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (VdK) .

l'erreur de Wiki est dupliquée sur différents sites.
Georges

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Re: Major Wagenführ à Saint-Marcellin Isère

Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de orpo57  Nouveau message 24 Aoû 2022, 23:31

Alfred a écrit:Saint Marcellin...peut être des retombées de l'attaque du maquis du Vercors par une division allemande et les massacres commis à Vassieux et partout sur le plateau...Je connaissais bien cet endroit en 1944 ma future belle mère avait son "conscrit" du village qui avait rejoint le maquis bien qu 'étant handicapé d'un pied........


Il est vraisemblable qu'il y ait un lien avec les opérations dans le Vercors. Mais je ne sais pas ce qu'il faisait là .
Georges

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Re: Major Wagenführ à Saint-Marcellin Isère

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de orpo57  Nouveau message 25 Aoû 2022, 00:13

une source primaire allemande fournit cette info :

Die leitenden staatlichen und kommunalen Verwaltungsbeamten der Rheinprovinz 1816-1945
page 798 mentionne " Gef. 21 juli 1944 Frankreich (beigesetzt Valence)



voici une source française qui corrobore la date.

Le major Kissel, Kreiskommandant Luneville, en place depuis juin 1940, avait été remplacé par le lieutenant Pottecher, un individu peu commode, hargneux et borné. Il céda rapidement sa place, en mars 1941, au capitaine Wagenfuhr (1), ancien maire de Düsseldorf, beaucoup plus urbain et qui entretenait d’excellentes relations avec le Sous-préfet intérimaire Andréani.)

(1) Wagenfuhr (1886-1944), promu major, était muté à Briey. Il rejoignit ensuite Bar-le-Duc, d’où il fut affecté en décembre 1942 à la Kreiskommandantur 998 de Valence. Il devait être tué dans une embuscade tendue par la résistance le 21 juillet 1944, près de St Marcellin (Isère).
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Re: Major Wagenführ à Saint-Marcellin Isère

Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de sniprat  Nouveau message 25 Sep 2022, 22:06

Bonsoir,

Ce "Méchant" Wagenfuhr, a dirigé le groupe d'Allemands commis les exactions sur la commune de St Donat dans la Drôme.
Il existe un livre et des articles parlant des exactions par son groupe sur St Donat. Encore aujourd'hui St Donat porte les stigmates de ces douloureux souvenirs dans les anciennes familles.

certificat de décès de Wagenfuhr.
Image


je pense que la résistance l'identifiant s'est vengée en le fusillant à St Marcellin en représailles de St Donat.

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Re: Major Wagenführ à Saint-Marcellin Isère

Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de Alfred  Nouveau message 26 Sep 2022, 08:57

Pour St Donzt sur Herbasse Voici les faits
Contexte historique

Le 15 juin, les Allemands, en représailles des multiples sabotages et attentats que la Résistance leur a infligés et peut-être du combat des Crozes, attaquent Saint-Donat et les villages environnants avec une violence inouïe et bestiale.

Vers 7 h 30, un car de soldats allemands venant de Chantemerle-les-Blés s'arrête à l'entrée du village de Chavannes, les occupants en descendent. Des jeunes gens auraient tiré une rafale de mitraillette sur le groupe. Les représailles sont immédiates, les Allemands fouillent les maisons, interpellent, arrêtent et interrogent les habitants, tiraillent de tous côtés. Madame Blachon, épouse du maire, est blessée, deux cultivateurs, Charles Bouvet, 57 ans, et Alexandre Laréal, 68 ans, et un Marseillais de 45 ans, réfugié à Marsaz, Jean Lespinasse, sont fusillés au bord de la route. Une demi-heure plus tard, le car repart en direction de Saint-Donat.

Vers 8 h 30 - 9 heures, le bourg de Saint-Donat est survolé à très basse altitude par quatre Messerschmitt 109 qui mitraillent, en cinq passages, les rues, les jardins, les maisons. Après cette préparation aérienne, trois importantes colonnes de camions tractant canons, automitrailleuses et tanks, et venant de Valence, Romans, Tain, Châteauneuf-de-Galaure encerclent le village. Au cours de cette approche, les Allemands abattent Auguste Cheval, 29 ans, ouvrier agricole travaillant dans une vigne à Bren.

Aimé Michelon, responsable du maquis FTP (Franc-Tireur et partisan), raconte le début de cette journée : « Des gens affolés étaient dans les rues, je les ai engagés à rentrer chez eux, de se mettre bien à l'abri derrière les murs de façon à ne pas prendre les éclats de mitrailleuses. Je suis allé chez Bonfils où j'avais rendez-vous [Le café Bonfils était un lieu de rencontres des résistants]. Le café était fermé et, au même moment, une estafette est passée, une auto de chez nous qui nous crie : « Les Allemands sont à Chavannes, ils viennent en direction de Saint-Donat et ont fusillé des gens à Chavannes ». Ils m'ont crié de l'estafette : « Tu montes vite au camp et tu leur dis de faire le mouvement de repli qui est prévu, sur Bozambo [à Saint-Christophe-et-le-Laris] ». Ça s'est communiqué à Yves, René [Yves Simon et René Fanget, les responsables du camp]. Et ils ont effectué le mouvement de repli. Mon intention était de vite repartir, rejoindre les gars qui étaient déjà là-haut, partir avec eux pour leur montrer l'itinéraire, parce que c'était nous, avec Chevelu, qui avions reconnu le parcours avant. Immédiatement, j'ai pensé qu'à la maison - quatre ou cinq jours avant - il s'était monté un petit hôpital militaire, pour soigner éventuellement les blessés, qui se trouvait situé dans le hangar à fagots de la boulangerie Ronjat ».
Dès le début de l'attaque, l'hôpital clandestin a pu être évacué. Seul, parce qu'il était moins atteint, le jeune Yves Péron, ouvrier en chaussures, âgé de 15 ans 1/2, blessé le 9 juin aux Crozes, se cache dans une cabane de jardin. Il est découvert par les Allemands, interrogé, frappé et lâchement abattu sur la commune de Margès, près du château de la Sizeranne.

D'autres groupes ont décroché en direction de Claveyson. C'est au cours de cette manœuvre que le jeune Léon Pascal, tentant de se sortir du bouclage allemand, est tué à Ratières.
Pendant leur approche, sur la route de Charmes, les Allemands blessent mortellement, sans aucune sommation, un jeune agriculteur, Désiré Bayard, devant sa femme et ses deux filles et s'opposent à ce que des soins lui soient donnés. Il décèdera quelques jours plus tard.

Les Allemands en grand nombre (on cite 1 500 ou 2 000) investissent Saint-Donat en tirant des coups de feu. Un groupe d'officiers assisté d'un milicien qui avait tenté, quelques jours avant, de s'infiltrer chez les résistants, avance dans la rue principale. Les troupes mongoles, sous la conduite d'officiers allemands, perquisitionnent, puis pillent systématiquement maisons et commerces. D'autres interpellent des habitants, les chassent de leurs maisons, en les frappant. 83 otages, de 13 à 83 ans, sont rassemblés à midi, face au mur devant la poste. Au moindre geste, ils sont sauvagement frappés. Ils sont interrogés individuellement, violemment, par un officier assisté du milicien. Presque tous sont libérés vers 16 heures, aucun n’a parlé. Quelques-uns, particulièrement maltraités, sont emmenés à Valence, la plupart relâchés le lendemain. Mais trois d’entre eux, Louis Fau, 32 ans, originaire du Cantal, gendarme à Saint-Donat, membre des MUR (Mouvements unis de la Résistance), Émile Gay, 73 ans, charcutier à Saint-Donat, membre d’un groupe-franc et Albert Bernard, coiffeur de 20 ans, seront transférés au fort Monluc et fusillés, avec trente autres compagnons, à Portes-lès-Valence, le 8 juillet 1944.

Pendant toute la journée, le pillage continue, les camions allemands s'emplissent. Par la suite, 240 dossiers de sinistrés ont été déposés. Le montant de ces pillages a été évalué à l'époque à plus de 15 millions de francs.
Après cette mise à sac du village, pour parfaire leurs forfaits, les soldats et leurs troupes répressives (les « Mongols ») s'emparent des femmes, jeunes filles et fillettes qui sont ignominieusement violées. 57 viols sont officiellement déclarés, il semble qu'il y en ait eu bien davantage.
Parmi ces victimes, figure Jeannie Chancel, fille de Mady et Jean. Elle avait 13 ans. Quelques semaines après, elle mourra de cette atroce tragédie. Aragon et Elsa Triolet, alors présents à Saint-Donat, ont pu gagner la colline, se cacher dans la campagne et échapper ainsi au massacre. Au retour, ils trouvent leur maison saccagée comme les autres. Quelques jours plus tard, au cours d'un déplacement à Lyon, ils rendent visite à Jeannie, la fille de leurs amis, hospitalisée. Après son décès, Aragon composera le poème « D’une petite fille massacrée ».
Grâce à la présence d'esprit de madame Métifiot et de ses deux filles, le commandant « Azur » qu'elle hébergeait et son poste émetteur n'ont pas été trouvés. Cependant, même si les Allemands n'ont pas découvert ce et ceux qu'ils cherchaient, le bilan de cette journée est très lourd pour Saint-Donat.

Auteurs : Jean Sauvageon et Robert Serre
Sources : AN, F/1CIII/1152, rapport préfet. ADR, 3808 W 365, 3849 W 2. ADD, 1920 W, 132 J 1, 132 J 30, 132 J 25. Rapport Michelon-Chevelu. Rapport de Piron Dominique Messika, Dominique Veillon, Résistances, histoire de familles, 1940-1945, ed. Armand Collin, 2009. Martin, thèse. Pour l’Amour de la France. La Picirella, Témoignages sur le Vercors. Pons, De la Résistance à la Libération. Drôme Nord. Léculier Ch. de Richters, Rien qu’un village de France, (Saint-Donat), Ophrys 1945. Leroyer, MJ Romans. VB. Jean Uzel, La vie en souvenirs, Chavannes 1900-1950. Stèles, monuments aux morts, plaques Portes, Saint-Donat, Saint-Marcel-lès-Valence, Bren, Larnage, Ratières, Romans, Margès, Chavannes.

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