Bon, d'un côté, çà me rassure, car j'avais pondu mon tout petit résumé sans aucune prétention, en me fondant, uniquement, sur les documents français des années 1909-1911, en 2010 !
Sinon, tu pourrais, éventuellement, corriger ta fiche technique à propos de l'autogire allemand sans moteur
Focke-Achgelis Fa 330"Bachstelze", parce que, si effectivement, il en avait été construit 200 exemplaires et qu'on pouvait le mettre en l'air en "7 minutes", les quelques équipages de
U-Boote qui l'avaient testé, s'étaient très vite rendus compte qu'il y avait un sérieux problème, car il fallait 11 minutes, "avec le vent dans le dos" - c'est le cas de le dire! - pour parvenir à le "rapatrier" de 200 m d'altitude jusqu'au pont du soum ! ... Situation qui n'était pas franchement bonne pour ledit soum, quand on risquait de voir apparaître, en dépit de la veille "à longue distance" de l'observateur de l'autogire, un ou plusieurs destroyers, prêts à lui fumer la tronche! Sans compter qu'il fallait un vent "virtuel" de 40 km/h, vitesse de l'U-Boot en surface incluse, autrement dit, à bord d'un "truc" aussi compliqué qu'un soum, qui frôlait, au mieux, les 18 nœuds (30 à 32 km/h), en surface, et où il fallait, dès lors, fermer les écoutilles, pour éviter de mourir noyer, tout en ayant, au préalable, pour éviter les dégâts "internes", refiler des bassines et des sacs en papier à l'équipage, pourtant amariné, et où on avait largement autre chose à battre que de mettre en l'air un "cerf-volant autogire". A dix nœuds, par mer calme, il fallait tabler sur un vent favorable "stable" de 12-15 nœuds, sauf que mer calme et vent sont rarement de concert! Ce n'est pas pour rien qu'en 1911, la marine française avait procédé à des essais, sur un de ces bâtiments réputé le plus rapide, par beau temps, en Méditerranée et au large des côtes corses. Ces aimables autogires allemands avaient du pourrir dans un hangar, comme beaucoup d'autres projets!