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La Mort est mon métier

Venez nous présenter votre dernière lecture ou des ouvrages qui vous tiennent particulièrement à coeur.
Parlons des dernières parutions concernant la seconde guerre mondiale.
Une belle photo de la couverture est toujours la bienvenue...
MODÉRATEURS: Gherla, Marc_91

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Nouveau message Post Numéro: 21  Nouveau message de warbird  Nouveau message 09 Avr 2004, 12:05

sur l'evacuation du dunkerque du même Robert MERLE il faut lire week end a zuydcoote dont à été tiré un film avec Belmondo


 

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Nouveau message Post Numéro: 22  Nouveau message de warbird  Nouveau message 09 Avr 2004, 12:06

ooops je vois que yves l'avais déja signalé desolé :oops: :oops: :oops:


 

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Nouveau message Post Numéro: 23  Nouveau message de OjO  Nouveau message 10 Avr 2004, 19:28

Il est clair que "la mort est mon métier" est un classique pour qui veut comprendre un tant soit peu les ressorts psychologiques des acteurs de la Schoah.

Tous nous avons pu avoir un jour l'envie de tuer UN homme.
Quelques uns d'entre nous ont pu hélas avoir à le faire, dans telle guerre ou dans telle autre.
Et nombreux aussi sont les lecteurs de ce forum qui ont une expérience militaire.

Mais comment comprendre le fait de tuer froidement des centaines de milliers de personnes ?
Par l'obéissance ?
Par la colère ?

Les ressorts qui animent l'homme sont complexes.


Et comme dit Robert Merle dans sa préface au livre rajoutée en 1972 :

" Qu'on ne s'y trompe pas, Rudolf Lang n'était pas un sadique. Le sadisme a fleuri dans les camps de la mort, mais à l'échelon subalterne. Plus haut, il fallait un équipement psychique très différent."
" Il y a eu sous le nazisme des centaines, des milliers de Rudolf Lang, moraux à l'interieur de l'immoralité, consciencieux sans conscience...
...Tout ce que Rudolf fit, il le fit non par méchanceté, mais au nom de l'impératif catégorique, par fidélité au chef, par soumission à l'ordre, par respect pour l'Etat. Bref, en homme de devoir;
et c'est en cela justement qu'il est monstrueux."




Selon la date de l' édition que vous possédez, elle peut ou non être préfacée.
A ce sujet, voici un extrait d'une autre préface de l'auteur d'un autre de ses livres ( un animal doué de raison ) :


"Bien du temps a passé depuis la parution de la mort est mon métier. Mais je me reproche encore d'avoir omis, par une inexcusable nonchalance,de donner une préface au livre. Toute paresse est punie, et la mienne l'est cruellement, quand les lecteurs de bonne foi mettent en doute, 15 ans après sa publication, l'historicité de mon récit. Il eut été si facile, pourtant, d'arrêter le lecteur quelques instants et lui dire : tout, a part son nom, est vrai dans l'histoire de Rudolf Lang. Sa vie, sa carrière. Et quant à la genèse de l'usine de la mort d'Auschwitz, j'ai, pour la retracer, fait oeuvre d'historien : je l'ai reconstituée pierre par pierre, document par document, à partir des archives de Nuremberg ( mises à ma disposition pendant plusieurs mois par le Centre de documentation juive internationnal )."


 

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Nouveau message Post Numéro: 24  Nouveau message de raca  Nouveau message 10 Avr 2004, 20:22

Tous nous avons pu avoir un jour l'envie de tuer UN homme.
Quelques uns d'entre nous ont pu hélas avoir à le faire, dans telle guerre ou dans telle autre.
Et nombreux aussi sont les lecteurs de ce forum qui ont une expérience militaire.

Mais comment comprendre le fait de tuer froidement des centaines de milliers de personnes ?
Par l'obéissance ?
Par la colère ?

une remarque :
en guerre , on ne tue pas un homme : On tue un ennemi ; on tue pour ne pas etre tué ; on tue parfois par colère , mais seul les veules tuent par obeissance
par fidélité au chef, par soumission à l'ordre, par respect pour l'Etat

et c'est ce qui differencie l'HOMME de L'INSTRUMENT .et certains se sont fait tuer plutot que d'obeir ......

Juste un point de psycho , a debattre .... peut etre sur un autre forum ....
:wink:


 

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Nouveau message Post Numéro: 25  Nouveau message de GQG Center  Nouveau message 15 Avr 2004, 09:27

Un peu hors sujet quoi que :wink: .....En 1963, à l'université de Yale fut menée une experience qui permit de décortiquer quelques peu les mécanismes du nazisme.
Cette expérience fut d'ailleurs utilisée et mise en scène dans un excellent film fiction sur l'assassinat de Kennedy (I comme Icare avec Y Montand), et montre comment, soumis à une autorité, l'homme peut assassiner froidement. Le fameux "nous n'avons fait qu'obeïr aux ordres" se voit ici très bien expliqué.

Protocole d'experience:

L'université, comme cela se fait plus aux Etats Unis qu'en Europe, passe une simple petite annonce pour demander des volontaires "cobayes" moyennant rémunération, dans le but de participer à une expérience en milieu de laboratoire.
Trois sujets vont être mis en scène une fois le recrutement fait.

1)Un sujet non averti: il a lu l'annonce et vient gagner un peu d'argent.

2)Un comédien: dont le premier pense qu'il a comme lui répondu à l'annonce du journal et vient gagner un peu d'argent.

3)Une autorité: le psychiatre en blouse blanche (un vrai professeur d'université, celui là, qui est le créateur du protocole d'expérience)

Officiellement(prétexte bidon bien sûr!!!), on va tester l'effet de stimulis douloureux sur la capacité à répondre à des questions ou quelque chose dans ce style.

Une chaise electrique, sur laquelle s'assoie le comédien après un tirage au sort evidement truqué.
Le sujet non averti, lui, se trouve de l'autre coté d'un vitrage avec devant lui un pupitre plein de boutons et de commandes diverses, plus un micro par le biais duquel il va s'adresser au sujet non averti.
L'autorité(le psy en blouse blanche) se tient à coté de lui et lui remet un questionnaire d'une quarantaine de question qu'il va devoir poser au comédien assit sur la chaise, de l'autre côté de la vitre. A chaque mauvaise réponse du comédien, le psychiatre ordonnera au sujet non averti d'envoyer une decharge electrique dont l'intensité sera croissante au fur et à mesure des mauvaises réponses. Le comédien quant à lui, simulera la douleur (car la chaise n'est pas electrifiée du tout bien sûr, sauf dans la tête de celui qui posera les questions!!!!), jusqu'à faire semblant de ressentir des douleurs attroces à hurler.

Résultat: je ne vous donnerai pas le chiffre exact, car je ne l'ai plus en tête(mes études de psycho remontant hélas à loin maintenant :( ) , mais un pourcentage TOTALEMENT EFFRAYANT de cobayes non avertis furent capables, soumis et protégés par l'autorité de la blouse blanche, de tuer(soit disant bien sûr) le fameux comédien, pensant qu'ils envoyaient des décharges electriques mortelles!!!!!!!!

Le but de cette expérience était justement de comprendre les mécanismes de soumissions à l'autorité, et les résultats permirent d'analyser l'impact de l'autorité nazie sur les "éxécutants".


 

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Nouveau message Post Numéro: 26  Nouveau message de Yves  Nouveau message 15 Avr 2004, 10:39

La référence à cette expérience est très bien vue, je n'ai pas non plus les chiffres en tête mais la proportion de ceux qui mettaient en doute le bien fondé de l'expérience était assez faible.

En fait, il y avait deux "options" pour la même expérience. Option entre guillemets car le sujet n'avait pas le choix, c'était juste le chercheur qui faisait l'expérience qui choisissait l'une ou l'autre.

Dans un cas le sujet posait les questions à l'acteur en présence d'une blouse blanche (assimilée à l'autorité effectivement), dans l'autre la blouse blanche laissait rapidement le champ libre et sortait de la salle sous un prétexte quelconque en demandant au sujet de continuer l'expérience.

Dans le premier cas la tendance générale était que le sujet poussait l'expérience très loin, non pas forcément par soumission mais surtout parce qu'il se sentait "couvert" par la présence de l'autorité. En somme il ne se posait pas trop de questions de conscience (ou moins) car il y avait la caution scientifique de la blouse blanche (sous entendu, c'est un expert qui sait ce qu'il fait donc je peux suivre ses ordres) et le fait de se dire, "c'est lui le responsable, je ne suis que l'exécutant".
Dans le second cas, la plupart des sujets abandonnaient l'expérience à des stades bien moins avancés que dans le premier cas. La blouse blanche n'était plus là pour les dédouaner, ils étaient face à leur conscience.

A rapprocher des témoignages de bourreaux nazis dans le documentaire Shoa, où les types expliquent froidement qu'ils faisaient leur boulot, qu'ils n'étaient pas responsables, qu'ils ne faisait que suivre leur hiérarchie... pas des monstres juste des fonctionnaires zélés qui suivaient les décisions d'un chef "qui sait ce qu'il fait parce qu'il est chef"


 

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Nouveau message Post Numéro: 27  Nouveau message de babou  Nouveau message 15 Avr 2004, 17:23

je l'ai vu dans I comme Icare! En plus ils ont corsé l'expérience. Une autre "blouse blanche " rejoint la 1ère, en plein milieu de l'expérience, à un moment ou le comédien est censé recevoir des décharges presque léthales. Une dispute simulée entre les "blouses blanches" sur la nécessité de continuer, le cobaye ne se sentant plus soutenu par "l'autorité" arrêtait de lui même l'expérience .


 

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Nouveau message Post Numéro: 28  Nouveau message de Drade  Nouveau message 25 Avr 2004, 15:44

Yves a écrit:D'après ce que j'ai appris récemment, "La mort est mon métier" a été adapté au cinéma par le réalisateur ouest-allemand Theodor Kotulla en 1952... je n'ai jamais eu l'occasion de le voir, et vous ?


Où as -tu entendu parler de ce film ? Ca vaudrait le coup d'en savoir plus!!


 

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Nouveau message Post Numéro: 29  Nouveau message de Sgt Risko  Nouveau message 25 Avr 2004, 16:26

Je l'ai lu il ya 5 ans et c'est mon bouquin préféré de Merle (disparu récemment)
A+


 

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Nouveau message Post Numéro: 30  Nouveau message de Yves  Nouveau message 26 Avr 2004, 09:21

Salut Drade,
J'ai découvert l'existence de ce film dans un article en hommage à Robert Merle.
Par contre je viens de me rendre compte que je me suis trompé sur la date de réalisation du film, en fait c'est le livre qui est sorti en 1952.
Le film, lui a été réalisé en 1976...

http://www.goethe.de/uk/mon/video/filme_a/fauseinemdtleben.htm

J'ai regardé à droite et à gauche et à mon avis, ça ne va pas être simple d'en trouver une copie !


 

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