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Recherche de références bibliographiques pour...

Nouveau messagePosté: 21 Juin 2007, 13:34
de Joey
- la fuite des populations allemandes devant le rouleau compresseur soviétique à l'est de l'Oder en 1944-1945. Dans ce contexte la fuite des populations allemandes aidée par les transports marins et sous-mariniers de la Baltique.
- les relations d'avant et pendant la guerre entre l'Allemagne nazie et le Japon.
- les exactions commises par la Wehrmacht et les SS sur le front de l'Est, ainsi que par l'Armée rouge dans la phase de reconquête des territoires.
- la résistance allemande.
- le siège de Léningrad.
- le mythe de l'aryen supérieur, descendant des Hyperboréens fondateurs de la cité d'Agarttha (globalement, tout ce qui touche aux mythes nazis à savoir les expéditions scientifiques dépêchées pour trouver la porte menant au monde souterrain, l'histoire de la swastika (la croix gammée), etc..).
- les expérimentations scientifiques sur les prisonniers.
Je commence à être à court d'idées ! Bon je pense que c'est pas mal pour un début ! Si vous avez des suggestions concernant la lecture de tel ou tel ouvrage considéré comme indispensable, n'hésitez pas à m'en faire part je suis tout ouïe ! Merci d'avance ! Une bonne après-midi ! Ciao tout le monde !

Nouveau messagePosté: 04 Juil 2007, 16:03
de pierre69
en ce qui concerne les expérimentations médicales nazies, le livre de référence est le pavet "Croix gammée contre Caducée - Les expériences humaines en Allemagne pendant la Deuxième Guerre Mondiale" du Docteur François Bayle, paru chez l'auteur en 1950. L'auteur était médecin psychiatre et participa au travaux de la Commission française qui participa à l'instruction des différents procès de Nuremberg (info données sous toute réserve)
en tout cas, c'est bien meilleur que Bernadac ou Aziz du style les Médecins de la mort ou les médecins maudits
malheureusement très rare et très chère

Nouveau messagePosté: 04 Juil 2007, 16:16
de pierre69
en ce qui concerne l'aspect ésotérique de l'idéologie nazie, je te conseille vivement "Les racines occultistes du nazisme " de l'anglais Nicholas GOODRICK-CLARKE, traduit et édité en France aux éditions Pardès, (encore dispo je pense chez n'importe quel libraire en ligne) il s'agit de l'anti-thèse du très bidonné "Matin des magiciens" des sieurs Bergier et Pauwels
attention le texte est plutôt hardu, voire même un peu rebutant, mais l'auteur a fait un travail de recherche documentaire impressionnant

pour finir de répondre à ta question, notamment sur la croix gammée, le mieux que tu puisses faire est de te reporter à Mein Kampf (édit Nouvelles Editions Latines), Hitler consacre un passage de son bouquin à expliquer pourquoi il a choisi ce symbole, le choix des couleurs etc...

crimes sur le front de l'est

Nouveau messagePosté: 04 Juil 2007, 16:29
de pierre69
enfin , en ce qui concerne les exactions sur le Front de l'est, j'ai bien aimé "la guerre d'extermination de Staline (1941-45)" de l'allemand Joachim Hoffmann, traduit en français aux editions Akribeia, on peut le trouver sur internet, en plus, Hoffman consacre un chapitre à la théorie du "Brise glace" de Souvarov,
sur le même sujet, tu as également "La guerre civile européene" de l'allemand Ersnt Nolte traduit en français aux éditions des Syrtes, mais seulement une partie de cet ouvrage est consacrée au front de l'est

Nouveau messagePosté: 05 Juil 2007, 11:31
de Nanou
bonjour Joey,
si tu cherches d'autres références concernant le mythe aryen je te conseille vivement "Opération Ahnenerb, de Heather Pringle : "toute la culture humaine, toutes les réalisations artistiques, scientifiques et technologiques que nous avons devant nous sont quasi exclusivement le résultat de l'esprit créatif des Aryens", dixit Hitler dans "Mein Kampf".
l'auteur analyse l'histoire de l'institut Ahnenerbe créé par Himmler... passionnant... le but ? découvrir les preuves des hauts faits des ancêtres des allemands, jusqu'au paléolitique...

bonne lecture

source : Heather Pringle (prix : 22,50 euros) éditions Pressen de la Cité

Bonjour !

Nouveau messagePosté: 06 Juil 2007, 13:55
de Joey
Merci beaucoup pour ces informations, j'en ferais assurément bon usage ! Une bonne journée ! Ciao !

Nouveau messagePosté: 10 Juil 2007, 21:28
de JFK
- les expérimentations scientifiques sur les prisonniers.


La médecine nazie et ses victimes (un sujet en parle, il faut faire une recherche), de Enrst Klee.

Les médecins de la mort, 4 volumes de Philippe Aziz (Karl Brandt L'homme En Blanc Du III E Reich, Joseph Mengele Ou L'incarnation Du Mal, Des Cobayes Par Millions, Au Commencement Etait La Race)

Sinon, une amie a fait un travail sur l'intervention du CICR dans l'indemnisation des victimes d'expériences médicales.

Nouveau messagePosté: 10 Juil 2007, 21:36
de Prosper Vandenbroucke
Bonsoir Joey,

Pour Léningrad:
Auteur : SALISBURY HARRISON E.
Livre : LES 900 JOURS, LE SIEGE DE LENINGRAD
Edité par Albin michel - Paru en 1970

Pour la résistance allemande:
Didier Chauvet, Sophie Scholl, une résistante allemande face au nazisme, L'Harmattan

Amicalement
Prosper ;)

Nouveau messagePosté: 11 Juil 2007, 15:30
de St Ex
JFK a écrit:
- les expérimentations scientifiques sur les prisonniers.


La médecine nazie et ses victimes (un sujet en parle, il faut faire une recherche), de Enrst Klee.

Les médecins de la mort, 4 volumes de Philippe Aziz (Karl Brandt L'homme En Blanc Du III E Reich, Joseph Mengele Ou L'incarnation Du Mal, Des Cobayes Par Millions, Au Commencement Etait La Race)

Sinon, une amie a fait un travail sur l'intervention du CICR dans l'indemnisation des victimes d'expériences médicales.


Il y a un Dreyfus (me souviens pas du prénom et il ya au moins 2 dreyfus historien!!!) qui a fait un bouquin sur les déportés-résistants (titre exact???, voir Google!!!) qui indique que les déportés résistants français et reconnus comme tels ont touché 5000 francs français valeur 1960 soit 18 fois le SMIG (et pas SMIC) de l'époque pour solde de tous compte. En ce qui concerne le "dédommagement" des victimes "d'expériences médicales", ce fut très difficile à obtenir mais il y a eu qquue chose, je vais essayer de retrouver (je crois que cette mme Vaillant-Couturier et Geneviève Anthonioz-De Gaulle qui se sont occupées de cela).

St Ex

St Ex

Re: crimes sur le front de l'est

Nouveau messagePosté: 13 Oct 2007, 15:47
de Nicolas Bernard
pierre69 a écrit:enfin , en ce qui concerne les exactions sur le Front de l'est, j'ai bien aimé "la guerre d'extermination de Staline (1941-45)" de l'allemand Joachim Hoffmann, traduit en français aux editions Akribeia, on peut le trouver sur internet, en plus, Hoffman consacre un chapitre à la théorie du "Brise glace" de Souvarov,
sur le même sujet, tu as également "La guerre civile européene" de l'allemand Ersnt Nolte traduit en français aux éditions des Syrtes, mais seulement une partie de cet ouvrage est consacrée au front de l'est


Tsss... Franchement pas habile de votre part, tout ça.

Joachim Hoffmann est un négationniste allemand, judiciairement condamné en Allemagne en tant que tel si mes souvenirs sont bons. Un escroc intellectuel qui a vendu ses services à l'extrème-droite locale. Son ouvrage "majeur" (au sens de "falsification majeure"), Stalins Vernichtungskrieg. Planung, Ausführung und Dokumentation 1941-1945, tentait médiocrement d'établir la thèse d'un Hitler pacifiste qui aurait devancé l'ignoble Staline un certain 22 juin 1941, lequel se préparait à lancer ses hordes de soudards à l'assaut de l'Europe.

Comme si cette foutaise ne suffisait pas, Hoffmann allait encore plus loin, et niait explicitement la réalité et l'ampleur de l'extermination des Juifs par les nazis, pure propagande soviétique selon lui. Tandis que les atrocités soviétiques sont mises en avant - et attribuées aux Juifs de l'entourage de Staline -, celles des Allemands sont attribuées à la Pravda.

Hoffmann reprenait notamment à son compte le bobard négationniste (pléonasme) usé jusqu'à la corde des Einsatzgruppen luttant courageusement contre des partisans (juifs), mais commettant à l'occasion une ou deux bavures contre la population civile (juive) qui soutenait indéfectiblement les partisans (juifs).

Il faisait également grand cas du chiffre de 74.000 déportés décédés au camp d'Auschwitz, d'après les registres tenus par les S.S., embarqués par les Soviétiques en 1945 et déclassés à Moscou en 1992. Mais c'était oublier - sciemment - que les "registres" S.S. d'Auschwitz n'incluaient que les morts faisant partie de la catégorie des prisonniers dûment enregistrés par tatouage à leur arrivée au camp, soit de 15 à 30% des convois de déportés. Lors des sélections à l'arrivée des convois, les nazis faisaient le tri entre les "aptes" au travail (hommes pour la plupart, ni trop jeunes ni trop agés pour la plupart) et les "inaptes" (femmes, enfants, personnes âgées). Les "inaptes" étaient envoyés directement aux chambres à gaz, sans être enregistrés.

A noter également : la plus grande partie des registres ont été détruits par les S.S avant l'arrivée des Soviétiques. Les "74.000" ne représentent donc qu'une petite partie des prisonniers (c'est à dire les esclaves enregistrés à leur arrivée au camp) assassinés. Curieusement, Hoffmann concède ce point, sans commentaire, tout obsédé qu'il est par l'idée de réduire au maximum le nombre de déportés tués à Auschwitz - quitte à manipuler certaines recherches historiques pour ne retenir que la fourchette la plus basse, et la réduire encore davantage.

Si l'on ajoute que l'édition ayant publié Hoffmann en traduction française n'est autre qu'une officine négationniste, Akribeia, l'on ne peut que constater l'ineptie historique totale du "travail" considéré.

Quant à Ernst Nolte, cet "historien" totalement discrédité en Allemagne a malheureusement trouvé une seconde jeunesse en France, où il a reproduit (sciemment ?) de la propagande négationniste initiée par Robert Faurisson dans sa correspondance avec le regretté François Furet (lettre du 5 septembre 1996 publiée dans l'ouvrage commun Fascisme et communisme, Plon, 1998 - voir notamment p. 87-95). Ni François Furet, ni d'ailleurs aucun autre historien n'a relevé le fait. Et alors qu'Ernst Nolte s'intégrait davantage dans une rhétorique négationniste, puisque correspondant avec Faurisson et d'autres négateurs (voir Gilles Karmasyn et alii, "Le négationnisme sur Internet", Revue d'Histoire de la Shoah n° 170, septembre-décembre 2000, p. 22), l'un de ses ouvrages, majeur mais fort contesté, La Guerre Civile Européenne 1917-1945, était traduit en français et publié aux Editions des Syrtes en 2000...

Pour rappel, les thèses de Ernst Nolte (très novateur spécialiste du totalitarisme plusieurs décennies auparavant) avaient pris un tournant plus radical dans les années 80, et avaient fait l'objet d'une ardente polémique en Allemagne dans le cadre de l'Historikerstreit, la fameuse "Querelle des Historiens", portant sur la place du nazisme dans l'Histoire et la mémoire allemandes (voir à ce sujet Devant l'histoire. Les documents de la controverse sur la singularité de l'extermination des Juifs par le régime nazi, Cerf, 1988, et Edouard Husson, Comprendre Hitler et la Shoah. Les Historiens de la République fédérale d'Allemagne et l'identité allemande depuis 1949, P.U.F., 2001).

L'absence de réaction des historiens et des intellectuels français devant cette assimilation des "thèses faurissoniennes" par Ernst Nolte pose plus que jamais la lancinante question des compromissions universitaires en la matière.