Post Numéro: 24
de kfranc01
19 Oct 2019, 19:54
alain adam a écrit:
L'autonomie me semble légèrement sur-évaluée, mais les sources divergent sur ce point. En fait sur ce type de transmissions, les moteurs thermiques travaillaient toujours au même régime pour alimenter les génératrices. Ce sont ces génératrices qui fournissaient du courant aux moteurs thermiques qui développaient ainsi plus ou moins de puissance selon les commandes du pilote.
Donc aussi bien en tout terrain qu'en vitesse maximale sur route, le "ron-ron" des moteurs thermiques restait le même : la consommation était la même en rapport horaire.
Alain
Bonsoir,
Je suis surpris par cette affirmation; car en entrée génératrice, on aurait un couple constant (moteur thermique ronronnant...), et de l'autre côté sortie génératrice, une puissance variable qui est fonction des commandes du pilote. Ça ne marche pas; si on n'équilibre pas en puissance la génératrice; elle crame inévitablement.

C'est un principe de base de la thermodynamique appliqué aux machines: conservation de la puissance sur la chaine de transmission aux pertes entropiques prêts (qui sont fonctions des rendements des éléments de la chaine de transmission).
Donc je me pose la question suivante: comment est géré le trop plein de puissance à la génératrice ???
La solution la plus classique dans ce type de machine, c'est d'équiper le moteur thermique entrainant la génératrice d'une régulation de puissance pour fonctionner à un régime fixe (afin d'avoir une fréquence sur la génératrice constante). Le régulateur aura pour fonction d'agir sur le papillon de gaz pour maintenir ce régime quelque soit le couple moteur. Il existe principalement trois types de régulation : la régulation mécanique (on joue sur la résistance d'une masselotte), une régulation ventilée ou à air (on joue sur la résistance du passage de l'air ou des gaz d'échappement via un clapet installé dans le circuit) et la régulation électronique inexistante à l'époque (remplacement du carburateur par une pompe à injection piloté par électronique). Ce type de dispositif évite aussi l'emballement du moteur à vide.
Il en résulte que le moteur consomme plus ou moins selon l'appel de puissance, tout en tournant à la même vitesse. Sa consommation évolue avec l'appel de puissance; la consommation n'est pas constante en rapport horaire.
Comme n'importe quelle machine mécanique, il doit exister un régime de marche dit 'économique' qui optimise la consommation. A marche économique; il devrait y avoir un gain important d'autonomie.... au détriment de la vitesse.
L'autre alternative serait d'installer de grosses résistances électrique de dissipation du trop plein de puissance côté circuit électrique; hors je ne me souviens pas d'en avoir vu sur les plans que j'ai pu apercevoir. Elles serait particulièrement volumineuse, équipé d’ailette de refroidissement, raccordé par des câbles de très grosse section. Cela serait une solution technique particulièrement absurde, mais bon pourquoi pas, en théorie ça peut marcher !
A noter qu'une génératrice fournie du courant à des moteurs électriques, et non à des moteurs thermiques; petite coquille d'écriture.
Voila !

Le meilleur apéro n'est pas nécessairement le plus cher, c'est celui que l'on partage !