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Épaves et pollution : Les larmes noires de l’océan | ARTE

Nouveau messagePosté: 29 Juil 2020, 06:07
de Mat02
Avec la corrosion, les épaves de la Seconde Guerre mondiale représentent une menace à grande échelle de pollution aux hydrocarbures. Face à l’inaction des pouvoirs publics, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme.

Re: Épaves et pollution : Les larmes noires de l’océan | ARTE

Nouveau messagePosté: 29 Juil 2020, 06:28
de Dog Red
Un sujet très intéressant évoqué de temps à autre.

Merci pour le partage.

Re: Épaves et pollution : Les larmes noires de l’océan | ARTE

Nouveau messagePosté: 29 Juil 2020, 08:43
de Patrick.Fleuridas
Bonjour à tous,

Les quantités de munitions chimiques jetées par l'URSS en particulier, mais aussi par d'autres pays sont aussi une menace. Ces produits restent actifs...
Patrick

Re: Épaves et pollution : Les larmes noires de l’océan | ARTE

Nouveau messagePosté: 29 Juil 2020, 09:21
de Dog Red
Ajoutons-y les tonnes de bombes non explosées au large des côtes sud de l'Angleterre, larguées par les bombardiers au retour de leurs missions au-dessus de l'Europe occidentale et de l'Allemagne en particulier.

Un "côtier" m'en avait fait prendre conscience il y a un an ou deux.
Les quantités seraient proprement énormes... à tel point que les faire sauter préventivement serait inconcevable.
Pire, toute intervention est rendue impossible au regard du trafic intense qui emprunte quotidiennement une des voies maritimes les plus encombrées au monde.

Le problème pourrit.
En attendant la catastrophe ?

Re: Épaves et pollution : Les larmes noires de l’océan | ARTE

Nouveau messagePosté: 29 Juil 2020, 11:31
de Loïc Charpentier
Patrick.Fleuridas a écrit:... Les quantités de munitions chimiques jetées par l'URSS en particulier, mais aussi par d'autres pays sont aussi une menace. Ces produits restent actifs...


La totalité des munitions chimiques que détenait la branche spécialisée, les Nebeltruppen (In 5), de l'artillerie allemande (qui ne seront pas employées au combat lors du le second conflit mondial) avait été immergée, après-guerre, dans le Skagerrag. Avec ce genre de saloperies, il n'existe pas d'autre solution et, à ma connaissance, c'est toujours la méthode à laquelle ont recours les services de déminage de la Protection Civile, qui découvrent, encore, de nos jours, de vieux dépôts ou lots d'obus chimiques, aussi bien allemands, français que britanniques, datant de la Première Guerre Mondiale, le long de l'ancienne ligne de front, et qui procèdent régulièrement à leur immersion. Si les obus explosifs classiques peuvent être "pétarder" sans problème - çà fait juste du bruit et çà craint, éventuellement, pour les vitres, mais çà s'arrête là :D -, ce n'est pas le cas des munitions chimiques, dont le contenu libéré peut se répandre, en partie ou totalité, dans l'atmosphère. ::mal-a-la-tete::

Re: Épaves et pollution : Les larmes noires de l’océan | ARTE

Nouveau messagePosté: 29 Juil 2020, 12:07
de NIALA
Les munitions sont bien plus dangereuses que les hydrocarbures qui finissent par se dissoudre dans la mer, et sont à la longue biodégradables, conf: les tonnes de pétrole rejetées en mer lors des échouages de pétroliers ou les fuites des installations of shore, qui font la une des journaux puis se font oublier.

Alain

Re: Épaves et pollution : Les larmes noires de l’océan | ARTE

Nouveau messagePosté: 29 Juil 2020, 16:11
de Loïc Charpentier
En principe, les munitions explosives et assimilées immergées restent inertes - sauf si, éventuellement, un abruti entreprend de les tripoter un peu trop assidument... et encore, parce que, en général, les amorces de culot et les fusées ayant été les premières à être rendues inefficaces sous l'action de l'eau de mer, la charge explosive contenue dans l'obus, mais surtout dans la bombe, est, totalement, inefficace en "l'absence" ou la "destruction" des deux précédentes. Cà va prendre et, déjà, a pris du temps, pour ruiner les enveloppes (corps de bombe), mais il s'avère que l'eau de mer et l'importance de son domaine (70% de la planète !) a des capacités de "destruction" et de "régénération" que les scientifiques commencent juste à approximer!

C'est aussi, pour çà que la première image du film proposé me fait doucement marrer, car la très grande majorité des épaves coulées, avec ou sans réserve de mazout, deviennent, généralement, en une petite vingtaine d'années, un abri exploité, à profit, par la faune et la flore environnante, au point qu'on en est rendu à saborder de vieux rafiots pour leur constituer des "refuges"! Dans le Pacifique, à proximité des plages de débarquement, les épaves sont devenues des richesses locales, qui attirent les plongeurs... quand elles sont assez facilement accessibles! Les effets du mazout ou du pétrole répandu lors des plus grandes catastrophes maritimes récentes (Torrey Canyon, Amoco Cadiz, Exxon Valdez , etc.) ont, déjà, été, plus que largement traités par l'eau de mer (cf. les côtes françaises) avec, dans les zones très lourdement contaminées, une réapparition de la faune et de la flore, parfois supérieure à ce qu'elle était avant! ... même, si, ces marées noires ont été, incontestablement, de véritables catastrophes! Ce n'est pas pour rien, non plus, qu'à dater des années 60, la très grande majorité des essais nucléaires avaient été effectués sous la mer - voui, je sais, en France, la bombe A ou H avait, d'abord, été testée aux tréfonds du désert Sahara... mais comme les "copains"! -.

Au passage, je me permettrais juste de rappeler que ce "reportage" télévisé a été réalisé et produit par des Polonais, dont l'activité principale (inavouée) est, bien souvent, de vouloir mettre en cause de supposés méfaits russes - c'est ballot, les Ukrainiens n'ont pas d'accès sur la Baltique, sinon... ::elu boulet:: -. Le mazout ou gasoil, qui sourde, 70 ou 80 ans après le naufrage, des soutes d'un bâtiment coulé, certes, çà n'est pas joli-joli, mais, un, ce sont de vieux faits de guerre, deux, ses éventuels effets seront, naturellement, dissous par l'eau de mer, même en Baltique et en dépit de sa faible profondeur!

Avez-vous remarqué que personne ne s'intéresse au sort des pétroliers coulés par 3000 m de fond et plus, en Atlantique, Pacifique ou Océan Indien, alors, même que les pressions engendrées, lors de leurs descentes, avaient nécessairement fait exploser leurs coques (non doublées, à l'époque!). Il y a juste une tout petit problème... on ne descend pas, au-delà de 100 m, avec un masque, des palmes et des bouteilles, sauf utilisation d'une matériel très coûteux (et rare) , qui, de toute manière, n'autorise pas, non plus, les plongés au-delà de 400 m, dans des conditions très particulières, que ne maitrisent que de rares entreprises très spécialisées. Au-delà de 400 m, c'est le règne du "bathyscaphe", occupé ou télécommandé, mais dont les exemplaires, toutes marines confondues, sont très rares!

Re: Épaves et pollution : Les larmes noires de l’océan | ARTE

Nouveau messagePosté: 29 Juil 2020, 16:25
de Alfred
Le mazout finit par s'amalgamer avec les boues et les sables marins il est aussi oxydé par le sel.Même là où il y a eu beaucoup de bateaux coulés,les atterrages de Dunkerque par exemple,sur les plages,le mazout qui vient s'échouer est très récent,il provient de délestages et non pas des épaves