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"AMEN" de Costa-Gavras

Nouveau messagePosté: 15 Juin 2007, 18:21
de Clem***
Amen raconte l'histoire d'un jeune moine (Matthieu KASOWITZ) qui se bat durant la guerre contre sa hierarchie pour que le pape appelle a l'arrêt de l'holocauste et d'un officier SS qui s'aperçoit du génocide terrifiant que sont pays entreprend...
C'est un film fort et magnifique, à voir, revoir et re-revoir...
C'est un film qui fait passer un message poignant sur ces hommes et sur l'Homme en générale, ce que Spielberg n'a pas pu faire avec "Il faut sauver Ryan" mais plutôt avec "la Liste de Schindler".
Moi je dis BRAVO (Snif!).
Clem***

:D

Nouveau messagePosté: 16 Juin 2007, 18:40
de Levy
C'est vrai Clem, le soldat Ryan, ne diffuse pas de messages sur l'homme en général; c'est le sacrifice entre frères d'armes.

Nouveau messagePosté: 21 Juin 2007, 22:32
de Clem***
Bonjour,
Levy a écrit:C'est vrai Clem, le soldat Ryan, ne diffuse pas de messages sur l'homme en général; c'est le sacrifice entre frères d'armes.


Ouais je suis d'accord avec toi Lévy, après savoir lequel est le plus intéressant...?

...les deux....

Clem*** ;)

Re: "AMEN" de Costa-Gavras

Nouveau messagePosté: 25 Juin 2007, 11:26
de Nicolas Bernard
Clem*** a écrit:Amen raconte l'histoire d'un jeune moine (Matthieu KASOWITZ) qui se bat durant la guerre contre sa hierarchie pour que le pape appelle a l'arrêt de l'holocauste et d'un officier SS qui s'aperçoit du génocide terrifiant que sont pays entreprend...
C'est un film fort et magnifique, à voir, revoir et re-revoir...


Film fort, certes, et très réussi (inoubliable Ulrich Mühe dans le rôle du Docteur nazi, initialement créé par Rolf Hochchuth). Mais c'est aussi un film manifestement inexact sur certains points.

Amen suggère que l'interruption de l'extermination des malades mentaux doit tout à l'action de l'Eglise : faux. Ladite extermination n'a en réalité jamais pris fin. Elle a changé de nom (de T-4 à 14f13), de lieux (des centres sanitaires aux camps d'extermination), et d'exécutants (de la Chancellerie du Reich aux SS).

Le plus grave est de passer sous silence l'extrait du discours papal de Noël 1942 par lequel Pie XII s'en prenait aux persécutions raciales. C'est là, de la part de Costa-Gavras, un mensonge par omission d'autant plus stupide qu'il a permis aux thuriféraires du Vatican de s'engouffrer dans la brèche et discréditer son message - bien plus subtil, à dire vrai, que la rhétorique anticléricale qui lui a été trop vite reprochée.