J'ajouterai que la rencontre de De Gaulle avec un général bardé d'étoiles en Afrique en 40 qui est nécessairement la rencontre de De Gaulle avec Catroux à Fort-Lamy est inexacte et grotesque.
Catroux, général d'armée, et profitant d'une escale à Singapour après son limogeage de son poste de gouverneur de l'Indochine par Pétain, fait défection et se rallie à la France libre.
Il rencontre De Gaulle à Fort Lamy en octobre 40, les deux hommes se connaissant.
"À 15 heures, l’avion anglais amenant le général Catroux fait un tour au-dessus de la ville.
Le général de Gaulle se rend seul au terrain d’aviation dans la voiture du gouverneur du Tchad.
L’avion de la R.A.F. se pose, s’arrête en bout de piste, le général Catroux en descend, et l’avion reprend immédiatement son vol.
Le général de Gaulle s’avance sur le terrain vers le général Catroux qui vient également à sa rencontre.
Responsable du terrain d’aviation de Fort-Lamy, et commandant les Forces aériennes du Tchad, je suis respectueusement, à distance, le général de Gaulle qui avance vers son visiteur.
Séparés d’environ une quinzaine de mètres, le général Catroux s’immobilise, prend la position du « garde-à-vous », salue militairement le général de Gaulle et dit simplement : « À vos ordres Mon Général ».
Le général de Gaulle continue d’avancer, rend le salut militaire et tend la main.
Je m’éloigne et ne peux entendre la conversation qui commence ; mais je garde l’image du face-à-face de ces deux hommes de grande taille, l’un aux manches constellées d’étoiles faisant acte d’allégeance à l’autre plus jeune et n’ayant que deux étoiles. Moment historique, plein de leçons…" (Colonel André Noël, La rencontre De Gaulle-Catroux à Fort-Lamy en octobre 1940, Extrait de la Revue de la France Libre, n° 201, mai-juin-juillet 1973.).
https://www.france-libre.net/la-rencont ... obre-1940/Rien à voir avec le film où un général bardé d'étoiles commence par exiger que De Gaulle le salue avant de baisser les yeux lors d'un face à face pour finir par saluer De Gaulle.
C'est dommage car la vérité historique était bien plus forte que cet échange qui n'a jamais eu lieu tel que décrit dans le film.
Il est vrai que ceci se situe dans le cadre de saynètes genre Pleven au Tchad, Leclerc au Congo ...
"We shall fight on the beaches, we shall fight on the landing grounds, we shall fight in the fields and in the streets, we shall fight in the hills; we shall never surrender"