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Guadalcanal 7 et 8 août 1942

Moins connue que les batailles du front Européen, la guerre du Pacifique n'en reste pas moins tout autant meurtrière et décisive dans la fin de la seconde guerre mondiale.
MODERATEUR ; alfa1965

Nouveau message Post Numéro: 11  Nouveau message de Murdock  Nouveau message 06 Aoû 2006, 17:41

Chapitre 11: L’Approche des Salomons

L’exercice de répétition terminé, la TF TARE se réapprovisionna en combustible avec les Kanawha et Platte et a complété le niveau des munitions grâce au Rainier. Le 31 juillet à 16h30, elle quiite l’île de Koro et les Fidji pour commencer la longue approche des Salomons. Juste quelques miles au nord, la TF NEGAT, jusqu’à la soirée du 6 août, poursuit une route généralement parallèle et fournit des reconnaissances et des patrouilles. La TF TARE, laissant les Fidji, adopte une formation circulaire avec 19 transports et cargos en cinq colonnes au centre. Le Hunter Ligget, le premier navire de la colonne centrale, agit en tant que guide de la formation. L’écran est disposé en trois cercles concentriques autour du Hunter Ligget, le premier cercle ayant un rayon de 1 mile autour du Hunter Ligget, le second 2 et le troisième 3.

A midi, le 1ier août, la position du McCawley, le navire amiral de la TF TARE, était latitude sud 19°03 et longitude est 179°0. La vitesse de la flotte était seulement de 7n. Entre 16h30 et 17h00 il y a des signaux échangés avec la TF NEGAT. La marche à suivre occidentale, le McCawley atteint la position de 18°58 sud de latitude et 174° est de longitude le midi du jour suivant. La vitesse moyenne est maintenant de 11,5n et le temps continue à être bon. Une dernière fois les B17 américain, une partie de la TF MIKE et opérant depuix des bases renforcées, survolent les navires agfin que le personnel puisse apprendre à les reconnaître. Le 3 août, la flotte passe au sud des Nouvelles Hébrides. Plusieurs navires quittent la formation et la rejoignent ensuite, après avoir réapprovisionner en carburant à Efate et à d’autres endroits. Le trajet s’incline légèrement vers le nord ouest jusqu’au 5 août où le 159° méridien est atteint. Ensuite, la flotte se déplace presque directement vers le nord et sa destination.

En faisant cela, le temps change légèrement avec un vent frais et une mer modérée. Le 5 août, à la mi parcours, la vitesse était de 12,31 n avec les manœuvres occasionnelles pour la protection contre les sous marins. Les avions de la TF NEGAT passent au-dessus de la formation de temps en temps.

Durant l’approche de la force expéditionnaire, les avions basés à terre et ravitaillés ont effectivement mis en œuvre leurs affectations. Le 1ier août, 10 B17 du 11ième groupe de bombardement attaque les bases japonaises proche de Tulagi, détruisant un avion de patrouille et endommageant d’autres, attaquant les batîments du club de golf et lâchant 4 bombes de 250 kg sur l’aéroport de Lunga. Deux des Zero qui ont tenté de les arrêter sont abattus. Le jour suivant, les B17 attaquent encore une fois les installations de la Pointe Lunga et, bien qu’ils aient rencontré un tir aérien lourd, ils ne souffrent d’aucun dommage. Des attaques similaires ont été faite sur le secteur jusqu’au 6 août. Cependant, le MC Farland, avec 5 bombardiers patrouilleurs (PBY) arrive à Ndeni, et des recherches étendues dans le secteur d’opérations et vers les bases ennemies dans le nord ont été effectuées énergiquement mais avec des résultats plutôt négatifs.

Le « Dog Day », le 7 août, 9 PBY sont transférés d’Espiritu Santo à l’estuaire de Maramasike, à Malaita pour opérer avec le Mackinac en fournissant des patrouilles externes orientales pour les navires et les forces de débarquement de Tulagi – Guadalcanal.

La veille de l’attaque, à partir du QG sur l’Argonne à Nouméa, l’Amiral Ghormley envoit un message d’encouragement aux commandants des trois TF.


 

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Nouveau message Post Numéro: 12  Nouveau message de Murdock  Nouveau message 06 Aoû 2006, 17:42

Chapitre 12: l’arrivée sur les Salomons

6 août 16 : 15 la TF commence l’approche finale
24 : 00 les portes avions arrivent au sud de Guadalcanal
7 août 01 : 30 Guadalcanl est aperçu par l’escadron YOKE
03 : 00 les escadrons YOKE et XRAY se séparent
04 : 30 quelques transports vont au quart général
05 : 30 les portes avions lancent leurs premiers vols
06 : 13 le Quincy ouvre le feu sur Kukum
06 : 15 les avions commencent à bombarder les zones de Guadalcanl et de Tulagi
06 : 33 lever du soleil
06 : 37 : signal du débarquement sur la zone de Tulagi
06 : 50 : signal du débarquement sur la zone de Guadalcanal
07 : 09 l’Enterprise lance un groupe de recherche

Le temps du 6 août était idéal pour l’approche des Salomons. Un ciel obscurci et une visibilité de surface réduite ont rendu les reconnaissances ennemies inefficaces. A midi, le destroyer Selfridge est envoyé à l’avant pour faire un débarquement sur l’île de Bellona, de sorte que sur son retour, avant la tombée de la nuit, il a pu fournir aux commandants une position de navigation précise.

A 16h15, la force alliée commence l’approche finale pour entrer dans la zone d’opérations. C’est la colonne d’escadrons, avec l’escadron YOKE, destiné à Tulagi, en tête, et l’escadron VRAY, qui doit assurer le débarquement sur Guadalcanal. A 22h35, à 40 miles au sud ouest de Guadalcanal, l’escadron YOKE change sa course pour une approche plus vers le nord et une demi heure plus tard, l’escadron XRAY prend le même chemin. A 01h33, Guadalcanal apparaît à la droite du Nevelle de l’escadron YOKE. A 2h24, le croissant de lune permet de voir le rivage et l’île de Savo est évidente dans sa pâle lumière.

Environ à 3h00, quand ils sont au nord ouest de Guadalcanal, les deux escadrons se séparent. L’escadron YOKE passa au nord de Savo et se dirigea vers la zone de Tulagi tandis que l’escadron XRAu, tournant plus rapidement vers l’est, passa au sud de Savo et le long du rivage nord de Guadalcanal.

Il avait été prévu que les japonais pouvaient patrouiller dans les passages de chaque côté de l’île de Savo et l’escorte navale alliée était en état d’alerte. Cependant, la surprise était complète. Bien que les japonais avaient une station radar à terre, les alliés n’ont pas été détectés.

Pendant ce temps, les avions des trois portes avions constituant la TF NEGAT arrivent aussi en approche de leurs cibles. A minuit, ils sont au sud ouest de Guadalcanal, à environ 75 miles de Tulagi. A 5h30, une heure avant le lever du soleil, les portes avions lancent leurs premiers vols. Le temps est clair avec quelques nuages dispersés. Comme les deux escadrons ont approchés de leurs objectifs respectifs, les transports sont prêts.

Pendant vingt minutes, l’escadron XRAY, dirigé par le Chicago, avance le long du rivage silencieux de Guadalcanal. Les 15 transports sont en deux colonnes de 7 et 8 navires, respectivements, arrangés dans le même ordre que celui du débarquement initial. Les hommes à bord sont oppressés par le silence. Tendu par l’imminence de la bataille, ils ne savent pas si le silence apparent de l’ennemi est réel ou une ruse. Aucuns canons ne tirent à leur approche. Aucuns avions ne les bombardent ou ne les mitraillent. La surprise est si complète qu’elle surprend même les assaillants.

Comme l’escadron passe à moins de 600m de Pointe Lunga, où les alliés savent qu’il y a des batteries antiaériennes, l’amiral Crutchley fait venir le Quincy en avant de sa position arrière de l’escadron et de prendre la responsabilité le réduire au silence tout tir ennemi de cette zone. Tandis que les autres croiseurs lancent leurs avions pour des reconnaissances et des missions de liaison, le silence matinal est brisé à 6h13 lorsque le Quincy ouvre le feu. Ce croiseur était responsable du bombardement du secteur occidental de la Pointe Lunga et avait commencé à proximité de Kukum où un grand feu d’huile a été vu rapidement. Au même moment un petit schooner qui se trouvait à la tête de l’escadron allié en nord de Kukum est pris sous les feux du Selfridge et du Dewey. A ce moment, l’aviation le mitraillait aussi. Les flammes intenses qui se sont développées signifiaient qu’il transportait de l’essence.

Pendant ce temps, l’Australia tira trois salves de 203 mm sur un petit village situé entre la Pointe Lunga et Tenaru, alors que l’Ellet ouvre le feu sur les maisons dispersées dans le même secteur. L’Astoria, qui était assigné au secteur à l’est du fleuve Lunga, ouvre aussi le feu, cherchant à atteindre les emplacements d’armes et les entrepôts, et le Vincennes bombarde la zone du village Lenfo, à l’est de Tetere.

Juste après que les navires ont commencé leurs bombardements, les avions apparaissent à l’heure précise prévu. A 6h52, ce qui apparu aux observateurs du President Adames comme étant un avion ennemi était au dessus du Président Hayes qui était en tête de colonne. Il fut abattu rapidement. Les 24 bombardiers en piqué attaquaient, pendant ce temps, les batteies, les concentrations de véhicules et les stocks d’approvisionnements.

Lorsque le bombardement aérien et naval est terminé, les transports approchent de la zone de débarquement, 8300m de la plage RED. Les navires arrivent à leurs positions assignées à 6h47. A 6h50, le signal est donné à la force de débarquement, les transports stoppant. Les hommes à bord des navires sont en position de débarquer en quelques minutes. Le débarquement débute alors. Une mer favorable permet l’utilisation des deux côtés des transports simultanéement pour les opérations de débarquement qui se font rapidement.

Tandis que les transports se mettaient en position, les croiseurs et destroyers qui n’étaient pas désignés pour fournir un appui feu au débarquement forme un double arc protecteur autour des transports. Ceci donne une excellente protection contre les sous marins et les avions tant que les croiseurs peuvent manœuvrer dans l’écran de destroyer en restant près des transports.

En attendant, il y avait une activité semblable à Tulagi. A 05h07, quand l’escadron YOKE était au nord de Savo, le Neville à la tête du groupe de transport a changé de direction pour aller directement sur Tulagi. Le bombardement de Tulagi commence presque simultanément avec celui de Guadalcanal. Le plan prévoyait que les avions des portes avions mitraillent en rase mottes et bombardent les installations ennemis 15 minutes avant le lever du soleil. A 6h14, alors que les transports se dirigent vers la zone de débarquement, les avions arrivent sur zone. Quatre minutes plus tard, les bombardiers en piqué commencent leur travail. Les japonais répliquent par un feu antiaérien mais il est inefficace. Cette action aboutit à la destruction de 18 appareils japonais sur les eaux de Tulagi.

Après ce bombardement préliminaire, la moitié d’un escadron de bombardier en piqué est maintenu au dessus des transports pendant la journée pour attaquer les cibles que le commandant du Groupe du Support Aérien donnera. Les premiers rayons de soleil se lèvent quand les navires arrivent sur le secteur. Ils avaient une demi heure de retard. Le capitaine George B Ashe, commandant de la 8ième division de transport, donna immédiatement, à 6h37, le signal du débarquement et en même temps l’heure H à 8h00 qui était dans les délais. Ceci a été fait dans l’ordre afin d’éviter de garder les transports inutilement à vide avant le débarquement des troupes. Seul le Jackson, qui doit réaliser un débarqument préliminaire sur Haleta, et plus tard sur Halavo à une distance importante à parcourir mais il avait le temps entre ces deux débarquements.

L’attaque aérienne des avions des portes avions a été réalisée par 85 avions, 44 attaquant les positions japonaises sur Guadalcanal, 41 sur Tulagi. Le Wasp fournit 16 chasseurs et 15 bombardiers en piqué et dirige l’attaque sur Tulagi. Le Saratoga, avec 12 chasseurs et 23 bombardiers en piqué, commande l’attaque sur Guadalcanal. L’Enterprise, avec 8 chasseurs pour mitrailler Guadalcanal et 9 bombardiers en piqué pour bombarder Tulagi, soutenait les actions des deux autres groupes aériens. Le Wasp envoya également très tôt 7 avions torpilleurs pour bombarder les installations japonaises sur l’extrémité orientale de Florida et sur Malaita. En plus des vols de bombardement qui ont continué toute la journée, les portes-avions ont maintenus sur zone des patrouilles aériennes au dessus d’eux et aussi au dessus des zones des transports et ils ont dirigés beaucoup de vols de reconnaissance.

Le premier vol du Wasp, navire amiral de l’Amiral Noyes, comptait 16 chasseurs dirigés par le Lieutenant Commandant Courtneu Shand et 15 bombardiers / reconnaissance dirigés par le lieutenant commandant John Eldridge. Ces avions avaient été assignés sur des cibles spécifiques et dans les zones de Tulagi, Gavutu, Tanambogo, Halavo, Port Purvis, Haleta et Bungana. Ils sont arrivés sur leurs cibles juste au lever du soleil. Ils se dirigent en premier contre les avions japonais basés à terre ou sur l’eau, destruisant 15 avions de reconnaissances et 7 hydravions chasseurs. Les bombardiers ont concentré leur attention sur les batteries antiaériennes et côtières, mettant bon nombre d’entre elles hors de combat. Sauf pour un chasseur, tous les avions du premier vol retourne sur le Wasp à 7h15. Le chasseur manquant fait un atterrissage de fortune sur l’Enterprise, se ravitaille et rejoint le Wasp.

A 7h00, 9 TBT, chargés avec 4 bombes de 250 kg chacun, quitte le Wasp pour bombarder les points de résistance japonais sur l’île de Makambo et sur la prison de Tulagi. Ces centres sont silencieux. Cependant, les avions ont été lancé toute la journée comme cela était programmé tandis qu’un groupe permanent de 4 chasseurs et 9 bombardiers / reconnaissance était maintenu au dessus des transports dans le secteur de Tulagi. Ces avions ont reçu des ordres et des cibles à atteindre de la part du lieutenant Commandant Wallace M Beakley, commandant du groupe aérien, au dessus de l’île, ou par le commandant du Groupe du Soutien Aérien à bord du Mc Cawley. L’Enterprise lui a fournit du personnel. Le 2 août, le lieutenant commandant William E Townsend, le lieutenant G E Douglas, l’enseigne P L Rose et trois hommes chargés des radios ont été transférés avec l’équipement de l’équipe de l’amiral Turner sur le Mc Cawley. Ces officiers ont installé les communications nécessaires pour commander directement le support aérien assigné au Groupe XRAY sur Guadalcanal. Ils étaient en contact avec le commandant des avions présents au dessus de Guadalcanal venant des porte-avions. Ils en étaient venus à contrôler et diriger les communitions entre les forces terrestres et tout le support aérien. Une même équipe sur le Neville, posté près de Tulagi, agissait comme unité de réserve. Le chef de la chasse était stationné sur le Chicago.

Le commandant du groupe aérien du Saratoga, le commandant Harry D Felt, était affecté au commandement tactique des unités aériennes opérant sur Guadalcanal dans les premières heures de l’attaque. Sa force comprenait 12 chasseurs, dirigés par le lieutenant commandant Leroy C Simpler et 23 bombardiers en piqué, dirigé par le lieutenant commandant Louis J Kirn. Selon le rapport du commandant Felt, les attaques de l’aube ont été réalisées en accord avec les instructions. Apparemment toute opposition a été rapidement silencieuse. Un petit navire, probablement un petit ravitailleur d’hydravions, a été mitraillée par les chasseurs. De grands feux ont été allumés à Kukum. Peu après son arrivée sur Guadalcanal, le commandant Felt a fait une reconnaissance continue du secteur, déterminant que la résistance n’existait pas dans les quelques endroits prévus et que les installations existantes avaient considérables changés par rapport aux descriptions des renseignements. Par exemple, une station radio au champ de Lunga qui avait été identifié comme une batterie antiaérienne, se révela, lors d’une inspection, être un radar. Le seul personnel qu’il avait aperçu était à bord de deux véhicules blindés et tentait d’atteindre la couverture des bois épais sur les bords de la zone. Il mitrailla l’une des voitures. A 9h55, juste avant d’être relevé par le commandant du groupe aérien de l’Enterprise, il nota la présence d’un campement japonais dans les bois et dirigea un mitraillage de la zone.

Suivant les chasseurs du Saratoga sur Guadalcanal, 8 avions du VF6 de l’Enterprise mitraillent les positions antiaériennes et les contructions de Lunga Field, et des petits navires et des entrepôts le long de la plafe de Tenaru à Kukum. Ils rencontrent peu d’opposition et n’observe aucun avions ou vedettes. Comme l’Enterprise a été désigné comme le navire contrôlant la chasse pour les trois portes avions et qu’il était premièrement responsable de la protection des trois navires comme les attaques ennemies, son soutien aux forces de débarquement sur Guadalcanal et Tulagi a été moins important que celui des deux autres ports avions.

A 7h09, l’Enterprise lance 8 avions torpilleurs pour une reconnaissance dans la section 270 – 030° avec une profondeur de 200 miles. Le seul contact ennemi recontré dans cette recherche dans le nord ouest était un petit pétrolier que l’Enseigne G R Stabelin observa à 7h40. il lâcha une bombe de 250 kg, marquant un coup proche, et garda ses trois autres bombes pour les autres recherches. Sur instrution radio, l’Enseigne F Mears fait un tir de torpille raté et deux mitraillages sur le même navire. Sur le vol de retour, le bateau n’a pas pu être localisé. De la même façon, à 13h47, 14 VTB avec le lieutenant commandant Charles M Jett comme leader, réalisent une reconnaissance dans la section 270 – 015° de 200 miles par rapport au groupe XRAY et à 200 miles dans le secteur 345 – 090° par rapport au groupe YOKE. Tous les avions reviennent mais n’ont rapportés aucun contact.

Le 6 août, l’amiral Noyes avait simplifié son plan d’opération en dirigeant le Saratoga pour lancer quatre avions torpilleurs en reconnaissance sur le Passage Maramasike et Takataka Bay, sur l’île de Malaita, avec comme soutien le ravitailleur d’hydravions Mackinac. Sa mission était d’être affecté à la zone Tulagi – Guadalcanal. Ces avions, 1ier TBF, portent 8 bombes de 50 kg et 4 bombes incendiaires par avions. Le 8ième escadron de torpilleur attaché au Saratoga fait deux vols sur Malaita. Le premier, comprenant 7 avions, décolle à 6h00 et, après avoir bombarder les constructions de Port Purvis sur l’île de Florda, se dirigent sur Malaita. Le passage à travers l’estuaire de Maramasike a été abandonné en raison du très mauvais temps. Une approche a été essayée par les montagnes de la côte orientales de l’île mais cela était impossible en raison de l’état des instruments. Les avions ont alors volé le long de la côté occidentale de Malaita jusqu’à Langa Harbor qu’ils ont confondu avec Coleridge Bay. Après avoir bombardé un amas de huttes indigénes, ils sont retournés au porte avions.

Plus tard, un vol d’avions torpilleurs du Saratoga a, cependant, réussi à croiser Malaita et en examine le Passage de Maramasike et l’estuaire jusqu’à sa fin. Aucun navire ennemi ni avions ne sont repérés. A environ 2 miles au sud de Pointe Bougard sur l’île de Maramasike, les avions notent la présence de quatre maisons situées dans une petite baie. Huit personnes blanches ont été vues dans cette zone, et elles agitent des objets blancs au passage des avions. Le vol quitte Malaita à 13h50 après avoir appelé le Mackinax et l’avoir informé que le secteur avait été reconnu et qu’il était apparemment clair.


 

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Nouveau message Post Numéro: 13  Nouveau message de Murdock  Nouveau message 06 Aoû 2006, 17:43

Chapitre 13: Débarquement dans la zone de Tulagi, 7 août

6h37 : lancement du débarquement
7h06 : les navires quittent le Jackson pour Haleta
7h40 : débarquement à Haleta
7h40 à 7h55 : le San Juan, le Monssen et le Buchanan bombardent Tulagi
8h00 : les Raiders débarquent sur la plage BLUE de Tulagi, le San Juan aperçoit un sous marin
8h00 – 8h35 : les dragueurs de mines bombardent les îles de Gavutu et Bungana
8h45 : débarquement à Halavo
10h00 – 10h30 : le San Juan bombarde deux fois Gavutu
10h26 : les navires de débarquement pour Gavutu sont rassemblés
11h41 : la première vague d’assaut pour Gavutu part
12h00 : débarquement sur Gavutu
12h00 – 14h00 : le flanc droit du débarquement est sous le feu ennemi.

Les plans américains prévoyaient un débarquement simultané par l’escadron YOKE sur Tulagi et par l’escadron XRAY sur Guadalcanal. Le programme de débarquement avait été soigneusement établi pour utiliser tous les navires et barges de débarquements qui sont transportés par les transports et les cargos. Ces navires comprennent 303 LCP (L), 116 LCV et 48 LCM (2). En outre, il y avait un certain nombre de tracteurs amphibies. L’opération de ces derniers semblent s’être déroulé sans à coup tout au long du matin. Les difficultés ont commencés à surgir lorsque les marchandises déchargées des navires commençaient à être entassé sur la plage.

Bien qu’un plus petis nombres de navires et de troupes ont été impliqués dans le débarquement de Tulagi, les opérations étaient considérablement plus complexe que sur Guadalcanal. Dans la région de Tulagi, contrairement à Guadalcanal, les zones de débarquements devaient être construits, rendant nécessaire un programme plus sophistiqué pour les navires de débarquement et pour l’appui feu.

La zone de débarquement principale était la plage BLUE sur le rivage sud ouest de Tulagi, qui de toutes les îles étaient la plus marquée par la civilisation. L’approche de la plage BLUE, toutefois, était dominée de l’ouest par un promontoire venant du sud de l’île de Florida, près du village d’Haleta. Dans le but de s’assurer que l’ennemi ne pourrait pas utiliser cette position en enfilade contre les navires américains durant les opérations de débarquement sur plage BLUE, ils avaient décidé de faire un débarquement préliminaire sur ce promontoire.

Le second débarquement principal dans la zone de Florida était fait sur l’île de Gavutu. Des récifs corailliens entourent presque l’île et la seule plage praticable était sur la côté nord est. Durant l’approche vers cette plage, les navires américains pourraient être dangereusement exposés aux tirs venant de l’île, de la péninsule est de Florida, et, dans l’approche finale, de Tnambogo. Dans l’objectif de réduire ce danger autant que possible, d’autres troupes ont d’abord été mises à terre à Halavo, sur la péninsule de Florida, d’où elles pourraient founir un appui feu certain aux navires américains.

Le plan américain pour Tulagi a donc été établi comme suit :
• à 7h40 (H-20 minutes) une compagnie de fusiliers et une section de mitrailleuse (équipe de combat A, 2ième Marines) ont été débarqué à terre dans une crique proche d’Haleta le tenez le point sud est.
• A 8h00 (H), le premier bataillon de Raider a été débarqué sur la plage BLUE de Tulagi. Après avoir occupé l’extrémité occidentale de l’île, ils devaient donner le feu vert pour un bombardement de l’extrémité orientale de l’île qu’il devait alors occuper. Les Raiders devaient être soutenu par le 2ième bataillon du 5ième Marines pour prendre Tulagi. De la colline 281 à l’extrémité sud est de l’île, ils étaient capable de soutenir par des tirs d’obusiers, les troupes attaquants Gavutu. Il avait été prévu que la plupart des Raiders pourraient être rembarqués pour donner l’assaut de l’île de Makambi. Cette partie du plan ne sera pas possible
• A 8h30 (H +30 minutes), une compagnie de fusiliers et une section de mitrailleurses (le reste de l’équipe de combat A) débarquerait à Halavo. Ils soutiendront par leurs tirs l’attaque du 1ier bataillon de parachutiste sur Gavutu.
• A 12h00 (H + 4 heures), le 1ier bataillon de parachutiste sera débarqué sur Gavutu. Après avoir signalé la prise de l’île, un bombardement naval sur Tanambogo sera effectué afin de prendre la liaison entre les deux îles et d’établir le contrôle de la zone.

Un programme avait été mis en place pour le bombardement préliminaire et l’appui feu de toutes ces opérations. L’ordre de débarquement donné, les transports jaillissent dans une activité ordonnée. En même temps, les navires prennent position pour assuer l’appui feu des débarquements.

Débarquement d’Haleta

Le premier débarquement, programmé à 7h40 immédiatement à l’est d’Haleta, devait être effectué par la Compagnie B de l’équipe de combat du 2ième Marines à partir du President Jackson. Cette compagnie était sous les ordres du Capitaine A J Crane. Les navires ont été mis à flots et les hommes ont embarqués sans incident. A 7h06, bien dans les délais, ils quittent le Jackson pour la ligne de départ qui est marqué par le Monssen et le Buchanan.

A 7h30, il s’avance et laisse la ligne de départ, guidé par l’officier pilote C E Spencer de la RAAF. Au même moment le San Juan commence à bombarder une petite île au sud d’Haleta, tirant une série de 100 salves tandis que les navires se déplaçaient vers la plage. Celle-ci avait été marquée par les avions des croiseurs à l’aide de bombes fumigènes colorées. Durant le même intervalle, le Buchanan a procédé à un appui feu rapproché de 100 salves sur le promontoire à l’ouest de la plage et le Monssen bombarde une colline sur le promontoire est qui donne sur la côte occidentale de Tulagi. Le feu s’arrête lorsque les Marines approchent de la plage que les navires touchent à 7h40. Les américains ont débarqués sans opposition.

Débarquement sur la Beach BLUE

Dès que les navires de soutien ont cessé de tirer, ils se décalent de leur position pour founir un appui feu au débarquement sur Beach BLEU. Ce n’était pas la meilleure plage de l’île mais cela était précisément son mérite. En accord avec le Major Justice Chambers, il semblait probable que c’était le dernier endroit où les japonais s’attendaient à un débarquement. Elle était complétement entouré par des récifs de corail, et cela a rendu nécessaire d’arrêter les navires de l’autre côté du récif. Alors tout le monde a du patauger dans l’eau. Cela n’était pas amusant car, comme lors des exercices au Samoa, les récifs de corail sont inégaux avec des trous pouvant vous faire faire un pas qui aura pour conséquence de vous faire avoir de l’eau jusqu’au dessus de la tête. La meilleure plage de l’île était à l’autre extrémité de Tulagi et les japonais avaient clairement comptés que n’importe quel débarquement aurait lieu là. Ils avaient donc que très légèrement renforcés la plage.

Tandis que la premier débarquement à Haleta avait lieu, les transports étaient prêts pour l’assaut de Beach BLUE. A 7h17, une centaine d’hommes du 1ier bataillon de Raider transporté par le Neville monte dans les navires de débarquement et parte pour la ligne de départ, tandis que le Heywood embarqué aussi 100 Raiders sur des navires provenant du Zeilin.

En tant que corps principal du bataillon, ils sont rassemblés sur la zone de débarquement des quatre destroyers de transport rapide, Little, Colhoun, Gregory et McKean. Comme les hommes sont sur les navires, les destroyers de transports prennent place dans la ligne de départ. Le little est le navire de commandement du secteur.

Peu après 7h40, le San Juan commence un bombardement préliminaire de la colline 208 au centre de la côte sud ouest de Tulagi – une position qui pouvait être une source de grand problème pour les américains. Il tire 560 salves. A 7h50, le Monssen et le Buchanan se déplace pour donner 5 minutes d’appui feu rapporché pendant que les navires se déplace en direction de la plage. Ils tirent chacun 200 salves. Tandis que les navire bombardaient la côté sud ouest de l’île, un escadron de bombardier reconnaissance s’occupait de la côte nord est entre 7h50 et 8h00. Des avions des croiseurs ont marqué également avec des bombes fumigènes les limites de la plage.

Cinq minutes avant l’heure, le tir naval cesse. A 8h00, le débarquement commence à l’heure prévue. Les japonais ont été complétement pris par surprise et il n’y a pas d’opposition. Un seul homme est touché par un tir de sniper quand les Marines arrivent à terre. Cette première vague est composée par la Compagnie B du commandant Lloyd Nickerson et la compagnie D du Major Chambers qui sera blessé plus tard et relevé par son officier exécutif, le Capitaine W Sperling. Evitant les proches positions ennemis qui dominent les falaises, ces deux compagnies se dirigent immédiatement à travers l’île, tournant au sud sud est le long du rivage où la Compagnie B sécurise rapidement le village de Sasapi. La seconde vague, qui comprend les Compagnie A et C commandées par le Capitaine L W Walt et le Major Kenneth Bailey respectivement, débarque peu après et commence à avancer vers le sud est le long du rivage.

Les navires venaient juste de cesser leur bombardement que le San Juan signale un sous marin se tenant en dehors du port de Gavutu en immersion. Quatre minutes plus tard, le San Juan, avançant à 25n, lançent 6 grenades sous marines de 150 kg et une charge de 300kg. Il manœuvre alors et se prépare pour un nouveau passage. Une grande tâche d’huile apparée mais la patrouille de destroyers ne découvre pas de traces évidentes du sous marin ou de sa possible destruction. Des rapports semblables de l’activité de sous marins japonais a continué tout au long des deux journées suivantes sans confirmation.

Le San Juan soutient alors l’avance des deux compagnies par un bombardement de 5 minutes de la colline 208. Il échoue cependant à déloger les japonais qui sont retranchés, de sorte que lorsque les compagnies A et C atteignent ce point, elles se retrouvent retarder par le feu de mitrailleuses lourdes venant de la colline. En attendant, le Buchanan s’attaquait à la station radio de Tulagi tandis que le Monssen se chargea des positions antiaériennes japonaises au sud de l’hôpital. Un peu plus tard, le San Juan se déplace pour s’attaquer à la prison.

Pour le groupe de soutien MIKe les seules pertes ont eu lieu à 11h35 quand l’un des canons du San Juan explosa, tuant 5 hommes et blessant 13 autres. Le feu qui a suivi l’explosion est rapidement étaint et le San Juan, le Buchanan, le Monssen continuent de fournir un feu de soutien sur Tulagi et Gavutu quand cela est demandé par le contrôle des tirs d’appuis des deux zones.

A 8h30, l’équipe de combat 2 du 5ième Marines du Colonel H E Rosecrans débarque du Neville et avance rapidement dérrière les Raiders. A 9h00 deux chars sont mis à terre à partir du Président Jackson. L’Heywood commence aussi à débarquer les équipes de combat et médicaux en même temps. Elle avait débarqué le 1ier Raider et la 2ième compagnie médicale, bientôt suivi par les autres. A 10h12 toutes les vagues affectés à Tulagi ont débarqué sur la plage et le Little laisse la ligne de départ pour se ravitailler auprès du Neville. Entre 10h01 et 12h39, le President Jackson ravitaille le destroyer de transport McKean et, après une interruption en raison d’attaque aérienne japonaise, le Colhoun.

Tout le long de la journée, le groupe d’écran, sous le commandement de l’Amiral Crutchley, patrouille dans les eaux autour des groupes de transports XRAY et YOKE pour les protéger contre les attaques japonaises de surface, aérienne ou sous marine. L’écran comprend les croiseurs Australia, Canberra, Hobart et Chicago et les destroyers Selfridge, Blue, Helm, Henley, Bagley, Mugford, Ralph Talbot, Jarvis et Patterson, et les destroyers rapides Colhoun, Little, McKean et Gregory associé à la patrouille antisousmarine du groupe de transports YOKE

Débarquement d’Halavo


Après Beach BLUE, le prochain débarquement devait avoir lieu à 8h30 à Halavo. Il devait être réalisé par le reste de l’équipe de combat A du 2ième Marines venant du Jackson (l’autre partie de l’équipe avait débarqué à Haleta). Ces troupes embarquèrent aussi rapidement que possible mais elles étaient à 7 miles de leur ligne de dpéarte et ils sont arrivés avec un peu de retard.

Le soutien de ce débarquerment devait être fourni par l’escadron Mine TWO, sous le commandement du commandant W H Hartt. Pour cela l’escadron a été divisé en deux groupes : le Hovey, l’Hopkins et le Trever irait bombardé l’île de Gavutu tandis que l’île de Bungana serait la cible du Southard et du Zane. Ces deux groupes se déplacent en colonne, encadrant les navires pour fournir une protection entre eux et les deux îles à partir desquelles le feu ennemi était supposé venir.

Peu après 8h00, les navires atteignent la position est de la ligne de départ et le Hovey, l’Hopkins et le Trever tournent leurs lignes vers le nord ouest pour frapper leur cible la plus proche. Une batterie sur Gavutu ouvre le feu à une portée de 3 700 m. le commandant Hartt sur le Hopkins lance immédiatement le signal de secours et commence à ouvrir le feu. Au même moment, le Southard et le Zane font face à un feu d’un canon de l’îole de Bungana. Tandis que les deux groupes de dragueurs de mines renvoyaient le feu à l’ennemi, la première vague des navires de débarquement du Jackson passe entre eux. Le Hopkins, le Trever et le Hovey manœuvre ppour offrir la protection maximale qu’ils peuvent pour les transports. Les canons japonais sont à distance de frapper les navires américains mais les tirs croisés durant quelques temps ne touchent pas. Il y avait de nombreux coups de proximité mais les éclats sont de petits calibres et ne font pas de dégâts. Les canons américains de 76 et 20 mm répondent. Le Hopkins frappe la ligne de plage de Gavutu et aussi en direction de la colline de Gavutu près d’un canon ennemi. A environ 8h30, le Trever tire une salve particulièrement proche de la batterie de la colline qui a alors cessé de tirer. Cependant, le commandant Hartt reçoit un message du capitaine Ashe, commandant du groupe de Transport YOKE, demandant la position des canons ennemis qui pourraient être bombardé. A 8h35, nos escadrons ont cessé de tirer et se sont retirés vers le sud ouest pour commencer à être affecté à des opérations rapides. A peu près au même moment, un des bombardiers reconnaissance frappe près de la batterie et démoli un bâtiment au sommet de la colline.

Les navires de débarquement attendent encore à leur ligne de départ et vers 8h45 (15 minutes de retard par rapport au plan) les Marines s’attaquent au débarquement à Halavo sans opposition. Bientôt ils sont en position pour donner un soutien feu pour les troupes qui allaient débarquer à Gavutu. Après avoir cessé de tirer, les dragueurs de mines s’écartent pour commencer leur balayage. Le programme prévoit que les deux groupes balayent le sud du secteur de Gavutu pour dragueur d’éventuelle mines, commençant vers 9h30. Tôt dans l’après midi, ils devaient se rendre à Guadalcanal. Avant 9h00, ils étianet à leur vitesse maximale, et les opérations commencent peu après. Le canal entre Gavutu et Bungana ont été balayés, puis le reste du secteur, sans trouver une simple mine. Peu après que les navires démarrent le balayage, le San Juan monte et tire environ 800 salves sur Gavutu pour les protéger de toute interférence venant de l’île.

Débarquement de Gavutu

Le débarquement de Gavutu devait commencer à 12h00 (H + 4 heures) et devait être fait par le 1ier bataillon de parachutiste commandé par le Major Robert H Williams depuis l’Heywood. A 10h00 les transports commencent à débarquer 394 officiers et hommes du bataillon dans 12 navires du Heywood et un navire pont du Neville. Ceux-ci forme trois vagues :
• première vague : lieutenant R E Bennink, en 4 navires portant 130 Marines
• deuxième vague : Enseigne G C Brown, en 4 navires portant 130 Marines
• troisième vague : Lieutenant D W Ellis Jr en 5 navires portant 140 Marines.

Une heure plus tard aviron, le Heywood a complétement débarquer l’équipe pour Tulagi et va à 15n vers Guadalcanal, où il doit débarquer le Bataillon d’Armes Spéciales et d’autres troupes et approvisionnements. A envrion 10h26, la première vague de débarquement est regroupée et commence à partir à 7 miles de sa ligne de départ. Elle est suivie, à cinq minutes d’intervalles pour les deux autres vagues.

Les avions américains avaient bombardé à l’aube Gavutu et Tanambogo, et Gavutu avait été plusieurs fois bombardée dans la matinée. Entre 10h00 et 10h30, le San Juan l’avait bombardé deux fois, délivrant 815 salves. Maintenant que les navires se préparaient au débarquement, les avions repétent un bombardement et un mitraillage de Gavutu. Les navires atteignent leurs lignes de départ. L’île étant entourée par des récifs coralliens, le débarquement devait être fait sur la côte nord est de Gavutu, pas loin de la jonction avec Tanambogo. En conséquence, les navires devaient passer le long de la rive orientale de l’île, entre le promontoire de Florida sur lequel se trouve Halavo, tournant brusquement vers la plage. Pendant ce mouvement, ils seraient exposés aux tirs venant de Tanambogo.

Le lieutenant Bennik de la première vague quitte la ligne de départ à 11h41. à 11h52, tandis que les navires partent vers le nord, le San Juan ouvre le feu pendant 4 minutes sur l’île, plaçant 280 salvers sur la côte nord est de Gavutu, tandis que le Monssen et le Buchanan se joignent aussi à lui pour un appui feu. L’épave de 4 bombardiers japonais se trouvent juste au sud du banc de corail de Gavutu, et c’est d’eux qu’un tireur isolé attaque lorsque les bateaux passent. Il combattra pendant deux jours jusqu’à ce qu’il soit éliminé par un tir de mortier depuis l’île. Lorsque les navires tournent en direction de la plage, ils découvrent des débris et de petits feux très difficile à distinguer. En même temps, ils sont accueillis par des tirs japonais. Quand les navires entament l’approche finale, les tirs de soutien cessent et les feux sur la plage sont plus intenses.

A 12h00, la première vague débarque. Les japonais les laissent débarquer mais, lorsque les américains tentent de franchir la plage ils sont réduits par un tir nourri. Les navires se retirent sans incident. La deuxième vague vient rapidement derrière la première vague et atteint la plage seulement une minute et demi après la première. Trois Marines sont touchés avant d’avoir quitté les navires et d’autres tombent dans l’eau. Tandis que les navires se retirent, l’un d’entre eux est touché et coulé, apparemment par une grenade à main tirée depuis la plage et deux des membres de son équipage sont tués.

En raison de l’opposition rencontrée, la troisième vague suit rapidement et débarque à 12h06, avec 8 minutes d’avance sur le plan. Encore plusieurs Marines sont touchés dans les navires et les autres font face à un feu nourri. Un homme sur 10 qui débarque sur cette plage est mort ou blessé. Les collines 148 de Gavutu et 120 de Tanambogo commande la plage. Ces collines étaient des forteresses comme celles rencontrées par les Raiders sur Tulagi. Les japonais les équipant sont bien armés avec des mitrailleuses, des fusils et des fusils automatiques. Leur tir est particulièrement important contre les navires qui débarquent le long du dock à la droite de la plage et les américains supportent cela pendant deux heures. Ceux du flanc gauche, cependant, avancent lentement vers l’intérieur rencontrant une opposition inférieure.

En raison du tir nourri du sniper isolé, les navires ont été retirés à 900m avant de rejoindre le point de rendez vous. Ils ont alors donné les premiers soins aux blessés et se sont tenus prêt pour rejoindre la plage au moindre ordre. Quand le lieutenant Bennink est arrivé, à travers les tirs, pour débarquement à environ 13h00, il trouve un détachement de Marines sous le couvert des débris le long du dock, soutenant un feu lourd. Le Major Williams, qui a la responsabilité de la force de débarquement, a été blessé et le lieutenant Bennink a dû attendre une demi-heure avant de pouvoir être capable d’entrer en contact avec le Major C A Miller, qui était maintenant aux commandes, en vue de la disposition des navires et de l’approvisionnement. En attendant, le lieutenant Ellis avait aussi amené sont navire ici et a été instruit à transférer le blessé sur un navire endommagé et de les envoyer sur le Neville. Tandis que son bateau se retirait, deux membres de son équipage étaient blessés. Pendant ce temps, les tirs japonais de Florida et Gavutu était aussi devenu si important que les navires au rendez vous avaient été forcé de se retirer un peu plus loin dans le chenal.


 

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Nouveau message Post Numéro: 14  Nouveau message de Murdock  Nouveau message 06 Aoû 2006, 17:44

Chapitre 14: Débarquement sur Guadalcanal, 7 Août

9h03 – 9h09 : bombardement naval
9h13 : débarqument des troups sur Beach RED
11h00 : les navires se déplacent au plus près de la plage
12h00 : arrivée du Heywood sur Beach RED
13h20 : attaque japonaise par des bombardiers en haute altitude
15h00 : attaque japonaise par des bombardiers en piqué

Contrairement aux combats de Tulagi – Gavutu, l’occupation de Guadalcanal s’est déroulée avec une facilité étonnante. Il y a deux raisons à cela. Premièrement, les américains avaient prévus une plus grande résistance à Guadalcanal et avaient concentré la majeure partie de leurs forces de débarquement sur cet objectif. Deuxièment, les japonais s’étant retiré dans les collines, cela a permis l’établissement le long du rivage nord ; en considérant qu’à Tulagi et dans les autres petites îles, les japonais se sont considérés comme emprisonné et, refusant de se rendre, ont combattu presque littéralement jusqu’au dernier.

L’heure zéro avait été décidée par l’Amiral Turner comme étant 9h10 et, quelques minutes avant cela, les transports ont atteint la ligne de départ, marqué par deux destroyers depuis 8h40. Les avions des croiseurs ont lâchés des bombes fumigènes pour indiquer les limites de la plage. Soutien feu du débarquement a commencé 10 minutes avant l’heure zéro et a cessé au bout de 5 minutes, alors que les navires de transports avançaient de 2500m à 1200m de la plage. Peu après 9h00 le débarquement commença. Le Quincy couvert la zone ouest de Beach RED sur une profondeur de 180 m et aide l’Astoria à couvrir le tiers occidental de la plage. Le Dewey et le Hull bombarde le tiers oriental de la plage et l’Ellet et le Wilson le centre. Immédiatement après, les troupes américaines débarquent, les deux sections de destroyers prennant position, pour fournir 5 minutes d’appui feu rapproché, tandis que l’Astoria suivait les progrès des troupes le long de la plage et fournissait l’appui feu si cela était nécessaire. Ainsi chaque croiseur envoyé 45 salves de 127 mm et 200 de 75 mm et chaque destroyer aura tiré 200 salves.

Les navires d’appui feu avaient reçu l’ordre de ne pas tirer sur les pontons, les jetées ou les ponts qui n’offraient aucune menace aux opérations. Ils avaient l’ordre d’utiliser des projectiles éclairants plutôt que des incendiaires contre les cibles inflammables comme les dépôts de carburants. Le barrage cessa à 9h09 et à 9h13, 3 minutes après l’heure zéro, les premières troupes débarquaient sans opposition sur Beach RED entre les pointes Lunga et Koli. En une heure, l’officier régulateur de la plage avait établi la communication avec l’Amiral Turner sur le Mc Cawley. Rapidement, un explorateur rapporte que des sous marins sont en route pour attaquer les navires américains et que 18 bombardiers lourds sont également en route. La dernière partie était exacte.

Le général Vandegrift qui a son quartier général divisionnaire sur le Mc Cawley, prend le commandement de Guadalcanal peu après son débarquement. Son commandant de division assistant, le général William H Rupertus, coordonne les opérations de la zone Tulagi – Gavutu – Florida, d’abord sur le Neville et, ensuite, depuis Beach BLUE sur Tulagi.

Avant que toutes les troupes soient à terre, les dragueurs de mines avaient des progrès considérable en balayant la zone de Tulagi sans trouver de mines. Depuis cela, il avait été décidé de faciliter le déchargement des cargos en déplaçant les transports au plus près de la plage. Ainsi les cargos s’approchent à 1800 m de Beach RED à environ 11h00. Plus tard (13h15) les dragueurs de mines commencent à traiter le canal Lengo et étaient en train de finir cela quand le premier raid aérien eut lieu.

Le Heywood avait complétement décharger l’équipement de Tulagi, est arrivé vers 12h00 et à commencé à débarqué des troupes et déchargé dans les navires fournis par les navires de l’escadron XRAY. Ceci s’est déroulé sans problème sauf lors des deux interruptions par les attaques aériennes de 13h20 et 15h00.

En dépit de ces interruptions, l’occupation des rivages de Guadalcanal a été rapidement faite. Pendant cette journée, environ 11 000 Marines ont été débarqué. En outre, l’approvisionnement s’entassa sur Beach RED plus rapidement qu’il ne pouvait être distribué, et, la nuit, il y avait encore 100 navires chargés et 50 de plus qui attendaient de décharger. Bien que le travail continue pendant la nuit, il est finalement devenu nécessaire de stopper le déchargement pour éviter la congestion.


 

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Nouveau message Post Numéro: 15  Nouveau message de Murdock  Nouveau message 06 Aoû 2006, 17:44

Chapitre 15: Contre attaque aérienne japonaise, 7 août

10h45 : l’avertissement d’une attaque aérienne japonaise
13h00 : les chasseurs de l’Enterprise ont l’ennemi en vue
13h15 : le radar du Chicago repére les avions japonais
13h20 : 22 avions bomabrdiers en haute altitude japonais attaquent les transports
14h30 : les chasseurs de l’Enterprise aperçoivent une seconde formation d’attaque
15h00 : les chasseurs du Saratoga aperçoivent des ennemis
10 avions bombardiers en piqué japonais attaquent les transports

A 10h45, les navires américaines reçoivent un rapport qui signale qu’un vol de bombardiers bimoteurs japonais a passé l’île de Bougainville par le sud est, se dirigeant évidemment vers Guadalcanal. Immédiatement, l’alerte est donnée, « Repoussez l’attaque aérienne. »

A 13h15, le radar du Chicago repére les avions japonais à une distance de près de 70 km. Cinq minutes plus tard, 20 à 25 bombardiers bimoteurs en haute altitude sont aperçus au dessus de l’île de Savo à une altitude 3000 à 4300m. Sur le Président Adams, on remarque qu’ils ressemblent à l’avion de transport DC3 Douglas et qu’ils ont une couleur argentée brillante, exactement comme les avions de ligne commerciaux. Les avions ont été aperçus par les navires proches de Florida mais ils étaient hors de portée. Apparemment, les japonais n’étaient intéressé seulement que par les cibles les plus importantes représentées par les transports de Guadalcanal.

Comme les avions approchent de ce groupe, les navires écrans et les transports ouvrent le feu. Un bombardier japonais est abattu et s’écrase en mer. Tandis qu’un second bombardier est descendu en flammes et qu’un troisième commence à perdre de l’altitude et été aperçu pour la dernière fois franchissant les collines de Guadalcanal peu avant qu’une colonne de fumée ne s’élève. Les avions restants, tentant un bombardement, démontre peu d’habilités dans la précision de leur tir. En même temps, la couverture nuageuse dispersée autour de 3 000 m fait que les navires ont dû mal à évaluer l’efficacité du tir anti-aérien. En dix minutes, les appareils disparaissent derrière les sommets de la montagne de Guadalcanal et les navires cessent de tirer. Aucun navire n’a été touché, mais le Dewey récupére peu après l’un des pilotes des avions venant des porte-avions qui a été frappé dans la bataille se déroulant dans les cieux. Il avait été estimé que le feu antiaérien avait détruit deux avions japonais et endommagés deux autres.

Un peu moins d’une heure plus tard, à 14h45 approximativement, 7 à 10 bombardiers en piqué monomoteur japonais attaquent soudainement les navires américains. De Guadalcanal, il s’avère qu’ils se sont approchés par Tulagi. Survolant l’escadron YOKE de Florida, ils ont plongé rapidement pour attaquer l’escadron XRAY de Guadalcanal. L’un d’eux toucha une fois le Mugford, endommageant la plate forme de la superstructure. Bien que les dommages ont été considérable et qu’un feu ait commencé, les réparations ont été effectuées en quelques heures. Les pertes ont été de 8 hommes tués, 14 disparus et 17 blessés. L’avion qui a bombardé le Mugford est tombé presque immédiatement, victime d’un tir antiaérien d’un des autres navires alliés.

A 12h00, une heure environ après la première contre attaque japonaise, l’Enterprise lance 6 chasseurs, dirigés par le lieutenant Louis H Bauer, pour patrouiller au dessus des transports. Ils n’arrivèrent pas à temps pour contrer la réplique japonaise. En attendant, l’Enterprise avait lancé un autre vol de 8 chasseurs à 12h12 avec le lieutenant Theodore S Gay comme leader pour maintenir un patrouille de combat autour des porte-avions. A 13h00 quand ils patrouillent à environ 5 500 m d’altitude, quatre des avions sont déroutés sur Tulagi, où l’on signale une formation de bombardiers escortée par des zéro, volant à environ 3500 m d’altitude à la pointe sud de Florida. L’interception a lieu. Un bombardier est abattu par le lieutenant V P De Poixet quatre autres sont probablement endommagés rapidement avant que les zéro obligent les avions américains à se replier. Bien que plusieurs F4F4 soient endommagés, tous reviennent au porte-avions sauf le machiniste J A Achten qui a été porté disparu en mission. Il sera récupéré plus tard dans les eaux de Tulagi.

Huit bombardiers / reconnaissance de l’Enterprise, à peu près au même moment, avec le lieutenant Cart H Horenburger comme leader, sont attaqués par deux zéros. Les canonniers abattent un des chasseurs japonais. Le second chasseur est perdu du vue quand les SBD entre dans un nuage.

Les autres vols de l’Enterprise n’étaient pas aussi réussis. Celui dirigé par le lieutenant Gordon E Firebaugh pour patrouiller la zone des transports a aperçu 22 bombardiers japonais et 10 zéros à la pointe sud est de l’île de Santa Isabel. Les zéros attaquent immédiatement trois des chasseurs, tandis que les trois restants tentaient d’abattre les bombardiers. L’enseigne Robert M Disque élimina un bombardier et le radio électricien Thomas W Rhodes a détruit un zéro. Sur six chasseurs, trois, lieutenant Firebaugh, les machinistre William H Warfen et le pilote de première classe William J Stephenson, ne revienne pas. Le lieutenant Firebaugh et le marchiniste Warden ont été forcé d’atterrir et seront récupérés plus tard.

Un vol lancé à 13h54, dirigé par le machiniste Donald E Runyon, réussit, cependant, à rompre la seconde formation japonaise de raiders. A environ 14h30, ces quatre chasseurs voyent une attaque de bombardier en piqué se développer près de la Pointe Lunga. Ils attaquent l’ennemi, le Machiniste Runyon abat deux bombardiers et l’enseigne Harry A March Jr et Howard S Packard, pilote d’aviation de première classe, compte chacun une victoire. Ce vol, qui comprend deux autres chasseurs qui ont servé comme escorte du commandant du Groupe Aérien, retourne aux porte-avions et, plus tard dans l’après midi, décolle de nouveau pour une nouvelle patrouille au dessus du groupe d’écran des transports. L’enseigne Earl W Cook et le machiniste Patrick L Nagle restèrent plus longtemps au dessus des navires et, en revenant vers l’Enterprise dans la semi obscurité, ils manquèrent de gaz. C’est ainsi que ces deux pilotes ont été perdu dans le le lieutenant Bauer dans son rapport pour la VF 6.

L’action des chasseurs du Saratoga comprend un vol de 8 F4F-4 qui décolle du porte-avions à 12h03 pour patrouiller au-dessus des transports. Le lieutenant James J Southerland, dirigeant sa division, entre en contact avec l’ennemi au dessus de l’île de Savo. Les japonais comprenaient des bombardiers bimoteurs escortés par des chasseurs qui avaient un avantage d’altitude sur les chasseurs américains. Trois des chasseurs américains ne purent se battre. L’enseigne Innis retourna à sa base avec un avion endommagé et rapportant qu’il avait endommagé un zéro.

L’autre division de ce vol du Saratoga était dirigée par le lieutenant Herbert S Brown. Elle a été dirigée vers la même formation ennemie. Les pilotes américains ont aperçus les bombardiers japonais au même moment qu’ils soient attaqués par les chasseurs japonais. Le lieutenant Brown a eu son avion particulièrement endommagé mais il parvient à revenir sur le porte-avions, rapportant qu’il avait endommagé un des cinq zéro qui l’avait attaqué. L’enseigne Blair, l’ailier du lieutenant Brown, esquiva les zéros en profitant de la couverture nuageuse et attaqua les bombardiers japonais. Il rapporta que soit le lieutenant Holt ou l’enseigne Daly, qui ne reviendront pas, abattirent deux bombardiers et qu’il avait vu des flammes dans le compartiment à bombes d’un des bombardiers qu’il attaqua. L’Enseigne Dale sera secouru par le Chicago dans les eaux de Guadalcanal. Les bombardiers japonais, dit il, volait dans une formation très sérrée et lâchèrent beaucoup de bombes mais à distance de leurs cibles.

Durant la seconde contre attaque de l’après midi, les chasseurs du Saratoga allaient bien mieux. A environ 15h00, le lieutenant Richard Gray et son vol ont aperçu un vol de 11 bombardiers en piqué de type Aichi 99 qui volaient sans escorte. Aucun avertissement de cette attaque ennemi n’avait été reçu. Le lieutenant Jensen, le premier à voir la menace, donna l’alerte par radio, attaquant et suivant l’ennemi plongeant vers les navires, détruisant deux d’entre eux. Le lieutenant Dufilho le suivant abattit également deux avions et endommagea un troisième. Au total 10 avions japonais seront abattus. D’autres vols de 7 à 12 bombardiers en piqué japonais, cependant, ont attaqué les navires sans être repéré par les navires, les radars et les avions. Ils avaient été signalés par l’un des bombardiers de reconnaissance approchant d’une autre direction. Deux de ces avions ont été abattus dans leur repli. Aucun de ces bombardiers en piqué ne parvient à atteindre leurs cibles.

Six des huits SBD-3 qui avaient décollé du Wasp à 12h23 venaient juste de bombarder une cible sur la zone de Tulagi quand un radio d’un navire signale la présence de bombardiers. C’était au environ de 13h30. Immédiatement, les avions de reconnaissance ont été attaqués par 4 ou 5 chasseurs japonais zéros. L’escadron de reconnaissance 72 perdit au moins deux avions dans l’engagement. A 15h20 le Wasp lance un vol de 4 chasseurs pour des patrouilles au-dessus des porte-avions, dirigé par le lieutenant Hawley Russell. Ils ont été dirigés vers Guadalcanal. Ils aperçoivent neuf avions au dessus de Tulagi qu’ils prennent pour des avions japonais. Ils plongent sur ces avions mais découvrent que c’est des SBD.

Le President Adams rapporte qu’il a vu sept avions japonais abattus durant les attaques de l’après midi du 7 août. Les tirs antiaériens des navires abattirent au moins 2 avions et que les avions des porte-avions comptent 20 avions abattus. Les alliés avaient perdu dans le même temps 11 F4F-4 et 1 SBD-3 et le destroyer Mugford était endommagé. A cela, il faut ajouter le temps précieux perdu pour le débarquement des transports et cargos.

Durant la nuit, du crépuscule au jour, le groupe écran, commandé par l’Amiral Crutchley, patrouille dans les zones des transports pour les protéger contre les attaques ennemies de surface ou sous-marines. Le San Juan, le Hobart, le Buchanan et le Monssen patrouillent dans une colonne vers l’est avec la mission de couvrier l’escadron YOKE. Les autres navires du groupe écran comme l’Australia, le Canberra et le Chicago, éclairé par le Patterson et le Bagley, suivent une ligne au sud avec le centre de l’île de Savo comme point de mire ; le Vincennes, l’Astoria et le Quincy éclairé par le Jarvis et l’Helm suivant une ligne nord ; la patrouille anti-sousmarine étaient assuré par le Ralph Talbot et le Blue


 

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Nouveau message Post Numéro: 16  Nouveau message de Murdock  Nouveau message 06 Aoû 2006, 17:45

Chapitre 16: Combat sur les terres ; après midi et nuit du 7 août.
Tulagi


Tulagi a légèrement la forme d’un sablier. Les Raiders, ne se heurtant presque à aucune opposition, occupent facilement la zone occidentale et vont à marche forcée par la jungle vers la section médiane étroite. A 11h35, selon le Major Chambers, sa compagnie atteint « la ligne A » dans le centre de l’île et ensuite, selon les ordres, ouvrent le feu avec un faisceau vert pour signaler aux navires qu’ils bombardent à partie orientale et la plus peuplée de l’île. Ce soutien ne viendra que deux heures plus tard.

Les Raiders ont trouvé une résistance plus importante à l’extrémite orientale de l’île. Les bombardements aériens et navals n’avaient tué que peu de japonais, étant donné qu’ils s’étaient abrités dans abris situés dans les falaises de pierre à chaux. Quand les Marines sont entrés dans le secteur, les japonais surgissent et combattent furieusement à partir de nids à mitrailleuses et à partir de position de snipers dans les arbres. Acculé et forcé de se replier, beaucoup se sont échappés par le réseau de tunnel ou, refusant de se rendre, se sont battus jusqu’à être tué par des grenades de cocktails Molotov. Ceci signifie que, bien que les Marines puissent avancer à un rythme raisonnable, ils ont à plusieurs reprises dû modifier leurs trajets pour chasser des tireurs isolés.

A la colline 208, la Compagnie C des Raiders est retardé pendant une heure par des mitrailleuses japonaises qui sont finalement emporté à la grenade. Les compagnies A et C ont alors passé la colline à l’ouest vers le terrain de cricket. Le Major Bailey de la compagnie C a été blessé et le Capitaine Robert H Thomas pris le commandement. La résistance des japonais était si vigoureuse que seul, un peloton de la Compagnie C a pu avancer plus loin, mais elle était parvenue à la pointe orientale de l’île, par le rivage sud.

Sur le rivage nord, la Compagnie D avance lentement et, à la nuit tombée, elle était à la colline 281, en parallèle avec la Compagnie A au sud. La compagnie B s’établit elle-même pour la nuit à proximité du quai du gouverneur au nord, tandis que la Compagnie C protége le flanc droit de la compagne A sur le rivaga méridional. La Compagnie E (armes) des Raiders, commandé par le Capitaine George Herring, était en soutien le long de la crête ouest.

En attendant, deux compagnies de l’équipe de combat n°2 (5ième Marines) ont été actives dans le nettoyage des snipers dans le centre et l’ouest de l’île. C’était les compagnies E et F commandées respectivement par le Capitaine Harry S Connor et le Capitaine Charles R Baker. La Compagnie G, commandé par le Capitaine Harold T A Richmon, cependant, suivit les Raiders dans la zone de la maison du gouverneur dans la partie orientale et il leur a été ordonné de combler un brèche entre les compagnies A et D des Raiders. Bien que trois attaques pour déloger l’ennemi aient échoué, le contact était établi et maintenu le long de la ligne.

Les japonais ont concentré leur force sur les pentes raides de la colline 281 et dans le ravin à l’ouest de la colline et au nord du terrain de cricket. Durant la nuit, ils sortirent et contre attaquèrent. Ils réussirent à faire une brèche entre les compagnies A et C des Raiders et isolèrent la compagnie C le long de la plage. Alors qu’ils attaquent la compagnie A dans l’espoir d’effectuer un balayage vers le sommet de la crête vers la résidence du gouverneur. Ils échouèrent, la compagnie A stoppe l’attaque et tue 26 japonais à moins de 20m de sa ligne de défense. Plus tard, les japonais réussirent à s’infiltrer encore plus près du poste de commandement dans la résidence, faisant cinq attaques séparées entre 0h30 et 5h30.

Gavutu

Vers 14h00 les hommes sur le flanc gauche du débaruqement avaient fait suffisamment de progrès pour être capable de soulager la pression sur le flanc droit par des tirs de mortiers. Un poste de commandement est établi, les parachutistes ont rapidement étendu leurs contrôles sur l’île. Poussant les japonais hors des pirogues et des tunnels de la colline 148, cependant, ils ont été considérablement gênés par des snipers et des tirs de mitrailleuses venant de Tanambogo. Par conséquent, à 14h30, le commandant Miller demande le bombardement de Tananbogo pour réduire ce feu et pour renforcer le débarquement. Dans l’après midi, l’île est frappé par les avions et les destroyers américains.

Le soir, les américains contrôlent Gavutu et les parachutistes s’emparent de la colline 148 à 18h00. Mais ils étaient incapable d’avancer plus en avant, subissant le feu des mitrailleuses de Tanambogo avant que 5 navires sombres du Jackson arrivent avec les renforts pour un débarquement sur Tanambogo. Ceux-ci sont les hommes (compagnie B, de l’équipe de combat A du 2ième Marines) qui ont débarqué plus tôt dans la journée à Haleta. A 15h00 le Jackson avait envoyé six navires pour les récupérer mais les transports ont été déroutés pour débarquer sur Gavutu. Là, trois bateaux sont dirigés vers le nord est de Tanambogo pour débarquer et tenter de prendre les japonais à revers. Tandis qu’ils approchent, à environ 15h00, le Monssen et le Buchanan commencent à bobarder les docks et les jetés du rivage est de Tanambogo en préparation de l’attaque. Au coucher du soleil avait lieu à 18h20 et les Marines espérent faire leur débarquement envrion à 18h45 sous le couvert de l’obscurité, mais cela n’a pas résisté au bombardement du soutien feu qui explosa une citerne d’essence et qui illumine le rivage.

A 14h10, le vol du Wasp attaque Tanambogo, lâchant 500 kg de bombes et mitraillant la zone, mettant le feu au carburant et aux dépôts de munitions qui brûleront pendant deux heures. Pendant cette période, un vol de reconnaissance au-dessus de Tanambogo observe un drapeau ennemi sur une maison de Makambo et demande la permission d’ouvrir le feu. En quelques minutes, 15 bombardiers en piqué arrivent et reçoivent l’ordre de bombarder sur Tanambogo. Ils ont reçu aussi l’autorisation d’envoyer deux bombardiers en piqué sur le drapeau japonais. A 16h25, les attaques sont lancées. En même temps, Tanambogo et Makambo sont bombardés par un destroyer chacun. Plusieurs feux apparaissent sur Tanambogo et la maison abritant le drapeau japoanis brûle au sol.

D’après ces comptes rendus, il paraît évident que les navires et les avions ont virtuellement démoli toutes les installations militaires au-dessus de la terre sur ces petites îles et ont conduit les défenseurs japonais sous terre. Cela permet, comme dans la plupart des cas, de neutraliser l’activité ennemie au moment de la période critique lorsque les navires de débarquement approchent. Ces actions ne pouvaient pas être entreprises de manière aussi importantes une fois les troupes débarquées et l’infanterie a eu à réduire les centres de résistance ennemie virtuellement sans soutien.

Les combats pour les objectifs sur Tulagi et Gavutu continuent toute la nuit. Peu après l’obscurité, le Neville, le President Jackson et le Zeilin s’ancrent dans le secteur de Tulagi et envoyent leurs navires de débarquement faire des allers retours entre les navires et le rivage, débarquant des fournitures pour les Marines et emportant les blessés. A 16h35 les survivants du navire de débarquement du Neville qui avait été coulé par les tirs japonais, ont été ramenés sur le navire.

Les parachutistes ont tenu leurs positions durement gagnées sur Gavutu pendant la nuit sous les tirs importants de snipers. Les japonais ont tenté de débarquer des renforts sur Gavutu venant de Tanambogo mais ils ont été pour la plupart abattu avant d’atteindre l’île. Cependant, un fort groupe de snipers ennemis sont retranchés au sud de la colline 148. Une pluie lourde s’est ajoutée aux ennuis aux hommes.

Bien que la plage BLUE, la seule plage ouverte sur Tulagi, est également soumise à des tirs de snipers importants. Le Général Rupertus, assistant du commandant de la division chargé de Tulagi, informa le Général Vandegrift que le bataillon de Raiders souffre de 22% de pertes et les parachutistes de 50 à 60 % de pertes. Le 2ième Marines est désigné pour sécuriser Tanambogo. Tôt le matin les deux équipes restantes du 2ième Marines ont été libérés pour le nettoyage de Tanambogo et de Tulagi.

Guadalcanal.

Les premiers Marines à débarquer sur Guadalcanal était le groupe de combat A (5ième Marines), moins le 2nd Bataillon, commandé par le Colonel LeRoy P Hunt. Ils ont immédiatement avancé vers l’intérieur, occupant une tête de pont peu profonde allant jusqu’à la branche est d’Ilu, qui est généralement parallèle avec la plage et à 500 m à l’intérieur, et sur l’ouest par l’embouchure de l’Ilu qui coure vers le nord ouest dans la mer.

Le groupe de combat B (1ier Marines), commandé par le colonel Clifton B Cates, débarqua peu de temps après sur la plage RED et, passant à travers le groupe de combat B, commence à avancer à l’intérieur en direction du sud ouest. Peu de temps après, le 1ier Bataillon du Groupe A franchit l’Ilu, et se déplace directement à louest le long du rivage pour atteindre son objectif : l’embouchure de la rivière Tenaru. Le groupe de combat B, avec trois bataillons échelonnés sur l’arrière gauche, avance vers un objectif défini comme étant un monticule herbeux. Malheureusement, les informations obtenues et les cartes ont échoués à identifier exactement l’objectif. Le flanc arrière et oriental de la force était couvert par le 3ième bataillon du Groupe de combat A qui est resté en position le long de Tenavatu. Les américains espèraient que le groupe de combat B en se portant immédiatement à l’intérieur des terres, pourraient se placer derrière les japonais et arrêter leur fuite dans les montagnes.

L’avance a été lente au cours de l’après midi. La rivière Ilu et sa branche est forment un demi anneau autour de la tête de pont et, bien que des croisements ont été anticipés et que les matériaux pour des ponts provisoires ont été emmenés, les progrès américains ont été retardés par leur construction. De plus, la jungle dense de l’autre côté du fleuve a fourni un autre obstacle. L’avance américaine est stoppée au crépuscule pour réorganiser les lignes et réorienter l’avance pour le jour suivant. A la tombée de la nuit, cependant, le premier bataillon du groupe de combat A avait atteint l’embouchure du Tenaru, à environ 3 kilomètres à l’ouest de la plage RED et avait établi le flanc droit à cette position. Aucun contact avec les japonais n’avait été signalé.


 

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Nouveau message Post Numéro: 17  Nouveau message de Murdock  Nouveau message 06 Aoû 2006, 17:46

Chapitre 17: Action du 8 août

6h30 : President Hayes et President Adams arrivent à Tulagi avec les renforts
9h00 : Le groupe de combat C débarque à Gavutu
9h10 : le VT – 8 bombarde Tanambogo
10h38 : Alerte reçu signalant 40 avions japonais au dessus de Bougainville
11h40 : Les chasseurs du Saratoga s’élancent pour les intercepter
11h57 : Les bombardiers en piqué et les torpilleurs japonais attaquent, touchant les destroyers George F Elliott et Jarvis
13h45 : Les destroyers Buchanan et Monssen sur l’ordre des forces de débarquement fournissent un appui feu sur Tanambogo
14h00 : Nouvelle alerte d’attaque aérienne japonaise
16h45 : les destroyers tirent sur Tanambogo
18h07 : l’amiral Fletcher recommande le retrait des portes-avions (retrait approuvé par le COMSOPAC)
18h21 : Rumeurs signalant 3 croiseurs, 2 destroyers et 2 torpilleurs ou ravitailleurs d’hydravions japonais
23h45 : Conférence à bord du McCawley pour décider des mouvements des transports pour le matin prochain.

A 5h00, le matin du 8 août, l’amiral Crutchley ordonne aux groupes et unités de patrouilles de retourner dans les zones des transports et d’assurer la protection d’écran du jour. Comme des sous marins ennemies peuvent intervenir dans la journée, il ordonne aux dragueurs de mines de former une patrouille anti sous marine entre les chenals de Sealark et de LEngo. Il établit aussi une patrouille anti sous marine aérienne avec trois avions des croiseurs en vol à tout temps.

Patrouilles aériennes

A 6h30, le President Hayes et le President Adamas arrivent dans la zon de transport YOKE avec les renforts pour Tulagi et Gavutu. Peu après les bombardiers en piqué venant des portes avions apparaissent dans le ciel et commencent à marteler les japonais restants dans les refuges de Tulagi et de Tanambogo.

Le Wasp, en compagnie des autres portes avions, s’est retiré à une courte distance au sud pour la nuit. Revenant dans la matinée dans sa position précédente au sud ouest de Guadalcanal, le Waps maintient en patrouille aérienne de combat huit chasseurs dans la zone des transports de Tulagi jusqu’à 12h00. Peu après, il lance 12 avions de reconnaissance en direction des îles Santa Isabel et Nouvelle Géorgie. Aucun contact n’a été signalé sauf un chasseur hydravion japonais qui a été croisé à environ 80 km de la Baie de Rekata et qui a été abattu par le lieutenant commandant Snowden. En attendant des bombardiers ont soutenu la force amphibie dans une action contre les objectifs désignés. Les chasseurs sont rappellés et ravitaillés en carburant à midi en prévision d’une attaque japonaise qui, comme le jour précédent, s’avère dirigée vers les navires des zones de transport.

Le commandant Felt du Saratoga commande les bombardiers et les torpilleurs dans la zone de Tulagi le matin du 8 août. Le chef du soutien aérien sur le McCawley l’informe à 7h55 qu’il essaye d’obtenir des cibles appropriées pour les bombardiers mais que la situation sur le rivage n’est pas clair. A 8h20 l’escadron de bombardier en piqué décolle sans avoir d’objectif désigné pour l’attaque. A 9h10, le McCawley l’informe que les japonais cloués sur Tanambogo exercaient des tirs défensifs et qu’il avait l’ordre d’attaquer avec les bombardiers restants (VT8). Juste avant l’attaque, un message déformé a été reçu tentant de décommander l’attaque. Négligeant le message, les bombardiers ont attaqués la position et repartaient pour le porte avions à 10h05.

Attaque aérienne japonaise du 8août

A 10h38, l’amiral Turner reçoit une nouvelle annonçant que 40 bombardiers japonais bimoteurs sont passés au dessus de l’île de Bougainville, au nord de Tulagi – Guadalcanal, et de là vers le sud est. Il a immédiatement ordonné à tous ces navires de se déplacer sur la zone de transport et d’assurer une patrouille. Avant que les avions apparaissent à peu près précisément à midi, les groupes de transports et d’écrans sont en formation et manoeuvrent à leur vitesse maximale.

Les rapports différent sur le nombre exact d’avions japonais (allant de 25 à 40). Mais la plupart était des bombardiers bimoteurs et ils approchent des navires par l’est, venant de la pointe sud est de Florida, à une altitude basse. Apparemment ils ne laissent tomber aucune torpilles ou bombes dans la région de Tulagi mais se dirige vers leur cible principale dans le sud ouest, les navires de Guadalcanal. Cependant les navires et les transports de Tulagi ouvrent un feu antiaérien intense et efficace quand les avions passent au dessus d’eux. Neuf à quinze avions sont considérés comme abattus. Les bombardiers étaient escortés par des Zeros et ceux-ci ont été engagés par les avions des portes avions en haute altitude.

L’attaque a été dirigée sur les navires américains de Guadalcanal, qui avaient mis en place des tirs de barrages. Les navires du groupe de transports XRAY, à ce moment, évoluaient dans une ligne de quatre colonnes de divisions à trois ou quatre navires chacun (avec le Heywood seul sur le flanc gauche), avec des intervalles de 1300m, les navires étant séparés de 900m de distance et avançant à 13n. La mer est lisse et calme, le ciel nuageux et le plafond était d’environ 1 500 – 2 000 m. A 11h57, les avions japonais approchent par le nord est, passant au dessus des collines de la partie orientale de l’île de Florida, perdant rapidement de l’altitude et se dirigeant directement sur les transports de la ligne. L’amiral Turner, commandant de la TF, fait rapidement et efficacement manœuvré la formation de transport.

Pendant ce temps, les navires écrans, croiseurs et destroyers, ouvrent le feu et plusieurs avions sont abattus. Quand les transports utilisent leurs canons antiaériens, la formation japonaise commence à se briser, quelques avions passent entre les transports. En quelques instants, certains avions sombrent dans les eaux. Seuls trois avions passent la formation des transports. Deux seront abattus par les navires écrans, le dernier parvenant à s’échapper.

Un des avions abattus manqua de peu la poupe du Vincennes tandis qu’un autre se brisa sur le pont du George F Elliott qui s’embrasse. En quelques minutes, le George F Elliott est remorqué hors de la formation et les autres navires observent qu’une grande partie de l’équipage est passée par-dessus bord, flottant dans son sillage.

A peu près au même moment, le destroyer Jarvis était frappé par une torpille et était sérieusement endommagé mais encore capable d’opérer avec sa propre puissance. Cela sera les seules pertes américaines, alors que les japonais ont perdu 14 avions, au moins dans la bataille. Les japonais se retirent par le nord ouest, poursuivis par les chasseurs américains.

A 10h02, l’Enterprise a lancé trois chasseurs pour patrouiller au dessus des transports. Peu avant le combat de midi, le Chicago leur signale une attaque japonaise imminente. En quelques minutes depuis une altitude de 5 000 m, ils ont aperçu plusieurs avions torpilleurs japonais volant bas au dessus des eaux entre Tulagi et Guadalcanal. Les chasseurs américains plongent pour les attaquer. Ils abattent ainsi 5 avions japonais et retournent sur l’Enterprise à 13h40.

Le 5ième escadron de chasseur du Saratoga est beaucoup contrarié d’avoir manqué l’action de midi ce jour là. Comme le jour précédent, l’escadron de bombardiers du Wasp, VS 71, du lieutenant commandant John Eldridge, a accidentellement intercepté l’attaque japonaise du 8 août. Tandis que le vol de 11 SBD – 3 se retiraient du bombardement de l’île de Mbangi, près de Tulagi, ils observent l’approche par le nord est des avions japonais. L’escorte de Zero attaqua les avions américains. Cependant, les avions américains parviennent à rejoindre le Wasp sans perte.

Après l’attaque, les transports de l’escadron XRAY retourne sur la plage RED pour reprendre le déchargement. En chemin, le capitaine Reifsnider, commandant les transports, aborde le George F Elliott. Le feu brûlait toujours intensément. Le Hull était à côté, pompant l’eau par cinq ou six tuyaux. L’Elliott a perdu de la puissance depuis qu’un avion s’était écrasé sur lui. Le Hull commence alors à remorquer le Elliott pour l’échouer sur la plage RED, à environ 16 km de là, afin de décharger le reste du matériel et de l’équipement qui restait à bord.

Mais finalement, on a dû se résoudre à évacuer l’équipage. La tentative de récupérer le matériel ou de sauver le navire était un échec. Les dernières personnes à bord sont évacuées par le Hull et le Dewey. L’amiral Turner ordonne alors de le couler à la torpille. Le Hull tira alors quatre torpilles à courte portée sans effet. Trois officiers et 7 hommes de l’Elliott ont été tué. 15 Marines ont été considérés comme disparu.

Quand au Jarvis, il avait été remorqué par le Dewey dans des eaux peu profondes. Le fond de sa coque était ouvert mais ses chaudières et ses machines étaient intactes. 14 membres de l’équipage absents et 7 ont dû être envoyés au McCawley pour y être hospitalisé. L’amiral Turner donna l’ordre qu’il rejoigne Nouméa sous l’escorte du Hovey. Cependant, quand tôt dans la soirée, le Hovey tenta de joindre le Jarvis, il ne le trouva pas. Le navire n’atteindra jamais Nouméa.

Durant l’après midi, quand plusieurs alertes pour des attaques aériennes japonaises ne se matérialisent pas, quelques navires récupérent des aviateurs japonais dans l’eau. Le Selfrodge ramène deux de ces prisonniers qu’il transfére au Barnett. Le Blue en sauve quatre autres et prévoit de les donner à l’Astoria, le prochain matin. Le Neville en récupéra 6 dont un était mort.

Nettoyage de Tulagi

Peu après 7h00, le President Jackson débarque le 1ier bataillon du 2ième Marines (moins la Compagnie B) à la plage BLUE, et le President Hayes débarque le 2ième bataillon. Le 1ier bataillon, commandé par le lieutenant colonel R E Hill, a l’ordre de balayer Tulagi des japonais de la plage à la pointe orccidentale de l’île, et le 2ième bataillon, commandé par le lieutenant colonel B W Atkinson, a été dirigée pour effectuer la même opération sur la pointe orientale de l’île.

Aucune brèche sérieuse n’avait été faire dans la nuit, et, à l’aube, les Marines avait repris l’offensive. Les Compagnies E et F de l’équipe de combat 2 qui avait nettoyé la partie occidentale de l’île, ménent l’attaque du second jour. D’une ligne nord est de la colline 281, avec la compagnie F à droite et la compagnie E à gauche, ils avancent vers le sommet de la colline et la côte sud ouest de l’île. Cette manœuvre permet aux mortiers et aux positions de mitrailleuses d’attaquer la concentration japonaise de trois côtés. Cet après midi, la compagnie G de l’équipe de combat 2 et les Raiders se sont jetés sur le ravin et ont soufflé les japonais hors de leur cachette. A environ 15h00, l’occupation physique de l’île est complète.

Sur les 500 japonais estimés en position sur Tulagi, 3 seulement se sont rendus. Selon les prisonniers, 40 ont tenté de s’échapper à la nage vers Florida. Le bataillon de Raider a subi 90 pertes dont 3 officiers et 33 hommes ont été tués ou sont morts de leurs blessures sur l’île.

La prise de Tanambogo

Le 3ième bataillon du 2ième Marines (Equipe de combat C), commandé par le lieutenant colonel R G Hunt, a d’abord été débarqué par le President Adams sur la plage BLUE, mais à 7h05 les ordres ont changé et le bataillon a été redirigé sur les navires pour aller à Gavutu. En attendant, le Monssen et le Buchanan s’étaient tournés vers Tanambogo pour fournir un appui feu à l’attaque imminente de l’île.

Peu après 9h00, la première vague de bateau quitte l’Adams pour Gavutu et débarque sur la plage une heure plus tard. Le reste de l’équipe de combat C suit dans six autres vagues de navires. Les compagnies I (Capitaine M P Hajan) et K (Capitaine H A Courtney) rejoignent le bataillon de parachutiste pour exterminer les quelques japonais restants. Leur opération a été entravé par les tirs persistants d’un sniper de Tanambogo, et ainsi les préparations ont été accelérés pour lancer une nouvelle attaque sur l’île. L’attaque aérienne japonais de midi et plusieurs fausses alertes qui ont gardé le groupe d’appui feu en alerte antiaérienne pour une heure ou plus, a handicapé l’organisation du travail, cependant, le Buchanan et le Monssen ont frappé fréquemment les cibles sur Gavutu et Tanambogo comme cela leur étaient demandés par le contrôle de tir. En cela ils ont été aidés par l’appui aérien qui a aussi bombardé Gaomi, Makambo et d’autres îles proches pour disperser des groupes de japonais maintenant un tir précis.

A 16h00, le Buchanan se tient dans le porte de Gavutu sur la côte est de l’île, ralentissant et ouvrant le feu avec ses batteries sur la colline de Tanambogo à une portée d’environ 1 000 m. Se déplaçant du port de Gavutu vers Gaomi, il porta son feu vers une zone plate sur la côte sud est des îles Tanambogo. A 16h15, deux chars du 3ième détachement, compagnie C, 2ième bataillon de char, commandé par le lieutenant R J Sweeney, embarquent dans deux navires d’assaut pour Gavutu. Environ une heure plus tard, ils arrivent à proximité du Buchanan et demandent que le destroyer cesse le feu, étant sur le point de débarquer sur Tanambogo. Le Buchanan se retire en eaus libres ayu sud sud est de Gavutu, et rejoint, plus tard, les croiseurs San Juan et Hobart et le destroyer Monssen pour une patrouille nocturne entre Florida et Guadalcanal.

Les deux navires d’assaut des Marines venaient du President Adams. Ils s’étaient positionnés avec d’autres navires de débarquement pour Gavutu plus tôt dans l’après midi, où ils ont reçu l’ordre de préparer le débarquement de Tanambogo. A environ 17h00, le premier laisse un char et un détachement de plusieurs Marines sur Tanambogo. Les tireurs isolés japonais étaient actifs sur les îles de Tanambogo, Gavutu, les îles de Florida comme l’île de Gaomi et les américains se dirigaient vers le rivage oriental de Tanambogo.

En atteignant la plage, le navire déploye sa rampe et, le char descend. Le feu japonais est intense et un sergent de Marines qui était en avant de la salle des moteurs a été tué immédiatement. Les autres Marines ont suivi le char, quelques uns tombant quand leur petite ligne a été mitraillée par le feu japonais. L’équipage du navie a dû sortir, se tenir dans la ligne de feu, et soulever la rampe à la main car elle n’avait pas de moteur.

A son retour de Gavutu, le premier navire reçoit l’ordre d’embarquer 20 Marines pour Tanambogo. Cette fois, en raison de la protection qu’elle a assurée, la rampe n’est pas abaissée et les Marines sont passés par les côtés bien que le feu était presque continu à l’approche du navire sur la plage.

Le deuxième navire a connu une expérience similaire. Sur la plage d’approche de Tanambogo lors de son premier voyage, le navire s’échoue à quelques milliers de mètres du rivage sur le corail.

Cette tragédie a eu pour résultat que le lieutenant Sweeney du char a pris la tête de ses troupes de supports. Les japonais se sont précipités sur leurs pirogues, plaçant une barre de fer bloquant la voie. Piègé, les japonais l’ont attaqué avec des cocktails molotov et autres produits inflammables, tuant tout l’équipage sauf un homme qui s’échappa de la tourelle. L’autre char accomplit sa mission à la perfection, gardant l’avance de l’infanterie avec son appui.

La compagnie I de l’équipe de combat C, commandé par le Capitaine W G Tinsley, suivit les deux chars à terre. Environ la moitié de la compagnie a poussé en direction de la pente méridionale de la colline de Tanambogo alors que le reste se positionnait sur les côtes est et nord du rivage. Le combat a été proche et sauvage. A ce moment, le 1ier détachement de la compagnie K (Lieutenant JJ DOnahue) aidé par quelques parachutistes, arrive à la croisée de Gavutu et s’établissent sur la côte sud de l’île. En attendant, la caverne japonaise sur le côté sud de la colline 148 sur Gavutu a été réduite par un tracteur amphibie.

Vers 22h00 Tulagi et l’ensemble Gavutu – Tanambogo sont complétement aux mains des américains sauf qulques nids isolés de snipers. Durant la soirée et la nuit, un cortège presque constant de navire se déplace entre les transports et les îles, apportant du ravitaillement aux Marines et évacuant les blessés. Il a été estimé que sur les trois îles il y avait 1 500 japonais dont 1 000 était sur Gavutu et Tanambogo. La force de Tulagi était entièrement navale, considéré comme étant une partie d’une force spéciale de débarquement avec le Quartier général à Rabaul. Sur les deux autres îles, environ 400 était des troupes naviels (Marines et personnel de l’aviation navale) et les 600 restants étaient considérés comme étant des travailleurs. Bien qu’aucun comptage précis ne soit possible, on peut estimé que 1 500 japonais ont été tué, moins les 23 prisonniers et les 70 s’étant échappé sur Florida. En dépit des durs combats, les pertes américaines étaient comparativement faibles. Pour prendre ces trois îles, les américains ont perdu 8 officiers et 100 hommes tués, disparus ou morts de leurs blessures et 7 officiers et 133 hommes blessés, soit un total de 248 pertes.

Guadalcanal, 8 août

En attendant, exception de la congestion des navires et des ravitaillements sur la plage RED, des progrès satisfaisant ont été fait sur Guadalcanal. L’avance à l’ouest a repris le matin. Le 1ier bataillon de l’équipe de combat A continua le long du rivage à travers un terrain particulièrement favorable de plantations de noix de coco. Le groupe de combat B a rencontré beaucoup plus de difficulté avec la jungle épaisse à l’intérieur. Quelques prisonniers ont été fait dans la matinée. Les interrogations ont permis de déterminer qu’il n’y avait pas de force japonais important à proximité, car la seule garnison organisée avait retraité à l’ouest. A midi, il est décidé que l’équipe de combat A (5ième Marines) devait se déplacer rapidement sur la route menant à Kukum et se saisir des installations japonaises du village. Ils traversent le fleuve Lunga sur le pont principal et n’ont rencontré aucune opposition jusqu’à leur arrivé dans le village de Kukum à 15h00. Cependant, là, seulement, un feu léger s’éleva des monticules en bas du village et ont rapidement été réduit au silence. Dans le même temps, la compagnie Groupe B (1ier Marines) avait pu accomplir des progrès plus rapide dans les plaines à l’est du terrain d’aviation et vers 16h00 elle était en possession de l’aérodrome après avoir seulement rencontré une petite patrouille japonaise. Pour la nuit, il est ordonné d’occuper la ligne de Lunga.

Ils trouvèrent que les Japonais avait fait un travail remarquable en développant leurs positions sur la Pointe Lunga depuis leurs occupations le 4 juillet. En 5 semaines, ils avaient construit de grands camps semi-permaments, des quais, des ponts, des ateliers de mécanique, deux grandes stations radios, des usines de glace, deux grandes usines permanents d’énergie électrique, une usine d’air comprimé pour les torpilles et avaient presque terminé l’aérodrome avec les hangars et une piste de 1 100m. Les défenses consistaient à trois batteries antiaériennes et des emplacements de mitrailleuses. La garnison militaire, en excluant les troupes de travailleurs, était censée composer de 200 personnels navals et environ 400 troupes des forces navales de débarquements (Marines).


 

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Nouveau message Post Numéro: 18  Nouveau message de Murdock  Nouveau message 06 Aoû 2006, 17:46

Chapitre 18: Retrait du soutien aérien

A 18h07, l’amiral Fletcher, commandant les TF NEGAT et TARE, envoie un message à l’amiral Ghormley à Nouméa, déclarant que la force aérienne des portes-avions a été réduite de 99 à 78 avions, que le carburant a atteint un niveau bas, et en raison du grand nombre d’avions torpilleurs et de bombardiers ennemies dans le secteur, il recommande le retrait immédiatement du groupe de support aérien. Cette recommandation a été approuvée par l’amiral Ghormley plus tard dans la nuit et, tôt, le matin suivant, le Wasp, le Saratoga et l’Enterprise et leurs escortes commencent à se retirer vers le sud.

Cette décision précipita la conférence juste avant minuit à bord du navire amiral de l’amiral Turner, le McCawley, qui comprend l’amiral Crutchley et le général Vandegrift. En vue du retrait des portes-avions, qui laisse la force amphibie dangereusement exposé aux attaques aériennes, il a été décidé de déplacer tous les navires de transport à 6h00 le jour suivant. Cette décision dérange le général Vandegrift qui, une fois à bord du Southard, va à Tulagi pour conférer avec le Général Rupertus. Avant, le McCawley a reçu une alerte qui signale deux destroyers japonais, trois croiseurs et deux torpilleurs ou ravitailleurs d’hydravions à 11h27, naviguant à 15n. Ce message a été envoyé par radio Melbourne à 18h21. Le retard de la transmission de l’information n’est pas explicable. En tout cas, l’amiral Turner a pensé que l’attaque la plus probable viendrait, comme les deux jours précédent, par l’air.


 

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Nouveau message Post Numéro: 19  Nouveau message de Murdock  Nouveau message 06 Aoû 2006, 17:48

Chapitre 19: Conclusions

La situation à minuit le 8 août peut se résumer à cela : les Marines maîtrisent Tulagi, Gavutu et Tanambogo, bien qu’il reste plusieurs snipers japonais sur la dernière île. Les américains ont débarqués sur ce secteur environ 7 500 hommes avec un coût de 248 pertes. Les pertes japonaises sont virtuellement de 100% ou environ 1500 hommes. A Guadalcanal, les américains ont débarqué 11 000 hommes avec une prise assez ferme des rivages nord de Kukum au point Koli. L’aérodrone capturé est presque immédiatement utilisable pour les chasseurs et les bombardiers en piqué. Les troupes américaines aménagent des positions défensives, les forces japonaises s’étant replié dans l’île.

Les objectifs immédiats de l’expédition ont été atteints, bien que l’opération ait pris deux jours au lieu d’un prévu et l’occupation de Ndemi dans les îles Santa Cruz ait dû être repoussée en raison de l’utilisation du 2ième Marines pour finir les combats dans la zone de Tulagi. Les pertes navales étaient légèrement : un transport, le George F Elliott, coulé, un destroyer, le Jarvis, coulé suite à des dommages importants, un destroyer, le Mugford, légèrement endommagé. Les pertes aériennes, 21 des 99 chasseurs des trois portes avions, ont été considérables mais non excessives en raison des violentes contre attaques aériennes japonaises.


 

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Nouveau message Post Numéro: 20  Nouveau message de Murdock  Nouveau message 06 Aoû 2006, 17:59

Tout d'abord la source principale : The Landing in the Solomons 7- 8 August 1942 (United States Navy Combat Narrative).

Si j'ai fait ce post fort long (et je l'espère intéressant :wink: ), c'est à la lecture d'une discussion sur Guadalcanal sur ce forum.

On peut considérer que le débarquement de Guadalcanal américain est une réussite mais il ne faut pas oublier les élements suivants qui ont joué en leurs faveurs :

* une grande partie des troupes japonaises sur place était plutôt des travailleurs venus construire l'aérodrome

* les troupes japonaises, pensant avoir affaire à un bombardement habituel sur Guadalcanal, ont au début de l'opération cherché refuge dans la jungle (facilitant l'opération américaine indirectement sur Guadalcanal)

* Sur Tulagi et les îles environnantes, là où les japonais ont résisté, les combats ont été beaucoup plus difficiles pour les américains malgré leur supériorité navale et aérienne sur la zone.

* les actions de contre attaques japonaises aériennes ont eu très peu de résultat en raison d'un manque de coordination des japonais mais aussi d'une présence constante de la chasse des porte avions sur zone

Et malgré tout cela, le débarquement a pris plus de temps que prévu et l'opération annexe a dû être annulé. Donc oui les américains ont remporté une victoire lors du débarquement à Guadalcanal mais cette victoire est tout autant dû à une mauvaise appréciation de la situation de la part des chefs japonais de Rabaul qu'à la réussite américaine de l'opération.

On peut imaginer ce qu'aurait pu faire, par exemple, les sous marins japonais qui étaient dans le secteur des îles Salomons à Guadalcanal en s'attaquant à deux ou trois des transports vitaux pour l'opération.

En tout cas, pour ma part, ce débarquement démontre quand même la grande résistance du soldat japonais dans des conditions d'infériorité qui préfigure d'autres actions dans le Pacifique.


 

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