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Le conflit russo-japonais Mai-août 1939

Moins connue que les batailles du front Européen, la guerre du Pacifique n'en reste pas moins tout autant meurtrière et décisive dans la fin de la seconde guerre mondiale.
MODERATEUR ; alfa1965

Nouveau message Post Numéro: 11  Nouveau message de romualdtaillon  Nouveau message 04 Mar 2007, 21:43

tietie007 a écrit:Il est vrai que Mac Arthur a tout fait pour protéger l'empereur Hiro Hito, gage de stabilité pour le régime japonais.
Voici un extrait d'article paru dans le Monde, le 26/09/2005, sur les procès des criminels de guerre de la seconde mondiale, dont le procès de Tokyo, moins connu que celui de Nuremberg :

L'empereur fut donc épargné, conséquence d'un accord tacite entre la classe dirigeante japonaise et les administrateurs du gouvernement américain.[/u] (...)[/i]


Ce que les contemporains oublient souvent de préciser, et que MacArthur a réussi à cacher, c'est qu'au Japon même, existait un fort courant favorable à l'abdication de Shôwa et ce, au sein même de la famille impériale. Ainsi, en février 1946, Takahito, le benjamin de Hirohito a demandé l'abdication de son frère en plein conseil privé pendant que l'un des oncles de l'empereur, le prince Higashikuni, confiait à des journalistes qu'une régence était envisagée... Sans MacArthur, il n'y aurait donc pas eut cet amalgame entre la survie de l'institution impériale et le maintien en poste de Hirohito.


 

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Nouveau message Post Numéro: 12  Nouveau message de tietie007  Nouveau message 04 Mar 2007, 21:47

Mac Arthur était un gars brillant, d'ailleurs plus politique que militaire d'après moi (Encore que durant la guerre de Corée il a un peu pêté les plombs ! ). Il a très vite pigé qu'entre l'impératif de justice et la nécessaire stabilité du régime japonais, la deuxième proposition était la plus importante !
Bref, la "realpolitik" a parlé, mais dans un contexte incertain, je pense qu'il a choisi la voie de la raison !


 

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Nouveau message Post Numéro: 13  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 05 Mar 2007, 10:32

Pour celles et ceux que ça intéresse, et quitte à faire ce que je déteste assez (l'autopromotion), je viens de boucler un article sur la bataille du Khalkin Gol (ou Nomonhan), sujet qui m'intéresse beaucoup. J'essaie de la restituer dans le contexte mondial de l'année 1939 : en substance, le Japon lance une attaque frontalière limitée pour dissuader l'Allemagne de se rapprocher de l'URSS, ce alors que la crise polonaise s'envenime.

De plus, Khalkin Gol intervient dans le cadre de rapports conflictuels russo-nippons liés au choc des impérialismes locaux. En ce sens, la "guerre froide" des années trente est le prolongement des tensions issues de la colonisation de la Sibérie par les Russes et de la Corée par les Japonais, la Mandchourie étant convoitée par les deux. L'invasion de la Chine dans les années trente poussera Staline, fidèle à sa stratégie de la guerre indirecte, à soutenir Tchiang Kaï-chek (mais aussi Mao, contrairement à la légende) pour empêcher l'armée impériale de se retourner contre l'Extrême-Orient soviétique.

L'anticommunisme - ou plutôt l'anti-russisme - des généraux de l'armée du Kwantung favorise certes ces tensions. Effectivement, ces officiers, véritables satrapes locaux appuyés par les grands groupes industriels nippons, ne se sentent aucunement liés au gouvernement civil. De là à prétendre qu'ils n'en font qu'à leur tête... En vérité, l'Empereur les soutient au gré de sa propre politique.

Un exemple : en 1938, des officiers de l'armée de Corée lancent une attaque dans le secteur du lac Khazan, vers Vladivostock. L'Empereur désavoue l'opération, passe un savon à Itagaki (la fameuse phrase : "Vous êtes incontestablement l'un des êtres les plus stupides que la terre ait portés"), et les envahisseurs japonais affrontent, sans soutien aérien ni appui d'artillerie, les contre-attaques soviétiques pendant une dizaine de jours.

Autre exemple : Khalkin Gol, en 1939. Cette fois, Hiro Hito approuve l'offensive, jusqu'à la signature du pacte germano-soviétique le 23 août 1939, d'autant qu'au même moment la contre-attaque de Joukov anéantit les formations japonaises engagées (la 23e division et un tiers de la 7e division). C'est peut-être moins l'échec militaire que l'accord Hitler-Staline qui pousse Tokyo à stopper l'affrontement. L'armée du Kwantung était prête à contre-attaquer le 9 septembre avec trois divisions, mais se verra contrainte, il est vrai avec difficulté, de se soumettre au principe d'un cessez-le-feu conclu à Moscou le 15 septembre. Preuve, s'il en est, que cette bataille ne constitue pas un "simple" incident frontalier - à la différence du bain de sang du lac Khazan - mais s'inscrivait dans une logique diplomatico-militaire plus vaste.
« Choisir la victime, préparer soigneusement le coup, assouvir une vengeance implacable, puis aller dormir… Il n'y a rien de plus doux au monde » (Staline).

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Nouveau message Post Numéro: 14  Nouveau message de tietie007  Nouveau message 05 Mar 2007, 11:51

L'invasion de la Chine dans les années trente poussera Staline, fidèle à sa stratégie de la guerre indirecte, à soutenir Tchiang Kaï-chek (mais aussi Mao, contrairement à la légende.

Sur cet aspect des choses, c'est à dire les rapports ambigus entre le PCUS et le PCC, je ferai un article sous peu, ayant lu le Mao de Short. Relation complexe mais l'attitude de Staline a été assez cynique envers les communistes chinois, dans la mesure où il pensait que ceux-ci étaient moins aptes à lutter contre le Japon que le Guomindang.


 

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Re: Le conflit russo-japonais Mai-août 1939

Nouveau message Post Numéro: 15  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 05 Mar 2007, 14:33

tietie007 a écrit:Le désastre de Nomonhan mit fin aux vellétités japonaises vers la Mongolie et la Sibérie et décida Tokyo à choisir l'option maritime, au sud.


A dire vrai, c'est un peu plus compliqué. Khalkin Gol intervient dans le contexte du pacte germano-soviétique, qui refroidit assez les relations germano-nippones, au bord de la rupture. Sur le conseil de l'ex-Premier Ministre Fuminaro Konoye, qui a chapeauté l'invasion de la Chine en 1937, l'Empereur instituera un cabinet dirigé par le germanophile général Abe le 30 août 1939, non sans avoir hésité à confier les rênes du pouvoir à l'anglophile Mamoru Shigemitsu (à qui sera confiée la très ingrate mission de signer l'acte de reddition du Japon à bord du Missouri le 2 septembre 1945).

A l'époque, les Etats-Unis n'ont pas renouvelé leur accord commercial avec le Japon, et une crise diplomatique a éclaté en juillet avec la Grande-Bretagne à propos du contrôle de la concession occidentale de T'ien T'sin. Il importe donc pour Tokyo de ne point trop froisser les Occidentaux, de mettre un terme au conflit avec l'URSS, sans pour autant rompre avec l'allié allemand, qui peut s'avérer utile dans le long terme. Il s'avère urgent de procéder par compromis, après une série de coups de force, en attendant un éclaircissement de la situation en Europe.

La déconsidération de la faction "conquête du Nord" est réelle. L'URSS, protégée par le pacte Molotov-Ribbentrop, est inattaquable, tandis que l'Armée rouge a prouvé sa force en dépit des rodomontades des généraux de l'armée du Kwantung. Les pressions américaines dans la question chinoises révèlent la nécessité de se tourner vers le Sud et ses ressources. Les partisans de la faction "conquête du Sud" sont ainsi revigorés, mais aussi bien eux que leurs rivaux "nordistes" ont besoin, en définitive de l'alliance avec le Reich. Et aucun d'entre eux ne peut se permettre, pour le moment, de montrer des dents. Le Japon doit donc attendre et observer.

La diplomatie japonaise s'adapte ainsi à la situation. Et à l'été 1940, l'occasion se présente de faire main basse sur l'Indochine, avec l'effondrement français, et d'obtenir la fermeture de la Route de Birmanie, avec l'affaissement britannique. L'objectif essentiel est d'étrangler la Chine. Or, au même moment, les Etats-Unis décident de renforcer leur potentiel militaire face à l'expansion des forces de l'Axe. Plus que jamais, le Japon a besoin de l'Allemagne pour faire diversion. Et, enlisé en Chine, il s'emprisonne dans une logique d'affrontement avec l'Amérique.

Pourtant, et malgré la conclusion d'un pacte de non-agression avec Staline en avril 1941, tout n'est pas encore joué entre les "nordistes" et les "sudistes". L'invasion de la Russie par l'armée allemande désoriente les milieux japonais, furieux de n'avoir pas été mis au courant et définitivement convaincus que Hitler mène un jeu personnel. Mais les "nordistes" clament que l'instant est favorable à une invasion de la Sibérie. Les "sudistes" ont beau jeu de rappeler le mécompte de Nomonhan, mais l'argument n'est pas suffisant, car le contexte global a évolué.

En vérité, c'est un autre événement qui va sceller la stratégie nippone. Le 26 juillet 1941, Roosevelt prend une série de décisions lourdes de conséquences : gel des avoirs japonais (135 millions de dollars) le 25 juillet, et surtout embargo sur le pétrole rendu effectif le 31. Les Britanniques et les Hollandais ne se comportent pas autrement. Décisions parfaitement justifiées, puisque les Japonais viennent d'occuper toute l'Indochine, menaçant l'Asie du Sud Est, dépassant les bornes depuis déjà trop longtemps. Conséquence directe : le Japon perd 80 % de ses approvisionnements. La machine de guerre japonaise, qui peine à se dépêtrer du bourbier chinois, risque de tomber en panne d'essence.

Roosevelt a certainement agi pour venir également en aide aux Soviétiques, les milieux américains ayant toujours pris au sérieux l'éventualité d'une guerre nippo-russe. Réussite totale : l'embargo pétrolier, qui complète un ensemble de mesures similaires, interdit à l'armée impériale de s'attaquer à la Sibérie. La faction "nordiste" est définitivement écartée. Le destin du Japon se jouera sous les tropiques.

En conclusion, il convient de ne pas surestimer l'impact de Khalkin Gol sur la diplomatie nippone. La stratégie impériale a surtout découlé de la conjoncture européenne. Si le Japon n'a pas attaqué la Sibérie en 1941, c'est qu'il n'en avait pas les moyens, et qu'il croyait de toutes les manières que l'Armée rouge allait s'effondrer en 1942 sous les coups de boutoir de la Wehrmacht, permettant une réédition du scénario de 1919, lorsque la guerre civile russe a permis à Tokyo de faire main basse sur les possessions tsaristes d'Extrême-Orient. Khalkin Gol a, en l'espèce, tout au plus constitué un avertissement, ce qui est en soi important, mais non décisif.
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Nouveau message Post Numéro: 16  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 05 Mar 2007, 14:47

tietie007 a écrit:L'invasion de la Chine dans les années trente poussera Staline, fidèle à sa stratégie de la guerre indirecte, à soutenir Tchiang Kaï-chek (mais aussi Mao, contrairement à la légende.

Sur cet aspect des choses, c'est à dire les rapports ambigus entre le PCUS et le PCC, je ferai un article sous peu, ayant lu le Mao de Short. Relation complexe mais l'attitude de Staline a été assez cynique envers les communistes chinois, dans la mesure où il pensait que ceux-ci étaient moins aptes à lutter contre le Japon que le Guomindang.


Staline a agi vis-à-vis de Mao de la même manière qu'avec les autres : en jouant sur les deux tableaux. Il a besoin de retenir les Japonais en Chine, et la calamiteuse invasion de l'Empire du milieu par celui du Soleil levant est à la fois un danger et une aubaine. Danger au sens où la chute de Tchiang Kaï-chek laisserait au Japon les mains libres en Asie. Aubaine où, malgré ses victoires initiales, le Chine sera l'équivalent du Front de l'Est pour l'armée nippone.

Ce n'est pas en limitant son appui militaire et financier à Mao que Staline permettra à la Chine de tenir. Le point fort du pays, dans ce contexte particulier, c'est Tchiang. L'avenir politique de la Chine, il l'examinera ultérieurement. Cependant, le soutien du Komintern à Mao est indéniable, même si par souci de ne pas froisser les Nationalistes, les Soviétiques se montreront davantage circonspects à l'encontre des communistes chinois.
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Nouveau message Post Numéro: 17  Nouveau message de tietie007  Nouveau message 05 Mar 2007, 15:22

Il est clair que l'armée du Kwantung n'était nullement configurée pour envahir la Sibérie ! Comme l'article ci-dessus le précise, l'armée japonaise était peu motorisée et ne possèdait pas vraiment de division blindée.
Même si l'incident de Nomonhan n'avait pas existé, et même si les USA n'avait pas exercé un embargo sur le pétrole, il est fort peu probable que le Japon se soit lancé dans une aventure bien périlleuse et incertaine contre la Russie. La guerre contre la Chine nationaliste suffisait déjà !


 

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Nouveau message Post Numéro: 18  Nouveau message de romualdtaillon  Nouveau message 05 Mar 2007, 15:50

tietie007 a écrit:Mac Arthur était un gars brillant, d'ailleurs plus politique que militaire d'après moi (Encore que durant la guerre de Corée il a un peu pêté les plombs ! ). Il a très vite pigé qu'entre l'impératif de justice et la nécessaire stabilité du régime japonais, la deuxième proposition était la plus importante !
Bref, la "realpolitik" a parlé, mais dans un contexte incertain, je pense qu'il a choisi la voie de la raison !


Sur ce sujet, je crois qu'il a outrepassé ce que dictait même les intérêts américains, qui auraient été protégés par une régence de Nobuhito (prince Takamatsu), pour favoriser ses intérêts personnels et ses aspirations présidentielles.

En s'assurant de la collaboration docile d'un criminel de guerre, en jouant avec lui le jeu de la carotte et du bâton, il pouvait s'ériger en maître absolu du territoire occupé.

D'ailleurs pour l'historien John Dower, "Même les pacifistes japonais qui ont endossé les chartes de Nuremberg et de Tokyo et qui ont travailler à documenter et àa publiciser les atrocités du régime shôwa, ne peuvent justifer la façon dont procès sur les crimes de guerre ont été menés; pas plus qu'ils ne peuvent défendre la décision américaine d'exonérer l'empereur de sa responsabilité pour la guerre, et ensuite, au sommet de la guerre froide, de libérer et peu après de s'associer avec des criminels de guerre d'extrême-droite accusés comme Nobusuke Kishi" Embracing defeat, p.562


 

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Nouveau message Post Numéro: 19  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 05 Mar 2007, 16:06

Il est clair que l'armée du Kwantung n'était nullement configurée pour envahir la Sibérie ! Comme l'article ci-dessus le précise, l'armée japonaise était peu motorisée et ne possèdait pas vraiment de division blindée.
Même si l'incident de Nomonhan n'avait pas existé, et même si les USA n'avait pas exercé un embargo sur le pétrole, il est fort peu probable que le Japon se soit lancé dans une aventure bien périlleuse et incertaine contre la Russie. La guerre contre la Chine nationaliste suffisait déjà !


Douloureuse question... Un excellent écrivain, Nicolas Saudray, a romancé la chose dans son livre Les oranges de Yalta, éd. Balland, 1991. Un modèle d'uchronie : Rudolf Hess est mandaté au Japon au printemps 1941 pour le pousser à collaborer à Barbarossa. Sa mission est un succès, puisque les armées japonaise et allemande attaquent l'URSS simultanément le 8 juin 1941. Prise entre deux feux, la Russie s'écroule. Moscou tombe le 14 novembre 1941, Staline réfugié à Kouybichev (ex-Samara) puis Sverdlovsk (ex-Ekaterinenburg), finit par se suicider début avril 1942, après avoir fait supprimer Molotov et Beria. Les Etats-Unis, toujours aussi neutres, se posent en médiateurs et parviennent à arracher un accord de paix entre les belligérants à Yalta, au mois de mai de la même année. Et je n'ai raconté que la moitié du bouquin, très bien documenté.

Pour revenir à la réalité, l'armée du Kwantung avait-elle les moyens d'envahir la Sibérie ? A l'été 1939, sans doute pas, mais moins pour des motifs militaires que diplomatiques. Si Joukov l'a emporté, c'est parce qu'il a reçu de puissants moyens qu'un conflit avec l'Allemagne aurait empêché d'être expédiés en Mongolie. Et le Japon ne pouvait se permettre d'ouvrir un front avec l'URSS alors que cette dernière négociait son pacte avec le Reich. Sans parler du fait qu'une telle agression aurait sans aucun doute déchaîné la fureur des Américains, qui auraient aussitôt saisi l'arme de l'embargo, condamnant à brève échéance l'armée nippone à tomber en panne sèche sur tous les théâtres d'opérations.

En 1941, la situation est radicalement différente. Joukov n'est plus là, remplacé par le général Joseph R. Apanassenko, ancien sabreur de la guerre civile, politiquement fiable, militairement plus discuté. L'Armée rouge se fait enfoncer sur l'ensemble du nouveau front de l'Est par l'armée hitlérienne. L'occasion est favorable. Si l'armée du Kwantung se heurtera à forte partie, si elle risque de subir des échecs tactiques, elle n'en remportera pas moins un incontestable succès stratégique, en retenant l'armée russe de Sibérie.

Mais une telle stratégie est irréalisable, pour cause d'embargo pétrolier heureusement décidé par Roosevelt. Conséquence : il faut négocier avec les Américains, ou attaquer au Sud, pour conquérir les ressources indonésiennes, malaises et philippines. Tokyo n'a pas d'autre choix.
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Nouveau message Post Numéro: 20  Nouveau message de tietie007  Nouveau message 05 Mar 2007, 16:17

Puissant renfort pour contrer les japonais en 39 ? Pas vraiment. 600 chars BT et T-26 ont ne peut pas dire que ce soit le top quand on sait que l'URSS devait avoir, à l'époque plus de 15 000 chars de tous types, en 1939. En 1941, les estimations situent la barre à environ 20 000 chars dont 90% sont de vieux modèles.
Si les japonais avaient attaqué, ils ne seraient pas allés bien loin. L'immensité du territoire russe étant la meilleure défense pour les soviétiques. Les nippons auraient peut-être envahi les marches de la Mongolie, le littoral sibérien, mais ils auraient été bien incapables de faire mieux, vu l'hostilité du terrain, les conditions climatiques très dures, l'absence de voies de communication et la faiblesse de la motorisation de l'armée japonaise. Les soviétiques auraient même pu laisser vide la Sibérie, se concentrant uniquement contre les allemands. De plus, l'intérêt d'envahir la Russie était quasiment nul pour les japonais. L'immense territoire n'étant pas exploitable !


 

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