Campagne de Guadalcanal
Août 1942 – Février 1943
1ère partie: Les hydravions de la Marine Impériale Japonaise.
Pendant la campagne de Guadalcanal, la marine japonaise utilisa plusieurs types d'hydravions, que ce soit à coque ou à flotteurs, opérant depuis les mouillages des îles Shortland et de Rekata Bay (au N.E. de l’île Santa Isabel), des îlots voisins ainsi que depuis divers navires de ligne équipés d’un ou plusieurs hydravions.
Les appareils rencontrés au cours de la Campagne étaient essentiellement les..
Nakajima A6M2-N « Rufe »Cet hydravion était une version modifiée du Mitsubishi A6M Zero modèle 11
Utilisé pour l'escorte des convois du « Tokyo Express », la défense aérienne et parfois l'attaque au sol.
Affecté principalement en soutien de Guadalcanal.
Mitsubishi F1M2 « Pete » Hydravion de reconnaissance.
Employé pour l'observation, la chasse légère, l'escorte et le bombardement léger.
Cet hydravion était très actif autour des Salomon à partir de septembre 1942.
Aichi E13A « Jake » Hydravion de reconnaissance à long rayon d'action de 1130 nautiques (2100 kms)
Missions de reconnaissance maritime, repérage des forces américaines et lutte anti-sous-marine.
Un des appareils les plus importants pour le renseignement japonais dans les Salomon.
Kawanishi H6K modèle s22 « Mavis » Grand hydravion à coque disposant d’une autonomie considérable de 3500 miles nautiques (6500 km !)
Utilisé pour les reconnaissances lointaines entre Rabaul, les Salomon et les Nouvelles-Hébrides.
Présent durant la campagne mais généralement basé loin du front immédiat.

Plus rares étaient les...
Kawanishi E7K « Alf »
Nakajima E8N type 95 model 1 « Dave » Hydravion également catapulté 
Ces deux modèles plus anciens étaient encore présents dans certaines unités secondaires ou d'entraînement. Leur rôle à Guadalcanal fut cependant assez limité.
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Quand on parle des hydravions japonais les plus caractéristiques lors de cette Campagne de Guadalcanal, on retiendra essentiellement le quatuor suivant :
« Rufe » (chasse),
« Pete » (observation et attaque légère) et
« Jake » et «
Mavis » (reconnaissance à longue portée).
Les hydravions, quel que soit le type, en raison de leur importante trainée voyaient leurs performances et maniabilités fortement réduites, représentant des cibles idéales pour les chasseurs ennemis.
A titre d’exemple, un « Rufe » ne dépassait pas les 435 km/h en palier quand un « Zero » atteignait les 530 km/h voire plus en fonction de sa motorisation.
En évoquant le pilotage et la maniabilité d’un hydravion, le grand aviateur qu’était Jean Mermoz disait toujours que c’était un mauvais avion et un mauvais bateau !
Vos commentaires et questions sont comme toujours les bienvenus
Bientôt la suite avec l'hydraviation américaine 
En 1944, les Français étient malheureux, maintenant ils sont mécontents, c'est le progrès ! CdG
Bernard