L'interception des V-1 augmente en efficacité (ci-dessous, extrait de la source citée par Prosper) :
"Lors de la conférence de presse, le ton se veut triomphal : sur les 4.883 V1 et V2 lancés sur Anvers, 2.183 ont été détruits par la protection anti-aérienne déclare Armstrong. En réalité, le chiffre de missiles lancés est sous-estimé : 5.960 missiles ont été lancés sur Anvers. Néanmoins, le taux de réussite du dispositif contre les V1 – les V2, bien plus rapides, ne peuvent pas être interceptés – est impressionnant : de 62 % fin novembre 1944, il atteint 85 % en mars 1945. C’est dire si le nombre de victimes auraient encore pu être bien plus élevé. Il n’en demeure pas moins qu’Anvers est la ville dont la population civile a le plus souffert de ces derniers mois de guerre. Pour la Belgique dans son ensemble, le bombardement des V1 et V2 a coûté la vie à 6.448 civils et 882 soldats alliés sans compter les milliers de blessés et les habitations totalement ou partiellement détruites."
Durant 6 jours, en 1945, le taux de succès contre les V-1 sur Anvers se maintient même à un maximum de 97%.
A aucun moment la campagne d'armes V contre Anvers n'a d'impact sur l'activité du port.
Interrogé par les Britanniques, SPEER déclarera :
"Du point de vue de leur production, les roquettes étaient vraiment couteuses pour nous et leur résultat comparé à l'investissement était négligeable.
En conséquence nous n'avions pas vraiment intérêt à développer cette affaire sur une plus grande échelle."
Le coût d'une V-2 était de 25.000 RM pour transporter 1 tonne d'explosif une seule fois.
Pour le même prix un He-111 transportait 2 tonnes d'explosif plusieurs fois.
Le programme complet est estimé à 550.000.000 de RM sans effet sur le cours de la guerre.
J'invite à la lecture de "De la terreur à la lune" de Hugues WENKIN aux éditions Weyrich/Pierre de Taillac.
Probablement le seul ouvrage en français détaillant l'ensemble de la problématique.

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