Les Feux de la rampe 2.0 : L’Italie en 1940, un colosse militaire aux pieds d’argile ?
Parvenu au pouvoir en 1922, Mussolini a mené une politique étrangère habile pendant l’entre-deux-guerres : rétrocession de Fiume à l’Italie, accords de Latran, participation active à la Conférence de Locarno. Avec la prise du pouvoir par Hitler, les choses ont évolué : dans un premier temps, Mussolini s’est rapproché des Français et des Britanniques pour s’opposer aux projets de revanche de l’Allemagne (Démonstration de force sur le Brenner lors de l’assassinat du chancelier autrichien Dollfuss, 1934 ; constitution du Front de Stresa, 1935). Sa priorité était de constituer un empire colonial italien. Elle se concrétisa par l’invasion de l’Éthiopie. La condamnation de l’Italie par la SDN marqua le début d’un rapprochement avec l’Allemagne, concrétisé par l’intervention commune en Espagne et la constitution d’un Axe Rome-Berlin (novembre 1936), Le 11 décembre 1937, l’Italie se retire de la SDN ; en avril 1939, elle occupe l’Albanie. Le 10 juin 1940, elle déclare la guerre à la France.
Mussolini avait-il les moyens militaires et diplomatiques d’une politique ainsi réorientée ? Doctrines désuètes, entraînement insuffisant, haut-commandement peu compétent, potentiel industriel limité, opinion publique réticente : autant de facteurs qui incitent à répondre par la négative.
Les nouveaux Feux de la rampe 2.0 seront consacrés à la puissance militaire italienne entre 1935 et 1940 (en relation avec le fil : « L’impréparation militaire de l’Italie en
1940 »). Matériels - Terre, Air, Mer - et troupes - métropolitaines et coloniales -, figures historiques, interventions militaires en Espagne, en Éthiopie et en Albanie, propagande : autant d’images qui peuvent être publiées, que vous pouvez publier.
Cet artilleur de l'Artillerie alpine est-il une métaphore de l'Armée italienne de 1940 en général : des prouesses dans certains domaines, mais un certain dénuement par ailleurs ?
L'image des Forces armées se veut héroïque, comme dans ce dessin du célèbre Beltrame qui vante le CTV en Espagne
Mais la réalité est parfois plus prosaïque, comme le montre cette image de la bataille de Guadalajara, où les Italiens ont rencontré des T-26 républicains, nettement supérieurs à leurs tankettes

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