Powerhouse a écrit:Inconvénients de cette remorque :
- cible facile (apparemment pas blindée)
- perte de mobilité, l'ensemble char-remorque est forcément moins facile à diriger et moins tout-terrain
Il conviendrait de connaitre les "conditions d'engagement" des chars lance-flammes; je me plante, peut-être, mais il semble qu'ils n'opéraient pas "en tête de ligne", contrairement aux chars armés, eux, de canons en tourelle... encore que ces derniers n'étaient pas, non plus, censés être engagés, "
le nez au vent"

NOTA: Dog Red vient de le confirmer!
Les unités d'éclairage et reconnaissance tâtaient d'abord le terrain, puis, suivant l'opposition rencontrée, on rameutait l'artillerie de campagne, l'aviation, pour "éliminer" le point de fixation ennemi, puis on envoyait de l'infanterie (en petits groupes), qui, certes, ne bénéficie d'aucun "blindage", mais a l'avantage de pouvoir progresser le plus discrètement possible selon la configuration du terrain.
De manière générale, les chars lance-flammes n'avaient été engagés que pour "éliminer" des casemates ou des dispositifs "fortifiés"; les japonais, dans les atolls du Pacifique, avaient, ainsi, construit de solides casemates, constituées de troncs de cocotiers assemblés avec des ferrures, qu'il avait souvent fallu "traiter" au lance-flammes (soit la version "portable" par des opérateurs du Génie, soit le char lance-flammes).
Là, on a aussi à faire à un autre aspect à devoir prendre en compte, la différence d'attitude combative entre la troupe "européenne" et la "nippone", cette dernière, pour diverses raisons compliquées, qui avaient souvent dépassé l'entendement européen (autorité, discipline, "traditions guerrières" +/- ancestrales, propagande, etc.

), s'était avérée être particulièrement "coriace", quitte à devoir y "laisser sa peau"; çà avait été le cas de la plupart des "équipes", qui avaient pour ordre de tenir ces casemates.
Le "meilleur" exemple de cette défense "jusqu'au-boutiste" japonaise est probablement la bataille d'Okinawa (1er avril au 22 juin 1945), où, les troupes japonaises retranchées avaient perdu "77 166 soldats, tués ou
suicidés", pertes auxquelles il convient d'ajouter les pertes civiles - les chiffres, pour ces dernières, variant entre "42 000 et 150 000". Rien que pour les derniers défenseurs nippons, estimée à 7 500 hommes, on cite 5500 tués, soit 73% des combattants! A ma connaissance, il n'existe pas de "
massacre" d'une telle importance côté "Front Européen"; dans le pire des cas, très ponctuellement, le cumul "tués et blessés" n'avait guère dépassé 30-35% - ce qui est déjà énorme! - de l'effectif militaire engagé.