Excuse-moi pour mon retard!
...Mouais, ce n'est pas simple!
Il est effectivement question d'une indemnité "maximale" d'un montant de 500 livres annuels, soit un peu moins de 42 livres britanniques mensuelles. Après il conviendrait de savoir ce que pouvait, alors, représenter réellement cette somme, en regard de la situation économique de l'Allemagne, où, mêmes, les "biffins" américains et britanniques en étaient souvent réduits à devoir, en dehors de leur dotation mensuelle "réglementaire", acheter au "marché noir" ne seraient-ce que leur rabs de clopes et "d'alcools".
De surcroit, l'attribution de l'indemnité était, elle-même, visiblement conditionnée par un rapport de satisfaction régulièrement établi par les occupants "assignés". Cà pouvait marcher, quand, seule, une partie de la baraque avait été réquisitionnée, que les "propriétaires" continuaient à y demeurer et que les "hébergés" étaient, eux-mêmes, de bonne foi (autre condition), mais çà se passait comment, quand les "résidents" avaient, tous, été expulsés ?
C'est assez compliqué (doux euphémisme!), car, de ce que j'ai cru comprendre, dans l'immédiaté de la fin du conflit, la plupart des casernements allemands avaient quasiment tous été réduits en l'état de ruines, d'où la nécessité d'avoir recours aux "réquisitions". Après, il y avait aussi un autre "problème", en Grande-Bretagne et dans la plupart des autres nations européennes, il existait également un très grand nombre de "sinistrés" qu'il convenait de prendre en compte - la ville de Lorient, par exemple, évacuée d'autorité par sa population en 943, avait été détruite à "98%" par les bombardements alliés et les combats qui s'y étaient déroulés! -.
Il n'était donc pas question d'attribuer aux "Allemands" un budget "global d'indemnités de réquisition" qui aurait ne serait-ce que tutoyer les montants engagés pour tenter de subvenir aux besoins des autres populations nationales! Je rappelle juste que, 1953, en France, nous en étions encore aux "tickets d'essence"!
Certes, il convient de pondérer leur usage, car, à cette époque, on ne les achetait plus que pour circuler en automobile et en vacances dans ce qui deviendra "l'Europe du Sud", l'Espagne et l'Italie, où le carburant - c'était le bon temps"! - coûtait alors plus cher qu'en France/
La grosse marrade que j'ai vécu s'était déroulée en Irak, quand le personnel français de l'entreprise de TP, où bossaient ma mère et mon père, avait "débarqué" à Bagdad, nanti de sa "collection" de tickets d'essence (Cocorico!) et, pour certains d'entre eux, après avoir acheminé à grands frais de transport maritime leurs "précieuses Deudeuches", alors qu'une malheureuse Chevrolet toute récente et neuve, dotée de la "clim", coûtait moins chère achetée sur place, tandis que l'essence, elle, valait peanuts! Le gros du réseau routier étant alors constitué de pistes en terre, pour, sorti de la cité, les quelques rares grandes voies de circulation existantes; en gros , sur ces pistes en terre (hormis 25 km goudronnés, à la sortie de Bagdad, vers l'Est!) , il y avait un arrosage régulier de "pétrole +/- brut" (véridique!) afin de "bloquer" la poussière générée par la circulation automobile, elle-même, très peu nombreuse! ... Les français, conditionnés aux bons d'essence, "pleuraient leur mère" en constatant cet usage "dispendieux" du pétrole pour "fixer la poussière".
