Les bombardiers "moyens", généralement bimoteurs, tels que le Boeing B-25 ou le Mitsubishi "Betty" embarquaient, généralement, 7-8 hommes. Côté allemand, çà se limitait le plus souvent à 5 hommes (He-111, He 177) à bord des appareils à "tourelle de queue".
A l'époque, un pilote (commandant de l'appareil) et un copilote qui se relayaient au pilotage de l'appareil - dans les appareils allemands, un seul "manche à balai", qui pouvait être basculé à gauche (pilote) ou à droite (copilote)-. Un "mécanicien de bord", qui gérait l'ensemble de la motorisation, surveillance des T° de fonctionnement, des consommations par moteur, gestion des réservoirs (indispensable, entre autres, pour assurer l'assiette en vol de l'appareil), etc.; c'était probablement le membre de l'équipage qui avait le plus de boulot durant la mission. A bord des appareils commerciaux "longue distance", le poste de mécanicien de bord n'avait été supprimé que durant la décennie "90".
Après, on avait le navigateur, qui faisait office généralement "d'opérateur bombardier" pour le largage des bombes sur la cible. Dans une formation en "boxes", l'essentiel du boulot à effectuer était du ressort du navigateur, à bord de l'appareil du "chef de flottille", au moins "à l'aller", sachant que, au retour, çà dépendait si, le bombardier ayant été endommagé, celui-ci avait été contraint d'abandonner la formation ou tout simplement s'il s'était retrouvé isolé. Le navigateur disposait de "répétiteurs" des instruments de navigation, entre autres, celui du gyrocompas (stabilisé par gyroscope), de cartes (de préférence des territoires survolés!
Ah, un "truc", que ce soit pour le mécanicien de bord ou le navigateur, il y avait un outil indispensable, la règle à calcul - les plus âgés sur ce forum savent que de quel "instrument de torture" il s'agit!
-. Dans les appareils "à longue distance", notamment à bord des hydravions multimoteurs, qui opéraient en mer, le navigateur, faute de repère visuel, disposait également d'un sextant, pour, en plein jour et quand la météo le permettait, faire le point, depuis la tourelle dorsale ou une bulle en plexy installée à cet effet sur le toit de l'appareil. Les premiers dispositifs fixes à longue distance (plusieurs milliers de kilomètres) permettant de contrôler, par "goniométrie", avec une très bonne précision, la position et la route suivie, n'avaient été installés que dans les années 50, pour les besoins de l'USAF (Guerre de Corée, mais surtout durant le conflit vietnamien).
On rajoute un opérateur-radio et, au cours du conflit, celui d'un opérateur-radar.

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