NIALA a écrit:Des poses de champs de mines, les sous marins américains pouvaient mouiller des mines par les tubes lance torpilles, par contre je n'ai jamais entendu parler de victoires consistant en échappant aux charges de profondeur, c'est le lot habituel des sous marins...chanceux

Il y avait un sérieux problème avec les mines dérivantes, car, une fois, larguées, elles devenaient un danger pour tout bâtiment, quelque soit sa nationalité.
Dans la
Kaiserliche Marine, le largage de mines dérivantes dans son sillage, faisait partie, à l'entrée en guerre, en 1914, des procédures pour échapper à une chasse ennemie. Fin janvier 1915, par exemple, lors de "l'échauffourée" de Dogger Bank, les croiseurs lourds allemands, handicapés par les 24 nœuds (avec le vent dans le dos!) du "croiseur cuirassé" SMS Blücher, qui, fermant la marche, les empêchaient, ainsi, d'exploiter toute la puissance de leurs machineries à turbines - çà se n'était pas trop dit, mais ils étaient aussi rapides, voire même légèrement plus rapides, que les battlecruisers britiches

-, avaient largué "dans leur sillage" des mines dérivantes pour retarder, ce jour-là, la chasse que leur menait l'escadre de battlecruisers de Betty.
Le piège à c.. des mines dérivantes avait très vite été identifié par les états-majors, et, rapidement, leurs largages s'étaient limitées à l'entrée des chenaux supposés ou constatés à la sortie des champs défensifs de mines à orin - avec lesquelles, il y a toujours, néanmoins, le risque qu'elles ne rompent leur amarrage sur les "hauts-fonds"! - Dans le cadre de ces largages intentionnels, on s'était alors, quelque soit le camp, empressé de signaler ces zones comme à risques et dangereuses, en ordonnant, autant que possible, d'éviter de s'y aventurer.
C'était, certes, une bonne méthode, y compris pour un soum, de tenter de se débarrasser de destroyers ou chasseurs de sous-marins un peu trop entreprenants, en larguant des mines dérivantes, mais, dès lors, la zone de largage devenait "pourrie" et çà se compliquait en présence de courants! Il conviendrait, aussi, de vérifier, mais - je peux me planter - hormis les soum conçus "spécifiquement" pour le mouillage de mines, je ne jurerais pas que les autres embarquaient des "chapelets" de mines, car c'était autant de tonnages perdus pour embarquer des torpilles.

Je crois, aussi, me souvenir, que, au moins, côté allemand, on avait conçu une génération de mines dérivantes à durée de vie limitée (30 ou 45 jours); au-delà de laquelle, lesdites mines dérivantes sombraient dans les "profondeurs", tandis que leur dispositif d'allumage devenait "inerte".