iffig a écrit:... cartes à l’orthographe parfois approximative
Je me permets de revenir sur ton texte d'introduction
Quand aux "détenteurs" dudit Certificat d’Études, ils se faisaient un devoir, un, de rédiger dans le français scolaire inculqué par leurs instituteurs - y compris les subtilités du complément d'objet direct placé avant le verbe "avoir" -, deux, à l'aide d'un encrier, d'un porte-plume et de plumes "Sergent-Major" ou "Paillard", s'efforçaient, quelques étaient les circonstances matérielles - un coin de table mal éclairé, un abri de tranchée soumis à un pilonnage d'artillerie... - à respecter les règles de la calligraphie apprises à l'école.
Personnellement, je suis toujours resté admiratif sur la qualité générale de leur calligraphie. On retrouve, d'ailleurs, à la même époque, côté allemand, un souci similaire, avec les particularités de l'écriture gothique, l'usage de mettre en majuscule la première lettre des "noms communs", le renvoi du verbe en fin de phrase, etc.
En 1939-1945, la situation était quasiment même, sauf que le stylo à encre (avec pompe et réservoir) avait alors assez souvent remplacé l'encrier et les porte-plumes.
Dans la Marine française, domaine militaire que je connais le mieux, jusqu'aux années 70, le courrier postal était de règle; selon le cas, nous rédigions une lettre quotidienne, adressée à la "Dulcinée" du moment - pas question de laisser la "place " disponible"!
Au fur et à mesure, l'usage du courrier s'est "perdu", tandis que, dans le système scolaire "moderne", le "principe" des "cinq fautes = zéro", y compris les absences, erreurs d'accents et de ponctuations" (!), était passé à la trappe! De nos jours, ce n'est surement pas l'emploi du "clavier" qui risque d'améliorer le niveau général de la calligraphie. Désormais, au niveau des "thèsards", même avec l'aide d'un "correcteur automatique", proposé systématiquement avec Word ou Open Office, on a droit à un "empilage" de fautes d’orthographe, d'erreurs de conjugaison et de grammaire!


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