pierma a écrit:Et où la Wehrmacht va-t-elle passer l'hiver ? Elle se retrouve sans chars, mal approvisionnée, sans vêtements d'hiver, sans ligne de défense aménagée... Cette charge sur Moscou est totalement insensée.
La
Wehrmacht peut passer l'hiver au chaud...
Partons de l'hypothèse suivante, idiote par ce que nous avons accès au jeu de l'adversaire mais du point de vue allemand de l'époque : à l'automne 1941, l'Armée rouge est saignée, baladée du nord au sud en 2 mois, Leningrad n'est pas tombée mais encerclée et sa puissance industrielle neutralisée ; Kiev et les richesses industrielles de l'Ukraine sont aux mains des Allemands avec qui ont fait des centaines de milliers de prisonniers ; reste à parachever le travail et à rentrer à la maison.
pierma a écrit:(Je pense qu'on a affaire à un Hitler totalement aveuglé par sa prétendue "bonne étoile", qui s'auto-intoxique, contre toute évidence, à l'idée que le régime soviétique va s'effondrer. Qui refuse d'écouter ses généraux. Totalement irrationnel. Et qui n'imagine pas non plus que pour prendre une ville des combats urbains sont nécessaires, il démontrera son incapacité à imaginer cette forme de combat l'année suivante.)
HITLER refuse d'écouter ses généraux à l'été 1941 ? Oui ! En partie. Quand il ordonne de déplacer le centre de gravité des opérations du centre vers l'Ukraine, GUDERIAN fait le déplacement pour le convaincre de poursuivre sur Moscou. Il n'est pas le seul il me semble. Le
Führer refuse et il a raison. L'Ukraine sera la plus grande défaite de toute l'histoire militaire russe.
Après, il rend au
Heeresgruppe Mitte le rôle de prendre Moscou. Il n'y a rien de mal fait (sauf que la raspoutitsa va imposer un arrêt dans le tempo et que l'hiver s'invite un peu plus tôt et surtout que l'Armée rouge n'est pas le mourant que croient les Allemands) et tous les généraux sont pour... jusqu'au dernier
Landser me semble-t-il. Tous voient en Moscou la clé de la campagne (à tort ou à raison ?).
Seule dissonance, VON BOCK à la tête de l'offensive sur Moscou qui connait l'état d'usure de ses
Panzer mais il ne s'oppose pas à donner ce que tous croient être le coup de grâce. Au plan de vaste double enveloppement proposé par l'OKH (pas encore exclusivement dirigé par HITLER à l'époque) il préconise la concentration des moyens pour un coup d'estoque contre Moscou. Il n'est pas écouté.
Mais à la veille de
Typhon, l'ensemble des grands états-majors allemands se frottent les mains.
A vous lire, vous analysez la campagne de 1941 à l'aune de 1942 et de sa conclusion à Stalingrad. Ce n'est pas correct.