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L’Oncle Sam en guerre

Cette rubrique renferme tout ce qui concerne le front ouest du conflit, y compris la bataille des Ardennes ainsi que les sujets communs à tous les fronts tels, les enfants et les femmes dans la guerre, les services secrets, espionnage...
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L’Oncle Sam en guerre

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de L'Amiral  Nouveau message 27 Aoû 2005, 15:01

Source:
Image de guerre - Marshall Cavendish
La grande Histoire de la seconde guerre mondiale - P.Montagnon - France Loisirs
L'Encyclopédie de l'histoire - Larousse


L’Oncle Sam en guerre

Contrairement aux autres pays belligérants, le territoire américain ne fut jamais menacé d’invasion ou bombardé pendant la guerre.
Il y eut quelques opérations qui furent signaler, comme l’attaque menée par un hydravion japonais embarquer sur un sous-marin qui largua des bombes incendiaires sur une forêt de la côte Ouest. Mais cela relevait plus du folklore que de la véritable tactique militaire !
Tout les efforts purent donc se concentrer sur la production et la mise en valeur des énormes potentialités industrielle américaine.

De la neutralité à l’engagement :
Au lendemain de la 1er Guerre Mondial, les Etats-Unis se replièrent sur eux-même dans un « splendide isolement ». Pour la majorité des Américains, il était clair qu’il n’ y avait rien à gagner à se mêler des querelles interminables du Vieux Continent. Mais lorsque la guerre éclata en septembre 1939, il était difficile à la plus puissante des démocraties de rester indifférente au sort des démocraties européennes assaillies par l’Allemagne nazie.
Aussi, à la fin de l’année 1939, le président Roosevelt abrogea l’embargo sur les ventes d’armes.

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Désormais, les commandes d’armes des pas amis seraient honorées à la double condition d’être payées au comptant (cash) et transportées par le pays acheteur (carry).
En juillet 40, la situation prit un tour dramatique, la France avait cessé de combattre et l’Angleterre était arrivé au bout de ses liquidités. Pour obtenir 50 destroyers dont elle avait besoin pour assurer la défense de ses convois, elle dut céder des bases aux Caraïbes.
Il était donc urgent de trouver un autre moyen de financement du Cash and Carry au risque d’assister à la défaite de l’Angleterre pour des questions financières…

Le 11 mars 1941, le congrès votait une « loi pour la défense des Etats-Unis », dite du Lend lease (prêt-bail).
Le Johnson Act qui interdisait les prêts américains à l’étranger fût abrogé et le président des Etats-Unis pouvait ordonner l’achat par l’Etat de tout article de défense, sa vente, sa location ou son prêt au gouvernement des pays dont il jugerait la défense vitale pour celle des Etats-Unis.
Cet engagement de plus en plus serré aux côtés de l’Angleterre ne signifiait pas que l’Amérique est entré en guerre. Roosevelt qui voulait s’engager, savait que l’opinion publique n’était pas encore favorable.

Un peuple soudé derrière son président :
L’attaque Japonaise sur la base navale de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 mit un terme au débat sur le maintient de la neutralité. Les isolationnistes et les rares militants pro-nazis, comme le père Coughlin, prédicateur à la radio perdirent toute leur audience.

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Désormais, tout un peuple était derrière son président pour mettre à genoux les puissances de l’Axe.

Les soviétique présenté jusque là comme des gens sanguinaires, devinrent des alliés respectables. Le magazine Life écrivit même que les soviétique étaient des gens formidables qui ressemblaient aux américains et qui pensaient comme eux !
L’origine Italienne et Allemande d’une certaine partie de la population ne fit pas resurgir des campagnes violentes auxquelles on avait assisté lors de la Grande Guerre.
A l’époque, en 1917, un américain sur trois était immigrants ou fils d’immigrant mais, en une génération, le melting pot avait fait d’eux, des américains à part entière.
Les 900.000 personnes qui avaient encore la nationalité allemande ou italienne et en majorité anti-fasciste, n’eurent pas à souffrir de discriminations et purent même travailler dans les usines d’armement, elles furent même très bien accueillies dans les grands rassemblement patriotique.

Par contre, pour les minorité japonaise établie dans essentiellement à Hawaï et en Californie, il n’en fut pas de même. Au début de la guerre, ils furent 110.000 à être arrêtés. Autorisés à prendre des vêtements et de la literie, ils furent parqués dans des stades, puis transférés dans des camps construits à la hâte sur des terres arides et isolées.
Un traitement indigne qui dénotait le traumatisme subi à Pearl Harbor, la peur de l’invasion, de l’espionnage et du sabotage.
Aucune information sur les mouvement des troupes ou des bâtiments ne furent plus divulguer et toute les émissions de radio étaient écoutées pour qu’aucun message codé ne soit transmis par cette voie. Sur les murs, dans les lieux publics, on pouvait lire : « A slip of the lips may sink a ship » (Un mot de trop peu couler un navire).
La crainte d’une attaque sur le territoire nationale, s’estompa peu à peu.

Un effort payant :
Comme le secrétaire américain à la guerre, Henry Stimson devait le répéter souvent, si l’on veut engager une société capitaliste dans une guerre, il faut permettre à ses « capitaines d’industrie » d’en profiter !

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En 1943, les bénéfices des sociétés d’armement dépassaient ceux de 1929 et le PNB américain de 91 milliards de dollars en 1939 atteignit 215 milliards en 45.
Pour les américains , la guerre n’était pas un art où il fallait s’illustrer sur les champs de bataille mais un business à mener !
L’Office of Civilian Defense (OCD) s’efforça d’exploiter cet état d’esprit et exalta la discipline et la solidarité.
Un de ses slogans de nombreuse fois répété fut : « A chaque fois que vous renoncer à vous acheter quelque chose, nous faisons un pas vers la victoire. »
La culpabilisation de la consommation considéré comme anti-patriotique eut pour résultat une accumulation de liquidité sur les comptes d’épargnes. C’est ainsi que sur le seul été 1943, les Américains épargnèrent pour 70 milliards de dollars sur livret ou sous forme de Bon du trésor remboursable.

Des canons… et du beurre :
Pour faire face au demande militaire, la production de bien de consommation avait été réduite à son stricte minimum ; les chaînes de montage des firmes automobiles furent transformées pour produire des jeep, des chars et des camions.
Les américains produisirent pendant 5 années de guerre 372 431 pièces d’artillerie, 296 429 avions, 102 351 chars et automitrailleuses, 2,4 millions de camions, 5425 navires marchands, 5,8 millions de tonnes de bombes, 44 milliards de cartouches, etc.

Mais il serait faux de croire que la population fut soumise à des pénuries alimentaires. La mutation de l’économie vers la production de matériel de guerre n’entraîna aucune baisse de la consommation.
Certes, il y eu quelque restriction passagère sur le beurre, le sucre et certaine conserve mais ce ne fut certainement pas comparable avec ce qu’ont vécu les population des autres pays d’Europe occupée.

Une pénurie, la main-d’œuvre :
Comme l’appel sous les drapeaux prélevait sur le marché du travail des dizaines de milliers de jeunes hommes, la rareté de la main-d’œuvre fit monter les salaires. Fait significatif de l’accroissement du niveau de vie des américains pendant la guerre, le nombre de foyer fiscaux imposables fut multiplié par dix entre 1939 et 1945.
Cette augmentation des salaires fut tel que le gouvernement dut prendre des mesures draconiennes pour contenir l’inflation.
Cependant, la situation de bien des salariés restait difficile. Le président demanda la prolongation de temps de travail à 48heures dans le secteur de l’armement. Les syndicats renoncèrent à certaines de leurs revendications et les ouvrier durent accomplir de nombreuse heures supplémentaires sans rechigner.
Le départ des hommes eut aussi pour conséquence un recours massif au travail des femmes et des enfants.
Les exigences de la production poussèrent des millions d’Américains à quitter les campagnes. Dans certain cas des petites villes se transformèrent en gigantesques zones industrielles en quelques mois. Par exemple le village de Willow Run, près de Detroit, devint « Bomber City », une immense usine fabriquant des B-24 Liberator. A son apogée, ce site de production employa 42 000 ouvriers.

Le problème racial :
Dans cette période difficile, le problème racial subsistait : les Noirs restaient des exclus, sauf lorsqu’il s’agissait des travaux les plus ingrats. Certain nourrissaient de tels ressentiments à l’égard des Blancs qu’ils prirent fait et cause pour le Japonais.
Un leader Noir justifia même l’attaque de Pearl Harbor du fait que les blancs méprisaient tous les peuples de couleur.
Un autre espérait que les Japonais envahiraient les Etats-Unis et que les Noirs Américains retourneraient en Afrique pour régner sur ce continent.
Cependant, dans leur grande majorité, les Noirs virent dans la guerre, une occasion de faire pression sur le gouvernement américain pour qu’ils les reconnaisse comme des citoyens à part entière de cette démocratie pour laquelle eux aussi se battaient.
Les forces armées, plus que n’importe quel autre groupe social, étaient gangrenées par le racisme : les Noirs étaient carrément exclus des Marines et de l’aviation. Dans la Navy, il n’effectuaient que des tâches subalternes et dans l’armée de terre, ont constituaient que des unités spéciales pour les Noirs. Les français libres eurent l’occasion d’en faire l’expérience lorsque les hommes de la colonne Leclerc furent entièrement équipé par les Américains et constitué en division. La fameuse 2ème DB.
L’Etat-Major américain exigea que les tirailleurs sénégalais et autres soldats « indigènes » soient reversées dans d’autre unités. Un exigence cruelle que Leclerc dut accepté pour pouvoir participer à la libération de la France.
Le secrétaire américains de la guerre Stimson estimait que l’esprit de « commandement » n’était pas encore passé dans l’âme du peuple noir et stigmatisait les leaders noirs qui réclamaient l’égalité sociale.
Les entreprises qui travaillaient pour la défense refusèrent d’abord d’employer des ouvriers Noirs.
Le chef d’un syndicat déclara même que le mélange des races sur le lieux de travail portait atteinte à la volonté de Dieu.
Les Noirs inaugurèrent un nouveau type de manifestation comme les marches de protestation et les Sit-in.
Devant la gravité de la situation, le président Roosvelt finit par imposer l’[Eecutive Order 8802[/I], visant à mettre un terme à la discrimination raciale en matière d’emploi.

La pénurie de main d’œuvre s’aggravant, il fallut que les tenants de « l’Amérique blanche » se résolvent à faire massivement appel aux travailleurs noirs pour maintenir la production.
A la fin de la guerre, le nombre d’ouvrier noirs dépassa le million. Le même phénomène se produisit dans l’armée. De 97.000 en décembre 41, on passa à 700.000 en 1944, mais ce n’est qu’en 1945 que des noirs purent combattre aux côté des Blancs en remplacement des victimes.

Le grand vainqueur :
Les Etats-Unis payèrent un lourd tribu pour gagner la guerre, +/-300.000 soldats furent tués, des centaines de milliers gravement blessés, le coût financier fut estimé à 245 milliards de dollars, soit plus que l’ensemble du budgets américains des 150 années précédentes…
Mais dans le même temps, les autres pays belligérants étaient soit complètement détruit comme l’Allemagne ou le Japon, soit financièrement exsangues comme la Grande-Bretagne et l’Italie.
Au palmarès du sang versé, l’Union Soviétique, la Pologne et la Yougoslavie culminaient.
Pour comparer, le nombre de perte en URSS civils et militaires, s’élevait à 14 millions, soit 10% de la population de 1940 par rapport au 0,2% pour les USA.
Les Etats-Unis étaient solidement installé au premier rang des puissance mondiale.
Ils détenaient la bombe atomique, l’essentiel des réserves d’or, la quasi-totalité des matière énergétiques et des usines ultra-performantes produisant toute une série de gamme d’équipement.
Le problème était de trouver de nouveaux débouchés commerciaux. Il fallait pour cela que les Européens retrouvent la voie de la prospérité et deviennent de bons consommateurs…

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Caricature d’Arthur Szyk pour le Nex York Times

L'Amiral


 

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Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Jules Lafontaine  Nouveau message 27 Aoû 2005, 15:48

Vers la fin de la guerre, des ballons stratosphériques furent lachés par les japonais sur la cote ouest des Etats-Unis, ils traversaient le Pacifique en utilisant les jets streams et étaient porteurs, au début, de petites bombes incendiaires qui ont déclanchés des incendies de forêt dans l'Orégon notament. Mais le plus inquiétant pour les américains, c'est qu'ils ont retrouvés des émetteurs radios et des systèmes de larguages dans les boites transportées par certains des ces ballons ! Ils craignaient, probablement a juste titre, une attaque bactériologique de la part des japonais, qui comme vous le savez, menaient des recherches sur ce sujet en Mandchourie. Ces faits ont d'ailleurs inquiété l'Etat Major de l'Armée et le Secrétaire d'Etat a la Guerre Henry Stimpston


 

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