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OPÉRATION COBRA 1944

Cette rubrique renferme tout ce qui concerne le front ouest du conflit, y compris la bataille des Ardennes ainsi que les sujets communs à tous les fronts tels, les enfants et les femmes dans la guerre, les services secrets, espionnage...
MODÉRATEUR: gherla

Re: OPÉRATION COBRA 1944

Nouveau message Post Numéro: 91  Nouveau message de arc_royal68  Nouveau message 08 Jan 2020, 20:55

NOTA - Cette mission ne pourra être remplie à cause du débarquement allié sur les côtes de la Manche et du Calvados, de la destruction du chef-lieu par les bombardements et la stabilisation du front de bataille jusqu'au 26 juillet.

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Re: OPÉRATION COBRA 1944

Nouveau message Post Numéro: 92  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 08 Jan 2020, 21:01

arc_royal68 a écrit:Du moins c'est bien cela, a moins que tu connais encore autre chose.???


C'est bien ça.
Je ne connaissais pas (plus) le déplacement de BRADLEY à Londres le 19 juillet.
Mais c'est logique.
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Re: OPÉRATION COBRA 1944

Nouveau message Post Numéro: 93  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 08 Jan 2020, 21:03

arc_royal68 a écrit:Si 1944 débarquement alliée, y sont noté des paragraphes.


Au temps pour moi !
Il s'agit effectivement d'une histoire de la Résistance en Cotentin.

Il faut que je prenne le temps de le lire.
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Re: OPÉRATION COBRA 1944

Nouveau message Post Numéro: 94  Nouveau message de arc_royal68  Nouveau message 08 Jan 2020, 21:52

https://warfarehistorynetwork.com/2015/ ... -invasion/
En anglais, mais je pense que tu le comprend.
il existe aussi un livre sur Bradley et l'ultra, du moins qui doit racconter l'ultra sur le côté Ouest. ou il y'a une liaison avec "Cobra". je ne sais pas plus, mais sinon, essaye de retrouver le livre de ralph Bennet publier en 1979, "ultra in the west".

Sinon, si tu veut en savoir plus sur la resistance.
de Michel boivin "Les Résistants manchois 1940-1944 : Sociologie, organisation et engagements des combattants volontaires de la Résistance"

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Re: OPÉRATION COBRA 1944

Nouveau message Post Numéro: 95  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 08 Jan 2020, 21:55

Merci arc_royal, des sources (que je ne pourrai malheureusement exploiter de suite, faute de temps).
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Re: OPÉRATION COBRA 1944

Nouveau message Post Numéro: 96  Nouveau message de arc_royal68  Nouveau message 09 Jan 2020, 06:41

En page 7 de ce sujet, j'ai vue un nom apparaître "colonel Runkle" de la First US Army!
Dans mon lien sur la resistance (beaucoudray), il apparaît 4 fois.
et ont dirait tout est énumérer dans la période du mois de juillet 1944.
Je t'ai sortie les quelques paragraphes liaison resistance avec Runkle du G2.
Es ce que ce genre d'info vous sont utile, ou vous recherchiez?

Les passages de la ligne de front

L'opération fut, dans l'ensemble, un succès. Sur 31 guides envoyés en mission, quatre seulement échouèrent et un seul fut porté disparu. Vingt-six réussirent à passer entre le entre le 18 et le 27 juillet. avant l'offensive de Marigny (Opération " COBRA ")André Pasquier, Emile Bazin. Jacques Navier, André Debon, André Cheval, Jean Lefeuvre, Paul Lepenant, Pierre Laffaiteur, Victor Pelé, Louis Hardy, Louis Launay, Henri Faverie, Roger Lambert, Joli. Letellier, Roger Monnerie, Mariette Rabecq. André Rouault, Armand Guillarmic. Jean Vauzelle, Pierre Mignon, Pierre Baudry, Robert Delannée, Michel Huaux, Bernard Yvon, Jean Painsec, Willy Rockers.

Après la traversée du front et le contact avec la 1st Army américaine, chaque équipe devait utiliser un mot de passe verbal (" Biarritz ") puis devait demander le " G.2 ", service de renseignements de l'armée en campagne. En outre, tous les volontaires avaient sur eux un papier quelconque sur lequel " Éric " avait écrit, de sa main, une phrase qui comportait toujours le chiffre " cinq ", écrit en toutes lettres. Cette phrase était expertisée par l'officier américain, sur place, et il fallait faire une description de " Éric ". Ensuite, commençaient les interrogatoires qui duraient plusieurs heures par jour, souvent pendant plusieurs jours. Debon et Navier, qui arrivèrent les premiers, le 18 juillet, furent interrogés toute la soirée, réveillés dans la nuit, pour témoigner à nouveau devant un groupe d'officiers, puis encore le lendemain, et ceci pendant trois jours ! L'officier qui dirigeait l'interrogation s'appelait le Colonel Runkle.

Quelques péripéties lors des passages

Récit d'André Debon (passage avec Jacques Navier).

" Le 12 juillet, nous partons de Sérouanne à Martigny, en direction du nord, et nous couchons, la première nuit, à Saint-Laurent-de-Cuves, à la ferme de ma mère, le 13 à Villedieu-les-Poêles, le 14 à Hambye, chez Loyvet, pharmacien qui était un cousin éloigné, et le 15, nous nous trouvons à Camprond, où nous sommes hébergés dans une ferme. Partout, nous discutons, observons, recueillant le maximum d'informations. Le 16, la densité des troupes et l'absence de civils commencent à rendre les choses difficiles. Nous sommes les seuls civils à marcher vers le nord. La nervosité croissante des Allemands à notre égard. malgré nos faux papiers et nos alibis, nous contraint à changer de cap (nous étions censés être deux professeurs techniques rejoignant l'école des apprentis de l'Arsenal, repliés à Gouville). Avant midi, nous obliquons vers la côte, passons en soirée en vue de Coutances et arrivons juste avant la nuit à Agon-Coutainville où la famille Palluault (des amis de Navier) nous accueille, nous accordant hospitalité et aide pour l'organisation de notre passage.

Effectivement, en 24 heures, tout est prêt pour un départ par mer. Le 17 au soir, trois doris de pêche sont là, dans la crique de Blainville. Derrière les dunes, où est prévu le rendez-vous, il y a 18 partants, soit 6 par doris (bien entendu, il y a longtemps qu'il n'y a plus un seul moteur disponible). La mer est basse quand on part, à minuit, et la distance de transport des doris est fort longue. Nous sommes interrompus dans notre progression, à plusieurs reprises, par des incidents divers : un retardataire qui appelle et jette le trouble (18) et, surtout, les fusées éclairantes qui, jetant une lumière vive sur la plage, nous obligent à de longs moments d'inertie. Finalement, à 2 h du matin, les barques flottent et nous y grimpons. Le doris dans lequel nous nous trouvons est conduit par un pêcheur : Maurice Lecrosnier, assisté de son fils. Il y a également avec nous deux aviateurs américains recueillis qui cherchent à rejoindre leurs unités : Marcel Bollog et John Kertsch.

" Mais, très vite, la mer devient dure et c'est la tempête, avec pluie diluvienne. Navier, qui est sensible au mal de mer, empoigne le bord de la barque et ne peut plus faire un mouvement pendant les 1O heures que durera la traversée. On se relaie pour actionner les deux paires de rames. Le reste du temps. nous écopons sans arrêt car nous embarquons beaucoup d'eau.

" Le 18 juillet, à midi, nous abordons à proximité de Portbail. La tempête, malgré l'inconfort de la situation, a été un bienfait car elle a éliminé les possibilités de repérage. Après présentation au C.I.C. local, nous sommes d'abord conduits à l'État-Major de la 8' division, à Saint-Sauveur-le-Vicomte, pour un premier interrogatoire à objectif local. Un jeep nous emmène au Q.G. de la 1st Army, à Neuilly-la-Forêt, près de Lison, où nous sommes présentés au Colonel Runkle du G.2 et à d'autres officiers, et les interrogatoires et discussions commencent, parfois de jour, parfois de nuit, jusqu'au 23.

...........

Pourquoi cette mission de renseignements ?

Le débarquement du 6 juin avait réussi. Mais le front s'était stabilisé sur une ligne ouest-est qui, à partir de la côte près de Lessay, passait largement au nord de Périers, faisait de Saint-Lô un lieu de bombardements et de patrouilles avant de remonter ensuite au nord de Caen. Les soldats américains avaient beaucoup souffert en raison des haies qui quadrillaient le bocage. Les fantassins et artilleurs allemands avaient utilisé chaque haie qui constituait un excellent camouflage naturel. Les pertes avaient été lourdes et il semblait impossible, pour l'État-Major Allié, de continuer de cette façon. Malgré une tentative " de percée à droite " selon les instructions d'Eisenhower du 30 juin, la progression en 10 jours ne fut que " de quelques kilomètres ".

" Le 10 juillet, une sorte de conseil de guerre réunit les généraux Eisenhower, Montgomery, Bradley et Dempsey. Quelle solution trouver pour mettre fin à ces insuccès répétés et coûteux ?... C'est alors que Bradley propose le projet qui deviendra COBRA, mais il demande un délai d'une dizaine de jours pour passer à l'exécution ".

Il s'agissait, dans l'esprit de Bradley, de transformer la bataille du bocage en guerre de mouvement. Pour arriver à cet objectif, il fallait deux conditions :

1) Effectuer une percée avec des moyens puissants.

2) Ne pas être arrêté à nouveau quelques kilomètres plus loin.

La première de ces conditions était à la portée de Bradley, car les moyens puissants existaient grâce à une aviation de bombardiers et chasseurs unique au monde.

Mais ensuite, allions-nous retrouver le combat de haies ? D'où la question lancinante : qu'y a-t-il exactement comme forces et défenses sur les arrières allemands 7

La mission " Helmsman " avait pour objectif de répondre à cette question, ce qui permettait de définir une stratégie de mouvement adaptée à la situation réelle.

Dans son compte rendu officiel de mission, J.-B. Hayes, présente comme suit l'objectif de la mission qui lui était confiée :

" L'origine de la mission Helmsman est liée à la visite d'un officier de l'État-Major de Londres aux armées américaines sur le terrain. Celles-ci étaient alors immobilisées devant Saint-Lô et les projets de percée étaient sérieusement compromis par un manque d'information quasi total sur les arrières allemands jusqu'à une profondeur de 80 km. Les Américains demandèrent si les Forces Spéciales du Quartier Général pouvaient parachuter un officier dans ce périmètre, afin de mobiliser des habitants locaux comme observateurs chargés de remonter vers le pont par différentes routes, tout observer et faire le rapport de ce qu'ils avaient vu des dispositions ennemies, dès leur arrivée.

Remarquons qu' " Éric " fut parachuté au moment même où. selon le Général Delmas, les généraux étaient réunis autour d'Eisenhower. Le délai de 10 jours demandé par Bradley correspondait au temps nécessaire à l'accomplissement de la mission.

Les résultats de la mission

Il est clair qu'aux environs du 25 juillet, le Colonel Runkle et les officiers de l'État-Major ont été amenés à modifier sensiblement leurs conceptions :


1° Sur la Résistance : Le Colonel Runkle connaissait le Commandant Gresselin, responsable O.C.M. et Président du Comité Départemental de libération qui se trouvait en zone maintenant libérée. Il jugeait la Résistance française comme un phénomène très intéressant nais négligeable sur le plan militaire, et il n'était visiblement pas seul de cet avis. Il avait tendance à identifier la Résistance active à la famille Picot qui était, il est vrai, une famille d'authentiques et actifs résistants de l'O.C.M. Les guides logeaient d'ailleurs chez Jean Picot qui exploitait sa ferme à Neuilly-la-Forêt, près d'Isigny-sur-Mer, où campait l'État-Major de la 1st Army. Et il disait avec un certain humour : " Je croyais que, dans la Résistance, il n'y avait que la famille Picot ! " Le tableau que nous avons pu dresser des groupes, de leurs actions, tant dans le sud du département qu'en Ille-et-Vilaine, donnait évidemment une image bien différente. Visiblement étonnés par la réussite de la mission " Helmsman ", nos interlocuteurs furent, peu à peu. convaincus qu'une coopération avec la Résistance était souhaitable, qu'elle pouvait constituer une force appréciable et qu'il fallait l'utiliser. Un plan de coopération fut ébauché entre le 20 et le 25 juillet. Nous verrons par la suite qu'il devint effectif, d'abord à Saint-James. puis dans l'Ille-et-Vilaine et dans l'Orne.

2° Sur les arrières ennemis : Les guides étaient passés, les uns par Saint-Lô, les autres par différents points entre Lessay et Marigny ; d'autres enfin, en longeant la côte, ou par mer. Chacun donna ses observations : l'État-Major fut informé de l'implantation de certains Quartiers Généraux allemands, dont celui de la Division " Das Reich ", de positions de batteries, de concentrations ennemies, de dépôts de munitions ou de matériel, de carrefours importants, de routes plus particulièrement fréquentées. Des missions de bombardement furent envoyées immédiatement sur les objectifs répertoriés (100 avions, rien que pour la " mission Navier-Debon "). Un autre aspect des arrières ennemis fut l'objet de très nombreuses questions : c'était le problème des fortifications, ouvrages, retranchements que les Allemands avaient pu mettre en place. C'était une préoccupation importante pour les Américains. Quels étaient exactement les points de replis préparés et organisés par l'armée allemande sur une certaine profondeur à l'arrière de la ligne de front. Tous nos témoignages concordaient pour affirmer qu'il n'y avait rien ou pas grand-chose en ce sens, à part quelques trous individuels que l'armée avait fait creuser par les civils, de place en place, sur certaines routes, dans les collines du sud. Par ailleurs, nous leur avons décrit en détail l'état des convois fin juin et début juillet : surtout des tombereaux tirés par des chevaux que les paysans réquisitionnés conduisaient bon gré mal gré, d'étape en étape. Pas de trains, plus de lignes téléphoniques en service, très peu de camions.

3° Sur l'intérêt réel que pouvaient représenter les bombardements des villes du sud et des arrières. Nous nous sommes efforcés de démontrer que les résultats obtenus n'étaient pas à la mesure des immenses dégâts humains, moraux et matériels qu'ils provoquaient. La gêne occasionnée aux Allemands était loin d'être évidente, puisqu'ils préféraient utiliser les petits chemins bordés d'arbres, où ils pouvaient plus facilement s'abriter. Nous avons souligné un autre aspect négatif de ces bombardements : désorganisation des résistances locales comme, par exemple à Saint-Lô, Coutances et Avranches.

Voici comment M.R.D. foot juge, de son point de vue, les services rendus par la mission Helmsman :

" Les Américains, lors du débarquement Neptune, déclarèrent qu'ils manquaient d'informations d'ordre tactique. La tâche de Haves fias de fournir ces informations. Il fut lâché le l0 juillet, lors d'un parachutage organisé par De Raissac, non loin d 'Avranches. En 10 jours, il avait réuni trente volontaires locaux pour faire le travail. Presque tous s'arrangèrent pour s'infiltrer à travers les lignes, apportant les messages et les informations sur les dispositions prises par l'ennemi. En un mois, son travail fut achevé : l'armée américaine le jugea de valeur exceptionnelle . "

En conclusion, il est certain que les renseignements fournis ont été d'une importance capitale pour la réussite de la percée, et aussi pour une meilleure collaboration entre l'armée alliée et la Résistance.

Armée Alliée et Résistance, après le 31 juillet

André Debon précise : " Le 25 juillet, nous avons entendu de la ferme de Jean Picot, le tonnerre du pilonnage des lignes par les bombardiers, puis nous avons suivi l'attaque sur Marigny et l'élan de Patton sur Avranches. Nous avons cru comprendre que la mission Helmsman avait pu servir à quelque chose. " Dix jours après, le colonel Drumont-Beaufils (" Joseph " ), de l'État-Major F.F.I. de la région M, pouvait communiquer ce qui suit : " Contacts organisés officiellement entre F.F.I. départements et formations locales américaines. Agissons selon désirs et besoins de l'armée américaine à qui donnons toute aide demandée. Restons sous commandement F.F.I. Fournissons à armée, non seulement soldats, mais éclaireurs armés, civils, renseignement. Assurons protection voies de communication, téléphone, etc.

" Le porteur de ce papier devra bien connaître la région se trouvant dans l'axe de marche supposé des troupes américaines. Pendant sa mission de pilotage, le soldai F.F.I. devra se renseigner auprès de la population sur la situation en avant de la colonne : ponts, mines, farces ennemies ".

Cette note fait le tableau en raccourci des multiples formes de collaboration qui s'établissent alors entre la Résistance Française et l'Armée Alliée. La mission " Helmsman " a contribué à modifier l'état d'esprit des officiers alliés par rapport à la Résistance intérieure et a permis une certaine accélération des processus.

Riche de l'expérience des F.T.P.F. de la Manche, le Colonel Drumont entretenait un contact étroit avec Petri. N'hésitant pas à se déplacer jusqu'à Saint-Lô, dès le 31 juillet, il mit en place. après une discussion serrée avec le Colonel Powels, commandant du G.2., une organisation systématique de coopération qui se traduisit par la mise en attente d'agents qui se laissaient " dépasser " par le recul allemand ou par d'autres qui traversaient et retraversaient les lignes (jusqu'à 3 ou 4 fois ! ). Elle se traduisit aussi par l'utilisation des unités F.F.I. pour des opérations de protection, de nettoyage ou de combat et par l'adjonction provisoire des guides F.F.I. dans certaines unités américaines combattantes.

Lorsque Julien Lamanilève entra dans le bureau du Colonel Powels, celui-ci lui déclara textuellement ce qui suit : " Sans vous, villes et villages auraient été systématiquement bombardés. Les renseignements ont été d'une valeur inestimable : ils ont épargné des centaines de vies de soldats américains, et nous ont permis d'avoir plusieurs jours d'avance sur le plan prévu. "

Pendant ce temps, noyé dans l'attentisme (22), le patron du B.C.R.A.. Passy, était toujours à Londres. il devait se faire parachuter début août dans une Bretagne presque totalement libérée, en bonne part grâce à la Résistance locale soutenue par de nombreuses équipes Jedhurg et S.O.E.


Donc, apparemment tout commence avant le chapitre V dans le lien Beaucoudray.
Ainsi si vous souhaitez lire en détail, lisez tout avant ce 5ème Chapitre.
Moi j'ai eu mal au crane, avec cette foutu couleur que l'auteur du site utilise, ici le texte avec l'arrière plan en blanc, est beaucoup plus lisible, que sur ce fond orange.

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Re: OPÉRATION COBRA 1944

Nouveau message Post Numéro: 97  Nouveau message de arc_royal68  Nouveau message 09 Jan 2020, 07:13

Et pour ce fameux chiffre cinq, es ce que cela pourrait avoir un rapport avec le chiffre cinq écriture romain "V" pour la victoire?

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Re: OPÉRATION COBRA 1944

Nouveau message Post Numéro: 98  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 09 Jan 2020, 12:47

arc_royal68 a écrit:Et pour ce fameux chiffre cinq, es ce que cela pourrait avoir un rapport avec le chiffre cinq écriture romain "V" pour la victoire?


Je n'y vois pas cette symbolique, non.
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Re: OPÉRATION COBRA 1944

Nouveau message Post Numéro: 99  Nouveau message de Soxton  Nouveau message 09 Jan 2020, 23:59

Dog Red a écrit:
Soxton a écrit:Bien sûr que Bradley espère obtenir des renseignements précis car Ultra est trop vague. De là à conclure que Cobra aurait été annulé si l'armée américaine n'avait reçu aucun renseignement de la part de la Résistance, il y a un pas qu'il ne faut pas franchir.


Comment affirmer qu'Ultra est trop vague ?
Quels renseignements sont apportés par Ultra préalablement à Cobra ?? Je n'en ai aucune idée.
Et vous ?


Je me suis mal exprimé. Je veux dire que les renseignements dont dispose Bradley sont (peut-être) trop vagues. C'est pour cette raison que l'armée américaine compte sur Hayes pour avoir des renseignements précis.
Si Hayes avait échoué, l'opération Cobra aurait quand même été déclenchée.

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Re: OPÉRATION COBRA 1944

Nouveau message Post Numéro: 100  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 10 Jan 2020, 07:09

Soxton a écrit:Je me suis mal exprimé. Je veux dire que les renseignements dont dispose Bradley sont (peut-être) trop vagues. C'est pour cette raison que l'armée américaine compte sur Hayes pour avoir des renseignements précis.
Si Hayes avait échoué, l'opération Cobra aurait quand même été déclenchée.


Je ne crois pas que BRADLEY comptait sur HAYES et sa mission pour obtenir des renseignements précis.
Les renseignements remontés de manière conventionnelle par les officiers de renseignement (du niveau bataillon jusqu'au niveau armée!) sont professionnels, précis et largement suffisants.

HAYES recrute des auxiliaires civiles de circonstance, jamais formés, sans doute, au renseignement militaire.
Les informations qu'ils vont remonter sont "un plus" dès lors qu'ils devaient donner des positions de cibles (par ailleurs camouflées ?) situées sur les arrières allemands.

Oui. Il est évident que Cobra aurait eu lieu même en l'absence de la mission HAYES.
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