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The "NUTS" story

Cette rubrique renferme tout ce qui concerne le front ouest du conflit, y compris la bataille des Ardennes ainsi que les sujets communs à tous les fronts tels, les enfants et les femmes dans la guerre, les services secrets, espionnage...
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The "NUTS" story

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de Gennaker  Nouveau message 19 Déc 2013, 23:55

L"histoire du Nuts.

Voici l'histoire la plus complète du célèbre "Nuts" proféré par Tony McAuliffe, le commandant de l'artillerie de la 101st Airborne, et acting commander de la division en l'absence de Taylor. Cette histoire a été compilée par Ken MCAuliffe, petit fils du général, à partir des témoignages des hommes ayant de près ou de loin participé à l'ensemble de la scène….


"Le 22 décembre 1944, vers 11 heures 30 du matin, un groupe de 4 soldats allemands, portant deux drapeaux blancs, s'approcha des lignes américaines en arrivant par la route d'Arlon en venant de Remoifosse, au sud de Bastogne. Ce groupe était constitué de deux officiers et de deux soldats du rang. L'officier en charge était le Major Wagner, du 47ème Panzer Corps. L'officier le plus jeune était le Lieutenant Helmuth Henke, de la section des Opérations de la Panzer Lehr Division. Il portait une sacoche sous son bras. Les deux soldats avaient été désignés au sein du 901ème Panzer Grenadier régiment.

Les américains qui défendaient ce secteur étaient des membres de la compagnie F du 327th Glider Infantry Regiment, 101st Airborne. Les allemands passèrent près d'une position de bazooka dans un foxhole creusé près de la ferme Kessler, et s'arrêtèrent en face du foxhole du Pfc Leo Palma, un porteur de BAR. Palma décrit les officiers comme vêtus de longs manteaux et portant de hautes bottes noires bien cirées. Le lieutenant Henke, qui parlait anglais, déclara : "Je veux voir l'officier commandant cette section." Palma en est resté sans voix, mais le Staff Sergeant Carl E. Dickinson, qui tenait une position à proximité, s'avança sur la route et interpela le groupe. Les allemands expliquèrent qu'ils détenaient un message écrit à l'attention du commandant américain de Bastogne.
Henke dit qu'ils accepteraient d'avoir les yeux bandés afin d'être conduits auprès du commandant américain. De fait, ils avaient apporté des bandeaux. Henke banda les yeux de Wagner, et Dickinson mit un bandeau à Henke. Pendant que les bandeaux étaient attachés, le Pfc Ernest Premetz, un medic qui parlait allemand proposa ses services comme interprète. Mais cela ne fut pas nécessaire.
Dickinson et Premetz laissèrent les deux soldats allemands sur place, et conduisirent les deux officiers allemands aux yeux bandés jusqu'à la ferme Kessler. Le tech Sergent Oswald Y. Butler, le platoon leader du 1st platoon, et le lieutenant Leslie E. Smith, platoon leader du Weapons platoon leur dit d'emmener les deux officiers aux yeux bandés jusqu'au poste de commandement de la compagnie F. Ils les conduisirent par un chemin détourné jusqu'au PC de F/327th, qui était un grand foxhole dans une zone boisée à environ 400 mètres. Peu après l'avoir atteint, ils furent rejoints par le capitaine James F. Adams, le CO de F Company, qui inspectait un poste avancé quand il fut informé de l'arrivée de ces allemands.

Quand Adams arriva, le 1st Sergeant Constantine A. Pappas l'informa que le Major allemand détenait un message écrit. L'Executive officer de F/327th, le lieutenant William J. Hertzke était déjà au téléphone, en train de lire le message au poste de commandement du bataillon à Marvie. Le PC du 2nd battallion informa ensuite le 327th Regimental Headquarters à Bastogne. Le colonel Bud Harper, CO du 327th, était absent. Il était parti inspecter des positions. L'officier supérieur présent était le Regimental Operations Officer, le Major Alvin Jones. Jones informa le QG de la Division à Bastogne, et demanda des instructions. Il lui fut ordonné de récupérer le message et de le porter au PC de la division. Il partit en jeep jusqu'au PC de F Company et se fit remettre le message. Les deux officiers et leur bandeau sur les yeux demeurèrent dans les bois près du foxhole de commandement de la compagnie F.
Après avoir reçu le coup de fil de Jones au PC de la division, le Acting Chief of Staff de la 101st Airborne, le colonel Ned Moore pénétra dans la pièce qui servait de chambre au Général Anthony MCAuliffe, près du communication Center, dans les baraquements de l'actuel caserne de Bastogne. More réveilla McAuliffe et lui dit : "Les allemands ont envoyé des officiers réclamer notre reddition". Moore se souvient que McAuliffe, dans un demi sommeil répondit : "Nuts", en s'extirpant de son sac de couchage.
Moore retourna dans le Communication Center où il briefa le reste du staff de la 101st sur ce qui se passait, et mentionna la réponse de Tony : "Nuts".
Quand Jones arriva avec le message, le staff le lut avant de le remettre à Tony McAuliffe.
La demande de réddition allemande était tapée à la machine sur deux feuillets. L'un était en anglais, l'autre en allemand.

"22 décembre 1944
Au commandant américain de la ville encerclée de Bastogne

Le cours de la guerre est en train de changer. Cette fois, les forces américaines à l'intérieur et autour de Bastogne ont été encerclées par de fortes unités blindées allemandes. D'autres unités blindées allemandes ont traversé l'Ourthe près de Ortheuville, ont pris Marche et atteint St Hubert en passant par Hompre-Sibret-Tillet. LIbramont est aux mains des allemands.
Il n'existe qu'une seule possibilité pour sauver les troupes encerclées dans Bastogne de l'anéantissement total ; c'est une reddition honorable de la ville. Afin de vous donner le temps d'y réfléchir, un délai de deux heures est accordé, commençant à l'heure de la remise de cette note.
Si cette demande était rejetée, un Corps d'artillerie allemand, et 6 bataillons d'artillerie lourde sont prêts à écraser les troupes américaines dans et autour de Bastogne. L'ordre d'ouvrir le feu sera donné immédiatement à la fin du délai de deux heures.
Toutes pertes civiles résultant de ce bombardement ne correspondrait pas avec la bien connue humanité américaine…
Le commandant allemand

Le Operation Officer de la Division, le colonel Harry Kinnard se souvient que McAuliffe a d'abord demandé : "Ils veulent se rendre ?" Moore répondit : "No Sir, ils veulent que nous nous rendions!"Tony se leva et éclata de colère, ce qui choqua tous les hommes présents (Car il se mettait rarement en colère). McAuliffe attrapa le papier, le regarda et dit ; "Nous ? nous rendre? aw ! Nuts !" et le laissa tomber par terre. Major Jones fut renvoyé à son PC. Tony quitta le PC pour aller féliciter une unité dans l'ouest du périmètre qui avait pris un barrage allemand tôt ce jour là (Probablement un platoon du 401st ndlr)
Jones quitta le PC et revint au poste de commandement de F/327th. Il discuta avec les deux officiers allemands. Il revint au PC du régiment et appela le HQ de la division.
En revenant au Division Headquarters à Bastogne, Tony fut informé que le Major Jones avait appelé pour signaler que les deux officiers allemands attendaient toujours au PC de F/327th. Et que puisqu'ils avaient apporté une demande écrite officielle, ils s'estimaient en droit de recevoir une réponse formelle, et qu'ils devaient rejoindre leurs lignes deux heures après avoir délivré leur message.
Tony demanda à faire venir le Colonel Harper. Harper qui poursuivait l'inspection de ses lignants, fut joint par radio.
Quand il arriva au PC de la division, on lui demanda d'attendre à l'extérieur du bureau occupé par McAuliffe. A l'ntérieur, en présence de tout son staff, McAuliffe demanda : "Et bien, que dois je leur répondre ?" A ce moment, Kinnard dit : "ce que vous avez dit en premier lieu me semble une réponse difficile à battre." Tony dit : "Que voulez vous dire?" Kinnard répondit : "Vous avez dit "Nuts". Tout le staff accepta avec enthousiasme l'idée. Tony l'écrivit sur un carnet et demanda à ce que cela soit tapé à la machine.
La réponse fut tapée, au centre d'une page. Le texte disait :
"December 22, 1944
To the German Commander,
N U T S !
The American Commander"
Tony congédia son staff et demanda à Harper d'entrer. Tony s'amusa un peu avec Harper qui se tenait devant lui et Higgins. Il lui montra la demande de reddition et lui demanda s'il l'avait vue. Harper dit que non. Tony lui dit de la lire et de lui suggérer une réponse appropriée. Harper se montra surpris de cette demande et essaya mentalement d'imaginer une réponse. A cet instant, un secrétaire entra et tendit une feuille à McAuliffe. Tony y jeta un coup d'oeil et la tendit à Harper, lui demandant s'il trouvait le terme approprié. Harper lut et éclata de rire. Tony demanda à Harper de remettre sa réponse personnellement aux allemands, en lui recommandant de ne pas aller dans les lignes allemandes.

Harper prit la note et fonça au poste de commandement de F/327th. Harper dit à Henke qu'il avait la réponse du commandant américain. Henke demanda si c'était une réponse écrite ou verbale. Harper répondit que c'était écrit et il l'a mis dans la main du Major. Henke demanda quelle était la nature de la réponse, car si elle était affirmative, ils étaient habilités pour négocier les termes. Harper dit : "la réponse tient en un seul mot : NUTS. " Henke, qui ne comprenait pas, demanda : "Est ce négatif ou affirmatif ?" Harper dit : "La réponse est définitivement négative, et il ajouta : "Si vous continuez cette stupide attaque, vos pertes seront terribles. "Henke traduisit pour le Major, qui hocha la tête.

Les deux officiers allemands aux yeux bandés furent de nouveau conduits par un chemin détourné jusqu'à la ferme Kessler. Arrivé à la ferme, le groupe fut rejoint par le Pfc Permetz. Les bandeaux furent enlevés, et les allemands prirent connaissance de la lettre. Ils demandèrent : "Qu'est ce que cela signifie ?" Ils ne comprenaient à l'évidence pas l'argot américain. Harper et Premetz essayèrent d'expliquer. Harper suggéra : "Dis leur de foutre le camp." Premetz réfléchit puis se tourna vers les officiers et dit : "Du kannst zum Teufel gehen".Il expliqua à Harper que cela signifie d'aller au diable. Puis Harper ajouta : ""Si vous continuez d'attaquer, nous tuerons chaque putain d'allemand qui essaie de pénétrer dans la ville. "Henke répondit : "Nous tuerons beaucoup d'américains. C'est la guerre." Puis Harper ajouta : "Fous le camp mon pote, et bonne chance à toi!" Henke traduisit, et le Major approuva de la tête. Ils saluèrent et s'éloignèrent. Harper les rappela avec colère : "Si vous ne comprenez pas ce que je dis, dites simplement à votre chef d'aller en enfer." Henke traduisit et le Major s'énerva, pressant le pas pour s'éloigner. En passant devant la position de Palma, il jeta nerveusement son bandeau à terre. Palma s'en empara. Il dira plus tard qu'il ne réalisa pas l'importance historique de ce tissu, et qu'il l'utilisa pour nettoyer son BAR avant de le jeter.
La petite troupe allemande rejoignit ses lignes. Le capitaine Adams nota l'heure ; il était 14 heures.

En regardant les allemands s'éloigner, Harper se reprocha d'avoir perdu ses nerfs., craignant que son attitude n'ait fait qu'attiser l'intensité de l'attaque à venir sur ses positions. Heureusement, la menace du barrage d'artillerie ne se matérialisa jamais. C'est la Luftwaffe qui bombarda la ville cette nuit là
Selon un récit écrit par Henke, quand les deux officiers rejoignirent leur véhicule, en remettant leurs ceintures et leurs holsters, Wagner sortit un pistolet de sa poche, disant qu'il l'avait pris pour sa protection.
Les deux officiers allemands partirent ensuite vers le PC de la 901ème Panzer Grenadier Division à Lutrebois. Après avoir fait leur rapport, ils rejoignirent le quartier général de la Panzer Lehr un mile plus au sud. En atteignent le PC, ils virent la voiture du General von Manteuffel garée sous les arbres. Le Major Wagner se gara et fit son rapport au général. Puis ils entrèrent dans le quartier général de la panzer Lehr. Le général von Luttwitz se trouvait là. Les deux officiers présentèrent la note "NUTS". En entendant cette réponse négative, le général Bayerlein dit qu'il fallait mettre en place les tirs d'artillerie lourde. Il fut interrompu par von Lutwitz qui lui signifia que Bastogne n'était pas l'objectif principal, et il ordonna à la Panzer Lehr de contourner Bastogne vers Rochefort, et de laisser le 26ème Volksgrenadier s'occuper de Bastogne.

Carl Dickinson…
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Le fameux "Nuts" valut à Anthony McAuliffe un bon moment de gloire qui survit encore aujourd'hui. Il marqua aussi la fin de sa carrière à la 101st Airborne. Promu Brigadier général, on lui confia sa division, la 103ème d'infanterie…
Ici avec le patch d'épaule 103rd ID, et ses chères jumpwings…
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Re: The "NUTS" story

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 20 Déc 2013, 00:34

Merci pour ces informations très complètes Denis.
Amicalement
Prosper ;)
L'Union fait la force -- Eendracht maakt macht

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Re: The "NUTS" story

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de jmh  Nouveau message 20 Déc 2013, 11:00

comme toujours...passionnant !!! :cheers:

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Re: The "NUTS" story

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 23 Déc 2019, 12:00

Très intéressant à suivre sur Face de… (https://www.facebook.com/DvdB-Denis-van ... 289097558/) notre membre Gennaker (alias Denis VAN DEN BRINK, auteur bien connu de tous les amateurs de la 101th Airborne). Il y précise à la "colère" de McAULIFFE à l'annonce de l'ultimatum allemand. Les propos sont rapportés par le fils du Major Alvin JONES (S-3 du 327th Glider Infantry Regiment et qui amena l'ultimatum au PC de Mc AULIFFE).

L'histoire du célèbre "Nuts" du Général Anthony Mc Auliffe au plénipotentiaire allemand venu réclamer la reddition des paras de la 101ème encerclé dans Bastogne est bien connue.
Cette version est légèrement contestée sans esprit de polémique par un des acteurs de la scène, le Major Alvin Jones.

C'est son fils qui raconte cette version :
"Je ne cherche pas à changer l'histoire. je veux juste apporter quelques détails à l'histoire officielle telle qu'elle a été enregistrée.

Mon père était le major Alvin Jones, Plans and Operations officer pour le 327th Glider Infantry regiment, 101st Airborne. Quand les émissaires allemand sont arrivés le 22 décembre 1944 sous protection du drapeau blanc, ils sont arrivés par la route d'Arlon qui était défendue par le 327th GIR. L'information est donc remontée au QG du 327th à Bastogne. Le CO, le Colonel Harper était en tournée d'inspection et c'est mon père, Major Jones qui a reçu le message de l'arrivée de ces plénipotentiaires. Jones a demandé des instructions au Colonel Ned Moore, du Headquarters de la 101ème. On lui dit de prendre le message et de l'apporter au QG. On ne connaissait alors pas la nature du message des émissaires allemands mais la rumeur enfla comme quoi les allemands voulaient se rendre aux américains;

Jones est allé en jeep au CP de la Compagnie F/327 GIR où étaient détenus les deux officiers allemands. Ils avaient déjà les yeux bandés quand il arriva. Jones demanda aux allemands ; 'Quel est votre problème?', et l'officier allemand qui parlait anglais lui tendit une enveloppe qui contenait deux feuilles, l'une en allemand, et l'autre en anglais. Jones a pris l'enveloppe et a dit aux allemands d'attendre là. Quand Jones est arrivé au QG de la division, la plupart de l'Etat Major était présent. Jones s'adressa à McAuliffe et lui dit qu'il avait un message des allemands. McAuliffe demanda de quoi il s'agissait et Jones répondit que c'était un ultimatum et il donna les papiers au Colonel Moore qui parcourut la version en anglais. McAuliffe demanda à Moore de quoi il était question et Moore dit : 'Ils veulent que vous vous rendiez.' Mon père m'a souvent raconté l'histoire, à moi et à mes frères jusqu'à sa mort en 1998. Il disait qu'il était important que l'on sache la vraie version des événements tels qu'ils se sont déroulés. Il n'y avait plus que deux témoins de la scène, lui-même et Harry Kinnard.

Voici ce que dit mon père ; quand Moore a annoncé à McAuliffe la demande de reddition des allemands; Mc Auliffe a explosé : 'Ces putains de trou du cul peuvent aller en enfer!' ('Those f---ing assholes can go to hell!'). Chacun dans la salle était muet et comme pétrifié par la soudaine colère de McAuliffe et son usage de gros mots peu habituel chez lui. McAuliffe ne jurait jamais et restait toujours calme en toutes circonstances. Au bout d'un instant, il a respiré un grand coup et dit ; "Nuts", un mot qu'apparemment il utilisait beaucoup. Il a rigolé et dit 'Nous avions plutôt l'impression d'être en train de leur botter le cul!'. Tout le monde était d'accord.

McAuliffe demanda à Moore de lire la proclamation à voix haute. Quand Moore arriva au passage où il était dit que ce serait la faute des américains si de nombreux civils étaient tués, McAuliffe s'est de nouveau énervé. Il a pris le papier des mains de Moore, l'a regardé et la laissé tomber au sol. Il a regardé Jones et lui a demandé ; 'Qu'allez vous faire de ces allemands?'; Jones dit qu'ils étaient retenus au CP de F/327. McAuliffe remercia Jones et le congédia.

Jones revint au CP du 327 et discuta avec les officiers allemands et le Colonel Harper. Les allemands disaient qu'ils avaient remis un document officiel et qu'il était dans leur droit d'obtenir une réponse officielle. Harper appela le QG de la division et leur relaya la demande des allemands. McAuliffe demanda à Harper de le rejoindre au QG. Il admit alors ne pas savoir quoi répondre. Harry Kinnard dit alors ; 'La première réponse que vous avez faite me parait parfaitement adaptée.' Tout le monde a rigolé mais McAuliffe a répondu qu'il ne pouvait pas décemment dire cela. , et c'est à ce moment que Kinnard a dit ; 'Et que pensez vous de "Nuts".?' McAuliffe a tout de suite été d'accord, ainsi que tout son Etat Major. Il prit un morceau de papier et écrivit 'Nuts'. il demanda à harper et Jones de donner sa réponse aux émissaires allemands.

Quand ils arrivèrent au CP du 327 GIR, les allemands avaient toujours les yeux bandés. Harper dit : 'J'ai la réponse du commandement américain. Il mit la note dans la main de l'allemand. et dit; "la réponse est ; "Nuts". L'allemand demanda si cela était positif ou négatif. Il lui dit que la réponse était strictement négative, et signifiait qu'ils pouvaient aller au diable.'"


Ces détails sur la première réaction de McAULIFFE sont intéressants dès lors que l'on connait le rapport du général à la vulgarité. Comme le rappelait récemment Roger MARQUET, historien local de Bastogne qui publia un livre sur le sujet, McAULIFFE déclara lors de son retour à Bastogne (1950) qu'il était fort gêné d'être retenu par la postérité pour un gros mot. Ses parents n'auraient guère apprécié alors qu'ils lui avaient donné une éducation polie où les écarts de langage n'étaient pas de mise.
"Rends toi compte ! Ils m'ont donné 18 cartouches pour partir faire la guerre !"
Roger W. 2e Régiment de Chasseurs à pied
Evocation du 10 mai 1940

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Re: The "NUTS" story

Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de pierma  Nouveau message 23 Déc 2019, 14:45

Passionnant. Merci Daniel.

A noter les militaires allemands qui le rendent responsable d'avance... des victimes civiles ! :shock:

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Re: The "NUTS" story

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de Dog Red  Nouveau message 23 Déc 2019, 18:35

pierma a écrit:A noter les militaires allemands qui le rendent responsable d'avance... des victimes civiles ! :shock:


C'est de la grôôôsse diplomatie qui pique en effet.

On la doit à VON LÜTTWITZ qui commande le XXXXVII.Panzerkorps dont une partie encercle Bastogne.
D'un côté la menace d'un bombardement d'artillerie dévastateur et de l'autre la "compassion américaine" pour les civiles.

En réalité, VON LÜTTWITZ n'a pas les moyens de s'emparer de Bastogne à brève échéance et il sait, probablement déjà, que la 3rd Army remonte de Lorraine et du Grand-Duché de Luxembourg.
Il tente sa chance…
...et se fera réprimander par MANTEUFFEL (commandant de la 5.Panzer-Armee) qui lui reprochera d'avoir lancé une menace qu'il ne pouvait tenir.
Pour tout bombardement dévastateur, il y aura le raid de la Luftwaffe, la nuit de Noël qui tuera bien des civiles et des soldats et sèmera la destruction autour de la place du Carré.
Mais rien qui ne fera tomber la ville ou n'empêchera la 4th Armored de briser l'encerclement.
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Roger W. 2e Régiment de Chasseurs à pied
Evocation du 10 mai 1940

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