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le lancastria

Cette rubrique renferme tout ce qui concerne le front ouest du conflit, y compris la bataille des Ardennes ainsi que les sujets communs à tous les fronts tels, les enfants et les femmes dans la guerre, les services secrets, espionnage...
MODÉRATEUR: gherla

Re: le lancastria

Nouveau message Post Numéro: 21  Nouveau message de Pierre.S  Nouveau message 19 Juin 2010, 01:23

Décidément la communication va être difficile....Tout le monde, ici, ne maitrise pas la langue anglaise.... :mrgreen:


 

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Re: le lancastria

Nouveau message Post Numéro: 22  Nouveau message de umesemanini  Nouveau message 19 Juin 2010, 09:58

Hier c'était un peu tard pour traduire, donc je me suis contenté d'un résumé un peu bref de ce que je considère le passage clé de l'article du Guardian, concernant l'aspect “D-notice” dans cette histoire

The story of the Lancastria is one of the worst kept secrets of the war. Churchill slapped a D-notice on the press, fearful that the huge loss of life would damage morale. This was understandable, as British forces had been pushed out of Norway, Dunkirk, then the west of France. The French had surrendered and everyone expected a German land invasion.
However, the New York Press published a report, so the British press thought it was freed of the D-notice and stories appeared in most newspapers around July 26. The D-notice and the fact that many returning survivors were told they must not speak about the incident to anyone created an illusion of secrecy. Some survivors believe that information on the sinking is still withheld, closed until 2040 under the Official Secrets Act. The public records office and admiralty deny this.


“L'histoire du Lancastria est d'une des secrets les plus mal gardé de la guerre. Churchill infligeait une “D-notice” à la presse, craignant que l'immense perte de vies sape le morale. Cela était compréhensible, car les forces britanniques ont été contraintes de se retirer de la Norvège, de Dunkerque et ensuite de l'ouest de la France. La france a capitulé et tout le monde s'attendait à une invasion par terre.
Cependant le “New York Press” avait publié un récit, de sorte que la presse britannique pensait, que la “D-notice” avait été levée et les articles sont apparus dans la plupart des journaux autour du 26 juillet. La "D-notice” et le fait qu'on a averti beaucoup des survivants au retour de ne parler à personne sur cet incident, a crée une illusion de conservation de secret. Quelques survivant croient que les informations sur le naufrage sont toujours retenues, classées jusqu'en 2040 par la loi des secrets d'états (Official Secrets Act) – ce que l'Office des notes publiques et la direction de la Navy contestent.”


 

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Re: le lancastria

Nouveau message Post Numéro: 23  Nouveau message de brehon  Nouveau message 29 Juin 2010, 21:56

Bonsoir,
J'aurai mis le temps! :mrgreen:
A la demande générale de Pierre, voici la traduction des deux articles en liens ci-dessus.

L'article du Guardian avec quelques infos sur la situation générale.

Peter Bowler, The Guardian, samedi 17 Juin 2000.
Les survivants attirent l’attention sur le désastre oublié.
Les entraves de Churchill ont contribué au naufrage du SS Lancastria dans lequel 3.500 personnes perdirent la vie il y a 60 ans (article écrit en 2000).
Demain, un groupe d’environ 150 personnes embarquera à bord de bâtiments des Marines Britannique et Française et fera route dans le Golfe de Gascogne au large de St Nazaire sur la côte ouest de la France. Sur place, ils commémoreront les victimes du pire désastre maritime Britannique de la Seconde Guerre Mondiale. Le SS Lancastria fut coulé le 17 juin 1940 alors qu’il était ancré 5 miles au large de St Nazaire. Il y eut moins de 2.500 survivants sur un total d’environ 6.000 passagers. Cela survint dans le cadre de l’opération Aerial, une tentative Britannique désespérée pour évacuer plus de 150.000 hommes depuis l’ouest de la France deux semaines après la fin de l’opération Dynamo à Dunkerque.
L’histoire du Lancastria est l’un des secrets les plus mal gardés de la guerre. Churchill claqua une D-Notice à la presse par crainte que l’ampleur des pertes ne sape le moral. C’était compréhensible, vu que les Britanniques avaient été chassés de Norvège, de Dunkerque et ensuite de l’ouest de la France. La France s’était rendue et tout le monde s’attendait à un débarquement allemand.
Toutefois, la presse de New York publia un reportage, la presse Britannique s’estima donc libérée du D-Notice et des articles apparurent dans la plupart des journaux autour du 26 juillet. La D-Notice et le fait qu’on a demandé à beaucoup de survivants de ne parler à personne de cet événement ont créé une illusion de secret. Un certain nombre de survivants croient que l’information sur le naufrage est encore verrouillée, jusqu’en 2040 selon le Official Secrets Act. Le Service des Enregistrements Publics et l’Amirauté le nient.
Les faits connus sont suffisamment poignants. L’avance continuelle de l’armée allemande a rompu le front de la 10ème Armée Française, et le Lieutenant Général Alan Brooke, qui prit le commandement du Corps Expéditionnaire Britannique seulement au matin du 13 juin, proposa des plans pour l’évacuation complète des forces Britanniques restantes.
Le SS Lancastria, qui avait été impliqué dans l’évacuation des troupes de Norvège, appareilla de Liverpool le 14 juin et arriva au large de St Nazaire le 17 juin. Entre 8h a.m. et midi, plus de 5.200 hommes de troupes et réfugiés civils embarquèrent.
Reg Brown, qui faisait partie de la 633 Artisan Work Company (Royal Engineers) (le Génie), raconta : « Nous embarquâmes à 3h p.m. J’étais sale de chez sale et affamé. Je me dirigeais vers le bas pour me laver mais la nourriture sentait bon, aussi je décidai plutôt de manger. Je m’étais tout juste assis pour manger qu’il y eut un formidable bang et le bateau se balança comme un berceau. La vaigre s’effondra.»
L’attaque ennemie qui interrompit le repas de Reg Brown survint à 3h45 p.m. Quatre bombes de forte puissance frappèrent simultanément le navire. L’une d’elles tomba dans la cheminée, explosant dans la salle des machines. Une autre traversa l’écoutille de la cale n°2 ou se trouvaient 800 personnels de la RAF. Les autres se fracassèrent à travers les écoutilles des cales n° 3 et 4.
Donnant rapidement de la bande sur tribord et coulant par l’avant, le Lancastria mit seulement 20 minutes pour sombrer. Beaucoup de soldats qui ne pouvaient pas nager restèrent sur le navire jusqu’au dernier moment. Ils chantaient Roll Out the Barrel et Rule, Britannia. Environ 1.400 tonnes de mazout s’échappèrent. Il s’avéra que des pertes supplémentaires furent causées par le mitraillage de beaucoup de passagers du Lancastria.
D’autres navires engagés dans l’évacuation vinrent porter secours aux survivants. Le chalutier armé Cambridgeshire en repêcha 900. Le HMS Oronsay, lui-même touché lors d’une attaque aérienne précédente, fit route pour porter secours. Le soldat Jesse Fenton de Nottingham faisait partie des Sherwood Foresters. « Je fut repêché après environ deux heures dans l’eau par un soldat Français et son père venus de la côte en bateau de pêche. »
Le Lancastria était surchargé : comme paquebot, sa capacité, y compris un équipage de 350 hommes, était de 2.180 personnes. Il n’y avait pas eu de temps pour des exercices d’évacuation et de nombreux soldats furent tués à l’entrée dans l’eau, le rebond du gilet de sauvetage leur brisant le cou. D’autres se noyèrent, il n’y avait pas assez de canots de sauvetage ou de gilets. D’autres périrent dans le mazout enflammé, probablement allumé par des lampes au calcium détachées de canots de sauvetage, bien qu’il fut prétendu que les Allemands larguèrent des bombes incendiaires dans le pétrole flottant.

Exténués
Plusieurs survivants rapportèrent avoir été mitraillés dans l’eau par des avions. Reg Brown dit : « Je fut repêché par un dragueur de mines Français après trois heures passées dans l’eau. Je pouvais sentir les vibrations lorsque les balles heurtaient l’eau. Le Capitaine WG Euston, commandant du chalutier armé Cambridgeshire, premier bateau sur place, recommanda plusieurs de ses hommes pour des distinctions, entre autres Stanley Ringett pour « avoir fait des voyages répétés dans un canot pour repêcher des hommes exténués sous le feu des mitrailleuses des avions ennemis », et William Perrin pour « avoir tiré continuellement à la mitrailleuse dans le but d’empêcher les avions ennemis de mitrailler les hommes à l’eau. »
Brooke en sut peu du naufrage du Lancastria, mais il ne dut pas être surpris qu’un tel désastre survint. Depuis cinq jours, il était embarqué dans un manège de politique et d’ordres. Une fois qu’il eut appris que la 10ème Armée Française était incapable d’une résistance organisée, il contacta Churchill et le chef de l’Etat Major Impérial, le Général Sir John Dill, recommandant premièrement que les troupes Canadiennes arrivées récemment à Brest soient réembarquées et renvoyées en Angleterre et que les autres unités combattantes se retirent vers Cherbourg pour évacuer. Il prévit également de mettre en œuvre l’évacuation des approvisionnements et du matériel, en plus des hommes, à partir des ports de la côte ouest, entre autres St Nazaire et La Rochelle.
Il était contrarié, tout d’abord par un projet stupéfiant, les forces Françaises et Britanniques unies devaient se retirer en Bretagne et tenir sur une ligne allant du Mont St Michel à Nantes. Brooke mis seulement Churchill au courant de ce plan –qualifié d’«idiot» par un général Français- tous les deux convinrent qu’il était irréalisable et devait être abandonné. Malheureusement, personne n’en parla aux Français et la politique repris le dessus de sorte que quelques troupes Britanniques durent reprendre le combat auprès des Français pour les calmer.
Au moins une journée fut perdue, avec des troupes se préparant à embarquer à Cherbourg puis attendant d’autres ordres. En dépit du fait que l’Armée Française s’était désintégrée et que Pétain se préparait à rechercher un armistice avec les Allemands, Churchill voulait toujours sauver la face avec les Français.
Brooke marchait sur une corde raide, essayant de préparer une évacuation, mais sans ordres pour le faire. Il ne fait aucun doute que le retard causé par Churchill, qui empêcha le BEF d’évacuer plus tôt, créa le goulot d’étranglement de St Nazaire. Si les troupes avaient évacué plus tôt de Brest et Cherbourg, plus de navires auraient été disponibles pour évacuer à partir de St Nazaire. Peut-être alors le Lancastria n’aurait-il pas attendu aussi longtemps, où n’aurait-il pas été aussi lourdement chargé.
Beaucoup de troupes durent traverser la France depuis les environs de Paris et Reims pour arriver à St Nazaire. Le Major Henry Petitt appela dans plusieurs villes et villages récupérant l’état-major du NAAFI (en gros, les coop) et sa recette en liquide sur la route. Il créera plus tard une association de survivants du Lancastria. Cruellement, tous ses dossiers ont été perdus lors d’un cambriolage de son domicile.


L'article de la BBC, un peu théatral.

Le Lancastria un sacrifice secret pendant la Seconde Guerre Mondiale
Par Raye Dancocks
Le 5 novembre 2009
Lorsque le transport de troupe Britannique Lancastria fut coulé en juin 1940, environ 5.000 personnes périrent, mais la nouvelle du désastre fut cachée au public Britannique. Raye Dancocks explique comment cela se fait que le sacrifice de l’équipage du navire n’a pas été totalement reconnu.

Introduction
Le Tyrrenhia accomplit son voyage inaugural en juin 1922 entre Glasgow et le Canada. C’était un vaisseau élégant avec deux mâts et une cheminée unique, et pendant la fin des années 20 et le début des années 30 un navire d’agrément pacifique. Personne n’aimait son nom - il fut rapidement surnommé « La Soupière » - et au début février 1924 il fut changé par celui de Lancastria. Quelles furent les conséquences de ce changement sur le destin, seul l’avenir le dira – changer le nom est réputé comme portant malheur, et les marins considèrent l’appellation d’un navire pratiquement comme un baptème.
Ceci est un récit de ce qui est arrivé au navire qui changea de nom, vu en partie par les yeux de deux survivants du bombardement qui coula le Lancastria, entraînant dans la mort un nombre estimé de 5.000 personnes.
Les récits des témoins sont tirés du documentaire de la BBC Sud « Lancastria, un sacrifice secret ». Le programme comprend un film d’archives du Ministère de la Guerre sur le retour des blessés, qui était top secret au moment du désastre.
Le RMS Lancastria devint le HMT Lancastria lorsqu’il fut réquisitionné pour la guerre et ses lignes luisantes de la Cunard disparurent sous une couche de gris guerrier. Pendant les tous premiers mois de la guerre il fut activement employé comme cargo et transport dans l’Atlantique Nord, sa grande capacité le rendant idéal pour cette tâche. Au début de la campagne de Norvège, le Lancastria fut désigné en plus pour le transport de troupes mais fut gardé en réserve jusqu’à ce qu’il soit nécessaire pour évacuer les troupes de Harstaad. Il retourna en Grande Bretagne les locaux communs bondés de soldats fatigués et abattus. Sur le trajet, il fut repéré par un avion Allemand volant à haute altitude et, malgré l’attaque, les bombes le ratèrent et il rentra sain et sauf. Etait-il un navire chanceux après tout ? Les troupes débarquèrent à Glasgow et, après avoir transporté des hommes en Islande, il rentra à son port d’attache de Liverpool pour un radoub bien nécessaire.

Alerte rouge
L’équipage avait déjà été débarqué lorsqu’un télégramme ordonna au Lancastria d’être prêt à participer à l’Opération Aerial et, en compagnie d’autres bâtiments, se rendit à Plymouth ou il reçut l’ordre de naviguer vers l’Ouest de la France. Il fut guidé dans les chenaux de l’estuaire de la Loire et mouilla à peu près à 10 miles au large de St Nazaire à environ 6h00 le lundi 17 juin. C’était une belle matinée d’été brumeuse.
Presque immédiatement, des troupes harassées et des civils commencèrent à arriver et on leur remit des petits tickets, semblable à des tickets de bus, avec un numéro de cabine et de pont. Certains furent conduits dans les vastes cales du navire ou ils s’allongèrent pour se reposer et s’endormirent en quelques minutes. Du début à la fin de la matinée des troupes arrivèrent et semblaient remplir tous les espaces disponibles. Certains prirent leur premier repas chaud depuis des semaines ; certains restaient sur le pont pour regarder d’autres personnes arriver à bord. Il y avait des unités de l’Armée et de la RAF aussi bien que des civils – des hommes, des femmes et des enfants.
A environ 13h00, l’alerte rouge retentit et on vit un bombardier en piqué attaquer le Oronsay qui se situait à quelque distance. Le bombardier plaça un coup direct dans la zone de la passerelle mais ne rendit pas le navire hors d’état de naviguer. Ceux qui étaient sur le pont du Lancastria redoutèrent le pire, l’ennemi allait surement revenir. A ce moment, le navire avait embarqué environ 6.000 personnes et d’autres continuaient à arriver. A environ 15h00, le Capitaine Sharp décida qu’il en était plus qu’assez, mais que prendre la mer aussitôt pourrait être désastreux, il préférait plutôt attendre une escorte.

Les derniers instants.
A environ 15h50, l’ennemi était de retour. On vit des bombes encadrer le navire, une d’elles explosant tout près du côté bâbord, rompant les réservoirs presque pleins de mazout. Le pétrole noir suinta dans la mer, formant un sombre nuage mortel.
Immédiatement, le navire commença à rouler de bâbord sur tribord et retour. D’autre bombes frappèrent, l’une pénétrant dans les cales bondées de troupes. Parmi le personnel de la RAF à bord, des 73 et 98 Squadron, très peu survécurent. Le navire chavira sur bâbord, s’enfonçant par l’avant. Ceux qui le pouvaient se mirent à l’eau pour tenter de nager à travers le nuage de pétrole noir enflammé çà et là.
Les non-nageurs se mirent à l’eau avec n’importe quoi semblant pouvoir les maintenir à flot. Quelques canots de sauvetage furent descendus mais, pour plusieurs, les bossoirs ne purent être manœuvrés à cause de la gîte du navire. Ceux qui étaient encore à bord de ce qui n’était plus qu’une coque retournée regardèrent l’ennemi revenu mitrailler à la fois ceux qui luttaient pour leur vie sur la coque et ceux qui étaient à l’eau. Ils chantèrent par défi à tue-tête « Roll out the Barrel » et There’ll always be an England ». La sirène du navire mugit et vers 16h10, en juste 20minutes, le Lancastria disparut dans les flots.

Informations cachées
Puis ce fut le silence. Un silence assourdissant comme le fracas des bombes et des canons. Ainsi s’acheva la vie d’un superbe navire et celles de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Personne ne saura jamais le nombre exact le nombre de victimes ce jour-là – certains disent qu’il y avait presque 9.000 personnes à bord au moment où le Lancastria fut bombardé, d’autres l’estiment à 7.000. Tout ce qu’on sait c’est que environ 6.000 étaient à bord vers 13h00. Seulement 2.447 rentrèrent.
Les secours commencèrent à l’aide de toutes sortes de bâtiments, des petits bateaux de pêche aux destroyers de la Royal Navy – repêchant les survivants ressemblant plus à des épaves mazoutées qu’à des êtres humains. Les corps des victimes de ce jour seront rejetés à la côte Française pendant les mois suivants et la population Française leur célèbrera des obsèques chrétiennes, en ignorant bravement la présence Allemande et en prenant soin des victimes comme s’ils étaient les leurs.
Churchill cacha immédiatement la nouvelle au public. En 1940, après Dunkerque, révéler la vérité eut été dramatique pour le moral des civils. Il dit, « Après tout, les journaux ont assez de désastres aujourd’hui ». Depuis ce temps, le désastre n’a jamais été reconnu pour ce qu’il fut – le plus grand désastre maritime de l’histoire de la Grande Bretagne. Plus de personnes furent tuées sur le Lancastria que sur le Titanic et le Lusitania additionnés.

Les survivants
De toute façon les survivants pensent que leur sacrifice et le sacrifice ultime de ceux qui ont accompagné le Lancastria dans la tombe n’est pas estimé à sa juste valeur, simplement parce qu’il n’est pas reconnu.
Harry Pettit, du Hampshire, alors soldat de 24 ans, et le Gallois Henry Harding survécurent tous les deux à la catastrophe.
Henry, qui possède toujours la montre qu’il portait lorsque les bombes tombèrent, arrêtée à 4h05 (le moment où il décida de sauter à l’eau), raconte avec émotion ses souvenirs du naufrage.
Il décrit la vision de milliers d’hommes agrippés désespérément à la coque du navire en disant : « Je me rappelle des milliers de voix chantant « Roll Out The Barrel » et « There’ll Always Be An England » et pendant des années je n’ai pu supporter d’entendre ces deux chansons. Je tournais en rond dans l’eau puis je ne voyais plus rien. Des milliers ont rejoint leur tombe sous les flots et je m’en rappellerai toujours, je ne peux pas l’oublier ».

Le combat pour la reconnaissance
Bien que quelques photographies parurent dans la presse Américaine tard dans l’été 1940 et furent ensuite publiées au Royaume Uni, l’histoire complète du Lancastria ne fut jamais révélée.
Harry Petitt et Henry Harding, qui servirent tous les deux dans le Royal Army Service Corps, sont furieux qu’il n’y ait jamais eu de reconnaissance officielle du sacrifice et de la bravoure de leurs camarades.
Harry dit : « Ce que je ressens fortement c’est que des centaines, peut-être des milliers de personnes, ont perdu des proches dans cette tragédie et personne ne leur a dit ce qui c’est produit. Ce qui fait que quelqu’un comme moi ne peut rester sans aider ces gens-là. C’est travail ardu».
Harry a travaillé dur pour publier l’histoire et a réussi à mettre en relation 200 personnes avec le destin de leurs proches.
A l’été 2000, Harry et Henry, 24 autres survivants et de nombreux proches de victimes firent un dernier pèlerinage à St Nazaire et revinrent sur le site de l’épave qui est maintenant sépulture de guerre officielle.

Souvenir de la disparition
Parmi les 2.477 rescapés du Lancastria, environ 100 sont encore en vie aujourd’hui. De nombreuses familles Anglaises n’ont jamais su le destin de leurs proches aimés dans l’ouest de la France en Juin 1940, à part qu’ils sont morts avec le BEF.
A l’origine l’Association HMT Lancastria fut créée par un survivant, le Major V C Petit. Après son décès, l’Association fut renouvelée dans sa forme actuelle par d’autre survivants et des enfants de survivants. Aujourd’hui, elle continue sous la conduite d’un Comité dans le but de se souvenir et d’honorer tous ceux qui ont perdu la vie dans le désastre du Lancastria, et aider les survivants qui vont y retourner.
Dans certains cas, l’Association a pu confirmer à quelques familles que leur parent était effectivement sur le Lancastria et a accompagné ces familles sur une tombe dans l’ouest de la France et leur a permis de faire leur deuil. Chaque premier dimanche après le 17 Juin, un service du souvenir a lieu à l’église Ste Katharine Cree, Leadenhall Street à Londres.
Cet article est basé sur un compte-rendu du naufrage du Lancastria par Raye Dancocks, Président de l’Association HMT Lancastria.
Cordialement.
Yvonnick

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