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Rudolf Hess: précisions s.v.p. !

Cette rubrique renferme tout ce qui concerne le front ouest du conflit, y compris la bataille des Ardennes ainsi que les sujets communs à tous les fronts tels, les enfants et les femmes dans la guerre, les services secrets, espionnage...
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Rudolf Hess: précisions s.v.p. !

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de Audie Murphy  Nouveau message 16 Aoû 2007, 21:21

Bonjour, nous avions déjà discuté de ce personnage sur un autre fil mais je n'arrive tout simplement pas à le retrouver.

D'après Adolf Galland dans Jusqu'au bout sur nos Messerschmitt, le soir où Rudolf Hess s'est envolé pour l'Angleterre, Hermann Göring aurait déclaré: «Je me fiche des incursions ennemies ! Pour l'instant, il s'agit d'intercepter un des nôtres: Rudolf Hess. Le remplaçant du Führer est devenu fou. En ce moment, il vole vers l'Angleterre dans un Messerschmitt 110. Il faut l'abattre à tout prix.»

Göring lui indiqua également l'heure du départ et l'itinéraire présumé du fugitif, puis le pria de le rappeler dès que la «mission» serait accomplie.

S'il s'agit vraiment d'une mise en scène du Führer, il faut croire que Göring n'était pas au courant ? Dans le cas contraire, pourquoi ordonne-t-il qu'on l'abatte ? J'avoue que je n'y vois plus très clair dans toute cette histoire...
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Re: Rudolf Hess: précisions s.v.p. !

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de cgiguere  Nouveau message 16 Aoû 2007, 23:58

Audie Murphy a écrit:
S'il s'agit vraiment d'une mise en scène du Führer, il faut croire que Göring n'était pas au courant ? Dans le cas contraire, pourquoi ordonne-t-il qu'on l'abatte ? J'avoue que je n'y vois plus très clair dans toute cette histoire...


Il n'a jamais été clairement établi si Hess a fait ce vol de son propre chef ou avec l'assentiment de Hitler, selon ce que j'ai lu, seuls quelques personnes de l'entourage proche de Hess (le personnel de son bureau) et Albrecht Haushofer étaient au courant.

Selon le major britannique Desmond Morton qui a fait rapport à Churchill :

a) Hess est arrivé ici sans que le sache Hitler;
b) Bien qu'il ne soit pas "psychotique", c'est-à-dire "fou"' au sens médical du terme, il est très névrosé et c'est un homme stupide;
c) Il ne fait pas partie des proches conseillers de Hitler ou des généraux pour les questions de haute stratégie militaire, mais il est très au courant de ce qu'il ne sait pas.
d) Il se trompe complètement en ce qui a trait au moral de ce pays (l'Angleterre) et il a peu de connaissance sur le fonctionnement de son gouvernement.
e) Il a vraiment cru qu'il pouvait rapprocher l'Allemagne et l'Angleterre…


 

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Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 17 Aoû 2007, 00:02

A supposer le témoignage de Galland absolument sincère, quoique l'on puisse dire de l'ensemble de ses Mémoires, et que sa mémoire lui soit fidèle, deux détails révèlent qu'au contraire Göring a mené son subordonné en bateau.

Premièrement, Göring indique à Galland l'heure de décollage de l'avion de Rudolf Hess. Comment pouvait-il connaître un tel élément ? De surcroît, comment pouvait-il même savoir que l'avion avait décollé ? En théorie, il est censé apprendre la fuite de Rudolf Hess par la bouche de Hitler, le lendemain matin...

Deuxièmement, Galland note que l'appel téléphonique du Reichsmarschall est survenu dix minutes avant la tombée de la nuit. Or, ajoute-t-il (Jusqu'au bout sur nos Messerschmitt, J'ai lu, 1962, p. 167), "nos chasseurs de nuit venaient seulement de faire leurs premiers essais. De toute évidence, ils étaient incapables découvrir dans l'obscurité totale un avion isolé." Il était impossible à Galland d'exécuter l'ordre reçu, et Göring ne pouvait manquer de l'ignorer.

Bref, il y a là - encore une fois s'il faut faire confiance à Galland - une indication d'une petite manipulation.

Le fait est d'autant plus certain que, le lendemain, Göring confiera à son autre adjoint, Karl Bodenschatz, que "le Führer a fait fiasco !" De toute évidence, le Reichsmarschall avait été mis dans la confidence. Il avait déjà participé à moult coups tordus planifiés par Hitler. Dans la nuit où Hess rejoindra la Grande-Bretagne, il avait lâché 500 bombardiers sur Londres - l'un des pires bombardements de la capitale britannique (Richard Collier, La nuit où Londres brûla, Presses de la Cité, 1960), utile moyen d'accroître la pression sur Churchill. Mieux encore, Hess n'avait rencontré aucune difficulté pour s'entraîner ces derniers mois sur des Me-110, ayant droit à un avion, du carburant, et un personnel de mécaniciens alors qu'il était officiellement interdit de vol.

Göring savait que Hess était parti proposer la paix à une faction pacifiste britannique dont Hitler croyait à tort qu'elle avait conservé quelque puissance sur l'échiquier politique britannique.

Mais il fallait nier l'existence d'une telle proposition de paix, et faire croire à une initiative isolée, pour deux raisons qui toutes deux tiennent compte d'un éventuel échec de Hess. La première : conserver intact le prestige du Führer. La seconde, infiniment plus importante : éviter de susciter une quelconque méfiance chez Staline. Hitler lui fait en effet croire, au même moment, que l'essentiel de ses efforts vise à balayer l'Empire britannique, non à signer la paix avec lui, de telle sorte que le Kremlin peut dormir sur ses deux oreilles, n'ayant rien à redouter d'une Allemagne qui se consacre entièrement à lutter contre les bouregois londoniens.

Hitler ne perd pas de vue que, si la paix avec la Grande-Bretagne reste l'objectif essentiel de sa stratégie préparant l'invasion de la Russie, il ne peut se permettre de gâcher l'effet de surprise que se doit d'être Barbarossa, condition sine qua non d'un triomphe militaire.
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Re: Rudolf Hess: précisions s.v.p. !

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 17 Aoû 2007, 00:18

cgiguere a écrit:Il n'a jamais été clairement établi si Hess a fait ce vol de son propre chef ou avec l'assentiment de Hitler, selon ce que j'ai lu, seuls quelques personnes de l'entourage proche de Hess (le personnel de son bureau) et Albrecht Haushofer étaient au courant.


Au contraire, plusieurs historiens ont établi que Hess a sans aucun doute agi avec l'assentiment de Hitler - voir John Costello, Les dix jours qui ont sauvé l'Occident, Olivier Orban, 1991 ; Martin Allen, L'étrange voyage de Rudolf Hess, Plon, 2005 ; James Leasor, Rudolf Hess, Presses de la Cité, 1963.

Hitler a fait croire à une initiative isolée de Hess, qui aurait perdu les pédales, mais des témoins de sa réaction ont noté qu'il jouait probablement la comédie. Si Hitler n'était pas au courant, reste à expliquer pourquoi Hess a réussi à obtenir avion, plan de vol et mécaniciens, ainsi qu'un terrain d'entraînement, ce depuis plusieurs mois, alors que nul nazi n'ignorait qu'il lui était interdit de piloter.

Ce faisant, Hitler et son adjoint ont commis une erreur d'appréciation capitale - même si ladite erreur servira in fine leurs desseins, puisque Staline se méfiera encore davantage des Britanniques, suspects à ses yeux de concocter un arrangement de dernière minute avec le Reich. La faction pacifiste sur laquelle ils comptaient pour renverser Churchill n'existait plus. Selon certaines théories, suggérées par John Costello, affirmées par Martin Allen, les services de renseignements britanniques auraient cherché à piéger la haute direction nazie en lui faisant miroiter une hypothétique paix de compromis avec d'imaginaires traîtres infiltrés au sein de la hiérarchie anglaise. Cette entreprise d'intoxication aurait abouti à un élément imprévu : la venue de Hess lui-même !
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Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de hilarion  Nouveau message 17 Aoû 2007, 07:01

Je sors un peu du contexte, mais lors du procès de Nuremberg la personnalité de Rudoph Hess a posé problème car personne n'a pu savoir si ce dernier était , psychotique, névrosé ou fou . Hess un calculateur peut être?


 

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Re: Rudolf Hess: précisions s.v.p. !

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de Igor  Nouveau message 17 Aoû 2007, 09:40

Nicolas Bernard a écrit:Selon certaines théories, suggérées par John Costello, affirmées par Martin Allen, les services de renseignements britanniques auraient cherché à piéger la haute direction nazie en lui faisant miroiter une hypothétique paix de compromis avec d'imaginaires traîtres infiltrés au sein de la hiérarchie anglaise. Cette entreprise d'intoxication aurait abouti à un élément imprévu : la venue de Hess lui-même !


J'avais lu dans un Historia que Ian Fleming, le père de 007, avait joué un rôle dans la venue de Hess en Grande-Bretagne. Il était alors membre des services secrets britanniques, et s'était servi de la passion de Hess pour l'ésotérisme afin de l'attirer et de le piéger.
Cordialement

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Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 17 Aoû 2007, 12:31

hilarion a écrit:Je sors un peu du contexte, mais lors du procès de Nuremberg la personnalité de Rudoph Hess a posé problème car personne n'a pu savoir si ce dernier était , psychotique, névrosé ou fou . Hess un calculateur peut être?


Calculateur, assurément.

Le problème qui s'est posé aux responsables du procès de Nuremberg était surtout de savoir si Hess était réellement amnésique ou pas. Les experts psychiatres avaient conclu qu'il était, en tous les cas, apte à suivre les débats.

Le commandant Douglas M. Kelley, psychiatre de la prison, et le capitaine Gustav M. Gilbert, psychologue nommé auprès des prisonniers, avaient toutefois estimé que l'amnésie de Hess était sincère, et qu'elle révélait un déséquilibre mental. Toutefois, leurs affirmations n'ont convaincu ni le directeur de la prison, le colonel Burton C. Andrus, ni le Ministère public, lequel rappela à l'audience que Hess avait admis, durant son incarcération en Grande-Bretagne, qu'il avait simulé ses pertes de mémoire.

Hess devait renouveler un tel aveu auprès de Gilbert et Kelley, outre qu'il le reconnut à l'audience du 30 novembre 1945. Gilbert, toutefois, estima que les crises d'amnésie pouvaient malgré tout avoir été sincères, mais je pense qu'il tenait à prévenir l'éventuel discrédit de ses compétences résultant du fait que Hess lui-même avait admis avoir simulé pour des "raisons tactiques". Voir Joseph Persico, Nuremberg. Infamy on Trial, Penguin Books, 2000.
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Re: Rudolf Hess: précisions s.v.p. !

Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 17 Aoû 2007, 13:17

Igor a écrit:J'avais lu dans un Historia que Ian Fleming, le père de 007, avait joué un rôle dans la venue de Hess en Grande-Bretagne. Il était alors membre des services secrets britanniques, et s'était servi de la passion de Hess pour l'ésotérisme afin de l'attirer et de le piéger.


L'affirmation émane de deux journalistes, Anthony Masters avec The Man Who Was M. The Life of Charles Henry Maxwell Knight, Blackwell, 1984, et Richard Deacon, British Secret Service, Taplinger Books, 1969 (réédité chez Grafton en 1991), mais ils n'en apportent pas la moindre preuve. Tout au plus sait-on que Fleming a concocté un tel plan, mais il n'est pas entré en application. Difficile d'en dire davantage, tant le mythe de James Bond et les déclarations et silences de Fleming ont semé la confusion quant à la biographie de cet écrivain-espion.
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Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de Audie Murphy  Nouveau message 17 Aoû 2007, 21:28

J'ai tendance à croire Adolf Galland, mais je ne comprends toujours pas pourquoi Göring donne cet ordre alors qu'il ne doit en principe être mis au courant que le lendemain. Il a donné un ordre impossible à la chasse, je le pense aussi. Ce que je comprends moins, c'est pourquoi Hitler envoie Hess en Angleterre pour le désavouer avant même de savoir quels résultats il obtiendrait. Une fuite serait-elle survenue ?
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Nouveau message Post Numéro: 10  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 18 Aoû 2007, 00:55

Hitler ne peut véritablement se permettre de cautionner le vol immédiatement. Encore une fois, il ne doit surtout pas s'exposer en cas d'échec de la mission Hess, sous peine de passer pour un abruti tant auprès de l'opinion internationale que de l'Allemagne, outre que ce serait faire voler en éclats son plan d'intoxication à destination de Staline, lequel repose sur l'idée que l'Allemagne se déchaînera contre l'Angleterre et laissera la Russie tranquille.

A ce titre - mais c'est là mon hypothèse, une supposition donc - l'initiative de Rudolf Hess devait officiellement demeurer, même en cas de réussite du plan, une initiative personnelle de ce hiérarque. Echouerait-il que Hitler le ferait passer pour fou - c'était d'ailleurs ce que suggérait Hess lui-même dans son courrier remis le matin du 11 mai 1941 au dictateur. Parviendrait-il au résultat souhaité qu'il en récolterait tous les lauriers - ce qui explique, à mon sens, pourquoi Hess, qui n'était pas le crétin déséquilibré que l'on s'obstine à nous montrer depuis trop longtemps, a accepté de sacrifier son rang, sa famille, et bref sa vie : le jeu en valait la chandelle. Il serait l'homme qui aurait restauré la paix entre Allemands et Britanniques, et donné la possibilité de conquérir l'espace vital. Bref, il serait devenu encore plus puissant sur un plan politique.

La mission de Hess révèle un Hitler sur le fil du rasoir. Il ne le désavoue pas immédiatement, mais attend le 12 mai pour le faire à titre officiel. Entre-temps, il joue la comédie du "dictateur faible" infichu de savoir ce qui se passe au sein de la hiérarchie de son propre Parti : beaucoup de cris, mais peu de mesures concrètes. Et il bétonne son dossier en donnant l'ordre, au soir du 10 mai (Hess a décollé en fin d'après-midi), de faire abattre l'avion alors qu'il sait la chose impossible. A mon avis, Hitler a tenu compte d'une pénétration ennemie, britannique ou nazie, au sein de la Luftwaffe : il fallait donner le change, dissuader la R.A.F. d'abattre un potentiel transfuge, et faire croire à d'éventuels espions russes que Hess agissait seul, contre les ordres de son supérieur.

En cela, et à supposer qu'il ait raisonné ainsi, il avait une fois de plus vu juste : le meilleur réseau d'espionnage soviétique, celui de la Rote Kapelle (l'Orchestre rouge), avait précisément infiltré la Luftwaffe... Staline, informé, sera convaincu que Hess avait agi sans l'aval du Führer, et suspectera bien plutôt les Britanniques d'avoir tenté de négocier un traité de paix dans son dos. Cette obsession durera longtemps.
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