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Albert Speer

Cette rubrique renferme tout ce qui concerne le front ouest du conflit, y compris la bataille des Ardennes ainsi que les sujets communs à tous les fronts tels, les enfants et les femmes dans la guerre, les services secrets, espionnage...
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Albert Speer

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 15 Juil 2007, 08:12

Bonjour,
Je ne sais pas trop ou mettre ca, deplacer si necessaire.

Albert Speer, (19 mars 1905 Mannheim, 1er septembre 1981 Londres), est un architecte et un ministre de l'Allemagne nazie. Plaidant non coupable au Proces de Nuremberg, il est condamne à 20 ans de prison.

Grand architecte du Fuhrer, createur des "cathedrales de lumiere" de Nuremberg, Speer remplace Todt a la mort (Accidentelle ?) de ce dernier et prends en main la production industrielle du Reich.

Son attitude pleine de "remords" a Nuremberg et ses nombreux ecrits publies apres sa liberation de Spandau en ont fait, selon le (Tres sarcastique) terme de Nicolas Bernard, un "national-socialiste a visage humain".

Je pense qu'il est temps de rectifier cette image et vous propose d'en parler ici.


 

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Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de hilarion  Nouveau message 15 Juil 2007, 09:20

En tant que ministre de l'armement, et grand architecte, je doute qu'Albert Speer, n'ait pas connu les conditions dans lesquelles se faisaient l'emploi des travailleurs requis (au sens très large) par l'allemagne et des conditions des déportés dans le camps de Dora par exemple. De dire qu'Albert Speer montre un visage national socialiste à visage humain me fait douter énormément comme ils ont fait douter lors d'une émission de télévision sur ARTE ses enfants


 

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Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 15 Juil 2007, 09:55

hilarion a écrit:De dire qu'Albert Speer montre un visage national socialiste à visage humain me fait douter énormément

Arf, l'expression de Nicolas etait eminement sarcastique, Hilarion et, le sachant, m'a personnellement fait beaucoup rire...

Je crois qu'Albert Speer a passe beaucoup de temps et noirci de nombreuses pages pour batir cette legende a son sujet et qu'il est temps de la ratiboiser, d'ou ce fil.

Bon, je lance le premier missile :

Le 6 0ctobre 1943, devant les Gauleiters et Reichleiters reunis, Himmler declare dans son discours :
"La petite phrase 'les Juifs doivent etre extermines" est facile a prononcer, mais ce que l'on exige de ceux qui sont charges de la mettre en pratique est la chose la plus dure et la plus difficile au monde"
[...]
"Nous sommes, voyez-vous, confrontes a la question "Que faites-vous des femmes et des enfants ?" Et j'ai decide, ici aussi, d'adopter une solution sans equivoque. Car je ne trouvais pas justifie d'aneantir - c'est a dire de tuer ou de faire tuer - les hommes tout en laissant grandir les enfants et les petits-enfants"

(Himmler, "Discours secrets", Gallimard, 1978)

Et qui, ce jour-la, a fait egalement un discours, juste avant Himmler ?
Albert Speer...
Qui prendra par la suite grand soin a tenter de nous faire croire qu'il est parti avant le discours d'Himmler et que personne ne lui a fait part du contenu de ce discours. Voila un ministre de premier plan qui ne sait meme pas ce que le gouvernement raconte aux Gauleiters qu'il frequente tous les jours.

A votre tour !
:D


 

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Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de clayroger  Nouveau message 15 Juil 2007, 14:45

Albert Speer a été incontestablement un acteur majeur de cette période de l'Allemagne nazie, chose dont il avait parfaitement conscience en publiant de mémoires titrées "Au coeur du troisième Reich".

Speer était un nazi, dans le sens où il était fasciné par la personnalité d'Hitler et a tout fait pour lui plaire. Ce qui semble avoir été réciproque selon les dires d'Hitler peu avant son suicide : "Si j'avais eu un ami, ç'aurait pu être Speer".

De 1934 à 1942, son rôle se résume à des travaux d'architecture, dans l'intimité d'Adolf Hitler. Il n'a eu aucun rôle politique connu dans la conquête du pouvoir par les nazis. Il ne s'est par ailleurs jamais prétendu politisé.

Ce n'est qu'à partir de fin 1942 qu'il a un rôle politique à la mort de Fritz Todt, en devenant ministre de l'armement. Il exerce ses responsabilités de manière zellée, en usant de toutes les ressources à sa disposition, y compris le travail forcé.
On considère généralement que son action a permis de prolonger la guerre en europe d'un an environ.
La question de savoir s'il était au courant de l'holocauste est pure spéculation. On n'en a aucune preuve et il l'a toujours nié fermement. Il était par contre bien évidemment au courant de la persécution des Juifs et de l'existence des camps de concentration, dont il utilisait les ressources.

Vous oubliez de préciser que Speer a failli y passer après l'attentat contre Hitler du 20 juillet 44, puisque son nom figurait sur une liste de ministrables constituée par Stauffenberg. Il n'a dû son salut qu'au conditionnel écrit en marge de la liste.

Il est aussi incontestable que Speer s'est personnellement opposé à la politique de terre brûlée ordonnée par Hitler en 1945. Ce qui a permis un redémarrage de l'Allemagne fédérale dans des conditions bien meilleures que si ces ordres avaient été exécutés.

En conclusion, Speer fasciné et serviteur zellé du Fuhrer : oui.
Speer = Himmler : non.

@+


 

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Re: Albert Speer

Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de romualdtaillon  Nouveau message 15 Juil 2007, 14:53

Daniel Laurent a écrit:Bonjour,
Je ne sais pas trop ou mettre ca, deplacer si necessaire.

Albert Speer, (19 mars 1905 Mannheim, 1er septembre 1981 Londres), est un architecte et un ministre de l'Allemagne nazie. Plaidant non coupable au Proces de Nuremberg, il est condamne à 20 ans de prison.

Grand architecte du Fuhrer, createur des "cathedrales de lumiere" de Nuremberg, Speer remplace Todt a la mort (Accidentelle ?) de ce dernier et prends en main la production industrielle du Reich.

Son attitude pleine de "remords" a Nuremberg et ses nombreux ecrits publies apres sa liberation de Spandau en ont fait, selon le (Tres sarcastique) terme de Nicolas Bernard, un "national-socialiste a visage humain".

Je pense qu'il est temps de rectifier cette image et vous propose d'en parler ici.



Ce débat soulève à mon avis deux questions : Speer était-il au fait des exactions contre les civils et notamment du génocide des juifs? et Speer était-il sincère dans son repentir ?

Il ne fait aucun doute dans mon esprit que Speer était au fait des détails dans nombre de dossiers. Son alibi voulant qu'il ait quitté la Conférence de Posen avant terme, c'est de la frime. Speer était un intime du Fuhrer, un Obersalzberger, et partageait sa vision du monde.

Convaincu de la justesse de sa "mission", il a prit tous les moyens pour la réaliser. Comme ministre de l'Armement, il a consciemment eut recours dès 1943 aux travaux forcés.

Toutefois, était-il un fanatique au même titre que Hess, Heydrich, Goebbels et Himmler ? Je ne crois pas. Son attitude à l'égard du «décret Neron» de mars 1945 est révélatrice.

Après 20 ans d'emprisonnement, il est probable qu'un homme en vienne à remettre en question ses agissements passés. La situation est ici tout à fait différente de celle de Nobosuke Kishi, son pendant nippon, qui fut lui aussi ministre de l'armement et a lui aussi eur recours aux travaux forcés mais à une plus grande échelle (10 millions de civils). Non seulement Kishi n'a pas été accusé mais il est devenu PM du Japon en 1957. Au contraire de Kishi qui a sûrement été conforté dans ses convictions, il m'apparait vraisemblable que Speer ait fini par éprouver du dégoût pour ses actes.


 

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Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 15 Juil 2007, 14:56

clayroger a écrit:La question de savoir s'il était au courant de l'holocauste est pure spéculation.

Le fait qu'il etait a Posen (La conference dont je parles plus haut en oubliant betement d'en citer le lieu) ne vous chiffonnes pas ?
Il est aussi incontestable que Speer s'est personnellement opposé à la politique de terre brûlée ordonnée par Hitler en 1945

Ben si, c'est contestable...
Pas dans le sens ou la politique de la terre brulee ne fut pas reelement mise en place, mais dans le sens ou Speer s'y serait oppose contre Hitler.

Le Fuhrer eructe ses diktats de destructions et laisse Speer... ne pas les appliquer !

Quand un ordre Hitlerien n'est pas applique dans le Reich, il faut toujours chercher ou est l'arnaque car il y en a forcement une.

Il est tres tard a Bangkok, je reviens demain vous citer mes sources, a moins qu'une bonne ame ne le fasse entre temps.


 

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Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de Nicolas Bernard  Nouveau message 15 Juil 2007, 18:46

A toutes fins utiles : comme l'a très bien fait remarquer Daniel Laurent, l'expression "national socialisme à visage humain" était éminemment sarcastique.

Pour revenir à Speer, je rejoins ce qui a été dit : admirateur de Hitler, sans doute, et adhérant à sa politique de conquête, évidemment - en sa qualité de ministre de l'armement, il a fait son possible pour sauver le Reich et lui permettre de gagner la guerre. De cette manière, il a eu recours au travail forcé.

Cela - son amitié "artistique" avec Hitler, et la réduction de l'Europe en esclavage - Speer ne l'a pas nié à Nuremberg, ni même après. Il l'a brillamment et fidèlement exposé dans ses Mémoires, parus sous le titre Au coeur du IIIe Reich.

Le problème n'est, à dire vrai, pas là. Ce qui a surtout attiré l'attention des historiens dès les années 70, c'est le degré de connaissance que pouvait avoir Speer de l'extermination des Juifs. L'historiographie a établi qu'il en connaissait au moins les grandes lignes, et qu'il n'ignorait certainement pas que les déportés étaient utilisés dans ses usines.

Mais son attitude d'après-guerre sur la question a de quoi laisser perplexe, compte tenu de sa transparence affichée sur d'autres aspects tout aussi criminels du régime qu'il a si fidèlement servi. Speer a longtemps nié, jusqu'aux années 70 (qui le verront prêter main forte à la lutte contre le négationnisme !) avoir su ce que Hitler réservait aux Juifs d'Europe.

Mais l'historien américain Erich Goldhagen allait publier en octobre 1971 un article intitulé "Albert Speer, Himmler et le secret de la Solution finale", dans la revue Midstream, dans lequel il établissait que le ministre allemand avait assisté à l'un des fameux discours de Heinrich Himmler par lequel ce dernier annonçait aux Gauleiter réunis à Posen (actuellement Poznan) que l'extermination des Juifs était à l'oeuvre (6 octobre 1943 - un autre discours du même acabit, et prononcé deux jours auparavant, a également été retrouvé).

Le choc a été rude pour Speer, qui avait peut-être sincèrement refoulé cet épisode, selon un phénomène psychologique bien connu. Il n'avait pas nié avoir participé aux séminaires de Posen, organisés en 1943 et 1944 à l'attention des hautes instances (civiles et militaires) du régime. Mais le scoop d'Erich Goldhagen l'a amené à entreprendre de démontrer, non sans crédibilité, qu'il n'avait pu assister à ce discours, prononcé dans l'après-midi, faute pour lui d'être demeuré à Posen après le déjeuner.

A cet effet, il a produit trois témoignages, celui du général de la Luftwaffe Erhardt Milch, du Ministerialrat Harry Siegmund (organisateur du séminaire) et de Walter Rohland, certifiant que Speer avait quitté Posen avant ou après le déjeuner, et qu'il n'avait pas pu écouter Himmler. Speer ajoutait que son départ était motivé par une réunion avec Hitler dans la soirée du 6 octobre. La démonstration était d'autant plus convaincante qu'il était parvenu à établir qu'un extrait du discours de Himmler faisant explicitement référence au ministre de l'armement était absent du document original. Mis au pied du mur, Goldhagen a reconnu que ce passage n'avait jamais été prononcé par le Reichsführer, mais a avancé des motifs passablement contradictoires pour se justifier (voir, pour une explication, Joachim Fest, Albert Speer. Le confident de Hitler, Perrin, 2006, p. 229, et pour une autre, Gitta Sereny, Albert Speer. Son combat avec la vérité, Seuil, 1998, p. 400) - son fils Daniel, qui deviendra également "historien", saura de toute évidence de qui s'inspirer lorsqu'il commettra cette fameuse escroquerie intellectuelle que sera son ouvrage Les bourreaux volontaires de Hitler (Seuil, 1997).

La démonstration, disais-je, était convaincante. Mais la journaliste Gitta Sereny (Albert Speer..., op. cit., p. 395-408), qui a longtemps interrogé Speer dans les années 70, a fragilisé le dispositif, établissant que les témoignages (énoncés trente ans après les faits) avaient fort bien pu être intéressés, et que rien n'établissait qu'il ait effectivement rencontré Hitler dans la soirée du 6 octobre. Bref, la défense de Speer était on-ne-peut-plus fragile, et ne suffisait d'ailleurs pas à démentir la masse impressionnante d'indices et de présomptions qui pouvaient laisser croire qu'effectivement, il n'ignorait pas que les Juifs étaient liquidés. N'avait-il pas, d'ailleurs, exproprié et ruiné les Juifs de Berlin ?

Les efforts désespérés de Speer pour se disculper d'avoir pu entendre quelques phrases révélatrices de Himmler en disent long sur sa mentalité. Non qu'il ait été un monstre froid, comme Heydrich, ou un sadique de l'envergure de Streicher, ou encore un fanatique de la trempe de Goebbels ou un exécutant inhumain tel que Rudolf Höss : Speer restait d'abord un intellectuel, un carriériste élitiste, un technocrate qui, comme tous les Allemands ou presque, a préféré fermer les yeux, voire parfois profiter un peu, ce au nom de son amitié pour Hitler, de son patriotisme et de son ambition personnelle. Mais il a peut-être sincèrement cherché à faire amende honorable, à admettre s'être trompé, à se "déshitlériser" comme Khrouchtchev vis-à-vis de Staline. Il voulait accomplir un progrès sur lui-même, passer à l'âge adulte (un artiste n'est-il pas un grand enfant ?), et donc se confectionner sur mesure, mais avec la meilleure intention du monde, un alibi psychologique.

Dans ce contexte, admettre avoir eu connaissance de la "Solution finale" aurait brisé le bel édifice de la repentance. Et c'est ce qui s'est passé. Mais Speer n'a jamais grandi - en témoigne son pitoyable démon de midi survenu peu avant sa mort.
« Choisir la victime, préparer soigneusement le coup, assouvir une vengeance implacable, puis aller dormir… Il n'y a rien de plus doux au monde » (Staline).

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Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 16 Juil 2007, 04:59

Bonjour,
Interessant et edifiant, Nicolas, merci.

Il reste une question qui me chiffonne un peu :

Les discours de Himmler a Posen et ailleurs ensuite etaient tres important pour la direction nazie : Il s'agissait de compromettre les cadres civils et militaires pour les "enchainer" au navire qui faisait eau de tout part.

I y eu au moins 5 conferences semblables (6 octobre 1943, 16 decembre, 5 mai 1944, 24 mai, 21 juin)

Ce sont donc des centaines, voire des milliers de cadres qui entendirent ce discours et, bien evidemment, en parlerent ensuite. Je me demande meme si cela n'a pas donne un "coup de pouce" au complot de juillet 1944 (Von Stauffenberg).

Et Speer voudrait nous faire croire que lui, Ministre de haut niveau, n'a ete informe de ce que les Gauleiters, les Reichleiters, les Amiraux, les Generaux, etc.. ont entendus ?

A la limite, qu'il y ai ete ou pas n'a plus si grande importance. Au moins l'un des assistants l'a forcement informe. Imaginez que notre Ministre de l'Interieur parcoure le pays pour faire des discours tres secrets mais tres importants a nos prefets et nos generaux. Puis que notre Ministre de l'Industrie pretende qu'il n'est pas au courant. Je vois d'ici les commentaires du Canard Enchaine
:mrgreen:


 

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albert Speer

Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de lebel  Nouveau message 16 Juil 2007, 08:57

Bonjour


En 1971 , JP Elkabbach , actuel directeur d'Europe 1 , alors correspondant de l'ORTF en Allemagne , avait réalisé un interview de Speer et il lui posait des questions trés directes et sans complaisance ...
Peut etre existe t-il des traces de cet entretien sur le site de l'INA

Pour la petite histoire : alors membre des FFA à Berlin , en 1962 , j'avais été trés impressionné d'entrevoir à la prison de Spandau , Hess et Speer.

Aprés la guerre , les dignitaires allemands condamnés a Nuremberg etaient detenus à la prison de Spandau et leur garde , assurée mensuellement et à tour de role par les 4 puissances occupantes ......et comme notre tour venait aprés les Russes , ceux ci nous gratifiaient ,lors du changement , d' agapes chaleureuses et trés arrosées :D


 

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Nouveau message Post Numéro: 10  Nouveau message de clayroger  Nouveau message 16 Juil 2007, 10:30

J'ai l'impression (forte) que dans ce fil, il existe un présupposé non-dit de la forme suivante :
"On pense généralement que Speer était un chic type, naïf, arrivé dans le troisième reich par hasard, mais en fait c'était un nazi qui savait tout du régime".

A cela, je répondrai que dans la communauté des historiens de la seconde guerre mondiale, absolument personne ne croit au personnage fallot de cette légende éventuelle.
Speer a été un nazi convaincu dans toutes ses composantes, doublé d'un ambitieux, très proche du Führer. Cette proximité ne signifie pas qu'il ait pu être au courant de tout, cela dit. De nombreux exemples sont là pour contredire cette hypothèse.

La question est de savoir quelle était l'étendue de son savoir.
Vous prétendez qu'elle était totale, mais vous n'avez pas de preuve. Vous supposez que par sa présence à une conférence, il ait été mis au courant de l'extermination des Juifs.
Pour ma part, je n'en sais rien, mais on peut supposer que dans les grandes lignes, Speer a été au courant d'un grand nombre de secrets du régime, et pourquoi pas de la Shoah.
Qu'il l'ait nié après-coup m'apparaît tout à fait logique d'ailleurs.

Mais il est par contre certain qu'il n'en n'a pas été un acteur.

Que veut-on prouver exactement ?

@+


 

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