Halhin Gol a écrit:Ce fil est toujours aussi intéressant et fait ressortir ces derniers temps une sous-évaluation de la configuration du terrain.
Pour ceux d'entre vous qui l'ont connu à l'époque et qui interviennent actuellement, le terrain était-il comparable à ce que l'on trouve encore aujourd'hui aux alentours de Breda aux Pays-Bas?
Car si tel est le cas, je vois mal comment utiliser efficacement des chars!
Jacques A.COLIN a écrit:Je ne connais pas Bréda, mais j'affirme parce que j'y ai passé ma jeunesse et que j'y étais en mai 40, que le wateringue qui s'étendait de la Aa et canal de Neufossé à Dunkerque était en 1940 totalement infranchissable par des blindés et même par des unités motorisées, à moins de vouloir absolument finir enlisé dans un watergang ... ou coincé sur un chemin sans issue...
Nous en sommes à la 223ème page de ce fil et s'affiche toujours le même constat...
Quels que soient les points qui sont abordés, on ne donne pas suite aux questions posées ou on n'y réfléchit pas et on s'en écarte, à l'exemple de Alain Adam ou Roger (RoCo) qui font étalage de leur savoir très savant sur des questions de matériel mais qui n'ont absolument rien à voir avec le sujet présent...
Ou bien alors s'ils estiment que c'est le cas il va falloir qu'il m'expliquent !
Et j'aperçois en coulisse un personnage de premier plan qui doit bien se marrer !
Récapitulons...
JP... en rapport avec la première partie de ce que j'ai mis en gras, il va falloir vous réveiller car la question de l'évaluation du terrain, il y a belle lurette qu'elle est sur le tapis !
En rapport avec la deuxième partie (toujours en gras), vous rejoignez Jacques A. Colin sur l'impossibilité d'utiliser les chars dans les zones situées à l'Est de l'AA.
En fait, des trois derniers intervenants sur ce fil, SEUL Jacques A.Colin reste dans le sujet.
Cependant, c'est sur la totalité de sa citation que j'oppose un désaccord.
Jacques, il faut absolument que tu revois en détail les combats qui ont été livrés dans les zones que tu désignes, à partir du 27 mai.
Je sais bien qu'à l'énoncé de cette date, j'en connais au moins un qui va maugréer parce que le 27 ce n'était pas le 24...
Mais je le répète, ce qu'il faut prendre en compte justement c'est que ce qui n'était pas possible ou difficilement possible le 24, le fut davantage le 27.
Jacques, si j'insiste autant pour attirer ton attention sur ce qui c'est réellement passé quant à l'intervention des unités blindées dans cette zone dans laquelle la progression était risquée, c'est que cette progression fut réelle.
Lorsqu'on examine les conditions dans lesquelles les localités situées dans cette zone à risques sont tombées les unes après les autres, on s'aperçoit que dans la majorité des cas, les chars qui ont procédé à leur encerclement venaient par les routes et souvent par des nationales... rarement par la rase campagne.
Parallèlement à la progression des chars, ce qui est particulièrement intéressant, c'est l'organisation allemande de la protection des flancs de l'avance des colonnes blindées, par des opérations d'anéantissement de l'artillerie alliée. Cela était obligatoire parce que les routes sur lesquelles évoluaient les chars étaient très souvent en surplomb.
Je n'en rajoute pas plus au risque d'essuyer un reproche musclé de naviguer dans le H.S.
Cordialement,
Roger