François Delpla a écrit:
Je rappelle que les archives militaires sont bien conservées et que, si raisons militaires il y avait, les échanges entre les échelons devraient en porter ample trace.
Tu t'en es toi-même, Ulysse, sorti en avançant que l'inquiétude et la décision s'étaient passées uniquement dans la tête du grand chef. Ce qui n'est pas du tout le point de vue de Norodom, Pierre, Alain et autres pourvoyeurs d'"exemples flagrants".
Pour l'instant ils ne flagrent guère !
Mais pourquoi devrait on en trouver forcement une trace ? C'est aussi un des apanages de Hitler que de n'en laisser aucunes dans des décisions qui pourraient lui être préjudiciables , non ? Et quel prejudice envers la Wehrmacht de stopper les chines devant un bel
Ce n'est pas très fair play de ta part de me renvoyer vers les contributions de personnes nourricières de ce fil .. je rappelle que je suis un des rares à admettre que les deux explications diplomatiques et militaires sont tout à fait complémentaires devant le mystère qui nous fascine tant.
tiens d'ailleurs une autre reflexion à l'emporte pièce concernant les conditions Dahlerus et la volonté de mettre l'ouest hors jeu le plus rapidement possible ( ce que tu as d'ailleurs rappelé sur LCP
- besoins de posséder des objectifs clés pour contraindre les alliés de l'Ouest à la paix.
- besoin de rapidité d’exécution , pour remplir les conditions de clausewitz ( pas de guerre sur deux fronts ! ).
Une fois que les Pz Div ont acquis ces objectifs , elles peuvent être ré-orientés ad lib. Mais pour ce faire, il faut les stopper pour les réorganiser et les relancer vers les prochaines étapes.
Je tiens aussi à mettre en avant un point que je trouve important qu'Alain nous fait remonter. Il semble bien qu'au sein de l'EM de la Wehrmacht , la prise de Paris soit un objectif majeur de Fall Gelb. Objectif qui aurait eut des répercussions majeures dans un gouvernement républicain centralisé : la chute du régime et la défaite de la France dans la foulée.
Hors Hitler ne souhaite pas la défaite de la France uniquement , mais bien la neutralisation de l'Ouest. D’où ses efforts pour orienter la Heer vers la Manche ( et donc plein Ouest ) plutôt que de laisser filer Sedan-Rettel-Reims-Meaux-Paris .....
EDIT : je te rejoins dans ta remrque concernant le fait que les nombreux facteurs listés sur le present fil sont souvent à double tranchant , ce qui une fois de plus me conforte dans la possibilité que les deux hypothèses sont tout à fait complementaires. On peut renvoyer dos à dos chaque argumentaire selon la position que l'on occupe. rien n'est malheureusement clair et tranché , et encore pire si l'on se place dans un contexte d'historien ou d'histoire bataille ..

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