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La campagne des Alpes

Tout ce qui concerne la période entre le 3 septembre 1939 et le 25 juin 1940 environ, comme par exemple:
L'offensive de la Sarre, la mobilisation, le Pied de Paix Renforcé, la B.E.F., la campagne de France, l'effondrement de la République et de l'Armée Française, l'exode ...
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La campagne des Alpes

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 09 Déc 2012, 18:09

Le 10 juin 1940, à 18h00, Benito Mussolini, en grand uniforme noir de la milice (MVSN), apparaît au balcon de la Piazza Venezia pour annoncer à la foule: «...une heure marquée par le destin a sonné dans le ciel de notre Patrie: l'heure des décisions irrévocables. La déclaration de guerre a été signifiée aux ambassadeurs de Grande-Bretagne et de France...»
La foule renvoie en écho «Nizza, Savoia, Corsica, Tunisia...!» revendications irrédentistes qui sont antérieures au fascisme et qui ont entretenues une brouille entre la France et l'Italie depuis la création du royaume en 1860.
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Les origines de la brouille franco-italienne.
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Lors des guerres du Risorgimento, la France de Napoléon III apporte son soutien au jeune royaume italien en lutte contre l'Autriche et contribue aux victoires de Magenta et Solferino. La question des États Pontificaux et de Rome engendre une discorde entre les sœurs latines débouchant sur la bataille de Mentana (3 novembre 1867), l'armée de Giuseppe Garibaldi est battue et un général français a cette phrase malheureuse: «les Chassepots ont fait merveille à Mentana» (général de Polhès) mal perçue par les Italiens. La cession du comté de Nice et de la Savoie (accords de Plombières 1858) en échange de l'aide française est remise en cause par Mazzini1 et l'amertume italienne s'aggrave lorsque ses visées sur la Tunisie sont contrecarrées par la France (traité du Bardo 1881). Le nationalisme italien revêt un caractère anti-français tandis que de l'autre côté des Alpes de violentes manifestations italophobes comme durant les «Vêpres marseillaises» en 1882 ou à Aigues-Mortes en 1893 sont accompagnées du lynchage de plusieurs dizaines d'Italiens.
Cette déception l’amène à s'aligner avec l'Allemagne et plus tard avec l'ennemi héréditaire autrichien pour former la Triple Alliance en 1882. Néanmoins, cette alliance contre nature ne résiste pas aux promesses faites par l'Entente pour que l'Italie, en échange de sa participation à la guerre, puisse récupérer des terres irrédentes: le Trentin, l'Istrie, Trieste, la Dalmatie...Ces promesses de compensation sont confirmées par le pacte de Londres du 26 avril 1915 suivies des accords de Saint-Jean de Maurienne(1917). Mais le conflit terminé, toutes les revendications territoriales italiennes ne sont pas acceptées par les Alliés au nom du principe wilsonnien du droit des peuples à s'administrer. Gabriele d'Annunzio, l'écrivain-condottiere invente la notion de «victoire mutilée» et pour beaucoup, la France refuse d'admettre à sa juste valeur les énormes sacrifices consentis. La franche italophobie du quai d'Orsay entretenue par Philippe Berthelot et ensuite par Alexis Leger, le futur Saint-John Perse, envenime les relations entre les deux pays. Il faut attendre la venue de Pierre Laval alors président du Conseil, en janvier 1935 puis les accords de Stresa le 15 avril de la même année pour voir un apaisement des tensions entre les deux pays. Mais le déclenchement de la guerre d’Éthiopie (1935) suivi de sanctions économiques votées par la S.D.N., la guerre d'Espagne (1936) et la venue du Front Populaire provoquent une détérioration des relations diplomatiques avec le rappel de Charles de Chambrun l'ambassadeur de France à Rome. Dans son livre: Les illusions de Stresa, l'Italie abandonnée à Hitler, l'ambassadeur Léon Noël note «...notre corps diplomatique n'avait que haine et mépris pour l'Italie. »
En prévision d'une éventuelle action offensive de la France, la construction d'une ligne fortifiée appelée Vallo Alpino del Littorio débute en 1931 afin de protéger les 1850 km de frontière dont 487 km avec la France. C'est une ligne de défense discontinue, certains ouvrages sont intégrés dans la montagne, mais le coût élevé et le manque d'acier ne permettent pas d'en faire l'équivalent de la ligne Maginot. L'armement défensif consiste en canons de 47/32 modèle 1935 ou 75/27 modèle 06.
Les troupes chargées d'occuper le Vallo Alpino et d'en assurer la défense sont les Guardie alla Frontiera (GAF), corps constitué le 28 avril 1937.
Le plan P.R. 12 (Piano Radunata 12 ou plan de déploiement 12) adopté par l'état-major en 1938 et mis à jour en 1940 prévoit un déploiement défensif le long de l'arc alpin. De son côté,le général Gamelin demande au général Billote la préparation d'un plan offensif sur les Alpes.


De la non-belligérance à l'entrée en guerre.

Mussolini était revenu de la conférence de Munich convaincu d'avoir joué un rôle prépondérant durant les négociations et d'avoir eu l'ascendant sur Hitler. Sollicité par Chamberlain, il avait joué le médiateur, sa connaissance de l'allemand et du français faisait de lui l'interprète auprès du Führer.
Lors de la crise de Dantzig,en juillet 1939, l'ambassadeur de Grande-Bretagne en Italie, sir Percy Lorraine lui demande d'arbitrer à nouveau auprès d'Hitler. Ciano se rend à Salszbourg pour s'entretenir avec Ribbentrop. Les entretiens sont orageux, il se rend compte que les Allemands ne respecteront pas les accords du Pacte d'Acier(22 mai 1939) et qu'ils ne consulteront pas l'allié italien pour entrer en guerre. Ciano est reçu par Hitler et lui annonce que l'Italie ne sera pas prête avant 1942. Connaissant l'état de l'armée italienne, Mussolini doit gagner du temps et pour ne pas perdre la face,utilise un expédiant : il envoie à Hitler une longue liste de matières premières nécessaires à l'effort de guerre. Même avec la meilleur des volontés, il n'y aurait pas assez de trains pour les faire acheminer d'Allemagne.
Le Duce propose à Hitler une conférence à San Remo pour le 31 août 1939, mais celui-ci ne veut rien entendre : l'Europe se dirige vers la guerre.
Après une réunions avec les hiérarques du régime : Ciano, Grandi et Bottai, une option équivoque est choisie : la non-belligérance, l'Italie n'entreprendra pas d'opérations militaires.
Mussolini ronge son frein mais il est conscient de l'impréparation du Regio Esercito et que les guerres d’Éthiopie et d'Espagne ont vidé les arsenaux.
Le 18 mars 1940, au Brenner, Mussolini rencontre Hitler pour la première fois depuis le début du conflit. Après son inévitable monologue, le Führer reproche à l'Italie de continuer la vente d'armes avec la France. Les événements semblent lui donner raison, les armées allemandes sont invincibles, confortant Mussolini dans l'idée que la guerre sera de courte durée et que l'Italie ne peut plus rester en dehors du conflit. Sa crainte est de voir l'Allemagne gagner seule la guerre. Il déclare à Ciano que l'Angleterre sera inexorablement battue et au maréchal Badoglio : « j'ai besoin seulement de quelques milliers de morts pour m’asseoir à la table de la paix en tant que belligérant.»
Le 30 mai, Mussolini communique à Hitler la date d'entrée en guerre : le 5 juin, repoussée au 10 juin.
Le 10 juin, à 16H30, l'ambassadeur de France à Rome, André François-Poncet est convoqué au Palazzo Chigi, le ministères des affaires étrangères où il est reçu par Ciano, en grande tenue d'aviateur. Il lui annonce sans surprise la déclaration de guerre. L'ambassadeur lui rétorque : « Vous avez attendu de nous voir à genoux pour nous poignarder dans le dos, si j'étais vous, je n'en serais si fier ».
Dans son journal, Ciano note à la fin de la journée du 10 juin : «...Je suis triste, très triste. L'aventure commence. Que Dieu vienne en aide à l'Italie. »
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Alpini en action


Les opérations.
CARTE POSITIONS ITALIENNES AU 10 JUIN 1940
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Le front s'étale sur environ 470 km, du Mont-Blanc à la Méditerranée. C'est un front montagneux, les unités italiennes vont devoir franchir des zones de combat de plus de 3000 mètres. Le Gruppo Armata Ovest (GAO) commandé par le prince du Piémont Umberto di Savoia, héritier du trône, est aligné contre la France. Il est composé de deux armées : la 4a Armata du général Guzzoni et la Ia Armata du général Pintor, une force de 300000 hommes de troupe et 12500 officiers. La 7a Armata constitue la réserve (42000 hommes). -en annexe : détail de la composition des armées-.
Le chef du GAO, le général Umberto di Savoia, apprend la déclaration de guerre à la radio le 10 juin 1940, confirmée par téléphone par le général Graziani, chef d'état-major du Regio Esercito. Ordre est donné de rester sur la défensive, de n'entreprendre aucune action au-delà de la frontière. Étrange situation pour un pays agresseur, que le général Pintor, commandant de la 1a Armata, définit en «guerre sans hostilités».
Cependant, le premier bulletin de guerre italien ne concerne pas le front des Alpes mais un raid aérien effectué sur Malte.

1- Les premiers jours de guerre -10 au 20 juin 1940-
Dès les premières heures, à l'instar de ce qu'il se passe du côté français, les villages frontaliers sont évacués: la Thuile, Courmayeur, ou Morgex en Val d'Aoste et aussi dans le Val de Susa et au Mont-Cenis.
Dans la nuit du 11 au 12 juin, un squadron de bombardiers Armstrong-Withworth Whitley, parti de Londres, bombarde les centres industriels de Turin (FIAT) et Gênes (Ansaldo). La Regia Aeronautica riposte en faisant bombarder par les Savoia-Marchetti SM-79 le port de Toulon, Bastia et Bizerte en Tunisie.
Au col de la Maddalena (col de Larche), une SES d'une quarantaine d'hommes s'accroche avec une patrouille italienne, des renforts viennent débloquer la situation. Le sottotenente Beppino Nasetta est le premier mort au champ d'honneur, la Medaglia d'Argento al Valore Militare (MAVM) lui est conféré à titre posthume.
A l'aube du 13 juin, une S.E.S. entreprend l'occupation du col de la Galise mais est repoussée par le bataillon alpin Intra du Raggrupamento Levanna. La 2e S.E.S du 97e RIA, commandée par le capitaine Albouy, tente de s'en prendre à un avant-poste au sommet du Grand Cocor est repoussée rudement par les Alpini du bataillon Intra. Luigi Rossetti est le premier alpino mort au combat.
Le 14 juin, un coup de main des S.E.S. permet l'occupation du col de la Galise et de la côte 2760 au nord du col de la Seigne. De leur côté, les Italiens prennent pied au col des Aiguilles, au Mont Aimé et au Mont Agu.
Ce 14 juin est le jour du bombardement du port de Gênes (opération Vado) et des installations portuaires de Vado Ligure par la la 3eme escadre navale de Toulon, divisée en deux groupes. Seul le contre-torpilleur Calatafimi présent au large de la Ligure tente d'attaquer la puissante armada en lançant des torpilles. Les batteries côtières ouvrent le feu, endommageant le contre-torpilleur Albatros. La présence de la 13e flottille MAS dissuade l'escadre de continuer ses opérations et retourne à Toulon.
Entre le 15 et le 20 juin, l'activité militaire est réduite alors qu'en France les événements politiques se précipitent. Le 17 juin, le maréchal Pétain annonce à la radio «...C'est le cœur serré que je vous dit aujourd'hui qu'il faut cesser la combat...» Mais si les Italiens comptent sur un effondrement moral de l'armée française, pour l'Armée des Alpes et le général Olry il n'est pas question de déposer les armes. L'état-major du GAO entreprend de passer à l'offensive du côté du Mont-Cenis lorsque Superesercito retransmet l'ordre suivant: «Les hostilités avec la France sont suspendues dès réception de cet ordre.»
Le 18 juin, Mussolini qui s'est rendu à Munich, rencontre Adolf Hitler pour lui faire part d'extravagantes exigences: occupation de la Corse et de la Tunisie, l'occupation de la rive gauche du Rhône, la livraison de la flotte française,toutes repoussées par Hitler. Seules les zones conquises seront occupées par l'armée italienne. La seule concession obtenue est que les armistices puissent entrer en vigueur le même jour: le 25 juin.
Le 19 juin, les Allemands pénètrent à Lyon, déclaré ville ouverte. Pour l'Armée des Alpes, une nouvelle menace se profile sur ses arrières. Le groupement Cartier, rassemblé à la hâte, doit empêcher le 16.Panzer-Korps de prendre par revers l'armée des Alpes par la Savoie et de faire la jonction avec les Italiens.
Le 20 juin, Mussolini ordonne de passer à l'offensive générale sur tout le front,
sur trois axes majeurs :
-par le Petit Saint-Bernard (opération B), le Mont-Cenis et aux ailes (col de la Seigne et de la Galise)
-le col de la Maddalena (col de Larche) : opération M.
-le long de la Riviera (opération R) ;
Passer d'une position défensive à une offensive est très compliqué, mais le temps joue contre Mussolini, il déclare au maréchal Badoglio : « Je ne veux pas subir la honte que les Allemands occupent le pays niçois puis nous le remette. », l'armée doit immédiatement attaquer. Le général Pintor, commandant la Ia Armata obtient un délai de 24 heures.

2-La bataille de 4 jours 21/24 juin 1940.

Le plan B (IVa Armata -Generale d'armata Guzzoni)
-Les opérations du II° Corpo Alpino (Tarantaise, Maurienne)
Le II° Corpo Alpino du général Luigi Negri occupe l'aile droite du dispositif de la IVa Armata. Au nord, au col de la Seigne, la division alpine Tridentina lance les bataillons Edolo, Tirano et Morbegno sur les pentes du Glacier des Glaciers en direction de Chapieux.
Le bataillon Edolo a réussi à transporter un canon de 75/13 en pièces détachées afin de tirer sur les postes-avancés, Ville des Glaciers est occupée. Le P.A. de Bellaval est pris par la 52e compagnie de l'Edolo. Curzio Malaparte raconte la mort héroïque du sous-lieutenant de Castex dans le Soleil est aveugle :
« ...tout-à-coup l'officier français soulève lentement son fusil-mitrailleur, et Pasini le regarde comme s'il ne savait quoi faire -l'officier français soulève lentement le fusil-mitrailleur et tire- et deux hommes derrière Pasini tombent la face dans l'herbe et Pasini marche à sa rencontre lentement, très lentement, le regardant fixement et enfin un alpin derrière Pasini lève son mousqueton et fait feu...alors l'officier français plie sur les genoux et tire et tombe face dans l'herbe. Il s'appelait Jean de Castex. »
L'ouvrage de Seloge stoppe la progression des Alpini.

CARTE OPERATIONS DU CORPS ALPIN ET PHOTO CURZIO MALAPARTE Image
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Le bataillon alpin Duca degli Abruzzi qui a pour mission d'atteindre le Beaufortin par le Cormet de Roseland effectue une approche nocturne le 22 juin au col d'Enclave, exploit plus sportif que militaire mais est stoppé par les tirs de l'artillerie des batteries du Cormet de Roselend et du plan de la Laie.
Le col du Mont est pris par les bataillons alpins Val Cordevole et Ivrea atteignant les rives de l'Isère, dépassant le hameau de la Motte, arrivent à Sainte-Foy, au prix de combats livrés au corps-à-corps.

Au Petit-Saint-Bernard, zone d'opération de la division alpine Taurinense, le 22 juin,après un tir d'artillerie et un bombardement aérien effectué par des FIAT BR-20 qui se révèle peu efficace, le bataillon alpin Aosta parvient à 300 m du fort de Traversette (La Redoute Ruinée). Difficile à atteindre en raison des fortes pentes, il a pour mission d'interdire la route du Petit Saint-Bernard. Défendu par 47 hommes du 70e Bataillon Alpin de Forteresse, commandés par le sous-lieutenant Dessertaux, le fort reçoit l'appui des batteries du Courbaton, Vulmix et de celles du fort du Truc. Le général Guzzoni croyant la Redoute Ruinée occupée par le bataillon Aosta ordonne à la division motorisée Trieste de se mettre en marche. Les mitrailleuses Hotchkiss du fort entrent en action, bloquant le XXXIIe bataillon motocycliste, avant-garde de la colonne motorisée de la division Trieste. Durant la nuit du 22 au 23 juin, les pontonniers remettent en état le pont de la Marquise, détruit dès le début des hostilités.
Le bataillon Aosta contourne le poste-avancé, coupe les lignes téléphoniques ainsi que le téléphérique de la Redoute Ruinée. Le 23 juin, la division Trieste tente à nouveau de forcer la route, suivie de la division cuirassée Littorio, équipée de tankettes L3/35, mais l'action de l'artillerie et le terrain miné entravent leur progression et les contraignent à faire demi-tour. Cloués à 200 du fort, les Italiens n'iront pas plus loin et c'est bien après l'armistice signé le 25 juin, qu'ils ne prendront possession du fort, le 3 juillet. Les défenseurs quitteront l'ouvrage, invaincus, avec les honneurs des armes rendus par un piquet des GAF. Le commandement français décide l'évacuation de la Haute-Maurienne jusqu'aux rives de l'Isère laissant seule la Redoute-Ruinée, encerclée.
La division Trieste atteint Seez le 23 juin.
-Les opérations du I° Corpo d'Armata (général Carlo Vecchiarelli)
Secteur du Mont-Cenis
Le 21 juin, après une préparation d'artillerie, une colonne commandée par le major des Alpini Costantino Boccalatte composée du bataillon alpin Susa et du XIe battaglione CCNN s'élance du pic de la Rocciamelone (Rochemelon), à plus de 3000 m, s'engage dans la vallée du Ribon et débouche sur Bessans sans rencontrer de résistance, les Français les ayant pris pour les leurs, jugeant impossible toute infiltration par ce côté. Le 24, la colonne fait la jonction à Lanslebourg avec une unité du 64° Reggimento Fanteria (division Cagliari) poussant jusqu’à Termignon
Au col du Mont-Cenis, l'avancée de la 11e division d'infanterie Brennero est bloquée par les tirs du fort de la Turra et de l'ouvrage des Revets. Le 23, l'ouvrage des Revets repousse de nouveaux assauts, le fort de la Petite Turra commandé par le lieutenant Prudhon, reçoit 2000 projectiles tirés par les batteries Paradisio (6 canons de 149/35) et de la Court.
PHOTO BATTERIE PARADISO ET
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PLAN FORT DE LA PETITE TURRA
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Le 24 juin, une colonne de L3/35 débouchant sur le col du Mont-Cenis est stoppée par les champs de mine et doit se replier sous les tirs de l'ouvrage des Revets. Une attaque des Arditi de la GAF , conduite par le sottotenente Guglielmi sur le poste-avancé des Arcellins (alt. 1985M à 2280 m) connaît un meilleur sort: les défenseurs (un sergent et trois soldats du 281 RI) doivent hisser le drapeau blanc. Les positions restent figées jusqu'à l'armistice du 25 juin.
Dans le Val d'Ambin, les colonnes de la 59e division d'infanterie de montagne Cagliari (colonel Antonio Scuero) sont bloquées par les tirs provenant du Mont-Froid. Au col Sollières, des combats acharnés contraignent les Italiens à retourner sur leurs positions de départ.
Le colonel Roussel ,commandant le secteur de la vallée de l'Arc, décide de faire sauter les ponts et de se replier sur la zone fortifiée de Modane. Le 22 juin au soir, le 63e régiment d'infanterie de la division Cagliari et le bataillon alpin Val Cenischia atteint Bramans, évacué par les SES du 47e BCA. Le lendemain, sous une pluie battante, ils atteignent le cours de l'Arc, en direction de Modane mais sont arrêtés par les feux des ouvrages de Saint-Gobain, du Replaton et du Sapey.

Au sud de Modane, les deux régiments ((91e RI et 92e RI) de la 1a divisione fanteria Superga sont cloués au sol par le déchaînement de toutes les bouches à feu des ouvrages du Pas du Roc, du Lavoir et du Sapey. Pour la Superga, le bilan des pertes est élevé : 42 morts, 153 blessés et 548 gelés, certains soignés par les Français.
Le bataillon alpin Val Dora, après avoir escaladé le Mont Rond réussit à prendre pied sur les rives de l'Arc, vers Fourneaux.
Photo ouvrage Pas du Roc
-Les opérations du IV Corpo d'Armata (generale di Corpo d'Armata Camillo Mercalli)
Dans le secteur de Montgenèvre, la division Sforzesca tente le forcement du col, ainsi que plus au sud, la division Assietta. Les tirs d'interdiction du fort Chenaillet empêche toute progression.
Le fort Chaberton , ouvrage du Valle Alpino,déclenche le feu de ses huit canons de 149/35 sur Briançon mais la réplique française ne tarde pas. Le 21 juin, la 6eme batterie du 154e Régiment d'Artillerie de Position composée de 4 mortiers Schneider de 280 mm, commandée par le lieutenant Miguet, entame des tirs de cadrage et à 17h15, la tourelle n°1 est hors d'état de nuire. A 20h00, six des huit tourelles ont été mises hors combat (voir annexe).
Le lendemain, 22 juin, les FIAT BR-20 bombardent sans succès les forts du Briançonnais. La division Sforzesca reprend son attaque, appuyé par l'artillerie, pénétrant dans le bois de Cestrières. Une unité de la GAF avec des carabinieri réussit à entrer dans Montgenèvre.
Le 23 juin, le fort des Trois-Têtes doit être évacué. De son côté, le 30° Reg. Fant. de la division Assietta s'empare du fort de Chenaillet grâce à l'appui de vieux canons Skoda de 100/17 et des deux tourelles restantes du Chaberton. Le fort de Janus résiste encore, repoussant toutes les velléités italiennes.
Le lendemain, les opérations sont suspendues en raison des mauvaises conditions climatiques. Les combats ne reprendront pas, l'armistice entrant en vigueur le 25 juin à 0h30, heure française.
Le IV Corpo d'Armata n'aura avancé que de quelques kilomètres dans le secteur de Montgenèvre.
Dans le Queyras,secteur du Raggrupamento Germanasca Pellice, la progression du bataillon Pinerolo,après s'être emparé de Ristolas, est stoppée dans le secteur d'Abriès par les tirs d'arrêts de l'artillerie de Château-Queyras, de même pour les bataillons alpins Fenestrelle et Val Pellice.
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-Le plan M (II° Corpo d'Armata -général Francesco Bertini)
La zone d'opération du II° Corpo d'Armata est le col de la Maddalena (col de Larche), dont le forcement est la mission des divisions Acqui et Forli. Les sentiers muletiers rendus boueux par les pluies torrentielles ne permettent pas aux fantassins italiens d'avancer et ils ne sont pas suffisamment équipés pour affronter les températures extrêmes. Le brouillard empêche l'artillerie d'ajuster ses tirs et l'aviation est clouée au sol. La division Acqui parvient à atteindre Larche aux prix d'efforts immenses et doit être retirée, remplacée par la division Pistoia.
La division Forli bute sur le fort de Viraysse ((2772 m), mais des éléments réussissent à prendre pied sur la terrasse de l'ouvrage sans pouvoir s'en emparer. L'annonce de l'armistice met fin aux combats.
Fort de Viraysse :
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Dans le secteur du III° Corpo d'Armata, la division Ravenne s'empare du village de Fontan dans la vallée de la Roya, le 22 juin.
PHOTO DIVISION ACQUI AU COL DE LARCHE
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[highlight=#FF8040]-L'opération R – XV° Corpo d'Armata.[/highlight]

Le XV° Corpo d'armata est chargé de mener l'opération R (pour Riviera). Dans la nuit du 3 au 4 juin, Menton est vidée de ses habitants (opération Exécutez Mandrin), relogés dans les Pyrénées-Orientales.
Le 22 juin, la division Cosseria franchit la frontière le long de la Corniche sans pouvoir parvenir à dépasser l'ouvrage du Pont Saint-Louis (1 officier: s/lieutenant Charles Gros, 1 sergent et 7 hommes), barrée par les tirs des batteries du Cap Martin. Un bataillon de la Cosseria contourne l'ouvrage et parvient à atteindre les faubourgs de Menton. Quelques chars Renault participent aux combats. Le train blindé n°2 de la Regia Marina caché dans le tunnel du Capo Mortola est repéré par l'artillerie et mis hors d'état de nuire par les batteries du Mont Agel.
Le 23 juin, les avant-gardes ont atteint le torrent Gorbio. L'ouvrage du Pont Saint-Louis empêche l'acheminement de renforts et de munitions.
Une opération de débarquement est envisagée mais le manque d’embarcations et les conditions atmosphériques rendent caduques toute tentative, la pleine lune ne favorisant pas une action nocturne.
Le 4e régiment de Tirailleurs Sénégalais, engagé sur Menton n'aura pas le temps de se mêler aux combats en raison de la cessations des hostilités à 1h30 le 25 juin.
Menton, la ville des citrons, est gravement endommagée : 2600 habitations ont été détruites.

Au nord, la division Modena atteint le mont Razet mais les tirs des ouvrages du Mont Saint-Ours et du Mont Agel empêchent toute avancée, les Français se permettent le luxe de lancer des contre-attaques. Les Italiens se contentent de rester sur la défensive.

L'armistice du 25 juin 1940
Hitler, le vainqueur, consent à Mussolini, le non-vainqueur, que les deux armistices entrent en vigueur le même jour le 25 juin. La délégation française, conduite par le général Huntziger et l'ambassadeur Léon Nöel, est la même qui a déjà signée à Rethondes l'armistice franco-allemand le 22 juin. Elle arrive à Rome, dans des Junker JU-52, le 23 juin et reçue à la Villa Incisa all'Olgiata. Le lendemain, l'accord est signé. Les plénipotentiaires français sont soulagés de voir que les conditions sont finalement assez modestes : une bande de terre de 840 km2 avec 20000 habitants, le long de la frontière. Le général Huntziger, ayant reçu l'aval de son gouvernement réfugié à Bordeaux déclare au maréchal Badoglio : « Vous êtes un vrai soldat, Badoglio, et pas seulement un Maréchal» . A 19h30, l'armistice est signé et entre en vigueur le lendemain à 01h30. Pour Badoglio, c'est aussi un soulagement et s'adressant à Huntziger : «Voilà, c'est firmé (sic), comme çà il y aura moins de morts», mais à ce moment-là, il tombe plus d'Italiens que de Français.
Le bilan est très lourd, pour une campagne de 15 jours, 642 morts, 2631 blessés, 2151 gelés,516 disparus probablement dans les crevasses.
Le froid extrême a provoqué plus de pertes que les combats, mettant en évidence le sous-équipement du Regio Esercito. Le blocus depuis la guerre d’Éthiopie a forcé l'Italie à vivre en autarcie. Les tenues en lanital, matière qui remplace la laine, n'étaient pas adaptées aux rigueurs du froid.
L'artillerie, obsolète, était trop à l'arrière pour soutenir l'infanterie et venir à bout des fortifications. Les chars légers L3/35, incapables de franchir les barbelés, à la merci des canons adverses furent bloqués par les champs de mines. Le froid a endommagé les radios, empêchant la coordination des manœuvres.
Quant à l'aviation, les conditions climatiques ne lui permirent pas d'effectuer efficacement des bombardements sur des objectifs militaires. Pour terminer, les mitraillages de convois civils sur les routes de l'exode, par des avions italiens aux cocardes tricolores est une légende tenace, le signe distinctif étant un cercle blanc comportant trois faisceaux de licteurs. Il n'a été retrouvé aucune trace de douilles ou fragments de bombes. L'état-major de l'aviation italienne ne mentionne pas ce genre d'opération, le faible rayon d'action opérationnel ne le permettait pas.
Quelques mois plus tard, l'Italie attaquera la Grèce, au début de l'hiver dans l'Epire, sans avoir retenu les leçons de la campagne des Alpes.

PHOTO SIGNATURE ARMISTICE
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SOURCES
-Le operazione del giugno 1940 sulle Alpi occidentali. Vincenzo Gallinari,USSME, Rome 1994.
-A Palazzo Farnese, Memorie di un Ambascitore a Roma 1938-1940. André François-Poncet, préface de Maurizio Serra. Le Lettere.
-Dalla non belligerenza all'intervento. Vicinio Araldi. Capelli editore.
-Battaglie di confine della Seconda Guerra Mondiale. Mauro Minola. Susalibri.
-Le Soleil est aveugle. Curzio Malaparte. Le Livre de Poche.
-L'Italie en chemise noire, Enzo et Laurent Berrafato, ed. L'Homme Libre .
-Diaro, Galeazzo Ciano Supersaggi, biblioteca universal Rizzoli.
-Ciano, un aristocrate face à Hitler et Mussolini, Michel Ostenc
-La Campagne italienne de juin 1940 dans les Alpes Occidentales, Giorgio Rochat,RHA
-Les Pierres fortes de Savoie,Bruno Berthier et Robert Bornecque. Ed. La Fontaine de Siloé.



ANNEXES


Ordre de bataille italien au 10 juin du Gruppo Armato Ovest GAO

Commandant : Le prince du Piémont Umberto di Savoia
Chef d'état-major : général Emilio Battisti

4a Armata : général Alfredo Guzzoni
Secteur : Mont-Blanc au Monte Granero

Réserve d'armée: div. fant. Legnano (67°et 68° reg. fant, 58°reg. art.,XXVI bat CCNN)

-Corpo d'Armata Alpino (Général Luigi Negri),  
divisione alpina Taurinense : 4°reg. Alpino (Bat. Aosta, Val Baltea, Val d'Orco), 4° gruppo Alpino
bat. alp. Duca degli Abruzzi
raggruppamento alpino Levanna (bat. Intra, Val Brenta, Val Cismon)
3° reg. alpino (bat. Fenestrelle, Pinerolo, Val Chisone, Val Pellice)
en réserve : div. alp. Tridentina (5°reg.alp. : bat. Edolo,Tirano et Morbegno, 6°reg. Alp.: bat. Vestona, Verona)

-I° Corpo d'Armata (gén. Carlo Vecchiarelli)
1a div. fant. mont. Superga (91° et 92° reg. fant., 5° reg. art., XVIII bat. CCNN)
59a div. fant. Mont. Cagliari (63°et 64° reg.fant., 59°reg. art. , XXVIII bat CCNN)
24a div. fant. Pinerolo (13° et 14° reg. fant. ,18° reg. art.)

-IV Corpo d'Armata (général Camillo Mercalli)
26a div. fant. mont. Assietta (29° et 30° reg. fant., 25° reg. art., XVII bat. CCNN)
2a div. fant. mont. Sforzesca ((53°et 54° reg. fant., 17° reg. Art., XXX bat. CCNN)

Ia Armata : général Pintor
Secteur Monte Granero à la mer

-II Corpo d'Armata (général Francesco Bertini)
36a div. fant. mont. Forli (43° et 44° reg. fant. , 36° reg. art., LXXX bat. CCNN)
33a div. fant. mont. Acqui (17° et 18° reg. fant. ,33° reg. art., 23a legione CCNN)
4a div. fant. Livorno (33° et 34° reg. fant., 28° reg. art., XCV bat. CCNN)

-III Corpo d'Armata (général Mario Arisio)
3a div. fant. Ravenna (37° et 38° reg. fant. ,11° reg. art. , V bat. CCNN)
6a div. fant. Cuneo (7° et 8° reg. fant. , 27° reg. art. , XXIV bat. CCNN)
I° raggrupamento alpini (bat. Val Ellero, Val Arroscia, Val d'Adige)

-XV Corpo d'Armata (général Castone Gambara)
5a div. fant. Cosseria (89° et 90° reg. fant. , 37° reg. art. , LXXXVI bat. CCNN)
37a div. fant. mont. Modena (41° et 42° reg. fant. , 29° reg. art. , XXXVI bat. CCNN)
44a div. fant. Cremona (21° et 22° reg. fant. ,7° reg. art. , XC bat. CCNN)
II° raggruppamento alpini (Val Chiese, Val Camonica, Valtellina, Val d'Intelvi)



Image
Le fort Chaberton, le fort dans les nuages (alt.3130m).

Image
Alors que les relations franco-italiennes sont tendues après les accords du Bardo concernant le protectorat tunisien, le gouvernement Crispi se rapproche avec l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie en 1882 pour former la Triple-Alliance.
La construction du fort du Chaberton est entreprise en 1898 pour protéger le col de Montgenèvre. Les travaux sont dirigés par le capitaine du génie Luigi Pollari Maglietta. Achevé en 1910, il est composé de huit tours cylindriques avec chacune une casemate contenant un canon de 149/35 modèle Armstrong-Montagna, et pouvant pivoter à 360°. La portée peut atteindre 19 km. 7 servants aux ordres d'un chef de pièces sont nécessaires pour manœuvrer le canon.
Image
Le blindage varie entre 1,5 cm et 2,5 cm,n'offrant que peu de protection, le rendant vulnérable à un éclat d'obus. Un téléphérique partant de Cesena permet l'approvisionnement. Durant la 1ere Guerre Mondiale, le fort est désarmé, les canons sont utilisés sur le front de l'Isonzo. Avec la construction du Valle Alpino il est inséré dans le VIIe secteur de Montgenèvre. La garnison est composée d'une vingtaine d'officiers et de 320 artilleurs de la 515e batterie de la GAF sous les ordres du capitaine Spartaco Bevilacqua. Le 21 juin 1940, le fort entame un duel d'artillerie avec la 6eme batterie du 154e R.A.P. composée de quatre mortiers Schneider de 280 mm.
A 17h15, la tourelle N°1 est touchée, suivie de la n°3, 4 et 5. Un début d'incendie se déclenche dans la n°3. A 18h05, c'est au tour de la tourelle n°2 puis de la n°6, lorsque le pilonnage cesse, six des huit tourelles sont détruites. Le sergent Ferruccio Ferrari bien que grièvement touché, dans un élan altruiste, aide ses camarades blessés à évacuer une tourelle atteinte. Il décédera à l'hôpital de Pinerolo et médaillé de la Medaglia d'Oro al Valore Militare à titre posthume. 9 artilleurs ont été tués et 50 blessés. Le téléphérique est également hors service.
Le 23 juin, les tourelles n°7 et 8, encore en état de marche, appuient l'attaque du 30° reggimento de la division Assietta sur le fort de Chenaillet.
Au traité de Paris, la rectification de la frontière au Montgenèvre fait passer le fort Chaberton à l'intérieur du territoire français.
PHOTOS DU CHABERTON
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Les trains blindés de la Ligurie.

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Le groupe des trains blindés de la Ligurie dépendant de la Regia Marina (marine royale) est composé de quatre unités. Chaque train dispose de quatre canons de 120/45. Le treno armato n°2 commandé par le tenente di vascello Giovanni Ingrao est caché dans un tunnel ferroviaire de la Villa Hanbury, au cap Mortola, près de la frontière française. Pour tirer, le train sort de son repère puis rentre à nouveau, la locomotive manœuvrant de l’intérieur. Son principal objectif est l'ouvrage du cap Martin. Repéré, Ingrao demande à faire rentrer le train afin d'éviter sa destruction mais le général Gambara, commandant le XV° Corpo d'Armata ordonne la poursuite des tirs. Dès sa sortie, le train devient la cible des tirs de la batterie du Mont Agel. Ingrao descendu de la plate-forme de tir pour aider les artilleurs est tué avec les servants par l'explosion d'un obus. Finalement, gravement endommagé, le train blindé est évacué sur Vintimille. Les autres treni armati n°1 et n°5 ne joueront qu'un rôle très limité.
Image
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Re: La campagne des Alpes

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 17 Mar 2014, 19:33

Quelques clichés complémentaires :
le bataillon d'Alpini 'Val Dora' en pleine tempête de neige au Mont Rond, par -15°
Fichiers joints
Bat Val Dora 2.jpg
Bat Val Dora 2.jpg (195.12 Kio) Vu 2077 fois
Bat Val Dora 1.jpg
Bat Val Dora 1.jpg (243.23 Kio) Vu 2077 fois
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Re: La campagne des Alpes

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 17 Mar 2014, 19:38

Photo couleur
Position italienne entre Bardonecchia et le Val Clarée
Fichiers joints
Bardonnechia et Val Clarée.jpg
Bardonnechia et Val Clarée.jpg (686.41 Kio) Vu 2076 fois
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Re: La campagne des Alpes

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 17 Mar 2014, 19:42

Pont Saint-Louis.jpg
Pont Saint-Louis.jpg (411.47 Kio) Vu 2075 fois
Le pont Saint-Louis à la frontière franco-italienne après Menton, le triangle symbolise les confins :
http://sfam.blog4ever.com/
Fichiers joints
frontière.jpg
frontière.jpg (319.9 Kio) Vu 2075 fois
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Re: La campagne des Alpes

Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 17 Mar 2014, 19:44

Le départ...
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départ.jpg
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Re: La campagne des Alpes

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 17 Mar 2014, 19:52

Pont Saint-Louis, l'embrasure de la casemate est toujours visible de nos jours
Image
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_d ... aint-Louis
les clichés sont tirés du livre Battaglie di Confine in Val d'Aosta, Piemonte e Riviera Ligure
10/20 juin1940
Mauro Minola
Susalibri ed.
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Re: La campagne des Alpes

Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 17 Mar 2014, 20:08

Image
Médaille d'or de la valeur militaire pour l'aspirant Mario Lelli (21°reggimento fanteria Cremona, 44ª divisione di fanteria "Cremona") tué en attaquant l'ouvrage du Pont Saint-Louis à la grenade et avec un pistolet.
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Re: La campagne des Alpes

Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 17 Mar 2014, 20:29

Grand merci pour ce fil très intéressant, Alex
Amicalement
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Re: La campagne des Alpes

Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de alberto  Nouveau message 18 Mar 2014, 14:14

Jolies photos de la part d'Alfa qui viennent magnifiquement illustrer l'article de Prosper :)

Prosper, ça demande un sacré boulot un article comme celui là ! Félicitations ::chapeau - salut::

Et très bien aussi de rappeler le traité de Paris important, mais souvent oublié dans l'historiographie de la WW II .

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Paris_%281947%29

En marge de ces restitutions territoriales imposées à l'Italie par ce traité, il est intéressant de constater que la région du Val d'Aoste n'avait pas attendu la ratification du traité pour se défaire de l'emprise étatique : mais peut-être que des érudits sur ce Forum pourront apporter qqs précisions sur ce sujet ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_politique_de_la_Vall%C3%A9e_d%27Aoste
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Re: La campagne des Alpes

Nouveau message Post Numéro: 10  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 18 Mar 2014, 14:36

Euh, je n'ai rien fait du tout moi !!!!!
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