Dog Red a écrit:Un bon sens de l'anticipation de la part du commandement français.
bernard-1954 a écrit:Les Chasseurs Ardennais Belges n'avaient pas reçu cette mission et la cavalerie des 9ème et 2è armées n'a pas été très efficace dans son action de retardement.
Gâchis résultant du choix de la neutralité.
Le Grand-Duché luxembourgeois pouvait, à bon droit, revendiquer "un siècle et demi" de neutralité diplomatique et territoriale respectées (guerres de 1870-1871 et de 1914-1918). De surcroit, durant ces deux derniers conflits cités, la "monarchie" luxembourgeoise avait été "épargnée", entre autres par ses proches cousinages avec les familles régnantes européennes; en 14-18, les affrontements germano-britanniques et germano-russes avaient constitué des cas très "particuliers", il y avait eu, au sujet de ces liens familiaux, il y a plus trente ans de çà, une série de reportages historiques très intéressants diffusés sur l'une des deux chaines françaises, la "2" ou la "3".
Je vous fiche mon billet que, en mai 1940, il n'existait aucun accord "d'assistance militaire" que le Luxembourg aurait signé que ce soit avec le Royaume de Belique ou la République Française!
A l'automne 1939, le BEF avait strictement la même mission que son prédécesseur de 1914, à savoir garantir, armes à la main, la "souveraineté" du royaume de Belgique. Bon, d'accord, dans les deux cas, çà n'avait pas fonctionné!

N'empêche que, en mai 1940, le gros du BEF était, vite fait, monté en Belgique, en compagnie des unités françaises de "premier brin", expédiées, elles -aussi, en Belgique, afin de bloquer ce qu'on considérait alors comme étant l'axe principal de l'offensive allemande, avant de se faire prendre sur leurs arrières, par le corps de bataille "principal", qui, lui, était passé par les Ardennes luxembourgeoises.
Le 10 mai, la
Heeresgruppe A était entrée en territoire luxembourgeois, le 13, ses premiers éléments franchissaient la Meuse, entre Charleville et Sedan. Ce délai de trois jours état beaucoup trop court pour espérer intervenir efficacement, ne serait-ce qu'au-delà de la frontière franco-luxembourgeoise; d'ailleurs, rien de tel n'avait été envisagé "côté français"...où, de toute manière, le gros des formations blindées motorisées, qui renforçait précédemment ce secteur du Front, était "monté" en Belgique!
