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Correspondances de 1940

Retrouvez ici toutes les histoires vécues et les récits de guerre. Déposez ici les témoignages en votre possession sur la vie pendant le conflit. C'est un pan important du devoir de mémoire cher à notre forum.
MODÉRATEUR: Prosper

Re: Correspondances de 1940

Nouveau message Post Numéro: 71  Nouveau message de ANCIENFACTEUR  Nouveau message 27 Fév 2014, 17:25

Septembre 1944. La liberation relatée par ma tante Olga. Lettre adressée à son frére au Maroc.
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Semaines de guerre à Versailles

Nouveau message Post Numéro: 72  Nouveau message de Gardavous  Nouveau message 28 Fév 2014, 08:34

Récit des évènements, écrit fin juin 1940 par Mr Charmoillaux, professeur d'histoire de la classe préparatoire à St-Cyr au lycée Hoche à Versailles :

Le sénateur-maire de Versailles a bien voulu nous accréditer auprès de tous les services publics pour recueillir à la source même les données d'une chronique qui restera dans les archives de la ville :
Avant le 18 mai:
...Déjà, depuis septembre, Versailles n'était plus complètement Versailles.
Le château et le parc fermés, une partie de la population repliée, soit par crainte des bombardemants, soit pour suivre ses fils, élèves des grandes écoles éloignées de Paris et Versailles; en revanche, nombre de parisiens ou de frontaliers installés dans la ville.
Dès ce moment, les récits des réfugiés de l'Est, les racontars vrais ou faux au sujet des centres d'accueil des enfants évacués en province mettent en circulation l'idée d'évacuation en masse qui dès lors germera dans les esprits.
A partir d'Avril, bien qu'il n'y ait aucune activité sensible sur le front français, l'opinion commence à s'agiter. La guerre de Finlande, puis l'offensive allemande en Danemark, l'évacuation de Norvège moyenne commencent à engendrer des discussions qui ont leur répercussion dans les crises ministérielles de France et d'Angleterre. Des notions erronées dues à notre ignorance de la force réelle de l'adversaire, ont incrusté dans les esprits l'idée d'une absolue sécurité, que brusquement les succès allemands viendront bouleverser; dès lors l'opinion, désorientée est prête à tous les affolements.
Le premier flot de réfugiés
La grande bataille du Nord commence le 10 mai. En cinq jours, la Hollande est hors de cause et son armée capitule; la ligne résistance belge a sauté; l'armée allemande passe la Meuse et s'avance en une large poche vers Rethel et Vervins. Une armée franàçaise a cédé, quelques jours plus tard ses débris seront concentrés dans les villages au sud-ouest de paris et Versailles. C'est à ce moment que commence le lamentable défilé des réfugiés de belgique, de l'Ardenne et du Nord. Nous avions déjà vu en Septembre les convois d'autos bourrés de colis; le 16 mùai commence l'exode plus lamentable de ceux qui ont fui devant l'ennemi, qui ont été dans les lignes de combat et eux-même mitraillés sur les routes par l'aviation. Autos matelassées, camions camouflés passent en longues files pressées, puis bicyclettes, voitures à chevaux chargés de femmes, de vieillards, d'enfants pêle-mêle avec des sacs de fourrage, des paquets de meubles; transplantation tragique de tout un peuple dévoué qui s'en va vers l'inconnu, dans une résignation sans pensée.
Aussitôt, la municipalité organise des centres d'accueil. Le fourneau économique de l'impasse Jouvencel, organisé par Melle Vial, reçoit d'abord les réfugiés; d'autres centres sont ouverts quasi-instantanément sous la direction de l'adjoint Petit, à la gare des Chantiers vers laquelle les réfugiés sont orientés de toute la région parisienne. Des trains les y attendent pour les emmener d'abord au Mans, gare de triage d'où ils sont évacués vers le département d'accueil. D'autre centres encore sont ouverts, au patronage de la rue des Condamines, offert par l'abbé boyer, à l'école maternelle de la rue de Vergennes, au stade municipal, à la salle des variétés. Et il est impossible de dénombrer tous les abris offerts par des initiatives individuelles.
Un immense mouvement de générosité entraine la population versaillaise. Tout un personnel bénévole se met à la disposition de la municipalité et des directeurs des centres d'accueil pour recevoir, soigner, habiller, laver, nourrir, tous les malheureux qui arrivent harrassés, et quelques blessés. Les dons affluent, en argent, en denrées alimentaires, en linge, vêtements, chaussures, de quoi satisfaire à tous les besoins. Des lits entiers, des couvertures, des draps, permettent de coucher par centaines les malheureux émigrants. Les belges qui prennent contact ainsi avec notre pays ne cachent pas leur émotion et leur reconnaissance.


 

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Re: Correspondances de 1940 suite

Nouveau message Post Numéro: 73  Nouveau message de ANCIENFACTEUR  Nouveau message 28 Fév 2014, 09:47

lettre de ma tante Olga à son frére Charly au Maroc (mobilisé en Syrie). Elle parle du décés de la tante Rose-Alice décédée 3 ans plus tot.
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Re: Correspondances de 1940

Nouveau message Post Numéro: 74  Nouveau message de ANCIENFACTEUR  Nouveau message 28 Fév 2014, 10:08

RECIT DE LA LIBERATION Une comtesse, fut accusée à tors d'avoir dénoncé de maquisards, par sa domestique une réfugiée alsacienne pro allemande, fut sauvée par un feld gendarme
prisonnier, qui la designa, l'alsacienne comme son indicatrice. Ce feld gendarme était connu sous le sobriquet de "François le boche au doux sourire". Cette mére de 7 enfants, veuve d'un LVF
condamnée à perpetuité épousera un allemand.par la suite.
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Re: Correspondances de 1940

Nouveau message Post Numéro: 75  Nouveau message de ANCIENFACTEUR  Nouveau message 28 Fév 2014, 10:25

CORRESPONDANCE OLGA SUITE Ouverture des prisons Fort Montluc LYON, on y apprend qu'un milicien était payé 7OOO frs par mois. FIN
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Semaines de guerre à Versailles-2

Nouveau message Post Numéro: 76  Nouveau message de Gardavous  Nouveau message 01 Mar 2014, 06:37

L'accalmie de fin de Mai
Mais le flot qui a atteint son maximum le 20 mai et jours suivants, où l'on a distribué des repas à raison de 1500 pour la seule gare des Chantiers, à plus de 1000 pour le centre Jouvencel, s'étale et s'atténue après quelques jours.
Lers allemands portent leur effort vers l'ouest, à travers la Picardie, au nord de la Somme et de l'Aisne, où nos armées s'installent sur des lignes naturelles que l'on veut croire inexpugnables. Et pendant que la bateille fait rage dans les Flandres, une accalmie se fait au sud des lignes de la Somme et de l'Aisne. l'opinion, d'abord très troublée par ce que l'on a appris de la nouvelle tactique des chars et des avions, se rassure à la lecture des communiqués où l'on apprend que nos armées ont su s'adapter aux nouvelles méthodes , que l'ennemi est contenu, que la magnifique retraite de l'armée Blanchard autorise tous les espoirs, et que l'ére des surprises est close.
Nul, en tous cas, malgré le danger pressant, ne conçoit qur Paris et Versailles puissent être sérieusement menacés, et malgré les départs individuels qui ne cessent guère, le calme se rétablit; à la fin de Mai la vie est normale.

Du 3 au 10 juin
Deux évènements viennent bientôt la troubler.
- Le 28 mai, la capitulation du roi des belges apporte la consternation. Notre armée du Nord, découverte sur son flanc gauche, est obligée de retraiter sur Dunkerque.
- Le 3 juin, à 13h30, la région parisienne est soumise à une offensive de plusieurs centaines d'avions. A Versailles, le quartier des Chantiers est particulièrement visé. Deux bombes tombent, avec un sifflement sinistre, dans la rue des Réservoirs, où elles n'éclatent pas. Sept foyers d'incendie sont allumés à Versailles; notamment à l'hôtel de
Mr Labeyrie, rue de Vergennes, dont la bibliothèque est détruite. Il n'y a heureusemeny pas eu de victimes, et le service des pompiers, dirigé par M. le général Sutterlin organisateur de la défense passive, s'active à la satisfaction de tous.
Cependant St-Cyr, Villacoublay, Voisins-le-Bretonneux, furent l'objet de plus violents bombardements. L'entrepôt général des produits pharmaceutiques, à St-Cyr, fut incendié, de place en place. Des tonnes d'éther, et d'autres matières inflammables brulent, des canalisations d'eau sont rompues, on fait appel aux pompiers de versailles et de Paris.
Le sénateur-maire Henri Haye va à St-Cyr coordonner les services d'extinction, il échappe de justesse à l'explosion d'une bombe de gros calibre qui éclate à 16h20 entre le bassin de choisy, la route et la Manutention. Un soldat est déchiqueté, le sapeur versaillais Trojain blessé, la moto-pompe mise hors d'usage, et l'ambulance municipale détruite.
D'autres explosions à retardement se font entendre ensuite.
Ce bombardement provoque une vive émotion. Une heure après l'attaque des avions allemands on assiste déjà au départ d'autos matelassées: L'exode ne cessera plus dorénavant.
Mais c'est encore une fuite limitée, par voiture ou par chemin de fer, sans panique. Chacun commente les évènements; on se rassure bien vite, et les jeunes gens courrent à la recherche des éclats et des carcasses de bombes. Ils en réunissent de véritables collections.
Deux jours après, la bataille de France commence. Et dès lors commence aussi le recul lent, mais continu. Chaque communiqué apporte de mauvaises nouvelles; on s'inquiète de voir l'ennemi conserver partout l'initiative de la manoeuvre; l'inquiétude grandit. Malgré tout, jusqu'au 9 juin inclus, malgré l'évacuation croissante, la vie reste normale. Les départs individuels continuent, provoqués surtout par le spectacle d'une nouvelle vague de réfugiés, de l'Oise, de l'Aisne. Au lycée, environ un tiers des élèves sont partis. Le 9, les gares sont remplies d'une foule de plus en plus pressée, les trains sont multipliés, les départs se font en ordre. Le soir du 9, on apprend que les lycées sont fermés, les examens renvoyés; on raconte que les services publics s'en vont; que les usines de défense nationale se replient; les entreprises de tout espèce fuient Paris; tous ces racontars vrais ou faux se superposent aux nouvelles officielles: Le 8 juin, les Allemands sont à Forges-les-eaux, et ont passé l'Aisne; le 9 ils sont aux faubourgs de Rouen, à Pont de l'Arche; ils avancent en tardenois, le mouvement d'encerclement de Paris se dessinne. Le 10 juin, la panique se déclenche brusquement.
Pendant cette période agitée,, mais ordonnée, du 9 au 10 les centres d'accueil redoublent d'activité. Il faut qu'on sache que jusqu'au bout, des groupes de personnes dévouées, dont les noms sont retenus, ont conservé leur calme dans l'affolement général pour soulager les misères innombrables. Cet aspect de l'activité versaillaise, sur lequel nous reviendrons-car nous ne pouvons tout dire aujourd'hui-doit être mis en évidence pour nous consoler des défaillances, innombrables aussi, et enregistrées également en vue du règlement des comptes, qui ont marqué les quatre jours de la grande panique, du 10 au 14.


 

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Semaines de guerre à Versailles-3

Nouveau message Post Numéro: 77  Nouveau message de Gardavous  Nouveau message 02 Mar 2014, 08:12

Du 10 au 14 juin (journées de panique)
Il faut hélas, raconter aussi ce qui s'est passé durant ces journées lugubres du lundi, mardi, mercredi et jeudi, et jusqu'au vendredi à 9 h50. Ce fut une sorte de folie collective qui alla s'accentuant d'heure en heure. Les réfugiés venus de la ligne de feu, et qui avaient été repliés par ordre, mirent en circulation l'idée d'évacuation en masse des populations. Le bruit circule que dans une semaine ou dans un jour ou dans une heure, des camions viendraient enlever les versaillais. Sans réfléchir au fait que Paris était déclarée ville ouverte, et que la banlieue, la grande banlieue même suivrait le même sort que la capitale, on attendait on ne sait quoi, bataille, bombardement, ou bien évacuation. Il faut bien ajouter qu'aucun renseignement officiel ne permettait de préjuger des décisions prises relativement à Versailles, qui n'est tout de même pas Paris.
En vain le sénateur-maire multipliait les démarches auprès du préfet pour obtenir des précisions quant à l'évacuation possible de la population civile; il ne pouvait enregistrer que la décision générale prise par le gouvernement et par les autorités militaires de n'évacuer en aucun cas et sous aucun prétexte malgré l'avance de l'ennemi, la population civile. De longs cortèges se dirigeaient vers la mairie pour demander des moyens de transport et des lieux de refuge. On demande, et on menace. Des incidents multiples contribuent à semer la panique. Une compagnie de sapeurs-pompiers de Beauvais en subsistance à Versailles quitte la ville malgré les ordres formels du sénateur-maire confirmés par un ordre écrit du préfet. Des gendarmes sont lancés à la poursuite des fuyards; rejoints à Orsay, les pompiers sont ramenés "manu militari".
Cependant les trains sont pris d'assaut et des masses de colis qui s'empilent sur les quais ne pourront être embarqués. Le mardi 12, les trains sont raréfiés puis supprimés et les gares sont fermées, pendant que les foules attendent encore. Mr Henry-Haye fait ouvrir d'autorité la gare pour y abriter des centaines de familles livrées aux averses orageuses et aux éclats de la DCA, car le ciel n'est guère moins agité que la terre.

La suite est à lire sous le titre "Versailles pendant l'occupation" dans les scans du bulletin de la ville que j'ai postés précédemment.


 

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