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Georges Marie Pottier, 2ème bataillon de Choc

Retrouvez ici toutes les histoires vécues et les récits de guerre. Déposez ici les témoignages en votre possession sur la vie pendant le conflit. C'est un pan important du devoir de mémoire cher à notre forum.
MODÉRATEUR: Prosper

Georges Marie Pottier, 2ème bataillon de Choc

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de jibou  Nouveau message 04 Mai 2012, 17:36

Bonjour tout le monde,

Je vais ici vous informer de mes avancées concernant mon grand-père, Georges Marie Pottier. Né en 1919, il a été résistant à Paris puis s'est engagé dans le bataillon Janson de Sailly, futur 2ème bataillon de choc.

Tout d’abord la raison pour laquelle les informations m’arrivent au compte goutte, c’est que mon grand-père ne parlait pas de cette période à sa famille. Aucune de ses 3 filles n’étaient intéressées par son récit. En revanche, il parlait à ses collègues de boulot, à la Nationale (ex « La Royale » et futur « Gan ») ou il était expert comptable. C’est une source d’informations, mais ce n’est pas la seule. J’exposerais plus tard l’ensemble des sources que j’ai pu contacter.

Il commença donc à travailler à La Nationale. Son supérieur a été mobilisé, et comme il était le seul à avoir les compétences nécessaires, il a dû prendre sa place, faisant ainsi de lui le plus jeune cadre de France.

La guerre de 1940 le surprend. Mobilisé, il part le 8 juin 1940. Il part alors à Limoges pour être habillé et armé. Mais le désordre est tel que rien ne se produisit. Il est embarqué dans les camps de jeunesses dirigés par des officiers désarmés. Les Allemands sont à Paris le 10, l'armistice est signé le 17.

Il rentre en zone occupée par ses propres moyens (à vélo d’après certains recoupements) pour éviter d’être accusé de désertion. Il retourne habiter chez ses parents, rue du Faubourg saint Honoré, et prends contact avec la Résistance. Il appliquera le principe « une main » : chaque résistant connaît au maximum 5 autres résistants, afin de ne pas pouvoir donner trop de noms même sous la torture. Il ne fallait également pas prendre le métro ou il y avait des rafles.

« Papou » faisait de la défense passive (c'est à dire de vérification des fermetures des rideaux contre la lumière des immeubles dans la nuit pour éviter les attaques aériennes) et était chargé, avec un brassard, de surveiller le black-out de l'immeuble de la Luftwaffe. L’uniforme, qui en imposait toujours aux allemands, lui permettait de rentrer à partir du couvre feu quasi librement partout dans l'immeuble, et il ne s'en privait pas semble t il. Il allait prendre des empreintes de tampon qu’il transmettait pour qu'on les reproduise en pomme de terre ou pate modelée, pour faire des faux.

Il cachait des armes dans l'escalier de l'entrée, sur lequel montait le personnel de la Luftwaffe, en cantonnement dans son immeuble.

Il parlait de longues virées à vélo qu’il faisait avec un cageot à moitié rempli d’armes, avec des légumes par-dessus.

Il réussi à éviter le Service du Travail Obligatoire (STO) en étant qualifié de personnel indispensable par le Gan.

Il fut également affecté avec une fausse carte d'identité au centre d'armurerie de la police nationale, avec d’autres résistants, et ont réussi à la déménager sans se faire prendre.

Puis vint la libération de Paris. Il a eu vent d’un recrutement officieux par l’armée au lycée Janson de Sailly. Je fais ici un rapide descriptif car il y a tant à dire sur le 2ème choc.. C’était une nouvelle unité, formée par la Résistance Parisienne. Il fallait s'inscrire au lycée Janson de Sailly dans le XVIème, où l’on su – bien que ce ne soit pas officiel - que l’armée recrutait. Ce sont des officiers qui, sans mandat des chefs de la Résistance parisienne, engagent d’autres officiers et les jeunes résistants de Paris pour continuer le combat. Les FFL ne voulaient pas se transformer en milice, ils voulaient entrer dans l’armée, libérer l’Alsace-Lorraine, poursuivre en Allemagne. Deux officiers audacieux ont réussi à voir le général de Lattre de Tassigny, chef de la 1ère Armée française qui approche de l’Alsace. Il était d’accord pour l’« amalgame ». C’est ainsi que se forme le deuxième bataillon de choc, composé de six compagnies dans lesquelles il y a une majorité d’étudiants. Cinq cents hommes qui vont quitter Paris secrètement, à bord d’une quarantaine de camions et de voitures dans la nuit du 25 au 26 septembre 1944.

Le général de Lattre de Tassigny dit qu’il fallait porter l’effectif à 1000 hommes. Quelques hommes sont retournés à Paris chercher ceux qui étaient restés dans le lycée. Mon grand-père faisait partie du 2ème « départ » environ un mois plus tard. Mais comme le premier avait failli merder (ils ont traversés Paris en camion, mais n’ont pas pu s’empêcher de chanter et se sont fait repérer. Ça ne les a pas aidés dans leur fuite), les éléments souhaitant partir ont dû rejoindre la porte de Charenton, puis jusqu’à Bonneuil sur Marne pour enfin trouver des camions qui les attendaient.

Ce sera ensuite le camp du Valdahon - deux mois de dure formation –. Georges est incorporé dans la Compagnie d’Appui. Le baptême du feu se fait avec la percée nocturne dans les lignes allemandes pour libérer Masevaux (26-28 novembre) au prix de nombreuses pertes et avec le soutien remarquable de la population. Par ailleurs, et ça ce n’est pas écrit dans le livre d’Antoine Béchaux, les éléments du 2ème choc étant des jeunes hommes de bonne famille, ils avaient des parents ayant le bras long. Ces parents ne se sont pas privés d’aller engueuler le général de Lattre.

Le sergent de la section était surnommé « papa » et avait participé à la guerre du Rif.

Georges est grièvement blessé par un tir d’obus allemand, et est laissé pour mort. Une infirmière le récupère, le médecin lui conseille d’appeler un prêtre. Il sera finalement soigné à Marseille « chez les sœurs ». Il y perd une omoplate et conservera toute sa vie des fragments d’obus dans la jambe. Il sonnait aux portiques de sécurité et ça le faisait bien marrer.

Pour le reste du bataillon, c’est l’Allemagne, Karlsruhe, jusqu’au lac de Constance. Il remonte le 2 mai à Paris, sous la neige, puis participe aux festivités de la Victoire le 8 mai (avec du rembourrage sur sa blessure qui lui donnait l'allure de Quasimodo). Il repart avec les copains en voiture, retrouver son régiment base en Allemagne au lac de Constance. Puis c’est le retour a paris dans la caserne de la pépinière, démobilisé, et obtient sa carte d'invalidité. Le 2ème Choc reformera ses rangs pour défiler à Masevaux le 5 août 1945. "De Lattre de Tassigny, ainsi que les généraux Béthouart, de Montsabert et du Vigier, ainsi que le sous préfet du Haut Rhin viendront participer aux festivités. Cette présence en ce jour de tant d'officiels de haut rang dans la ville de Masevaux, à peine 3 jours après la dissolution de la 1ère armée, confirme les privilège du 2ème Choc." (Le 2e Choc, éditions france-empire). Effectivement, faire le déplacement pour ces 1.000 hommes sur les 400.000 environ de la 1ère armée confirme un certain privilège..

De retour à la Nationale, il fait embaucher une infirmière rencontrée pendant ces péripéties, qui deviendra ma grand-mère.

D’après les personnes que j’ai rencontrées, il était qualifié ainsi : « Il n'était pas très grand, mais tiré toujours à 4 épingles, très fin et cultivé, écrivant et dessinant joliment, il en imposait. C’était un sacré personnage!! »

Merci de m'avoir lu, c'est pas fini, j'attends pas mal de retour d'associations / anciens combattants / musées... :mrgreen:

Et ci dessous, quelques photos de l'interessé

Première photo : la compagnie d'accompagnement à Masevaux le 5 aout 1945. En commentaire, le "FB d'Harembure" signifie que mon "Papou" a fait ses classes avec lui, aux Francs Bourgeois dans le 75004.. Le lieutenant François d'Harambure, blessé à Masevaux en Alsace 5 décembre ira ensuite en indochine.

Image

Deuxième, photo portrait avec le bérêt qui est parvenu jusqu'à moi. Je prendrais en photo l'intérieur qui me surprends particulièrement.

Image

Et la dernière, 1ère sortie de l'hopital après avoir perdu une homoplate suite à un tir d'obus.

Image


 

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Re: Georges Marie Pottier, 2ème bataillon de Choc

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de seaux  Nouveau message 04 Mai 2012, 17:49

Mon père a fait partie également du deuxième convoi au départ de Paris.

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Re: Georges Marie Pottier, 2ème bataillon de Choc

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de Aldebert  Nouveau message 05 Mai 2012, 19:35

Bonjour,

Merci pour ce beau récit.
Sur la photographie les soldats sont équipés de fusils MAS 36 et le FM semble être Allemand, curieux!

La diversité des munitions ne devait pas rendre leur approvisionnement facile.

http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=915
Cordialement
Albert
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Re: Georges Marie Pottier, 2ème bataillon de Choc

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Poisoux  Nouveau message 05 Mai 2012, 22:38

Aldebert a écrit:Bonjour,

Merci pour ce beau récit.
Sur la photographie les soldats sont équipés de fusils MAS 36 et le FM semble être Allemand, curieux!

La diversité des munitions ne devait pas rendre leur approvisionnement facile.

http://rhin-et-danube.fr/wordpress/?p=915
Cordialement
Albert

En effet, il s'agit d'une MG 42. Cette diverdité perdurera jusqu'en Indohine ou des mausers, MG42, canons de 88, tante Ju (Ju-52) cotoyaient des MAS 36, des FM 24/29, des MAT 49, des berthiers, des MAS 38, des thompson, des carabine M1, des browning cal.30 ou 50, des dakotas et des brens, des sten, des lee-enfield, ...
Cordialement
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Re: Georges Marie Pottier, 2ème bataillon de Choc

Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de dynamo  Nouveau message 05 Mai 2012, 23:45

Voici une photo de mon père, avec sa section, en juillet 45, quelque part en Allemagne. (il est derrière la mg).
Incorporé dans une compagnie des essences, il expliquait qu'en tant qu'unité de service, ils étaient les derniers fournis en équipements et armements par rapport aux unités "combattantes" et que bien souvent ils devaient récupérer les armes et munitions des autres et voler les véhicules aux américains (vite remaquillés et repeints).
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Re: Georges Marie Pottier, 2ème bataillon de Choc

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de jibou  Nouveau message 06 Mai 2012, 17:05

Merci beaucoup de l'intérêt que vous portez à cette histoire :)
Dans la continuité, j'ai reçu ce matin le fanion qu'avait donné Georges Pottier au musée de la Résistance de Forges les Eaux. Lorsque je les avait contacté pour savoir ce qu'il avait donné, le conservateur m'a proposé de le récupérer. On peut constater qu'ils faisaient vraiment ce qu'ils pouvaient avec les moyens du bord !

Image

Image

Et voici son béret.

Image

Image

[]


 

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Re: Georges Marie Pottier, 2ème bataillon de Choc

Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de Aldebert  Nouveau message 06 Mai 2012, 17:42

Tienno a écrit:Jean-Baptiste,
si j'ai bien tout suivi, ton père a fait partie de Rhin et Danube ?
Cdt,
Tienno

In my opinion, yes indeed :D
blog/Aldebert/

http://wiki-rennes.fr/index.php/Cat%C3% ... -le-Coquet

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Re: Georges Marie Pottier, 2ème bataillon de Choc

Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de jibou  Nouveau message 07 Mai 2012, 11:31

Tienno a écrit:Jean-Baptiste,
si j'ai bien tout suivi, ton père a fait partie de Rhin et Danube ? Auquel cas, ce fil pourrait intéresser…

viewtopic.php?f=51&t=30692&p=377995&hilit=Rhin+et+Danube#p377995


Cdt,
Tienno


Oui, probablement. Au détail près qu'il s'agit de mon grand-père :D dommage, j'ai parcouru les photos mais ne l'ai pas vu. Je sais qu'il allait souvent à Masevaux mais pour les autres commémorations c'est assez flou. Par contre j'ai appris qu'il avait été blessé le 23 janvier 1945 :

"Le 23 janvier, nous embarquons, tôt le matin, dans des camions mal bâchés -il fait -20°- et il neige. Peu après, nous traversons un faubourg de Mulhouse pour arriver à Richwiller. Nous descendons des camions et progressons sur un chemin dont je ne connaitrai qu'un petit morceau. L'ennemi bombarde et je suis projeté dans une excavation sur le bord du terrain. Avant de perdre connaissance, j'appelle "papa, papa", c'est le surnom d'un vétéran qui m'entend et me sauve. Mon voisin, enfoui dans la neige, n'est retrouvé que 3 jours après à la fonte du linceul blanc.
Transporté sous la tente de toile 1er secours, je retrouve un peu mes esprits. Paul Pecker, élève à l'école de santé de Lyon, pousse des oh, ah en m'examinant, et me demande si je veux voir l'aumônier. Je réponds oui, mais je retombe dans le cirage.
Je me retrouve dans un hopital, je suppose à Ensisheim. Nous faisons la queue sur des brancards pour passer en salle d'opération.
Mon tour arrivé, un chirurgien me fait compter : à 13, je m'endors.. Et me réveille dans un lit douillet avec lumières chauffantes, et une religieuse à cornette de chaque côté. "Ah, il revient" disent elles. J'apprends que mon bataillon a perdu 11 tués, 70 blessés ou gelés dont 5 officiers, 4 chars moyens, un char léger, 2 automitrailleuses"

Concernant son passage à la Résistance, le renseignement m'est revenu par un de ses anciens collègue de boulot. Il a fait parti de l'O.C.M.J (Organisation Civile et Militaire des Jeunes... Mais sur wiki, "des jeunes" n'existe pas, à priori on dit simplement "OCM") à partir d'août 1942 officiellement, mais il aurait fait quelques actions avant cette date, et jusqu'à la libération de Paris


 

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Re: Georges Marie Pottier, 2ème bataillon de Choc

Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de jibou  Nouveau message 07 Mai 2012, 13:40

Tienno a écrit:Bonjour !

à propos de ceci :
viewtopic.php?f=51&t=30692&p=377995&hilit=Rhin+et+Danube#p377995
ces photos ont été prises lors d'une cérémonie commémorative Rhin & Danube et FNC à Waterloo. J'en ai un album complet… donc si tu penses qu'il y est allé, ça vaut la peine de regarder l'album…
Bien à toi,

Etienne

Bonjour Etienne,

Comment consulter l'album complet stp ?

Concernant l'OMCJ, j'ai vu sur un autre post (chronologie de la Résistance)

Décembre 1940 : Création de l’Organisation civile et militaire (OCM)

Juillet 1943 : Création de l’Organisation civile et militaire de la jeunesse (OCMJ), qui implante les maquis dans les Ardennes, le Loiret et ne Normandie. Formation à Figuerolles du premier maquis du Gard. Décollage du nombre de sabotages.


 

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Re: Georges Marie Pottier, 2ème bataillon de Choc

Nouveau message Post Numéro: 10  Nouveau message de jibou  Nouveau message 07 Mai 2012, 14:02

Tienno a écrit:Ah, je dois scanner les photos… donc si tu penses que ton grand-père y était, c'est ok !
Amicalement,
Tienno


Merci infiniement, j'espère qu'il n'y en a pas trop ! En tout cas ne te mets pas la pression, on parle d'évènement ayant eu lieu il y a 70 ans alors je ne suis pas à quelques semaines près :mrgreen:


 

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