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Les Waffen SS français

Dans cette rubrique vous trouverez tout ce qui concerne les grandes unités combattantes de la seconde guerre mondiale, tant du côté allié que de celui des forces de l'axe. Divisions d'infanterie, de paras, de blindés, de la légion, des waffen SS,etc..c'est ici qu'on en parle!
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Nouveau message Post Numéro: 111  Nouveau message de dynamo  Nouveau message 28 Déc 2010, 21:38

Poisoux a écrit:Parcontre, je voudrais savoire si vous avez connaissance d'un officier SS français surnommé le Faucon.


Tu évoques Le fauconnier que l'on retrouve dans les livres de Saint Loup.
Il semblerait (je ne suis pas certain) que Marc Augier - Saint Loup, parle de lui-même.
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Re: Les Waffen SS français

Nouveau message Post Numéro: 112  Nouveau message de Poisoux  Nouveau message 28 Déc 2010, 22:02

Voilà!! C'est le fauconnier que je voulais évoquer. Ce personnonnage est évoqué dans le livre Les Hérétiques de Mabire.
Cordialement
Gaël

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Re: Les Waffen SS français

Nouveau message Post Numéro: 113  Nouveau message de dynamo  Nouveau message 28 Déc 2010, 22:15

Poisoux a écrit:Voilà!! C'est le fauconnier que je voulais évoquer. Ce personnonnage est évoqué dans le livre Les Hérétiques de Mabire.


Non ! Les Hérétiques font partie de la trilogie écrite par Saint-Loup
" volontaires/hérétiques/nostalgiques "

:zen:
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Re: Les Waffen SS français

Nouveau message Post Numéro: 114  Nouveau message de Poisoux  Nouveau message 28 Déc 2010, 22:20

dynamo a écrit:Non ! Les Hérétiques font partie de la trilogie écrite par Saint-Loup
" volontaires/hérétiques/nostalgiques "

:zen:


Exact, on va mettre l'erreur sur le dos de la fatigue dut aux fêtes de Noël. :mrgreen:
Cordialement
Gaël

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Re: Les Waffen SS français

Nouveau message Post Numéro: 115  Nouveau message de Daniel Laurent  Nouveau message 29 Déc 2010, 04:11

Bonjour,
Bad Reichenhall n'est pas en Autriche mais en Allemagne.
Le 29 avril 1945, après que les survivants de la 38ème SS Panzergrenadierdivision Nibelungen eurent tentés de bloquer le passage des ponts sur l'Amper et Isar aux forces armées américaine, près de Moosburg, une partie du bataillon de la division Charlemagne affecté à cette division fut dispersé et beaucoup se rendirent aux troupes américaines. Avec d'autres prisonniers allemands, 12 français sont prisonniers dans une caserne de Bad Reichenhall. Le 6 mai 1945, la 2ème Division blindée de Leclerc occupe la ville. Les W-SS français ont alors essayé de s’échapper par crainte des représailles, sachant parfaitement que leurs compatriotes allaient les considérer comme des traîtres. Ils sont finalement capturés dans une forêt voisine, encerclés par deux compagnies françaises, et seront fusillés.

Les polémiques sont encore vives de nos jours quant aux responsables de cette exécution.

Le père Gaume un ancien missionnaire au Dahomey fut témoin de l'exécution. Il fournit le temoignage suivant à la famille de l’une des victimes.

"Après que parvint de l'état-major de la division l'ordre de fusilier les prisonniers, le père Fouquet, aumônier de la division, me confia la mission de les assister dans leurs derniers moments.

Le jeune lieutenant qui commandait le peloton d'exécution n'appartenait pas à mon unité et je ne le connaissais pas. Très affecté par l'ordre reçu, il se demanda s'il ne devait refuser tourmenté par sa conscience, il voulait faire son possible pour rendre aux hommes leur dernière heure moins pénible et partagea avec eux la communion avant l'exécution. Le peloton d'exécution fut constitué par une autre unité et les douze hommes furent conduits à Karlstein. L'un des prisonniers refusa l'assistance de l'église, trois autres déclarèrent n'avoir pas de dernier message à transmettre à leur famille. Parmi les autres il y en eut au moins un qui demanda à sa famille de pardonner au peloton d’exécution.

L'exécution se fit en trois étapes de quatre hommes à chaque fois. Tous refusèrent de se laisser bander les yeux et moururent en criant vive la France, parmi les derniers se trouvaient le lieutenant Briffaut et le grenadier W-SS Pavras. Selon les ordres reçus, je laissais les cadavres sur le sol et me tournais vers des soldats américains allongés à proximité et leur ordonnais d'enterrer les morts, ce qu'ils firent quelques jours plus tard ".

Le témoignage suivant fut fait par le père Fouquet, l'ancien aumônier de la deuxième DB.

"L'ordre de l'exécution fut donné à l'état-major de la division par un officier dont j'ignore le nom suite à un coup de téléphone avec le général Leclerc. Les membres de la " Charlemagne" ayant eu une attitude particulièrement arrogante envers un officier qui leur avait reproché d'avoir mis l'uniforme des "boches", ils lui répondirent que celui-ci se sentait lui aussi bien dans l'uniforme des américains !.

Selon le complément d'enquête se trouvaient parmi les douze prisonniers certains qui venaient de l'hôpital, une photo permet d'identifier la fiche d'évacuation qui selon l'usage dans la Wehrmacht était fixée à la boutonnière. Ils s'étaient rendus sans combattre aux américains qui les enfermèrent avec d'autres prisonniers allemands dans la caserne des chasseurs alpins de Bad Reichenall.

Ayant appris que leurs gardiens devaient être remplacés par des troupes françaises, ils décidèrent de s'évader, ils réussirent en traversant la clôture de la caserne et à se réfugier dans un bois à proximité mais leur évasion fut découverte et ils furent peu après encerclés par deux compagnies de la 2ème DB et ramenés sous bonne escorte l'après-midi.

Le 8 mai ils furent transportés par camion à Karlstein, c'est-à-dire sur la route qui mène à Kugelbach.

Quand ils surent qu'on s'apprêtait à leur tirer dans le dos, ils protestèrent énergiquement. Ils eurent le droit de se mettre debout et face au peloton d'exécution.

Les cadavres restèrent effectivement sur place et ne furent enterrés que trois jours plus tard par des soldats américains. Un prêtre militaire américain était présent à cette occasion et bénit les morts. Aussitôt on planta sur les tombes des croix de bois avec les noms des fusillés. Ces noms disparurent par la suite".

Des habitants d'une ferme se trouvant à proximité se souviennent encore bien des années plus tard de l'événement sans pouvoir citer de fait précis. Quand ils remarquèrent les préparatifs, ils se sont cachés par peur d'éventuelles représailles.

Entre-temps, le six décembre 1948, sur la demande de la famille d'une des victimes, une nouvelle enquête fut lancée. Mais elle n'apporta pas de nouvelle lumière sur l'arrestation et l'interrogatoire des tués ni sur les circonstances de leur mort.

Finalement on procéda le 2 juin 1949 à l'exhumation des cadavres dans la clairière de Karlstein. Onze furent inhumés dans le cimetière communal de St Zeno à Bad Reichenall et bénits par un prêtre catholique. La sépulture commune se trouve aujourd'hui encore là-bas dans le groupe 11, rangée 3 N° 81 et 82.

Le lieutenant Briffaut était en uniforme de la Heer, ce qui a emmène certains a affirmer qu’il était de la LVF, pas de la Charlemagne. Qu’est-ce qu’un Waffen-SS ? Celui qui a prêté serment ou celui qui est affecté sur papier sans savoir participé à la prestation... Il faut être réservé sur le cas Briffaut. Il a certainement fait des allers et venues dans les hôpitaux. Ce qui est certain, c’est qu’il est en tenue de la Heer. Il est avec ses camarades. Il faut savoir que les hommes de la LVF sont arrivés à Wildflecken dans des tenues variées, mais essentiellement de la Heer. La perception d’effets W-SS, ne s'est pas faite le lundi de la semaine suivant leur arrivée. Le lieutenant Briffaut qui était affecté au régiment 58 de la Charlemagne, aurait pu être hospitalisé au moment de l’équipement (A-t-il eu un commandement effectif ?). Il en est de même pour le tatouage du groupe sanguin, tous n’ont pas été tatoués pour diverses raisons. Par ailleurs, surtout en repli, les hospitalisés ne dorment pas avec leur uniforme et en cas de précipitation, les militaires peuvent s’équiper avec ce qu’il trouve de plus rapprochant.

L'exécution eut lieu le 8 mai 1945 vers 17 heures, donc quelques heures avant l’entrée en vigueur du cessez le feu général.

Un récent ouvrage de J.C. Notin (Leclerc, éditions Félin) relance la polémique en émettant l’hypothèse que Leclerc, suite à la très célèbre réplique lancée par un W-SS a qui il demandait s’il n’avait pas honte de porter un uniforme allemand "et vous ! Vous portez bien un uniforme américain ", aurait simplement demandé à ses officiers "débarrassez-moi d’eux", voulant dire par là évacuez les vers l’arrière, et que son ordre aurait été mal interprété par un officier encore sous le choc d’être passé à Dachau peu de jours avant. Cette tentative de blanchiement de Leclerc est sympathique mais semble peu probable : Un acte grave comme l’exécution de 12 prisonniers de guerre, sans jugement, ne peut être l’initiative d’un subalterne d’autant plus que la guerre était finie et que cet officier ne se trouvait donc pas dans une situation d’urgence sous le feu de l’ennemi. La 2ème DB était une unité régulière de l’Armée Française, structurée et disciplinée et, pour exécuter un tel ordre, il fallait qu’il vienne du QG.
Une autre polémique concerne la présence d’un 13ème W-SS, fils d’un officier supérieur de la 1ère Armée, qui aurait été épargné et renvoyé à son père.

L’affaire est toujours en cours, l’hypothèse n’est pas avérée. Il y a bien un fils d’officier supérieur parmi ces prisonniers, mais ce garçon n’a pu être reconnu par la famille, parmi ceux visibles. Au résultat : Sur les photos de 1945, il y a 12 soldats. Il y a exécution. 11 corps sont exhumés en 49. Cela semble très mathématique. L’article de journal sur le 2 juin 49 omet-il un corps ? Y avait-il 13 hommes avant la série de photos ? Encore un mystère qui reste à résoudre.

Les noms connus à ce jour :
Oberscharführer Serge Krotoff, né le 11.10.1911 à Madagascar
Uscha Jean Jules Eugene Robert, né le 01.02.1915
Lieutenant Paul Briffaut, né le 08.08.1918 à Hanoi (Indochine)
W-SS-grenadier Robert Daffas
W-SS-grenadier Raymond Pavras

http://www.histoquiz-contemporain.com/H ... emagne.htm


 

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Re: Les Waffen SS français

Nouveau message Post Numéro: 116  Nouveau message de Loïc Charpentier  Nouveau message 29 Déc 2010, 18:42

Daniel Laurent a écrit:Bonjour,
Bad Reichenhall n'est pas en Autriche mais en Allemagne.


De nos jours, à deux kilomètres près... :grand-sourire: De toute façon, à l'époque, il n'y avait pas de frontière géographique entre l'Allemagne et l'Autriche.


 

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Re: Les Waffen SS français

Nouveau message Post Numéro: 117  Nouveau message de orpo57  Nouveau message 29 Déc 2010, 23:16

Poisoux a écrit:Certains sont partis par la suite en Indochine avec la Légion Etrangère ou le Bataillon d'Infanterie Légère d'Outre-Mer après un moment passé à l'ombre (Le Bataillon Des Damnés. Indochine 1949-1950 de Raymond Muelle)et ont continué une carrière dans l'Armée Française. D'autres après une peine de prison ou de traveaux forcés sont rentré dans le moule de la vie civile (Pierre Rostaing) avec quelques uns qui se sont rapproché des partis politique d'extrême droite.
Pour finir, les plus chanceux ont réussit à s'enfuir tout de suite après la guerre en Amérique du Sud comme Jean de Vauglelas (1913-1957), cadre de la Milice française et officier de la Waffen-SS.


Le Bataillon d'Infanterie légère d'Outre-mer constitué en 1948. Composé exclusivement de prisonniers politiques capable de servir outre-mer. il n'était pas question d'amnistie mais de "pardon suspensif". ils ne portaient pas d'insigne et n'avaient pasde drapeau. ils n'étaient pas éligible pour une promotion, l'encadrement étant constitéu par les Troupes Coloniales.
La majorité des volontaires (~500) étaient issus de la Charlemagne.
Du 3 janvier 1949 au 17 mars 1949 la 1er Cie du BILOM stationna au Cambodge et subit de Lourdes pertes. puis elle fut transferrée dans le Sud Annam.
Entre avril 1949 et juin 1949, la 2e Cie du BILOM fut engagée à son tour.
Le 20 juin 1949, pour la première fois des "réprouvés" du BILOM furent décorés de la Croix de Guerre.
le 2 juillet 1949, la 1ère cie fut dissoute pour former la 1ère cie de marche du Sud Annam. ils devenaient des soldats réguliers du corps expéditionnaire bien qu'il n'ait pas encore été question d'amnistie.
Pour la 1ère fois, des "réprouvés3" ont été promus à des grades de sous officiers.
En février 1950, une centaine d'ex BILOM furent affectés au 6e Bataillon de Marche d'Extrême Orient (BMEO).
En décembre 1950 les BMOE ont été rebaptisés Bataillons Montagnards.
En mars 1951, les premiers rapatriements des ex-BILOM ont commencé. Certains ont préf2ré resté en Indochine.
l'un d'entre eux ayant atteint le grade d'adjudant mortellement blessé en Algérie a été décoré de la Légion d'honneur sur son lit de mort dans un hopital parisien.
(extrait de FOR EUROPE the french volunteers of the Waffen SS par Robert FORBES Helion and Cie Ltd)
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Re: Les Waffen SS français

Nouveau message Post Numéro: 118  Nouveau message de Poisoux  Nouveau message 30 Déc 2010, 10:52

Il y au aussi une unité de pionnier qui fut créé pour Madagascar avec les volontaire les plus agés.
Dans le BILOM, qui devait au départ constitué une demi-brigade, on trouvait aussi des militant PPF, RNP, Parti franciste et des artistes collaborationniste.
Cordialement
Gaël

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