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L'armée Italienne.

Dans cette rubrique vous trouverez tout ce qui concerne les grandes unités combattantes de la seconde guerre mondiale, tant du côté allié que de celui des forces de l'axe. Divisions d'infanterie, de paras, de blindés, de la légion, des waffen SS,etc..c'est ici qu'on en parle!
MODÉRATEUR: Vincent Dupont

Re: L'armée Italienne.

Nouveau message Post Numéro: 21  Nouveau message de Vincent Dupont  Nouveau message 25 Mai 2009, 09:08

Ce que je me disais aussi Enrico... :mrgreen:
Nous nous éloignons de l'Armata d'Italia :roll:

;)
Vincent

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"L'ignorance du passé ne se borne pas à nuire à la connaissance du présent ; elle compromet, dans le présent, l'action même."
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Re: L'armée Italienne.

Nouveau message Post Numéro: 22  Nouveau message de Tom  Nouveau message 25 Mai 2009, 10:08

Enrico est content : quelle bagarre ! ;)

Audie écrit :

Je crois qu'il est toujours un peu difficile de réconcilier le point de vue extérieur de la France qui s'irrite quand on veut nous faire croire que la majorité de la France résistait et celui à l'intérieur qui s'irrite également quand on veut trop minimiser l'apport de cette précieuse Résistance. De Gaulle, en fin politicien, devait absolument réunir la France à nouveau et a utilisé des phrases rassembleuses. Est-ce qu'elles traduisaient la réalité sur le terrain ? J'en doute fortement. Cependant, comme me l'avait déjà fait remarquer dynamo dans un autre post, je peux comprendre que les Français, après avoir remercié leurs fidèles alliés, réclament un peu plus de reconnaissance pour l'apport de leurs soldats, autant ceux qui ont combattu au sein des Corps d'Armées alliés que ceux qui ont combattu dans l'ombre. Est-il cependant si injuste d'affirmer que la plupart des gens en pays occupés essaient seulement de survivre sans trop souffrir ?


Tout à fait d'accord ! :cheers:

Loïc écrit :

je ne sais pas à qui notre cher Allobroge destine son ultime esperance, toutefois je me permets humblement de rajouter que le mythe gaulliste-communiste avec tous ses défauts est peut être certainement moins éloigné de la réalité que celui/ceux qui l'a remplacé, celui d'une France veule et velléitaire véhiculé par une forfanterie télévisuelle antigaulliste des années 70 de réactionnaires soixantehuitards qui possédaient l'objectivité d'un inquisiteur espagnol croisé avec un commissaire politique bolchévique siégeant un tribunal révolutionnaire sous la Terreur ou celui du courant que j'appelle dreyfusard, du nom de l'Historien pas du capitaine, qui peut se résumer ainsi : quelques collabos, quelques résistants, un point partout, la balle au centre.


Cher Loïc, en disant que le mythe « gaulliste-communiste » de la France résistante et victorieuse avait été remis en question dès le début des années soixante-dix, je ne prenais pas fait et cause pour les légendes de substitution qui ont, hélas, suivi, selon le mouvement du balancier (d’un extrême à l’autre). Cependant, le balancier est un instrument destiné à régulariser, stabiliser, équilibrer et, si je devais prendre parti, ce serait pour ce que les historiens Jean-Pierre Azéma et François Bédarida appellent, dans la revue susmentionnée (Esprit, no 1, janvier 1994), « l'historisation de la Résistance », long et difficile processus par lequel la production historique se dégage lentement du mythe.

Cela dit, le mythe « gaulliste-communiste », qui a atteint son point culminant dans les années soixante (« Le temps du palais gaulliste et de la datcha communiste », selon l’expression des historiens précités), présente une vision canonique et irénique bien éloignée de la réalité : pour reprendre les termes du Général et de L’Humanité en août 1944, la France finalement victorieuse aurait été libérée par son peuple tout entier résistant, avec le seul concours de ses armées… :shock: :roll:

Toutefois, alors que la mémoire gaulliste met l’accent sur la subordination de la Résistance intérieure à la France libre (par ex., dans son discours lors de la panthéonisation de Jean Moulin en 1964, André Malraux ne parle quasiment pas des combattants de l’ombre), la mémoire communiste insiste sur la prépondérance des F.T.P. et peut se montrer violemment antigaulliste (cf. Les F.T.P. de Charles Tillon en 1962).

Sur ce, Loïc, mon « espérance » est destinée, entre autres et en tant qu’Allobroge, à tous ceux qui persistent à croire que, par exemple, la Haute-Savoie « s’est libérée par elle-même, sans aide extérieure ».

Permettez-moi de reproduire l’un de mes messages à ce sujet, qui peut éclairer le problème :

Certes, les F.F.I. haut-savoyards auraient pu rester tranquillement chez eux ou dans leurs maquis au fin fond des forêts et attendre l’arrivée des Alliés qui avaient débarqué en Provence le 15 août 1944 et qui approchaient. Au lieu de cela, ils ont attaqué les garnisons et les convois de l’occupant allemand et de ses auxiliaires français (notamment la Milice) et, tantôt sans coup férir, tantôt après un coup de bluff, comme à Annecy ou à Evian, tantôt après de vifs combats avec pertes, comme à Cluses, les trois mille cinq cents F.F.I. (A.S. et F.T.P.) ont réussi à obtenir la reddition de la plupart de leurs adversaires […].
Sans conteste, donc, un magnifique résultat pour la Résistance haut-savoyarde.

Pourtant, affirmer que la Haute-Savoie s’est libérée par elle-même sans aucune aide extérieure, c’est jouer sur les mots et énoncer une contrevérité !

En effet, si les Alliés n’avaient pas envoyé des armes à la Résistance haut-savoyarde (notamment, par le grand parachutage anglo-américain du 1er août 1944 sur le plateau des Glières), surtout s’ils n’avaient pas débarqué en Normandie le 6 juin 1944, puis en Provence le 15 août 1944, s’ils n’avaient pas bombardé et engagé les forces allemandes au point de les obliger à se replier vers le nord-est de la France dès le 16 août 1944, celles-ci se seraient retournées contre les F.F.I. à découvert et les auraient écrasés en quelques heures (déjà les Glières et le Vercors, bien armés et retranchés dans des forteresses naturelles, n'avaient pas tenu). Ne s’agit-il pas là d’une aide extérieure essentielle, voire décisive ?

De plus, même si l’on tient compte de cet élément primordial, les F.F.I. haut-savoyards n’ont pas chassé les occupants, mais les ont plutôt empêchés de partir (selon l'ordre de repli du 16 août) ou de se rendre aux Américains qui arrivaient vers Grenoble. Ce dernier fait n’a-t-il pas pesé dans la balance ? D'ailleurs, que serait-il arrivé si les Américains n'avaient pas été en vue ? Le 12 août encore, le médecin-chef Oberstleutnant Recktenwald, commandant la place d'Evian (où se trouvaient plus de huit cents soldats allemands hospitalisés), déclarait (cf. rapport Recktenwald, section hôpital 906 d'Evian à la section hôpital 509 d'Annecy) : « Il conviendrait de ratisser la Haute-Savoie avec une division expérimentée et d'expédier dans un camp de concentration tous les hommes de dix-huit à cinquante ans... »
[…]
Bref, les F.F.I. haut-savoyards ont bravement combattu contre des policiers et des douaniers sans attendre l'arrivée des Alliés, ont obtenu de bien meilleurs résultats que dans beaucoup d'autres départements où la situation était similaire, mais ils ne peuvent prétendre avoir libéré la Haute-Savoie sans aide extérieure !

Pour ne pas trahir la vérité au profit d'un nationalisme illusoire, on devrait plutôt reconnaître qu'ils ont largement contribué à la Libération : ce serait déjà un beau titre de gloire...



:cheers:

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Re: L'armée Italienne.

Nouveau message Post Numéro: 23  Nouveau message de Enrico Cernuschi  Nouveau message 25 Mai 2009, 13:00

Et alors le voilà le valeur combative insuffisante e l'Armée Italienne est un mythe comme autres mythes de la 2e Guerre Mondiale (pardon pour mon française riducule).

Quod erat demonstrandum

EC


 

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Re: L'armée Italienne.

Nouveau message Post Numéro: 24  Nouveau message de Tom  Nouveau message 25 Mai 2009, 14:34

Une (mauvaise) plaisanterie au sujet de la "lâcheté" des Italiens courait parmi les Français à cette époque. Au commandement : "Tous à la baïonnette !", les soldats italiens se précipitent tous vers... l'arrière, ayant compris "tous à la camionnette !"

Les Français, qui venaient de subir l'humiliation de la cuisante défaite de juin 1940 face à la Wehrmacht et qui avaient contenu l'armée italienne sur les Alpes (surtout grâce aux montagnes, aux fortifications et à l'artillerie), tentaient, par des moqueries faciles, de compenser leur honte - l'humiliation entraînant, selon Gide, un renforcement de la vanité...

Cela dit, les Italiens étaient assez mal vus en France... depuis la fin du XIXe siècle où, main-d'oeuvre immigrée bon marché, ils entraient en concurrence avec les travailleurs français (au sujet des violences xénophobes dont les migrants italiens ont été victimes en France à la fin du XIXe siècle, voir Pierre Milza, Voyage en Ritalie, Plon, 1993 - Payot, 1995, notamment le chapitre 4).

Dans les années trente, l'animosité à leur égard a redoublé à cause du fascisme ou, peut-être, à cause de la justification plus honorable qu'offrait ce dernier, car c'étaient plutôt les antifascistes italiens qui étaient réfugiés en France. Ainsi mon grand-père paternel, Charles Cerri, venu à pied du Piémont en Savoie en 1902 pour trouver du travail, ayant été rappelé dans l'armée italienne durant la Grande Guerre, où il a notamment combattu sur le Piave, a-t-il acquis la nationalité française en 1933, sans doute pour régulariser sa situation et éviter certaines remontrances, car il avait épousé une Savoyarde d'origine juste après la guerre de 14-18.

Au cours de la SGM, les Savoyards d'origine, qui se montraient déjà depuis longtemps en général peu accueillants envers les migrants d'outre-monts, ont d'autant plus détesté les "ritals" qu'ils craignaient l'annexion définitive de la Savoie à l'Italie de Mussolini...


Voir ma page : http://alain.cerri.free.fr/index24.html

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Re: L'armée Italienne.

Nouveau message Post Numéro: 25  Nouveau message de Igor  Nouveau message 25 Mai 2009, 18:10

Une anecdote amusante qui en dit long sur la mauvaise réputation des troupes italiennes.
Après avoir reçu une balle (ou un éclat) dans la partie charnue de son anatomie, le romancier Alphonse Boudard (alors soldat dans l'armée de De Lattre) est moqué par ses amis qui ironisent sur sa "blessure italienne".

Le livre de Dominique Lormier a le grand mérite de s'intéresser à des campagnes peu connues (Grèce, corne de l'Afrique, Yougoslavie) et de montrer que les soldats de Mussolini n'étaient pas des lâches, même dans des situations quasi désespérées (campagne de Russie lors de l'hiver 42-43).

Toutefois, comme l'écrivent Vincent et Enrico, il ne faudrait pas passer sous silence les lacunes des forces armées italiennes. D'abord un matériel parfois dépassé, ainsi en 1940 les pilotes italiens utilisent encore des chasseurs biplans, tandis que les chars sont surtout composés de tankettes faiblement armées et blindées. L'armement individuel n'était pas toujours non plus à la hauteur, ainsi que l'équipement. Des milliers de soldats souffrirent de gelures lors des combats autour de Stalingrad.
Ensuite la tactique était désuète, les généraux n'ayant rien retenu des succès de la Blitzkrieg. Lors de l'invasion de l'Egypte en septembre 1940, les troupes italiennes (pourtant plus nombreuses) sont faiblement mécanisées et se contentent d'avancer méthodiquement, sans chercher à bousculer les soldats du Commonwealth. Ces derniers ont au contraire privilégié des offensives rapides dont le fer de lance étaient les blindés. Ce qui permit de capturer un nombre considérable d'hommes et de matériel.
En gros, une sorte de répétition de la campagne de France de l'été 1940.

Pour finir, je m'interroge sur les motivations de la troupe. Le soldat allemand a une revanche à prendre contre la France, mais son homologue italien est-il intéressé par la conquête de milliers de km2 de sables ?
Cordialement

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Re: L'armée Italienne.

Nouveau message Post Numéro: 26  Nouveau message de Enrico Cernuschi  Nouveau message 25 Mai 2009, 20:07

Igor (pardon pour l'anglaise),

the Italian soldier, beyond the task to do his duty, between 1940 and 1945, like any other one of the planet, just because it was his duty first an dlast and stop (Did any French serviceman, except for Thorez, of course, refused to do his duty, witn more or less enthusiasm, on 1939-1940 only because he was not going to fight for Danzig or Britain'0s eyes? I don't think so) had two motivations:

a generic nationalistic one according categories dating since the XVIIII century at least which stated that to defend the country or to expand its borders were right actions

an ideological one which told him he was fighting for a better world where poorer nations like Italy would have better living conditions after the defeat of the rich and avid western powers.

There was, then, a third quite effective spin on 1941 when war against USSR capitalized the more than 20 years old teaching against bolscevism amnog the younger generations.

War against France was brief and not too much popular (An uncle of mine told me during the Seventies with quite a sorrow voice how aching was the voice from the French loudspeakers along the Alps on June 1940 asking not to fire against their Latin brothers; he was an old World War One soldier, for the next generation who knew very little about the Monte Tomba battle on 1918 and the Italian war in France on 1915 and 1918 it was easier, all they needed were "Nizza, Corsica and Savoia" even if Mussolini had given up even before the beginning of the war any claim on these two last provinces)

War against Britain was much more popular. The differences were too much deep and the enduring British bigotery (or, better, racism) justifield fight until 1945 and even later, like the killing on 1947 by Maria Pasquinelli of the British governor of Trieste and that town repeated streets fight during the Fifties against the UK soldiers)

War against Greece was a disaster. It begun with everyone believing it would a be an easy walk until Athens. There was no hate against that people.

War against Yugoslavia was much more popular. The feelings against that country had been
twenty years old (before fascism which tried, at the beginning, ater 1922, to reduce the too much harsh nationalistic sentiments in Eastern Italy acting as a moderator and trying to find a balance). The following guerrilla was very crude and helped very much the propaganda business. It was a fight for life or death and the only way was to kill not to be killed or, more probably, if seized, slaughtered.

For USSR see above. The encounters with the Ukraine inhabitants were positive for most of the soldiers, but the very poor state of the people did not induce any simpaty towards the local regime (and the Germans too).

USA. It was a different matter. Except if you had not your family killed or your house destroyed by their bombers (like in France, of course, where the number of the civilians who died under the Allied raids - about 60.000 - is not different from the Italian one) the winning USA culture (Movies, comics, music and, very last, literature) which had settled since the Twenties in the development of the Italian culture (like everywhere in Europe) and the knowlwedge of the new word by so many millions of emigrants, did not allow a real hate. The fascist intellectuals efforts to demonstrate that USA was a negative model for Italy were a total failure (and the publishing, on 1942, of "Americana", the first anthology of the USA literature, with many repronts during 1942 and 1943, was a confirmation of this mood - and of the strange nature of the fascist dictatorship and censorship, which allowed EVERYTHING except to say that Mussolini was an idiot) renewed by those same intellectuals after the war when they joined the Communist party playing again the same record during the following decades.

Salut les gars

EC


PS The Carolingean (German, French and British, i.e. Franks and Saxons) not very sympatietic attitude towards Italy is a category well known since the I Century BC, so I would not pay it a too much important weight. Italians are different and that's all.


 

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Re: L'armée Italienne.

Nouveau message Post Numéro: 27  Nouveau message de hilarion  Nouveau message 25 Mai 2009, 20:48

L'insuffisance du matériel est certainement l'une des causes de cette image qu'on a de l'armée Italienne , il est vrai que les chars L4 ont été employé alors qu'ils étaient dépassés.
Je sais qu'il y a des spécialistes de la montagne que je sollicite surun point
Tiré du Livre de Dominique Lormier "Mais l'offensive militaire n'est pas un échec militaire comme le reconnait l'historien militaire français Eric Lefevre" l'armistice a brisé l'offensive Italienne qui n'en était qu'à ses débuts."
Le général Montagne a tenu à affirmer ; "Contrairement à une idée répandue en France, les troupes Italiennes ont mené avec un grand courage cette bataille. Les unités d'assaut ont été conduites par des officiers pleins d'allant , qui sont souvent tombés à la tête de leurs hommes "

En juin 1940 la bataille des Alpes a été très disputée la valeur combative des Italiens n'est pas à faire, même s'il ont du subir de lourdes pertes liées aux fortifications de type "Maginot" Peut on considérer comme le dit Eric Lefevre que l'armistice a stoppé l'offensive et peut laisser sous entendre une probabilité de victoire.


 

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Re: L'armée Italienne.

Nouveau message Post Numéro: 28  Nouveau message de Walter Nowotny  Nouveau message 25 Mai 2009, 21:01

Il est incontestable que l'armée Italienne était mal préparée à une guerre de cette envergure.
Mais, comme dans toute armée, il est des soldats qui se battent bien et font ce qu'il peuvent avec ce qu'ils ont, et il y a aussi des soldats qui n'ont pas vraiment leur place sous les drapeaux.
De mon avis, l'armée Italienne n'était pas mauvaise, certains avions, navires et armes italiens étant même considérés comme des modèles dans leurs domaines respêctifs.
Cependant, le niveau matériel n'était pas exeptionnel.
Le plus gros désavantage de cette armée, ce sont plutôt les dirigeants au pouvoir, et les généraux mis en place pour raisons politique.


 

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Re: L'armée Italienne.

Nouveau message Post Numéro: 29  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 26 Mai 2009, 05:47

Walter Nowotny a écrit:Il est incontestable que l'armée Italienne était mal préparée à une guerre de cette envergure.
Mais, comme dans toute armée, il est des soldats qui se battent bien et font ce qu'il peuvent avec ce qu'ils ont, et il y a aussi des soldats qui n'ont pas vraiment leur place sous les drapeaux.
De mon avis, l'armée Italienne n'était pas mauvaise, certains avions, navires et armes italiens étant même considérés comme des modèles dans leurs domaines respêctifs.
Cependant, le niveau matériel n'était pas exeptionnel.
Le plus gros désavantage de cette armée, ce sont plutôt les dirigeants au pouvoir, et les généraux mis en place pour raisons politique.


Bonjour et merci pour ta contribution mon cher Walter.
Seulement serais-ce possible, avant toute chose et comme il est de règle, d'aller te présenter en quelques mots dans le topic "Bureau de recrutement" ?
Voici le lien
viewforum.php?f=28
Merci pour ta compréhension
Cordialement
Prosper ;)
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Re: L'armée Italienne.

Nouveau message Post Numéro: 30  Nouveau message de Tom  Nouveau message 26 Mai 2009, 16:56

Hilarion qui, si je me souviens bien ("Français, vous avez la mémoire courte !" ;) ), est un amoureux de l'Italie, écrit :

Tiré du Livre de Dominique Lormier "Mais l'offensive militaire n'est pas un échec militaire comme le reconnait l'historien militaire français Eric Lefevre" l'armistice a brisé l'offensive Italienne qui n'en était qu'à ses débuts."
Le général Montagne a tenu à affirmer ; "Contrairement à une idée répandue en France, les troupes Italiennes ont mené avec un grand courage cette bataille. Les unités d'assaut ont été conduites par des officiers pleins d'allant , qui sont souvent tombés à la tête de leurs hommes "


N'ayant pas (encore) lu le livre de Dominique Lormier, je n'aurai pas la prétention de contredire ces assertions, d'autant qu'elles ont été émises par des gens en principe compétents. Pourtant, il me semblait que les soldats italiens n'étaient pas, dans l'ensemble, très enthousiastes à l'idée de se battre contre les Français et, surtout, que cette offensive italienne avait été mal menée, l'infanterie ayant été lancée à l'assaut sur un versant abrupt contre des fortifications ("la ligne Maginot des Alpes") bien défendues par une puissante artillerie française, ce sans appui de l'artillerie ni de l'aviation.

Voici un extrait de l'article "La campagne italienne de juin 1940 dans les Alpes occidentales" de l'historien italien Giorgio Rochat (traduction française par Anne Pilloud) publié en 2008 dans la Revue historique des armées :

En juin 1940, le groupe d’armées Ouest, déployé en Piémont et en Ligurie, comprenait deux armées : la 1ère armée au sud et la 4e armée au nord. Pour un total de 18 divisions d’infanterie (plus petites que les divisions françaises), 4 divisions alpines et 6 groupes de bataillons aux effectifs légèrement inférieurs, il y avait environ 300 000 hommes et 3 000 canons. Juste derrière, se trouvait la 7e armée, appelée « armée du Pô », composée de 10 divisions mobiles d’efficacité limitée, tandis que deux armées avec 10 divisions d’infanterie défendaient la frontière orientale. Selon des données officielles, sur les 73 divisions à efficacité variable existant en juin 1940, seules 19 étaient complètes ou presque, 32 incomplètes mais utilisables, quant aux autres, elles étaient inefficaces par manque de moyens.
[…]
Les premiers jours de guerre dans les Alpes furent […] sans épanchement de sang, seulement des engagements entre patrouilles. La chaîne de commandement italienne avait des aspects tragi-comiques, un tas de généraux en compétition. […] En réalité, les décisions étaient prises à Rome par Mussolini, avec quelques limites posées par le maréchal Badoglio, chef d’état-major général mis à l’écart ; d’incroyables retards de transmission contribuèrent donc à la confusion […]. […] Mussolini donna donc l’ordre [à un Badoglio réticent] le 19 juin de mener de fortes attaques à la frontière et décida ensuite, le 20, une offensive générale […].

Ainsi commença une bataille de quatre jours, du matin du 21 juin à la nuit du 24, une bataille menée quand le sort de la guerre était déjà décidé et qu’à Rome, les pourparlers pour l’armistice franco-italien étaient en cours. Ce fut une offensive sans espoir. Tout d’abord parce que la frontière française était bien fortifiée, nous avons déjà dit que toutes les études italiennes excluaient la possibilité d’une percée. Ensuite, parce que jusqu’au 20 juin, le déploiement italien était défensif, troupes et artilleries étaient encore positionnées de façon à arrêter une offensive française désormais impossible. Les troupes italiennes devaient donc partir à l’attaque des positions françaises sans autre appui que le feu des forts italiens, presque toujours orientés à la défensive. En outre, le temps était très mauvais, la nuit, furent enregistrées des températures allant jusqu’à moins 20 degrés, ce qui était trop pour l’équipement médiocre de l’infanterie avançant dans la neige. En termes militaires, cette offensive était donc vouée à l’échec dès le départ. En termes politiques, cette offensive devait démontrer que l’Italie fasciste avait, elle aussi, pris part à la guerre. Aussi, il y avait encore un espoir mal dissimulé : que l’effondrement de la France face aux Allemands gagnât aussi l’armée des Alpes, de manière à permettre une avancée italienne facile.
[…]
La résistance victorieuse de l’armée des Alpes fut l’unique succès français du tragique désastre du printemps 1940. On peut donc comprendre que l’on s’en souvienne et qu’il soit célébré. Le grand mérite de l’armée des Alpes du général Orly fut de continuer à combattre avec détermination quand la France s’écroulait, même contre les Allemands qui avançaient depuis Lyon. Il ne faut cependant pas exagérer ce succès contre les Italiens dans la bataille des Alpes car tous les avantages étaient du côté français.

La façon la plus efficace pour présenter les combats est de comparer les pertes. Les Français eurent 37 morts, 62 blessés, 155 prisonniers ; les Italiens : 642 morts, 2 631 blessés, 2 151 gelés, 616 portés disparus. Les données sur ces derniers laissent de nombreux doutes comme toujours. Les portés disparus devraient être en partie des morts dont les corps ne furent pas retrouvés. Ces données apparaissent dans un rapport de l’état-major italien du 18 juillet 1940 quand beaucoup de morts italiens gisaient encore sous la neige. Donc, 37 Français morts contre 642 Italiens, peut-être 800 et plus, si l’on tient compte des portés disparus. Des chiffres qui suffisent à renseigner sur ce que fut l’offensive italienne : une infanterie attaquant des fortifications françaises modernes sans l’appui de l’artillerie ni de l’aviation. Un autre chiffre s’avère significatif : 2 152 hommes assez gravement gelés pour être hospitalisés. Des nuits passées dans la neige avec un équipement médiocre ! Le temps était très mauvais, mais on était en juin et sur les montagnes italiennes. Il est difficile d’analyser les quatre jours de l’offensive italienne. Il manque un centre de gravité, un objectif précis. L’attaque était sur tout le front, du massif du Mont-Banc à la Méditerranée, dans une douzaine de secteurs différents, le plan était toujours le même.
[…]
Le résultat de la grande offensive italienne fut bien misérable : l’occupation du versant français sur une profondeur réduite et variable, qui ne touchait jamais les forts français. Seul un nombre limité de fortifications avancées furent conquises. Le plus grand succès fut la prise de la petite ville de Menton au bord de la mer, tout de suite mise à sac.


N.B. En fait, si l’animosité à l’égard des Italiens a redoublé dans la France des années trente, c’était davantage à cause des répercussions tardives de la crise de 29 que du fascisme (vieil argument : « 500 000 chômeurs, 2 millions d’étrangers », émanant, à cette époque, de la… gauche !). Quant à la réputation de « lâcheté » des Italiens, elle datait, bien sûr, d’avant le « coup de poignard dans le dos de 1940 »…

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