Post Numéro: 12
de Loïc Charpentier
04 Juin 2020, 12:41
Pour essayer de faire simple, on retrouve dans l'arme blindée, les distinctions qui existaient, historiquement, entre la cavalerie lourde et la cavalerie légère. Par exemple, dans la cavalerie française, les cuirassiers constituaient la cavalerie lourde, leurs charges étant sensées enfoncer l'infanterie adverse. A l'inverse, la cavalerie légère assurait l'éclairage, les missions de reconnaissance et harcelait l'adversaire sur ses flancs ; assez, rapidement, d'ailleurs, quand le mousquet s'était allégé, pour faire place à la carabine, la cavalerie légère avait combattu, le plus souvent, démontée et en formation de tirailleur, pour faire le coup de feu.
Pour ceux qui s'intéressent au cinéma, l'excellent film "La Charge de la Brigade Légère", sorti en 1968, impitoyable réquisitoire contre l'imbécilité des états-majors, où les chefs de corps achetaient souvent leur charge où se la faisaient attribuer sur la base de leur seul rang de noblesse et de leurs relations, et du corps des officiers britanniques - c'était, certes, dans le vent contestataire de l'époque, mais pas que!... - qui faisait référence à la charge "imbécile" de la brigade légère britannique (regroupant 5 régiments) sur une position d'artillerie russe à Balaklava, durant la Guerre de Crimée ! Ce n'était en rien une mission de la cavalerie (encore moins légère) ! Cette charge avait été un grand moment de panache, de bravoure inutile, mais s'était, aussi, terminée par un lourd carnage au sein de la cavalerie britannique.