
Le général Platon CHIRNOAGA
La mise sur pied d'une unité nationale se fera au sein de la Waffen-SS. Le général de brigade Platon CHIRNOAGA, sorti de son Offlag après sa capture le 20 octobre à la tête de la 4e division d'infanterie, est convaincu par SIMA de reprendre la lutte contre l'Union Soviétique et le nomme ministre de la défense et chef suprême des forces armées. Les hommes de la 4e division d'infanterie choisissent de rejoindre leur chef, plus motivés par un meilleur ordinaire -ils meurent de faim dans les Lager- que par conviction politique. Douze mille hommes sont ainsi recrutés. Le SS-Führungshauptamt autorise la mise sur pied d'un régiment le 3 novembre 1944 et les premiers éléments sont transférés au camp d’entraînement de Döllersheim près de Vienne afin d'organiser la future Waffen-Grenadier- Division der SS (Rumänisches Nr. 1).

Waffen-Grenadier Regiment der SS (Rumänisches Nr. 1)

Avec l'arrivée des anciens prisonniers de guerre encadrés par les légionnaires de la Garde de Fer, un premier régiment est levé qui compte environ 3.000 hommes, constitué de deux bataillons à quatre compagnies commandées par deux officiers roumains : Les Hauptsturmführer DREVE et OPRIS mais c'est un officier allemand qui dirige l'unité, le SS-Sturmbannführer Gustav WAGNER, vétéran de la 18. SS-Freiwilligen Panzergrenadier-Division « Horst Wessel ». Le 10 décembre, le Waffen-Grenadier Regiment der SS (Rumänisches Nr. 1) prête serment de fidélité au Führer. Entre-temps, les commandements changent, WAGNER est remplacé par le SS Standartenführer Albert LUDWIG à son tour remplacé par le SS-Standartenführer Wilhelm FORTENBACHER. Les Roumains manquent d'armes, de canons antichars, de véhicules et même d'uniformes. Certains clichés les montrent arborant encore la tenue de l'armée royale. En raison de la tournure des événements pour le Reich, l'instruction est raccourcie et les Roumains sont envoyés à la mi-février sur le front de l'Oder, occuper la tête-de-pont de Schwedt jusqu'au 3 mars 1945. Rattaché tactiquement à la 547.Volksgrenadier-Division et aux dépendances du III.SS-Panzer-Korps, le régiment est renuméroté Waffen-Grenadier Regiment 103 (Rumänisches Nr. 1).

Après l'écroulement du front de l'Oder, l'unité se replie et en raison du grand nombre de désertions, beaucoup de Roumains sont désarmés pour servir dans des bataillons de travailleurs. Le régiment est renommé 103.Panzer-Zestörung Regiment (Rumänisches Nr. 1) mais les Roumains ne disposent d'aucun canon Pak et doivent affronter les T-34 uniquement avec une poignée de Panzerfaust. Décimés lors des combats d'Oranienburg, le 23 avril, peu de survivants parviendront à rejoindre les lignes américaines.
Waffen-Grenadier Regiment der SS (Rumänisches Nr. 2)
Un second régiment est en cours de constitution à Döllersheim afin de l'intégrer à la future division. Mais en raison de l'avance soviétique sur Vienne en avril 1945, l'unité est transformée en Panzer-Zestörung Regiment (Rumänisches Nr. 2) commandé par le SS- Standartenführer Albert LUDWIG. Après la prise de la capitale autrichienne, les restes du régiment se replient vers l'ouest pour se rendre aux troupes américaines. Un troisième régiment ne verra jamais le jour.
Les Roumains au service de SKORZENY
Des volontaires roumains, après une sélection rigoureuse rejoignent les rangs de l'Abwehr pour être brevetés parachutistes et suivre des cours de techniques de sabotage, de transmissions, de renseignements et aux opérations de guérilla. Ils doivent pouvoir être parachutés en Roumanie par petits groupes de 3-4 hommes. Soixante-dix volontaires commandés par l'Oberleutnant MÜLLER, secondé par Virgil POPA, sont regroupés au camp de Korneuburg. Un groupe plus important d'une centaine d'hommes intègre le Südost Jagdverband du Standartenführer Otto SKORZENY à Stockerau. La compagnie roumaine est commandée par le major BENESCH. Véritables opérations suicide, les volontaires parachutés en Roumanie seront débusqués par le Smersch et abattus. Épilogue Les rescapés des combats sur le front de l'Oder parviendront à rejoindre les lignes alliées et après une année de captivité ne seront finalement pas livrés aux soviétiques et iront chercher refuge aux USA ou en Argentine. Le gouvernement national se réfugie après la prise de Vienne à Alt Aussee en Autriche. Horia SIMA émigrera en Espagne où il s'éteint le 25 mai 1993.
Le major Benesch à l'école de Stockerau.

Pour ens savoir plus sur la Roumanie, ce sujet provient d’ Histomag 96.
https://portail.39-45.org/histomag-n96/
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