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L'apport de la resistance le 6 juin 1944


Le 6 juin 1944, 6 divisions d'infanterie débarquent sur 5 plages précédées par 3 divisions aéroportées.
Dès le 7 juin, c'est la bataille de Normandie qui commence et qui ne s'achèvera que le 29 aout.
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L'apport de la resistance le 6 juin 1944

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de juin1944  Nouveau message 13 Avr 2003, 20:34

Bonsoir à tous. Les 4 et 5 juin 1944, deux messages donnent le signal d'actions de destructions à la Résistance Française (1- Il fait chaud à Suez 2- Les dés sont sur le tapis).

Dès lors,les différents groupes FFI de l'ouest de la France entrent en action par des opérations visant à saboter les voies et moyens de communication vers la Normandie.

Il apparait, à la lecture des principaux ouvrages consacrés au Jour J, que le rôle de la resistance a souvent été oublié. Partagez vous cet avis ?
Quel bilan global tirer du rôle de la resistance lors d'Overlord ?


 

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Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Origfild  Nouveau message 09 Mai 2003, 22:28

Ne connaissant moi-même que peu cette partie :roll: :cry: de notre centre d'intérêt, je vais laisser la parlole à mon "associé" qui vous donnera sa réponse ne éditant ce message. :wink: .

:idea: A défaut, allez donc voir sur la page http://membres.lycos.fr/overlord44/webp ... tance.html :wink:


 

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Action de la Résistance

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de lht86  Nouveau message 11 Mai 2003, 20:48

A ce propos, connaît-on l'articulation du ou des réseaux normands ayant contribué au succès du débarquement ?

Pascal LHOUTELLIER


 

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Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de lieutenant winters  Nouveau message 20 Mai 2003, 18:25

henry frenay ecrivit une lettre a de GAULLE,pour qu'il fasse entrer des communistes dans le gouvernement.son anti-communisme se durcit lorsqu'il commence a comprendre que les communistes veulent dominer le pouvoir a la liberation et lance (pour cette raison) une longue campagne diffamatire contre la figure emblematique de la resistance interieure.il ne comprendra pas cet acharnement et et nourrira un fort ressentiment :D


 

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Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de blindhammer  Nouveau message 27 Jan 2004, 18:43

bonjour

personnellement je pense que si la résistance n'avait pas été aussi active le débarquement n'aurait pu avoir lieu. la résistance a saboter les lignes de communications des allemands et on donc retardé l'arrivé des renforts sur les plages.

en dehors des 2 messages que tu cite juin je voudrais savoir si ceux que l'on entend (verlaine et jean a de longues moustaches) sont authentiques est ont bien servis a indiquer aux résistants le débarquement? :?: :?: :?:


 

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Re: L'apport de la resistance le 6 juin 1944

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de SMoutin  Nouveau message 27 Jan 2004, 18:55

juin1944 a écrit:Il apparait, à la lecture des principaux ouvrages consacrés au Jour J, que le rôle de la resistance a souvent été oublié. Partagez vous cet avis ?
Quel bilan global tirer du rôle de la resistance lors d'Overlord ?


Il se trouve que récement, j'ai fait des recherches sur les mouvements des troupes allemandes vers le front de Normandie et, en toute objectivité, force est de reconnaitre que la resistance n'a que peu entraver ces montées en ligne.
La plupart des retards sont imputables à un manque de moyens de transports (pénuries de camions, beaucoup d'unités font le trajet à pied, voir en bicyclette), à la désorganisation du réseau ferroviaire, à la destruction des ponts sur la Seine et la Loire par l'aviation allié, à "l'interdiction" des routes par les Jabos à l'approche du champ de bataille, voir encore à des pénuries de carburant.
Le harcèlement des FFI se fera plus pressant lors de la débacle allemande il me semble.


 

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les strophes

Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de juin1944  Nouveau message 27 Jan 2004, 18:56

les strophes de verlaine sont tout à fait authentiques. Par contre des dizaines d'autres messages ont été envoyés aux différents groupes de resistance Français, chaque message donnant le feu vert ou l'alerte pour une mission particulière. La mise en alerte de tous les mouvements de resistance était : IL FAIT CHAUD A SUEZ


 

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Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de hilarion  Nouveau message 27 Jan 2004, 21:43

Bien sur que la résistance le rôle de la résistance a été oublié pour le débarquement, son action a été double d'une part toutes les actions de sabotage qui ont eu lieu, mais aussi toutes les informations qui ont été glanées par les resistants permettant aux alliés d'etablir une cartographie assez réaliste des plages du débarquemnt


 

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Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de Utaha_Beach  Nouveau message 06 Fév 2004, 19:30

Je pense, pour ma part, que nous pouvons qu'en même remercié les réseaux de résistance qui part les actions de sabotages ont aidés en grande partie les Alliés en empêchant le gros des troupes allemandes d'arriver en masse et les forçant à se battre en petit groupes! Et je pense aussi que l'opération n'aurait pu être réaliser si les alliés n'avait pas eu la puissance américaine!

Cordialement


 

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Nouveau message Post Numéro: 10  Nouveau message de LENEVETTE Roger  Nouveau message 24 Avr 2006, 10:05

Bonjour à tous
Ci dessous en réponse à Jeunot le rapport du Commandant Pétri pour l'Ille et Vilaine à partir de mai 1944.
Roger

Le mois de mai 1944

« Deux actions parallèles marquent l’action de la Résistance en Ille-et-Vilaine, pendant le mois de mai 1944. La préparation du débarquement désormais tout proche et la continuation de sabotages contre l’ennemi.
- C’est en mai, dit le commandant Pétri, que je repris liaison avec l’Etat-Major National, par l’intermédiaire du Commandant Patrick, délégué par le Comité Militaire National pour la région de l’Ouest. Le Commandant Jacques, subdivisionnaire et le commandant Maurice, inter aux opérations, composaient avec nous le Comité Directeur Régional. Le Quartier-Général des Maquis de l’Ouest devait être situé dans la région de Tour et rester en relations avec Paris. Tous les plans avaient été dressés pour que des ramifications de cette action de résistance s’étende à travers la Bretagne et la Normandie et permettent des mouvements de troupes et des parachutages.
« Dans le cours du même mois, j’entrai en liaison avec l’A.S. de Morlaix, qui était en relation directe avec Eisenhower. Nos réunions avaient lieu à Rennes, chez Mr Milon, notre maire actuel. Les planques des agents français désignés pour les parachutages étaient à Goven, chez Mr Gernigon et à Langon, chez Melle Moquet. Boursier était à Langon prés d’un des agents. Je faisais alors partie du triangle de direction des opérations du Premier Régiment Breton, sous les ordres du Colonel Fabien (Patrick).
- Que devenait pendant ce temps l’activité de vos groupes ?
- Les sabotages et les attaques à mains armées devinrent alors si nombreux, qu’il ne m’est guère possible que de vous indiquer les plus importants. Le 1er mai sautaient sept pylônes sur la ligne Montbelleux-Fougères. Le 7, à Rennes, le service d’information. Le 8, alors que nous étions occupé à saboter la ligne de l’Hermitage, pour empêcher un train entier de G.M.R. de partir attaquer les maquis de Pontivy, mon lieutenant Jean Marguerite et le capitaine Julien Lamanilève sont surpris par deux Allemands qui les mettent en joue et leur ordonne de les suivre. Heureusement, dans le but de les fouiller, l’un d’eux remet son arme à la bretelle, et c’est la bagarre, dont mes hommes sortent vainqueurs, après avoir tué l’un des boches et mis l’autre en fuite.
« Le train de G.M.R. ne partit pas ce jour là, et j’eus le temps de prévenir mes camarades du Morbihan. A Messac la destruction de 50 boyaux de freins immobilise toute une rame de wagons. A Dinan, une locomotive est rendue inutilisable.
« Le 11 mai, sous les ordres du lieutenant Guy Bélis, les F.T.P. attaquent à Fougères, en 4 groupes, 4 garages remplis de camions allemands, en détruisent par l’incendie une trentaine et brûlent l’essence, l’huile et le matériel de réparation. Le lendemain alors qu’ils prenaient le T.I.V., nos camarades sont attaqués par des agents français et de la gestapo. La bataille fut sérieuse puisque deux inspecteurs furent blessés et un Allemand tué, tandis qu’un des nôtres, Emile Favennec, était blessé au bras. A La Rivière, un kilomètre plus loin, ils sont descendus du train et partis à travers champs où les attendaient de nombreuses échauffourées avec les Allemands. Ils sont arrivés à Rennes épuisés et en loques.
« Enfin, la fin du lois de mai fut marquée par l’attaque du poste électrique de Saint-Brice-en-Cogles, au cours de laquelle le transformateur de secours fut détruit et le transformateur central endommagé.

IX

Le Débarquement

« Fin Mai, alors que s’organise le Maquis de Broualan, sous les ordres de Pierre Jouan, Jacques Marguerite, Auguste Delaigue et Rolland, pour servir de place de transbordement vers la Mayenne, brusquement, des arrestations multiples viennent gêner et contrarier notre action. Les agents envoyés de Paris et munis des dernières instructions sont arrêtés à la gare de Rennes. Jacques et Maurice sont pris dans une râfle de la Gestapo, dans un hôtel derrière la gare, en même temps que divers responsables de Bretagne qui détenaient les plans des opérations. Rue de Saint-Malo, Jean Marguerite, grièvement blessé, et Bob sont capturés par la Gestapo et la Milice. Ils seront plus tard tous deux torturés. Mr Gernigon à Goven, reçoit une visite de la Gestapo qui découvre chez lui des armes automatiques, incendie sa ferme, le torture et le fusilleront le 30 juin. Moi-même, je manque d’être arrêté avec Thierry et n’échappe que de justesse aux miliciens, qui sortaient des abris souterrains du champ de Mars, à l’instant où nous nous séparions.
« A la suite de toutes ces arrestations, je perdis le contact avec Fabien, alors que tous nos camarades de la Côte étaient déjà prévenus. A la veille du grand combat, tout semblait compromis.
« Cependant les premiers messages passent à la radio de Londres, messages, dont le sens nous était dévoilé par le Quartier-Général de Morlaix. « J’ai une centaine de canards », nous annonça le parachutage de la nuit du 29 au 30 mai, à Louvigné-du-Désert. L’avion parachuta de beaucoup trop haut et les containers s’éparpillèrent dans les bois et les ravins, rendant la tâche difficile à nos camarades. Le tout fut néanmoins récupéré, camouflé dans une grange et recouvert de foin, en attendant d’être transporté à Fougères et ailleurs.
« Puis ce furent les messages d’attente :
« Le camion est en panne » ; « L’heure du combat est proche » ; 36 heures avant le débarquement : « Les sirènes auront des cheveux » ; « L’heure du combat viendra ».
« Suivant les instructions reçues et en accord avec Thierry, je décide de diriger les éléments vers la Normandie et d’y établir mon Etat-Major. Depuis la mi-mai, un camarade du nord de la Mayenne préparait les lieux, préparait des armes et du ravitaillement ; plusieurs F.T.P. étaient déjà sur place.
« Le 5 juin au soir, nous captons le message : « Il fait chaud à Suez », qui signifiait : Préparez vous, et en même temps, le message : « Les dés sont sur le tapis », qui voulait dire : Attaquez..
« Le 5 juin, des récupérations de carburant et d’ex-
plosifs étaient opérées à Loubigné du-Désert par un grou-
pe de Fougères. Le 6 au soir, ce furent les 7 attentats prévus
sur les voies de chemin de fer. Les explosifs avaient été re-
pris chez Mr Milon par notre ami Guénot de Morlaix, qui les
avaient transportés à Sainte-Anne-sur-Vilaine. Sur les sept
attentats (Ploërmel - La-Gouesnière , Messac – Guer ,
Messac – Rennes , Messac – Redon , Messac – Chateaubri-
ant , Ploërmel – Guer , Ploërmel – Malestroit) ,un seul fut
manqué au cours duquel nous avons perdu Louis Mazan. Le
même jour des pylônes sautent à Avessac, La Chapelle-Sain-
te-Melaine. Les groupes du sud de la Manche et de la Mayen-
ne coupent les câbles souterrains des lignes téléphoniques ;
Le Camp de Broualan récupère des armes.
« Le 7 juin, après les dernières directives données
aux groupes, nous organisons l’installation définitive de
l’Etat-Major dans la forêt de la Monnaye. Les groupes F.T.P
d’Ille-et-Vilaine arrivent les uns après les autres et la vérita-
ble préparation militaire va commencer.
« Dés le 9 juin, les bagarres recommençaient avec
l’attaque d‘une voiture allemande dont l’un des occupants
fut tué. Elles n’avaient pour ainsi dire jamais cessé, pas plus
en Normandie que dans toute la Bretagne. La liste de nos Pierre Brageul . Jean Marguerite
martyrs s’allongeait chaque jour : René Boursier, blessé, Roger Buard, Jean Guérillon
était achevé par les miliciens au maquis de Larchamp au pied du pylône qu’ils viennent de faire sauter
(à la suite d’une dénonciation par téléphone de Fleury au
milicien Bellier)
« Le même jour Guy Belis et quatre camarades étaient arrêtés lors de l’attaque du garage de la Feldgendarmerie de Fougères. Nous répondions coup pour coup : C’était le 7 l’exécution de Renard, le traître de Saint-Manvieux-Bocage (Calvados), accusé d’avoir livré un parachutiste Canadien ; c’était le 9 le déraillement d’une locomotive sur la ligne Rennes – Redon, après un déboulonnage de 44 mètres de voies, entraînant un arrêt du trafic de quinze jours. De fut le 13, sur la route de Renac, l’attaque d’un camion allemand.









X

Le maquis de Lignères

- Que devenait votre maquis de Mayenne ?
- Nous étions installé prés de Lignères-la-Doucelle, dans une ferme entre bois et champs, nommée la Gérarderie. Un énorme matériel, déjà, y était assemblé, et une quarantaine de gars réunis. Nous attendions de nouvelles arrivées qui en quinze jours, eussent porté notre nombre à 500 ou 600.
« Le 13 juin, nos indicateurs nous annoncent la présence d’un camion en panne prés d’Orgères. Treize Allemands l’occupaient.
- Diable !
- Oui, on a beau n’être pas su-
perstitieux… Nous attaquâmes en deux
groupes de cinq, emportant une victoire
à peu prés complète : 5 boches tués et 3
prisonniers. Malheureusement un man-
que de coordination des groupes causa
les blessures graves de deux des nôtres.
Paul Lasnier et René Pelé et, en somme
tout ce qui s’ensuivit.
« En effet, immédiatement
alertés par les boches en fuite, d’impor-
tants contingents allemands étaient sur
les lieux une heure après notre coup de
main. Chez Catois, le fils du maire de
Lignières, où il s’était réfugié, ils arrê- Un vestige de la tragédie du Moulin d’Evert où tombèrent 4 F.T.P.
taient Paul Lasnier et, à la Mairie, le res-
ponsable de l’A.S. qui s’y trouvait par un mauvais hasard.
« Vers 19 heures, Alain Le Gac, de garde, actionne sa mitrailleuse : le signal de l’alerte. Plus de 200 soldats entouraient le bois et le champ et disposaient sur les bords de la route des mortiers de campagne. Une partie de notre équipe gagne la forêt. Les autres dont j’étais, réfugiés dans le grenier de la ferme, tiennent en échec les Allemands et en tuent une vingtaine dont un officier S.S. Mais sous le feu de l’ennemi, notre situation devenait intenable. Je décide une sortie. Roland et le valet me précédaient. Derrière moi une grenade est jetée dans la salle que nous occupions, et de ceux qui occupaient la Gérarderie, nous fûmes les trois seuls survivants.
« Vers trois heures, j’arrivais dans une ferme, et plus tard dans une autre prés de Ciral où je m’endormis épuisé. Le lendemain, j’atteignis Saint-Aubin-du-Désert.
« Le Commandant Pétri se tait et dit lentement :
« Parmi ceux qui sont morts, ce jour là, il y avait des amis que j’aimais. Delattre que j’avais sorti de la prison de Vitré et qui vint se faire tuer à côté de moi. Pierre Jouan, qui venait à peine de nous rejoindre… Richomme. Ceux qui ne furent pas tués dans la ferme, les Allemands les amenèrent au carrefour, à 11 heures du soir et les fusillèrent, là, après d’innombrables tortures. Seule, fut épargnée, la fille du Commandant Maxime, déportée en Allemagne. Gustave Bobo notre Hôte, Cotin, René Pelé, Robert Gougeon, Paul Lasnier, Alain Le Gac, Gilbert Zoccolini, François Cheminel et Auguste Leduc, tombèrent en cet endroit.
« Le bilan de cette journée se soldait pour nous par la mort de onze camarades, la perte du matériel de guerre, de marchandises, de matériel d’imprimerie… et trois jours plus tard, par l’incendie de l’école et de la Mairie du bourg par les S.S.
- Elle se soldait aussi, dis-je, par une page de gloire ajoutée à l’histoire du maquis !
XI

Parachutages

« A la suite de l’attaque du maquis de Lignères, il nous fallut réviser nos plans. Les maquisards qui avaient échappé au carnage et 50 F.T.P. de la zone côtière qui avaient pu être avertis sur leur route, s’installent en de nouveaux lieux, dont le camp de Saint-Mars-du-Désert (Mayenne), sous les ordres du Capitaine Grégoire, les maquis de Chevaigné-du_Maine, La Baroche, les Chapelles. Pour ma part, je m’empresse dés le 14 juin de reprendre liaison avec la Commandant Anglais Michel (Claude de Baissac), originaire de l’Ile Maurice, afin de détourner les parachutages d’abord prévus sur la forêt de Lignières. Parallèlement je réorganise mon Etat-Major avec Julien, Roger, Ravet, Lepersonnic.
- Où eurent lieu les parachutages ?
- Les deux premiers à la Baroche, sous le signe « La cruche est cassée enfin » et à Fougerolles du Plessis sous l’appel « La banque est fermée ». Réussite magnifique : 7 avions, dans les 12 tonnes de matériel.
- Comment s’effectuent ces parachutages ?
- Imaginez d’abord une vaste étendue, 7 à 8 hommes sont sur le terrain attendant le premier avion ; 7 ou 8 en lisière attendant le second, etc… Une douzaine d’hommes armés assurent dans les champs le cordon de sécurité. Trois lampes dirigées dans le sens contraire du vent, obéissent au signal de ma lampe code qui sert aussi à guider l’avion… Lorsque le Libérator ou le Lancaster a compris mon message en morse lumineux, une lampe s’allume sous la carlingue : la réponse. L’avion alors passe au dessus du camp, vire et revient sur la première lampe.
« Il lâche le tout avec une maîtrise admirable. C’est un spectacle impressionnant, je vous assure que ce grand oiseau noir qui vient pour nous de l’Outre-Manche et dont les ailes s’éclairent d’argent lors du virage. Ils parachutent généralement entre la deuxième et la troisième lampe, quelquefois à côté, jusqu’à 16 containers, 4 ou 5 paquets contenant des postes récepteurs ou émetteurs, des moteurs, des accus, de l’acide, des chaussures, du ravitaillement. Les grands containers mesuraient 1 m 80 et les petits 60 cm. Les grands étaient les plus attendus. Ils renfermaient des fusils-mitrailleurs, des mitraillettes, des fusils. Ils se dévissaient aisément, d’un seul coup. Il faut dire aussi que nous n’avions pas de temps à perdre ».
- Je le crois sans peine. La préparation… ?
- Elle résidait surtout dans la prévision des planques. Mais il y avait le problème du transport : des fermiers prêtaient leurs voitures. Il nous fallait emmener dans la nuit, sur 2 et 3 kilomètres, 10 tonnes de matériel avec 3 voitures à chevaux ».
- Impossible !
- Il faut croire que non puisque cela se réalisait. Encore ne faut-il pas oublier la présence constante des Allemands sur terre et… dans les airs. C’est ainsi que une fois à Pré-en-Pail, une équipe fut mitraillée par des chasseurs boches.
- En dehors des parachutages, quelle était l’activité des groupes ?
- Toujours la même, de jour en jour intensifiée.
« Le Commandant Pétri feuillète les rapports entassés sur la table et cite des faits extraordinaires comme s’ils étaient la chose la plus aisée du monde. C’est dans le Calvados, 2 F.T.P. qui tuent un boche ; à Fougerolles, la construction d’un souterrain, des récupérations d’armes ; à Saint-Duval, la destruction de motos et d’autos ; l’explosion du Pont-Aufray ; l’attaque de l’Etat-Major Allemand au Châreau de la Croix-Guillaume en Lignières où 3 officiers furent tués ; les attaques à la grenade de deux camions ; un vol d’explosif à la mine de Brais en Vieux-Vy-sur-Couesnom avec la complicité des F.T.P. de la mine… »
« Voici tout de même que Louis Pétri s’anime :
« Le 23 juin, 3 F.T.P. incendient 2 avions allemands en panne. Un des pilotes est tué ; les mitrailleuses et le matériel sont récupérés. Cela se passe à la Celle-Craonnaise, dans le sud de la Mayenne.
« En Ille et Vilaine, les hommes ne sont pas moins actifs. Ils inventent " La Tapette à rats " qui fait de si grands ravages sur les routes du nord de l’Ille et Vilaine, parmi les transports boches.
- Qu'est-ce que c'était ?
- Le nom vous l’indique : une simple tapette et un détonateur reliés à d’énormes quantités d’explosifs (cheddite de la mine de Brais bien utilisée) fourrées dans des bidons d’essence. Un chien courant suffit à déclencher le dispositif. A plus forte raison, des auto-citernes. Leurs cadavres témoignent encore, le long des routes de l’activité des groupes de Vieux-Vy-sur-Couësnom , Bazouges , Saint-Rémy-du-Plein et autres.


XII

Allo ! Allo ! Cody !

« L’Euréka, et l’Exphone étaient vraiment de merveilleux appareils. Le premier pour les signaux-code, le second pour les entretiens avec le pilote de l’avion, rendirent de très grands services. Ce fut au début de juillet que je les vis employés pour la première fois par le Commandant Michel, au cours d’un parachutage d’hommes à la Baroche. Nous reçûmes ce jour là une mission de S.A.S. Anglais dont le travail devait consister à préparer le terrain et prévoir d’éventuelles liaisons. Par la suite, cette mission opéra sous les ordres du Capitaine Le Personnic, de nuit, car les Anglais refusaient de quitter leurs uniformes militaires. Dans les même temps, une autre mission descendait à Courcité pour être dirigée sur l’Ille-et-Vilaine. Celle ci se composait du Commandant Jean-Claude, des Capitaines Thomas, Frofrimer Anglais et W. Drux, Américain ; des Sous-Lieutenants Deschamps, Thomas et Masson. Je me chargeai de les conduire, voyageant de nuit à cause des uniformes anglais.
- Le voyage s’accomplit-il sans incidents ?
- Non ; à la suite d’une dénonciation, Joseph Hilliou
était arrêté le 27 juillet à Champ-du-Boult et le 28 Fouge-
rolles encerclé par les Allemands le jour même où nous nous
y trouvions. Nous n’échappâmes que de justesse aux arres-
tations qui eurent lieu dans le bourg : 18 patriotes dont 4 :
Derennes, Fréard, Bostan, Genevé, furent conduits et fusillés
à Saint-Jean-du-Corail (Manche, le 31 juillet ; 2 fusillés à La
Flèche et 5 déportés.
« Cependant d’autres parachutages étaient organisés :
A Vieux-Vy-sur-Couësnon, sous la direction du Capitaine
Pineau (de son nom de guerre Pierre). Le message avertis-
seur était : « Il a gagné un million, trois fois ». Le chiffre
qui intriguait si fort alors les auditeurs de la B.B.C. indi-
quait simplement le nombre d’avions qui nous seraient en-
voyés. Ce parachutage eut ceci de particulier et d’héroïque
qu’il s’effectua sur un terrain distant de quelques cents mè-
tres d’un maquis découvert par la milice et où Yvonnic
Laurent avait été tué le 8 juillet .
« Le 16, deux autres parachutages se produisaient. Josette, Agent de liaison du Commandant Pétri
l’un à Pléchâtel, fut assuré par Josette, ma femme de liaison, avec les moyens rudimentaires du feu de joie et des quatre lampes-Code. Réussite parfaite, due en grande partie à l’aide apportée par les paysans du voisinage. Le message était : « Les enfants aux yeux bleus pleurent ». L’autre à la Guerche, devait être assuré par le lieutenant Bernard Salmon, qui se fit tuer le 14 juillet à Vern-sur-Seiche, avec ses compagnons Henri Guinchard, Alfred Lavanant et Rémy Lelard. Le Capitaine Pineau fut seul au Rendez-vous et fit marcher seul l’Euréka et l’Exphone qu’il avait apportés. Le message pour ce parachutage avait été : « Les enfants font des courses ».

- Comment fonctionnait l’Exphone ?
- Comme un petit téléphone portatif, avec une peti-
te antenne et des piles autour de la ceinture. Les interlo-
cuteurs s’appelaient par leur nom-Code. C’est ainsi que
le Capitaine Pineau devait dire : « Allo ! Cody ! Allo !
Cody ! ici Buffalo » jusqu’à ce que le pilote réponde :
« Allo ! Buffalo ! Ici, Cody ».
- Très romanesque !
- N’est-ce pas ? …
« Enfin sous le signe : « La banque est fermée »,
nous recevions à Fougerolles-du-Plessis deux autres
parachutages, et l’un de trois et l’autre qui devait
être de quatre et ne fut que de trois. Quelques jours
plus tard, le 16, l’avion manquant nous fut annoncé
par le long message : « La quatrième voiture a été
en panne : Si possible recevoir nos amis. Nous irons
ce soir au rendez vous, si possible prévenir. La
banque est fermée »
« Et ce fut la Capitaine Eric, Anglais, envoyé par
l’Etat-Major Allié, que je mis aussitôt en liaison avec le
responsable des F.T.P. de la Manche. Le Capitaine ins-
talla son Q.G. à la Mancellière, prés de Brécey. Les liai-
sons entre lui et le Commandant Michel, le Calvados et
moi furent assurées par le Père Charles, responsable Dé Le Capitaine Anglais Eric parachuté à
partemental, secondé par Julien Lamanilève. Fougerolles-du-Plessis et le Capitaine Pineau
- Quelles étaient alors les instructions reçues ?
- Préparer le passage des guides informateurs et les placer à l’arrière des troupes Allemandes, pour diriger lors de leur avance, les blindés alliés.


XIII

La Libération

Le Commandant Pétri achève ses confidences :
« Plus approche la Libération, plus se fait intense notre
activité. Nos groupes, sur l’ordre du Capitaine Eric, aident au
passage des guides. 25 sur 33 franchissent entre Coutances et
Saint-Lô. Par ailleurs, 5 guides dans la Manche et 25 dans le
nord de la Mayenne faciliteront l’avance alliée vers Rennes et
en direction de Paris.
« Les renseignements que nous fournissons par radio
par radio aux Alliés permettent des bombardements d’états- Françis Boursier (Jean Le Gall)
majors et de dépôts d’armes allemands à Bagnole-de-l’Orne Tué par les Alemands le 4 aout 1944
dans la forêt d’Andaine, et prés de Saint-Hilaire-du-Harcouët, à Villedieu,Vire, Coutances, Alençon. Les derniers parachutages nous sont annoncés. Celui du 31 juillet est réalisé à Saint-Christophe-du-Valins, sur un terrain que nous avait indiqué le curé de Saint-Christophe .
« Enfin c’est l’attaque, sur l’indication : « Le Chapeau de Napoléon est-il à Perros-Guirec ? »
« Le 1er août, les Américains enfoncent les lignes allemandes au sud de Coutances. Nos renseignements et les guides permettent le succès que l’on sait : Cinq heures de Coutances à Avranches.
« Dans le Calvados, dans le nord de la Mayenne, dans l’Ille-et-Vilaine, nos groupes attaquent de partout. Le travail à faire, étant donné le désordre allemand, s’avère immense. Un fusil-mitrailleur sur le bord d’une route fauche des dizaines de camions.
« Saint-Aubin-du-Cormier, Saint-James, Combourg, etc… sont libérés par nos F.T.P. Quinze heures après Avranches, c’est Rennes où, malheureusement, les Américains ne jugent pas utile de pénétrer tout de suite, ce qui eut évité bien des destructions.
« Un des plus grand Cross-Country Militaire qu’ai connu l’histoire est achevé. Rennes est libéré, c’est en quelques jours, la Bretagne tout entière qui respire, revit, se reconnaît libre.
« L’hommage officiel que nos Alliés Américains ont fait aux F.T.P. de Bretagne témoigne assez de l’efficacité de notre action. Mais plus que toutes les références officielles ou autres qu’on nous accorde, et que par la suite on essaie de nous refuser, le sentiment profond d’avoir été à l’extrême pointe de la Libération de notre Pays de France fait notre joie et notre fierté »































Activités des F.T.P. en Ille-et-Vilaine et dans la région
**********************************************
( Rapports du Commandant PETRI )
****************************

1942

15 avril : Bourg-des-Comptes : Incendie de camions allemands
1er Mai : Grand-Champs-des-Fontaines (Loire Inférieure) : Sabotage d’un
transformateur électrique de l’armée allemande
Mai : La Haie-Fouassière : Attentat contre pylônes électriques.
9 juin : Cesson-Sévigné : Sabotage de 151 boîtes de graissage sur des
wagons en stationnement au Château de Braye
28 juin : Dinard : Attentat contre le R.N.P.
27 septembre : Fougères : Attentat contre le R.N.P. ( par Jules et Roger Fontaine )

1943

4 au 5 juillet : L’Hermitage-Mordelles : Sabotage de wagons en gare
14 juillet : Fougères : Attentat contre la Feldgendarmerie ( par J. et R. Fontaine )
4 août : Attentat contre lignes à Haute-Tension utilisée par les troupes d’occupation
6 au 7 août : Châteaubourg : Sabotage de la ligne Paris-Brest
12 août : Combourg : Sabotage sur voie ferrée.
16 août : L’Hermitage : Sabotage sur lignes téléphoniques
22 août : Déraillement entre Dol et Bonnemain
6 septembre : Marcillé-Raoul : Sabotage d’un câble téléphonique allemand.
1er au 2 octobre : Bruz : Sabotage sur voie ferrée
27 octobre : Gaël : Sabotage de wagons Allemands
10 novembre : Fougères : Attentat contre le domicile de Mr Morel (Industriel)
14 décembre : Le Hinglé (C.-du-N.) : Récupération d’explosifs
19 décembre : Découverte d’un engin explosif le long de la voie ferrée entre Dol et
Bonnemain

1944

13 ---- : Dinan : Attentat par explosifs chez Durant Georges et à la L.V.F.
15 ---- : Dinard : Attentats à la bombe contre les magasins Dodu et David .
2 mars : 5 000 d’alcool de la distillerie Saint-Malo-Rocabey sont détruits par une
bombe
3 mars : Le domicile du brigadier Hervé à Saint-Malo saute
6 mars : Un pylône de la ligne haute-tension alimentant les usines de Rennes,
St-Brieux, Brest saute
8 mars : Guipry : Attentat contre pylônes électriques.
9 mars : Déraillement sur la ligne Rennes-Redon (Saint-Senoux) . Dégâts matériel :
17 wagons, une locomotive. Arrêt du trafic : trois jours.
15 mars : Guipry Attentat contre pylônes électriques.
15 mars : Un pillard de ferme est abattu par les F.T.P.F
15 mars : Un pylône de la ligne haute-tension saute.
16 mars : Guichen : Déraillement.
17 mars : Guipry : Un pylône de la ligne haute-tension saute en plein jour.
19 mars : Messac : Sabotage de la voie .
20 mars : Déraillement sur la ligne Rennes-Redon (tunnel de Saint-Senoux à Guichen).
Capture et mise hors d’état de nuire de 9 gardes-voies. Arrêt du trafic :
30 heures. Ce déraillement bloque de nombreux trains militaires.
24 mars : Dinan : Attentat par explosifs contre l’épicerie Rouxel.
24 mars : La Chapelle-sainte-Melaine : Attentat contre pylône.
26 mars : Un pylône de la ligne haute-tension Pyrénées – Pont-du-Château saute.
27 mars : Le Rheu : Un pylône de la même ligne saute
31 mars : Rennes : Le siège du R.N.P. et le magasin d’un Collaborateur Boulevard de
la Liberté sautent.
31 mars : Sabotage de la ligne à haute-tension passant à Plouasné et à Brusvilly.
31 mars : Sabotage de la ligne à haute-tension alimentant la base sous-marine de
Lorient partant de Pontivy.
3 avril : Dinan : Libération par la force de deux F.T.P. emprisonnés à Dinan.
Récupération de trois revolvers. Grande joie de toute la région..
6 avril : La Chapelle-Sainte-Melaine : Attentat contre pylône.
7 au 8 avril : Laignelet : Incendie de camions allemands.
12 avril : Derval (Loire Inférieure) : Mr Baron, industriel laitier, collaborateur
économique et politique est abattu . Vive satisfaction de la population.
Quatre personnes seulement assistent aux obsèques.
13 avril : Cesson : Déraillement sur la ligne Paris-Brest. La locomotive et une dizaine
de wagons déraillent. Locomotive endommagée et plusieurs wagons de
matériels détruits. Arrêt trafic : 24 heures environ.
15 avril : L’Hermitage : Déraillement sur la ligne Paris-Brest. La locomotive et 15
wagons déraillent ; la moitié totalement détruit. 400 tonnes d’avoine perdues
ou brûlées. Arrêt du trafic samedi 22 h au mardi 18 à 16 h . Reprise du trafic
sur une seule voie pendant plusieurs jours.
15 avril : Le Rheu : Sabotage de la voie ferrée. Déraillement.
17 avril : Mordelles : Un pylône de la ligne haute-tension Pont-Château – Rennes saute
18 avril : Dinan : Attaque à mains armées des gardes du Pont de Chemin
de fer de la Fontaine-des-Eaux.
21 avril : Le Rheu : Un pylône de la ligne à haute-tension saute.
22 avril : Le Rheu : Sabotage de ligne téléphonique.
26 avril : Pipriac : Un pylône de la ligne à haute-tension Pont-Château – Rennes saute
26 avril : Le Rheu : Sabotage de pylônes ligne haute-tension Pont-Château – Rennes
26 avril : Canihuel : Attaque de voitures allemandes.
26 avril : Rennes : Le siège de la L.V.F. saute. Importants dégâts. L’agent de
surveillance est désarmé.
28 avril : Quatre pylônes abattus dans la région Avessac – Redon.
28 avril : Plouasne (C. du N.) : Deux pylônes sautent.
28 avril : Dinan : Locomotive endommagée par explosifs à la gare.
28 avril : Le Hinglé (C. du N.) : Mr Briand, collaborateur est abattu.
28 avril : Le Quiou (C. du N.) : La maison d’un collaborateur saute. Importants dégâts.
28 avril : Vitré : La prison est prise d’assaut par 16 F.T.P. Quatre gendarmes sont
désarmés . 45 détenus politiques sont libérés.
1er mai : Javené : Sabotage de trois poteaux de la ligne haute-tension alimentant la
Mine de Montbelleux.
1er mai : Tentative de sabotage de matériel à la S.N.C.F.
1er mai : Laignelet (Loire Inférieure) : Incendie de camions allemands.
1er mai : Laillé : Sabotage sur voie ferrée.
2 mai : La Chapelle-Sainte-Melaine : Attentat contre pylônes.
3 mai : Dinard : Attentat à la bombe contre la maison Coignet Léopold.
5 mai : Lessac : Agression contre un train d’essence .
11 mai : Cesson-Sévigné : Sabotage sur voie ferrée Paris – Brest .
11 mai : Le Rheu : Sabotage sur voie ferrée Paris – Brest.
11 mai : Tentative de sabotage sur matériels à la S.N.C.F.
14 mai : Gaël : Sabotage de la voie ferrée Ploërmel – La Brohinière.
22 mai : Le Rheu : Sabotage de pylônes ligne haute tension Pontchâteau-Rennes.
29 mai : Bourbarré : Récupération de tickets.
30 mai : Fougères : Incendie de garages allemands.
5 juin : Louvigné-du-Désert : Récupération de carburants et explosifs.
6 juin : Déraillements effectués en vue d’isoler les divisions blindées allemandes
cantonnées dans la Région de Ploërmel-Guer (Morbihan) . Ligne de
Ploërmel- La Gouësnière . Ligne de Ploërmel-Guer . Ligne de Ploërmel-
Malestroit . Ligne de Messac-Guer . Ligne de Messac-Redon . Ligne de
Messac- Châteaubriant .
Un seul de ces déraillements échoue. Un F.T.P.F Louis Marzan, est tué
en cours d’un engagement avec les Allemands.
9 juin : Ligne de Rennes-Redon, Pont de Droulin , 44 mètres de voies ferrées
déboulonnées, jetées dans le canal. Une locomotive reste encore sur le
pont. Le 29 juin, la circulation n’est pas encore rétablie
10 juin : Région de Redon : Un agent de la Police Pétain est désarmé.
13 Juin : Un camion est attaqué sur la route de Rennes. Un Allemand est tué, un
autre blessé.
15 juin : Un camion est attaqué sur la route de Rennes..
15 juin : Une voie saute sur ligne de Beslé à Massérac (Loire Inférieure)
16 juin : Récupératiopn de chaussures au Grand-Fougeray.
16 juillet : Attentat à la bombe contre la Boucherie Vallec.
16 juillet : La Mézière : Sabotage d’une moto-pompe.

























Opérations les plus importantes
exécutées sous les ordres et avec la participation
du Commandant PETRI
***************
1943

10 juillet : Déraillement du train de permissionnaires allemands à Noyal-sur-Vilaine .
Résultats : 200 morts et blessés . Train venant en sens inverse provoque une
Collision . Dégâts considérables . Arrêt du trafic : 73 heures. Reprise sur une
voie.
14 juillet : Attaque à la grenade de la Feldgendarmerie de Fougères par Jules et Roger
Fontaine : Un officier Allemand tué . 12 blessés .
10 avril : Libération par la force de deux F.T.P.F. incarcérés à la prison de Dinan .
30 avril : Libération de 45 détenus politiques incarcérés à la prison de Vitré.
"""" : Déraillement dans le tunnel de Saint-Senoux . Importants dégâts . 48 heures
d'arrêt de trafic . 7 wagons et locomotives endommagés .
"""" : Déraillement d'un train de marchandises à l'Hermitage . Résultats : 13 wagons
détruits ou endommagés . Locomotive détruite . Interruption du trafic : 4 jours
"""" : Déraillement à Pléchâtel-Saint-Senoux . 17 wagons détruits ou endommagés .
Arrêt du trafic : 48 heures.
"""" : Déraillement à Cesson-Sévigné . 7 wagons détruits ou endommagés ; Arrêt
du trafic : 48 heures .
"""" : Mise hors d'état de service de la grande ligne à haute tension Pyrénées -
Bretagne . Ceci pendant plusieurs mois . 25 pylônes détruits.
"""" : Destruction de transformateurs de la Centrale de Saint-Brice-en-Cogles . Un
de 60 000 volts détruit . Un endommagé .
"""" : Destruction de 30 camions allemands, 10 moteurs d'avions prêts à être mis en
service aux garages Opel à Fougères .

1944

6 juin : Six tentatives de déraillement réussies sur sept, isolent les divisions blindées
dans la région de Guer – Ploërmel, et retardent l'arrivée de renforts sur le
Front de Normandie.
Juin : Mayenne : 2 avions allemands en panne sont incendiés . 1 pilote est tué .
Matériel de bord récupéré .

""" : Reçu dans parachutages : 35 avions de matériel . 12 parachutages . 14
parachutistes alliés .
Juillet : Guidé parachutistes dans leurs missions sur le front de Normandie.

""" : Passage de 23 guides F.T.P.F. à travers les lig,nes allemandes entre
Coutances et Saint-Lô . Transmission de renseignements sur les
emplacements et sur l'importance des troupes et du matériel allemands sur le
Front.

""" : Guidé colonnes Américaines dans leur offensive de Coutances à Avranches
et d'Avranches à Rennes .
Juillet : 50 guides stationnent à l'arrivée des lignes allemandes dans le sud de la
Manche et le nord de la Mayenne, permettant la réussite complète de
l'offensive .

""" : Etablissement d'un service renseignements ayant fourni aux alliés les plans
des fortifications de zone côtière, emplacements de troupes, de matériel, de
dépôts, carburant, etc …

Du 6 juin au 3 août : Plus de 300 camions ont été détruits ou endommagés . 2 Tanks détruits
Nombreuses motos et bicyclettes détruites . Récupération d'un
nombreux matériel de guerre ( camions, ravitaillement, équipements,
armes et munitions) .

: Destruction de lignes et câbles téléphoniques sur le Front de Normandie .
: Fait plusieurs centaines de tués et blessés ainsi que 1 500 prisonniers .
: Pertes F.T.P.F. : 90 hommes .

























Louis PETRI


 

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