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Attaques navales le 6 juin à Pegasus bridge


Le 6 juin 1944, 6 divisions d'infanterie débarquent sur 5 plages précédées par 3 divisions aéroportées.
Dès le 7 juin, c'est la bataille de Normandie qui commence et qui ne s'achèvera que le 29 aout.
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Attaques navales le 6 juin à Pegasus bridge

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de MLQ  Nouveau message 27 Fév 2013, 14:31

Bonjour

Que savez vous sur ce sujet ? SVP

j'ai relevé plusieurs récits très différents

Je souhaite faire le point sur ce sujet à partir de témoignages sérieux

merci d'avance

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Re: Attaques navales le 6 juin à Pegasus bridge

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de Jumbo  Nouveau message 27 Fév 2013, 14:41

Tu veux dire que la flotte ancrée au large aurait bombardée la zone de Pegasus le 6 juin dans la journée?
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Re: Attaques navales le 6 juin à Pegasus bridge

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de MLQ  Nouveau message 27 Fév 2013, 14:44

Non dans le canal de Caen à la mer des attaques par des navires allemands

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Re: Attaques navales le 6 juin à Pegasus bridge

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Jumbo  Nouveau message 27 Fév 2013, 15:03

Alors là, grosse nouveauté dont je n'ai jamais entendu parlé ni rien lu à ce sujet. Comment diable des bateaux allemands auraient pu accéder au canal Caen/mer alors que la flotte alliée était ancrée au large :shock: Mais bon attendons les avis...
Et quels auraient été le but de ses attaques?
La seule chose en relation avec l'eau et Pégasus dont j'ai entendu parler, c'est de plongeurs de combats qui auraient fait des tentatives vers Pegasus pour en reprendre le contrôle.
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Re: Attaques navales le 6 juin à Pegasus bridge

Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de dynamo  Nouveau message 27 Fév 2013, 23:46

peut être des vedettes allemandes venant de Caen. (c'est la seule possibilité)
La dictature c'est "ferme ta gueule", et la démocratie c'est "cause toujours".
Woody Allen.

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Re: Attaques navales le 6 juin à Pegasus bridge

Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 28 Fév 2013, 00:34

dynamo a écrit:peut être des vedettes allemandes venant de Caen. (c'est la seule possibilité)

C'est ce que j'avais dans l'idée également. Faudrait que je vérifie dans ma documentation.
Amicalement
Prosper ;)
P.S. Je viens de consulter rapidement deux livres au sujet du pont de Benouville.
1°Pegasus Bridge de Stephen E.Ambrose
2°Le commando du Pont Pegase de Norbert Hugédé.
Dans le premier ouvrage (page 154) il est question de 2 canonnières allemandes et dans le second ouvrage (page 142) il est question de 3 canonnières.
Dans les deux ouvrages il est dit que les navires (de la Kriegsmarine) venaient du port de Ouistreham et naviguaient à allure réduite en direction du pont.
Dans les deux ouvrages l'heure est la même: +/- entre 05h20 et 05h30 le 6 juin au matin.
Au moins deux canonnières furent détruites à l'aide d'un Piat et mitrailleuses Bren.
Selon le premier ouvrage, les Allemands savaient que le pont était aux mains des Anglais.
Selon le deuxième ouvrage, les Allemands ne le savaient pas.
Les canonnières avaient un canon de 20mm comme armement en plus bien entendu des armes individuelles des marins.
Je n'ai pas trouvé plus d'informations.
Mais je suppose que Michel connait tout cela car par après j'ai trouvé sur le net un site qu'il connait bien je crois:
http://sgmcaen.free.fr/navire-allemand-canal.htm
P.P.S. En fait de canonnières, je pense qu'il s'agit ici de "Vorpostenboote"
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Re: Attaques navales le 6 juin à Pegasus bridge

Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de MLQ  Nouveau message 28 Fév 2013, 08:55

Bonjour

Merci à Prosper Vandenbroucke
je n'ai pas les deux livres dont vous parlez
mais après avoir lu: http://sgmcaen.free.fr/navire-allemand-canal.htm
vous comprenez mieux le sens de mon message
Cet épisode relaté par plusieurs auteurs n'est pas simple à comprendre !
il y a peut être eu deux attaques une par l'aval venant d'Ouistreham et une autre par l'amont venant de Caen
ce qui est certain, les photos font foi, c'est qu'il y avait un VP dans le Bassin Saint Pierre et deux VP d'échoués un à Caen avenue de Tourville et un autre à Blainville dans l'embranchement du chantier naval.
quant à l'ouverture du pont de Bénouville je suis sceptique

A vous lire

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Re: Attaques navales le 6 juin à Pegasus bridge

Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de MLQ  Nouveau message 28 Fév 2013, 17:01

Re

source: http://www.dday-overlord.com/pegasus_bridge.htm

A l'aube, alors que plusieurs parachutistes britanniques s'étant perdus dans le secteur ont rallié la position d'Howard, une canonnière allemande fuyant Ouistreham pour rejoindre Caen apparaît : presque sans hésitation, les Britanniques font lever le pont et le bâtiment de guerre passe avant d'être pris à partie par les parachutistes : il s'échoue sur la rive quelques centaines de mètres plus loin.

L'After Action Report du 2nd Bn. Oxf. and Bucks, D Company, Major John Howard serait un document intéressant à consulter :?

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Re: Attaques navales le 6 juin à Pegasus bridge

Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 28 Fév 2013, 17:02

Bonjour Michel,
Voici la numérisation du passage relatant les "Vorpostenboote" au pont de Benouville. Ce qui suit est un extrait du premier livre cité ci dessus (pages 154 et 155)

Au moment où ils entrèrent dans le Quartier Général de Pine Coffin, deux canonnières apparurent soudain sur le canal.
Elles venaient du petit port de Ouistreham qui avait été pris d'assaut par des éléments de la Brigade Commando de Lord Lovat. Il était évident que les canonnières savaient que les ponts étaient entre les mains de leurs ennemis, car elles avançaient à une vitesse modérée, tirant sur le pont avec son canon de 20 mm. Parr ne pouvait pas leur rendre la pareille avec son canon antichar parce que le pont et son tablier obstruaient son champ de tir. Le caporal Godbolt qui commandait la section n° 2 était sur la rive avec son Piat.
Howard ordonna à ses hommes de ne pas tirer avant que la première canonnière ne soit à la portée de l'arme de Godbolt. Mais, les hommes du 7e Para en poste de l'autre côté commencèrent à tirer et Godbolt fit feu également, visant à portée maximum et à sa grande surprise, il vit la bombe éclater à l'intérieur de la timonerie. La canonnière tourna brusquement en travers du canal, l'avant immergé dans la berge du côté des paras et l'arrière coincé contre la rive où se trouvait la compagnie D.
Des Allemands sautèrent en courant de l'arrière du bateau et les 'mains en l'air crièrent: Kamerad ! Kamerad !
Le capitaine, étourdi par le choc, mais méprisant fut sorti du bateau par la force. Howard se souvient de lui comme d'un jeune Nazi de 18 à 19 ans, très grand et parlant très bien l'anglais.
Et c'est dans cette langue qu'il déclamait qu'il était absolument stupide de notre part d'essayer d'envahir le continent et que dès que son Führer serait averti de la situation, il aurait vite fait de nous rejeter à la mer; et cela parmi d'autres remarques des plus insultantes. Je parvins à grande difficulté à empêcher mes gars de saisir ce « salaud » et de le réduire en miettes ».
Howard savait que le service d'Intelligence voudrait voir cet officier immédiatement, aussi somma-t-il qu'il fût emmené à pied jusqu'au camp de prisonniers de guerre à Ranville.
Il fallut quatre hommes pour l'emmener de force tant il se montrait agressif et continuait à vociférer des injures de toutes sortes.
Les sapeurs envahirent immédiatement le bateau pour en examiner l'équipement et chercher des munitions et des armes.
L'un d'entre eux trouva une bouteille de cognac qu'il glissa immédiatement sous sa veste de combat. Son commandant, Jock Neilson, remarqua cette bosse insolite et lui dit: « Et dit
donc qu'est-ce que tu as là ? » Le sapeur lui montra la bouteille de cognac, Neilson la saisit immédiatement en disant :
« Tu es trop jeune pour ça ! »
Le sapeur se plaignit: « Je ne bus jamais une seule goutte de ce sacré cognac. »
Cela faisait deux fois maintenant que la Compagnie D s'était servie du Piat tant calomnié. La première fois l'arme avait détruit un tank et obligé l'autre à décamper. La deuxième
fois, le coup avait immobilisé une canonnière et forcé l'autre à faire demi-tour et à s'enfuir. La Compagnie D avait donc maintenant le contrôle des deux ponts, du terrain qui les
séparait et d'une canonnière.


Voici la numérisation du passage relatant les "Vorpostenboote" au pont de Benouville. Ce qui suit est un extrait du second livre cité ci-dessus (pages 142,143, 144, 145 et 146)

Eh bien non. Howard ne pensait pas à tout. En tout cas pas cette nuit-là.
Les généraux n'étaient pas aussitôt disparus qu'il dut faire face à une situation tout à fait inattendue.
Howard scrutait le ciel : le danger vint de la mer.
Il devait être 5 h 20, peut-être 5 h 30 lorsque trois canonnières battant pavillon allemand se présentèrent sur le canal, venant de Ouistreham.
Était-ce la contre-attaque? Venaient-elles pour le pont, ou se repliaient-elles? Comment savoir?
A cette heure-là, en principe, la brigade de lord Lovat était en pleine opération de débarquement: ce qui pouvait expliquer le mouvement des trois bâtiments.
Mais leur lenteur, leur prudence inquiétaient Howard.
Manifestement les canonnières observaient les rives et étaient prêtes à intervenir de toute leur puissance de feu.
Elles étaient aussi dangereuses que le Panzer de tout à l'heure, aussi dangereuse que pouvait l'être la Luftwaffe.
En un éclair, ce fut l'alerte maximum.
Encore que leur lenteur, si elle était une menace certaine, donnait à Howard le temps de s'organiser.
Il fit le tour de ses possibilités. Ce n'était évidemment pas la tète. C'est vrai qu'on avait bien eu raison d'un char de 38 tonnes, mais il restait en tout et pour tout une roquette pour
trois bâtiments de guerre, équipés chacun de mitrailleuses lourdes et d'un canon de 20. C'est des trois canons qu'il fallait se méfier, car ils avaient une portée très supérieure à
celle des Brens et du Piat. Howard demanda à Parr et à Gardner s'ils seraient en mesure de manœuvrer le canon allemand. Ils ne se sentaient pas très à l'aise.
- De toute façon, il est du mauvais côté. Le tablier serait dans la ligne de tir. A la rigueur, on pourra intervenir si les navires franchissent le pont, mais sans doute que cela n'en
vaudra plus la peine... Dommage qu'on ait détruit la mitrailleuse lourde: elle, se trouvait du bon côté ...
- Taisez-vous donc, Parr, vous parlez trop, lui fit remarquer Howard.
- C'était pour vous être agréable, Major ...
Parr ne se départissait jamais de son humour, même au moment des plus fortes tensions. Au fond, Howard savait apprécier, sans le laisser paraître. Il savait qu'il pouvait compter sur l'amitié de ses hommes.
Il respira profondément, comme pour retrouver son calme, et son efficacité de décision.
Les trois bâtiments approchaient, de plus en plus lentement, tout en laissant une grande distance entre eux.
Howard sentait leur manœuvre d'attaque: c'est là qu'il faudrait contrer. Les amener à se rapprocher, pour les avoir ensemble à portée de feu. Même si on attaquait les deux
premières canonnières, si la troisième reste en arrière, hors d'atteinte, elle demeure maître de la situation, avec son canon.
Howard donnait ses ordres.
- Faites-moi venir le Piat. Qui l'a en ce moment? Thornton ou Godbold?
- Godbold, major.
- Bien. Faites-moi venir Godbold.
- Je suis là, Major.
Le caporal Godbold commandait la deuxième section, en lieu et place du lieutenant Wood.
- Vous disposez encore d'une roquette, Godbold?
- Une seule, major.
- Ca ira. Il faudra bien. Si vous ne vous sentez pas sûr de vous, demandez à Thornton.
- C'est le tour du caporal, fit Thornton qui était justement là. D'abord, c'est son Piat.
- Thornton, Godbold, vous serez lieutenants. A vos postes. Godbold prenez le Piat et postez-vous là, à droite
Howard indiquait l'endroit, un peu en aval de l'ancien nid de mitrailleuse.
Howard, au milieu du danger, est merveilleux. Précis, net, chic avec les hommes. Finis les états d'âme pénibles des pauses-café.
- Yes, Sir.
- Bien. Tappenden, mettez-moi en communication-radio avec le colonel Coffin.
Tout se précipitait. Le caporal Godbold prit position sur la rive est avec son Piat. Les paras du 7e bataillon se glissèrent dans les herbes de la rive ouest, avec des Brens.
Les trois bâtiments allemands approchaient. Ils arboraient ostensiblement la croix gammée, à l'arrière. Des officiers, en képi et ciré sombres étaient sur le pont du premier, et observaient les rives.
Howard était de plus en plus convaincu, à mesure que les navires approchaient, que leur commandement ne savait pas que le pont était tombé aux mains des Anglais. Ils approchaient trop, et même s'ils avançaient très lentement, ils ne faisaient pas signe de modifier leur allure.
Ce n'était donc pas la contre-attaque prévue, mais à la moindre fausse manœuvre, tout pouvait dégénérer.
Howard avait pour l'instant l'avantage.
Il décida de tendre un piège. A la guerre comme à la guerre. Il fit chercher le pontier, qui s'était réfugié chez lui (il habitait une petite maison en bordure du canal), et lui ordonna de faire semblant de lever son pont, comme il avait l'habitude, mais doucement, très doucement.
Ce qu'il fit.
Il y eut alors une réaction allemande, qui confirma Howard dans sa tactique ; le premier bâtiment, remis en confiance par le mouvement du pont, accéléra ses moteurs.
Il y eut un bouillonnement à l'arrière.
- Doucement, très doucement le pont, fit Howard, qui ne voulait pas non plus que la distance augmente entre les trois bâtiments.
Le calcul devenait savant. Il ne fallait ni arrêter ni ralentir la marche du premier bâtiment, lever juste assez le pont pour lui donner confiance tout en gardant la possibilité de
lui barrer la route au dernier moment, et laisser se rapprocher lentement les deux autres pour les avoir ensemble sous les tirs des Brens.
Le mécanisme du pont continuait de faire doucement son bruit caractéristique, comme un long gémissement métallique d'une ferraille qui peine. Le tablier se levait, doucement. Tout se passait comme Howard l'avait prévu.
La première canonnière ralentit, mais avançait en confiance grâce à cette opération familière. On distinguait le visage des hommes au képi, à l'avant, qui scrutaient les rives.
Ils avaient encore quelques secondes à vivre.
Le caporal Godbold avait mis en place son engin de mort.
Il laissait venir, venir... Il devait calculer le moment où le bâtiment allemand serait exactement à sa portée tout en laissant le plus possible les deux autres s'approcher.
Les Anglais, de part et d'autre du canal, étaient invisibles.
Peut-être les Allemands remarquèrent-ils quelques frémissements dans les herbes? Le vent souillait encore, irrégulièrement. Furent-ils surpris de trouver le pont désert, et de ne
pas y voir les sentinelles?
Godbold ne leur laisserait pas trop le temps de se poser de questions.
Les trois bâtiments étaient maintenant ensemble, parfaitement à portée. Dans une seconde, il serait trop tard.
- Qu'est-ce qu'il fabrique? commençait à dire Howard.
Godbold visait. Il appuya lentement le doigt sur la détente, répétant mentalement le déclic, prévoyant le choc de recul. Le coup partit.
Le bateau allemand explosa littéralement. La roquette avait pénétré juste dans la chambre des machines. Les hommes furent déchiquetés, projetés, noyés. Ceux qui pensaient pouvoir échapper tombaient sous le mitraillage croisé des Brens. Presque aussitôt, les réserves de carburant firent une nouvelle explosion, enflammant les blessés, achevant les mourants.
Une grande tache rouge souillait l'aurore.
La première canonnière coula immédiatement, corps et biens. Il n'y eut aucun survivant. Dure est la guerre.
Le deuxième bâtiment, pris sous le feu du 7e bataillon des paras et des hommes de Howard, tenta de faire demi-tour: trop tard. Le piège avait joué à plein. On entendait des
hurlements. Les rafales balayaient le pont, ne laissant de chance à personne. Les Allemands qui croyaient pouvoir se cacher n'échappaient pas au tir de l'une ou l'autre rive.
Le navire fut finalement immobilisé par un dernier tir qui fit exploser le réservoir de carburant, et il vint s'échouer sur la rive droite, du côté de l'actuel petit restaurant «La Péniche », les hommes qui survivaient furent faits prisonniers. Le capitaine était un jeune militaire aux yeux bleus, qui paraissait très nerveux. Il ne voulait pas quitter son navire.
Il fallut l'extirper de force. Quand il fut sur la passerelle, Howard l'attendait.
- Je peux téléphoner? fit-il.
Le troisième bâtiment réussit son demi-tour et mit les gaz. Mais où aller? Il ne pouvait retourner vers Ouistreham, où il risquait d'être intercepté. Les Allemands préférèrent
s'échouer à mi-distance entre Bénouville et Ouistreham, où ils resteront une dizaine de jours, cachés dans les marais et les carrières, avant de finalement se rendre, privés de
nourriture, ou dégoûtés des coquillages.


Voilà, voilà,
Bien maicalement
Prosper ;)
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Re: Attaques navales le 6 juin à Pegasus bridge

Nouveau message Post Numéro: 10  Nouveau message de Jumbo  Nouveau message 28 Fév 2013, 17:43

Merci Prosper! le mystère semble donc résolu et je suis content d'avoir encore appris quelque chose :D
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