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M. Bardzinski, vétéran polonais des combats de Normandie


Le 6 juin 1944, 6 divisions d'infanterie débarquent sur 5 plages précédées par 3 divisions aéroportées.
Dès le 7 juin, c'est la bataille de Normandie qui commence et qui ne s'achèvera que le 29 aout.
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M. Bardzinski, vétéran polonais des combats de Normandie

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de Ze-Pole  Nouveau message 06 Avr 2008, 19:30

Les traditionnelles cérémonies en Normandie, en août, à Montormel, permettent de commémorer les terribles combats pour la fermeture de la Poche de Falaise.
C'est l'occasion pour tous de partager des moments privilégiés avec les vétérans présents (Polonais de la 1ère DB polonaise, Français des FFL et aussi Allemands d'ailleurs).
Parmi ce vétérans, monsieur Sylwester Bardzinski à qui j'avais remis un petit questionnaire et qui m'a répondu, grâce à l'aide de sa fille qui maîtrise la langue française, pour me livrer quelques-uns de ses souvenirs. Monsieur Bardzinski était dans le même char que le Prince Poniatowski (descendant de l'illustre Maréchal d'Empire) qui trouva la mort au cours de la campagne de Hollande. Je précise d'ailleurs que j'ai pu aussi rentrer en contact avec les descendants du Prince Poniatowski (M. Le Comte Guillaume de Louvencourt) qui m'ont autorisé à mettre en ligne sur mon blog les documents de leur aieul (gallerie "10th armored brigade - 10. Brigade blindée" de mon blog :

http://maczek.blog4ever.com/blog/index-100395.html

Je vous livre ici le témoignage de M. Bardzinski, qui devrait être à nouveau présent l'été prochain ; bref, imprimez ce témoignage, ou une belle photo de lui, et cela donnera l'occasion de demander un bel autographe.

Photo portrait, début de guerre.

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Je suis né en 1918, à Jaksice, un petit village près de Bydgoszcz (dans la région de Poznan). J'ai 5 frères et soeurs : Bruno, Stacia, Klemens, Teresa et Marisz.
Juste avant la guerre, j'ai commencé des études polytechniques à Inowroclaw. En 1938, j'ai rejoint l'armée polonaises conscient que la politique d'Hitler nous mènerait à la guerre (politique d'annexion des Sudètes et de la Tchécoslovaquie). En 1939, la Pologne est envahie en quelques semaines, et je décide de fuir vers le sud du pays, j'atteins ainsi la Roumanie. Aux alentours de Braszow, je suis fait prisonnier et je tente de m'évader. Par deux fois je suis repris, la troisième tentative est la bonne ! Je traverse la Yougoslavie, l'Italie et j'arrive en France le 10 mai 1940, date funeste puisque c'est le jour où les Allemands lance leur offensive vers l'Ouest. Je rejoins néanmoins l'armée polonaise libre en France mais à son tour, la France est envahie. Je réussis à prendre place dans le bateau "Batory" pour l'Angleterre.
Je rejoins les forces polonaises libres cette fois-ci sur le sol britannique, dans les forces blindées. J'intègre le 1er Régiment Blindé dans la 1ère DB polonaise, sous le commandement du général Maczek.

M. Bardzinski avec un camarade.

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M. Bardzinski, hiver, en manteau. Insigne sur la manche : la 16ème Brigade Blindée (dragon noir sur fond orange).

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M. Bardzinski avec son premier char, en GB.

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Après quatre longues années de fomation et d'entraînement intensifs, je débarque avec mon régiment le 30 juillet 1944 à Arromanches.
La première action a commencé quand nous avons quitté Caen. Pour l'opération, nous étions passés sous la commandement du 2ème Régiment Blindé. Environ 25 chars (la moitié du régiment) ont été détruits.
Le 9 aout, le 1er Régiment Blindé s’est mis en action. Je faisais alors partie du 1er Régiment Blindé, 1ère compagnie, 2ème peloton.
Nous avons très bien avancé, pendant toute la journée, mais le soir nous sommes entrés en contact avec l’ennemi.
L’ennemi se terrait, on ne pouvait voir personne.
Mon char a pris alors un tir au but, à 20 cm de la tête du chauffeur. L'obus est entré par le flanc, a traversé le char et est ressorti ! Il a détruit le périscope, et du coup je ne pouvais plus rien voir, et j'ai du ouvrir la porte en haut pour conduire. A ce moment-là, une balle m'a blessé à la tête. Le radio-opérateur, qui était à mes côtés, à son tour était blessé au bras. La balle restait fixée au canon !
Le radio-opérateur m'a ausitôt dit de me diriger vers un bois tout proche, pour s'y mettre à couvert, mais il ne voyait rien et disait de pas attendre le troisième impact sur noutre équipage. Nous cinq avons sauté dehors. C’était un super saut ! Quand on est debout dans le char, juste la tête est dehors. Il fallait vite s'extraire. Nous sommes tous directement tombés sur la terre.
Le char, normalement conduit par moi-même, se retrouve sans chauffeur et s'arrête quelques mètres plus loin.
C’était au mois d’août donc le blé et l’herbe étaient très grands. Les soldats savaient que l’ennemi était caché partout, et qu’ils pouvaient nous voir très bien. Les balles venaient de tous les coins. Nous avons pris nos revolvers et avons rampé pour nous mettre à l'abri.
Pendant ce combat, 8 chars ont été totalement brûlés, et 15 soldats sont morts. Entre-temps, l’ennemi avait décroché et on a arrêté le combat. Je suis retourné vers les autres. Mon chef de char, blessé également, devait être remplacé. On a alors vu arriver un autre commandant : le prince Poniatowski. Tout cela se passait à la côte 111, du côté de Soignolles.
Les jours suivants, nous nous sommes dirigés vers Jort. Là, on a forcé la rivière La Dives, où il n’y avait pourtant pas de pont. Quelques chars pouvaient traverser la rivière, mais la plupart des suivants devaient être tirés et aidés par les autres.
C’était la nuit du 15-16 août, et les Allemands nous éclairaient, mais ils ne nous ont pas bombardés.
Puis nous avons fait mouvement vers Mont Ormel.
Le 16 août, soigné, je prends place dans un nouvau char avec un nouveau commandant de char : le lieutenant Marie-André Poniatowski. Dès le début, nous apprécions cet officier, que nous appelons "Mon Prince" ce qu'il ne voulait pas. Il ne voulait pas de régime de faveur, voulait toujours être traité de la même manière que les simples soldats, dormir dans les mêmes conditions, manger les mêmes rations.
A ce moment, aucun soldat ne savait ce qu'était la mission. Pour nous, c’était conduire par des routes épaisses, sans lumières et sans radio. On a conduit plus de 10 km dans les lignes allemandes. La mission était d'atteindre la cote 262 (Mont Ormel). Depuis ce mont, on avait une vue sur toutes les sorties par lesquelles l’ennemi pouvait s’enfuir. S’enfuir du fameux "sac", de la fameuse "Poche" comme on l’a nommée après.
Jusqu’au 21 août, les soldats polonais du 1er Régiment Blindé (52 chars) étaient sur ce mont, entourés de l’ennemi, sans provision, sans contact avec les autres divisions.
Nous espérions rejondre les soldats américains, qui devaient venir de l’autre coté pour nous aider.
La division polonaise combattait avec la 4e division canadienne. Le général Maczek obtenait d'ailleurs ses ordres du général canadien.
Ces Canadiens ont eu tant de résistance de la part des Allemands, qu’ils pouvaient seulement atteindre le Mont Ormel quand le combat était déjà fini. C’était pareil pour les camions de provisions. Aucun camion n’atteignait les lignes de combats. Les allemands les détruisaient tous. Tous ces jours, les polonais combattaient en fournissant de grands efforts. Quant la tourelle de notre char était tournée vers la droite, les Allemands nous attaquaient par la gauche, et inversement. Les Allemands s’enfuyaient, mouraient ou étaient faits prisonniers.
Pendant trois jours et trois nuits, les Polonais ont livré un grand combat. C’était le 21 août que les Américains pouvaient enfin atteindre le mont. Je me rappelle ausi d'un Canadien qui nous a dit : « How have you done this, you fucking polish !!” Car tous les petits chemins qui donnaient accès sur ce mont étaient couverts de corps humains, de corps de chevaux, de chars détruits. C’était la catastrophe. Personne ne pouvait y marcher ou rouler normalement.

Le sherman de M. Bardzinski, avec de nombreux compagnons.

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J'ai travaillé à la suite qui ne devrait pas tarder. Promis.
Sachez que ce article a été proposé dans les bulletins d'informations de l'Association Nationale des Anciens Combattants et du Souvenir de la 1ère DB polonaise. On y présente régulièrement des témoignages inédits de combattants polonais de la 1ère DB. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez adhérer...
Ze-Pole

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Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de hilarion  Nouveau message 06 Avr 2008, 19:49

Très intéressant mais pourquoi ne presenteriez vous pas l'intégralité de votre travail dans l'histomag?


 

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Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de DENYS hubert  Nouveau message 06 Avr 2008, 19:52

Je suis d'accord avec Hilarion,
Vous devriez contacter Prosper Vandenbroucke et il vous donnera la marche à suivre car votre article est digne d'intérêts et digne d'y figurer


 

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Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Ze-Pole  Nouveau message 06 Avr 2008, 19:55

Je viens d'être contacté. Le contact est pris. ;)
Ze-Pole

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Nouveau message Post Numéro: 5  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 06 Avr 2008, 22:20

Ze-Pole a écrit:Je viens d'être contacté. Le contact est pris. ;)
Ze-Pole


Bonsoir Ze-Pole,
Contacter par qui?? Certainement pas par moi, car j'étais absent depuis vendredi et vient de revenir il y a à peine 1 heure
Amicalement
Prosper ;)
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Nouveau message Post Numéro: 6  Nouveau message de Ze-Pole  Nouveau message 06 Avr 2008, 22:34

Juin44...
Sincèrement.
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Nouveau message Post Numéro: 7  Nouveau message de Prosper Vandenbroucke  Nouveau message 06 Avr 2008, 22:39

Ze-Pole a écrit:Juin44...
Sincèrement.
Ze-Pole


Ah le bougre :P :P
Mais si c'est lui, alors tout va bien.
Amicalement
Prosper ;)
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Nouveau message Post Numéro: 8  Nouveau message de Ze-Pole  Nouveau message 11 Avr 2008, 18:32

Suite et fin du témoignage.

Nous avons obtenu une courte période de repos, pour remplacer les soldats blessés et morts.
Puis le 28 août, nous partons direction La Belgique.
Tout se passait bien. On a même pu parcourir 106 km en un jour à ce moment de la poursuite.
Il faut dire qu'après le combats du Mont Ormel, les Allemands étaient désoranisés, dispersés, et beaucoup avaient pris la fuite.
Nous avons libéré Abbeville. En septembre, ce furent Ypres, Ruysselede , Roeselare, Thielt, Gand, Lokeren, St Nicolas, St Gilles, etc.
A pratir d'Abbeville, c'était l'euphorie dans nos rangs. On avancé désormais très vite, beaucoup plus vite qu'en Normandie, et mes camarades disaient que, si tout restait comme ça, ils allaient atteindre Varsovie dans un mois.
Mais notre destin fut tout différent : les Pays Bas (la défaite à Arnhem en septembre), la contre-offensive de « von Rundstedt » en décembre qui nous a pas mal marqué, et enfin l'entrée et les durs combats en Allemagne, il y avait encore un grand et dur chemin a parcourir avant la victoire.
Les Anglais se sont chargés de la libération des environs d’Anvers, tandis que les soldats polonais se sont dirigés vers les Pays-Bas : nous avons libéré Hulst, Axel, Terneuzen et sommes avancés vers Moerdijk. De cette partie de la guerre, il y a encore beaucoup d’histoires a raconter. Des drames, comme l’histoire de la mort du prince Poniatowski, mais aussi des joies, comme ma rencontre avec la femme qui allait devenir mon épouse.

Il me revient ainsi quelques souvenirs en tête...
A Saint-Gilles-Waas, petite ville, je me rappelle que la météo était pluvieuse. C'était au mois de septembre 1944, un mois très pluvieux. Nous devions monter nos tentes dans des champs car nous étions amenés à y rester quelque temps ; mais le maire de la cité a estimé que c'était impossble en raison des champs gorgés d'eau. Alors il a fait le tour de la cité pour demander s'il y avait des gens pour hébeger les soldats polonais. Dans la maison des "Van Der Heyden", le fils était alors seul et passionné par les Libérateurs, il a mis à disposition toutes les chambres libres. Nous y étions bien ! Le lieutenant Poniatowski, lui, était à Paris, pour une permission auprès des siens.
Le jour de notre départ, on nous a préparés un grand et bon petit déjeuner. Le père de famille, qui nous avait rejoint ,était un ancien de la Grande Guere de 14-18, et il a fait une croix sur le front de tous les Polonais présents dans sa maison, comme un signe d'amitié, de sympathie et de fraternité. Puis il nous a dit : "Personne de vous ne va mourir ! La guerre sera vite terminée, et cette croix va tous vous protéger". Le Prince Poniatowski était le seul qui n'était pas présent ce jour-là... et notre officier nous a rejoints quelques jours plus tard, alors que nous poursuivions vers Merxplass. Il nous avait rapporté de France un grand gâteau, une bouteille de Champagne et une bouteille de Cognac, que nous avons honorés en route...
Dans ce char, j'étais son premier chauffeur, le second était Jozef Piskorek. Il y avait aussi les soldats Zarkow et Grutza. Nous libérons ensuite Terneuzen et Breda.
Au moment de la contre-offesnive des Ardennes, on bouge beaucoup ! C'est "un peu" la panique. On stationnait alors à Steenbergen et on se préparait à fêter Noël mais les deux pelotons du Prince reçoivent l'ordre de se diriger vers St Philipsland. C'est là que mon lieutenant fut tué lors d'une bataille de nuit inattendue.
Le 22 janvier 1945, une bataille s'engage au momet où notre lieutenant est en réunion avec d'autres officiers alliés. A l'annonce de cet engagement, il se fait emmener en jeep vers ses soldats. Seuls Piskorek et moi nous trouvions dans le char. Le lieutenant a décidé de s'asseoir sur la tourelle du sherman, comme il en avait l'habitude. Il voulait toujours bien voir, et malgré nos suppliques, il ne changeait rien à son habitude. Mais entendant les bruits d'armes, Piskorek et moi avons insisté : "Mon Prince, rentrez dans la tourelle, ça devient sérieux maintenant!". Et c'est juste au moment où il allait se glisser vers l'intéreur qu'il a reçu plusieurs balles en pleine tête.
Aussitôt, Pikorek a quitté le char et s'est dirigé vers les autres pour leur signaler l'épouvantable évènement et faire venir les secours. Les deux soldats manquants (Zarkow et Grutza) arrivent pour transporter le lieutenant. Mais entre-temps, Piskorek à son tour est touché. Le lieutenant, malheureusement, décèdera sur la route de l'hôpital.
Les soldats ont accompagné le corps du Prince vers Paris, où sa famille nous a remis une petite médaille et une petite carte. Je me rappelle très bien, et souvent, de Marie-André Poniatowski, qui cherchait ses mots car même s'il parlait polonais de façon grammaticalement correcte, cette langue ne lui était pas facile car il ne l'avait apprise que quelques mois, dans l'armée polonaise en France 1940.
Nous avons ensuite retouvé notre unité et continué notre progression pour entrer sur le territoire allemand. Je me rappele que dans l'un des villages, complètement détruit, il y avait un panneau indiquant : "Ici, il y avait le village de Goch". Saisissant !
J'ai reçu alors une carte de ma soeur Teresa, qui m'écrivait qu'elle était dans un camp de filles polonaises à Lubeck. Au début de la guerre, les Allemands ont pris de nombreuses jeunes filles polonaises pour travailler chez eux. Elles servaient comme domestiques dans les maisons des riches. Mais quand les Allemands ont commencé à sentir que la guerre était terminée pour eux, ils ont regroupé les filles dans un camp, et ma soeur se trouvait parmi elles.
Un dimanche, j'ai obtenu une permisssion pour aller lui rendre visite. J'ai eu droit à une jeep pour me rendre dans ce camp. Toutes les filles étaient folles de joie, et ma soeur voulait m'accompagner. Mais qu'allais-je faire d'une jeune fille parmi des soldats ? Puis j'ai pensé à la famille "Van Der Heyden", qui avait été tellement sympathique et avait dit que si un jour l'un d'entre nous avait un problème, nous pourrions compter sur eux.
Et c'est ainsi que Teresa s'est installée dans la famile à Sint-Gillis-Waas, et tous le dimanches, j'obtenais la permision d'aller lui rendre visite. Je fis surtout la connaissance de la fille de la maison, et très rapidement, je ne venais pas seulement pour ma soeur mais aussi pour Marcella Van Der Heyden...
A la fin de la guerre, nous prenons le port de Wilhelmshaven. Puis c'est la Paix, tellement attendue. Tous les pays victorieux sont fous de joie : les Américains, les Anglais, les Canadiens.. sauf les Polonais qui ne partagent pas autant cette fête.
Les Polonais ont pour certains décidé de ne pas retourner en Pologne (comme moi ou Piskorek qui a gagné l'Afrique du Sud !). Ma soeur, elle, a décidé de rejoindre la Pologne. Elle comprend vite son erreur mais il est trop tard.


M. Bardzinski avec ses amis hollandais.

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Photo de Monsieur Sylwester Bardzinski en 2007 :

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Photo du Prince Marie-André Poniatowski :

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By zepole


Photo de l'équipage au complet (hiver 1944-1945) ; Monsieur Bardzinski est à droite. Le sous-lieutenant Poniatowski est au milieu.

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By zepole


Je suis resté en Belgique, où j'ai trouvé du travail dans la métallurgie, je me suis marié avec Marcella le 15 juin 1948. Mon père est décédé en 1953, et je n'ai pu le revoir. J'ai eu une fille, Nicole, en 1954. J'ai pu revoir ma mère en 1959. Je suis retourné pour la première fois en Pologne en 1964 seulement. Jozef Piskorek est décédé au 50ème anniversaire de la Libération de la Hollande, l'émotion trop grande a eu raison de son coeur. Marcella nous a quittés en septembre 2005.
Sylvester Bardzinski, mars 2008.

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Nouveau message Post Numéro: 9  Nouveau message de Ze-Pole  Nouveau message 11 Avr 2008, 18:34

Erreur de manip semble-t-il... J'ai posté deux fois le témoignage...
Désolé !
Ze-Pole

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