Le Blog de yauckt
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Parce qu'il n'y a pas que le béton dans la vie...


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yauckt
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PFL4 - MeMo1

Lien permanentde yauckt le 22 Jan 2016, 21:19

MeMo1 - Ile Monsin ( 50°39'12.0"N 5°37'06.8"E )

Etat : ?
Accessibilité : Simple.
Visitable : Non.

Commençons par citer Mr E. Coenen et son article "la forteresse Monsin" paru sur le site http://www.clham.org.
Bien que la défense de l'île Monsin ne soit basée que sur l'aménagement d'abris dans les culées des futurs ponts, un abri est projeté à la pointe amont de l'île, dès 1931, lors de la première étude réalisée. Jusqu'en 1935, cet abri est repris sous la dénomination "abri du polygone". Il sera situé dans un terrain appartenant à la Défense Nationale, qui érigera à cet endroit un polygone de pontage pour le 3e Génie. L'abri est de dimension réduite (6,50 m x 4,30 m) et comporte une seule embrasure. I1 est construit vers la fin de l'année 1935 et son camouflage présente l'aspect extérieur de deux latrines installées près du polygone.

Image

En janvier 1938, on décide d'élever un monument en l'honneur du Roi Albert, dont le canal Liège-Anvers porte maintenant le nom. Ce monument est projeté à l'entrée du canal, donc à la pointe ouest de l'île, où se trouve le polygone.

L'architecte MOUTSCHEN dessine les plans du futur mémorial. Il s'agit d'une tour, haute de 40 m, au sommet de laquelle un phare signalera l'entrée du canal. Contre la tour, sera accolée une imposante statue du Roi Chevalier.

A l'arrière, s'étendra une esplanade avec des bahuts (murs bas) latéraux et des allées de verdure menant à un mur où sera représenté le tracé du canal.

Au point de vue de la défense, l'édification du mémorial réduit sensiblement l'action des Mi du flanc amont de l'abri du pont Marexhe, et il entraîne aussi la disparition de l'abri du polygone qui assurait la protection du plan d'eau du fleuve en direction du pont barrage.

De plus, l'apparition d'une tour de 40 m représente un repère que l'on a intérêt à renverser au début des hostilités, sauf si elle peut servir, il est vrai comme observatoire à nos troupes. De toutes façons, l'ennemi tentera de l'abattre par son feu d'artillerie.

A la suite d'assez longues tractations avec l'architecte, la 3e DGnF réalise un avant-projet d'abris à installer dans un des bahuts du monument et dans le socle de béton supportant la tour et qui seront reliés entre eux par une galerie. Un dispositif de destruction sera mis au point pour la tour.

Une nouvelle étude de l'ensemble est entreprise et il ressort que : vu qu'une exposition est prévue en 1939, il faut différer l'exécution de cet abri jusqu'à la fin de celle-ci. De plus, le projet d'aménagement des abris prévus dans le monument n'est pas encore adopté.

Le 16 avril 1938, le Lt Gen Van Den Bergen marque son accord pour le remplacement de l'abri du polygone par les deux abris, dont il a reçu le dernier avant-projet, qui seront aménagés dans le mémorial.

En ce qui concerne la tour du monument, elle doit être effectivement détruite, mais il est impératif d'empêcher qu'elle ne tombe mal, soit en obstruant la canal, soit en détériorant les abris ou en encombrant leurs champs de tir. Pour cela, il faut prévoir des fourneaux de mine disposés de façon à n'abattre que la partie supérieure et que cette partie tombe en arrière suivant l'axe du monument.

Les travaux débutent en septembre 1938 par la pose de 600 pieux de fondation en avant de la pointe de l'île, et qui serviront de base pour le futur mémorial dont les plans définitifs ne sont pas encore dressés. Durant la période s'étendant d'avril à novembre 1938, des changements successifs dans la conception du mémorial entraînent de nombreuses tractations entre l'architecte et la 3e DGnF. Au début du mois de décembre, le plan final du monument est arrêté et, dès lors, les dessinateurs de la DGnF peuvent enfin dresser les plans définitifs des abris qui prendront les dénominations MeMo 1 et MeMo 1 bis.

Ceux-ci, au nombre de deux, seront indépendants l'un de l'autre, car la galerie les reliant est supprimée. Ils seront totalement intégrés dans le mémorial et seront construits en béton armé. A des fins de camouflage, ils seront recouverts par des minces plaques de même matériau que celles du monument, y compris les embrasures qui seront, en temps de paix, obturées par une maçonnerie légère en briques.

Ce premier abri est aménagé dans le socle de béton supportant la tour et la statue du Roi. Son accès est situé au centre de la petite esplanade, face à la tour. L'entrée est en puits et -elle est obturée par une plaque type "Elkington". Au pied de ce puits, un couloir de 9 m de long mène à la chambre de tir. Un peu en retrait de celle-ci, un double barrage de poutrelles protège le local et deux petites niches, placées de part et d'autre du couloir, permettent l'entreposage de ces poutrelles. Une porte renforcée donne accès à la chambre de tir qui contient un affût "Chardome" pour tireur assis, ainsi que deux goulottes lance-grenades et l'équipement habituel.

Ce local comporte également une chose peu courante dans un abri : un évier, alimenté en eau courante, est fixé à droite de la porte. Une issue de secours est créée dans la partie droite de l'abri, mais par quel moyen les hommes rejoignaient-ils la terre ferme ?
Bien que la défense de l'île Monsin ne soit basée que sur l'aménagement d'abris dans les culées des futurs ponts, un abri est projeté à la pointe amont de l'île, dès 1931, lors de la première étude réalisée. Jusqu'en 1935, cet abri est repris sous la dénomination "abri du polygone". Il sera situé dans un terrain appartenant à la Défense Nationale, qui érigera à cet endroit un polygone de pontage pour le 3e Génie. L'abri est de dimension réduite (6,50 m x 4,30 m) et comporte une seule embrasure. I1 est construit vers la fin de l'année 1935 et son camouflage présente l'aspect extérieur de deux latrines installées près du polygone.

En janvier 1938, on décide d'élever un monument en l'honneur du Roi Albert, dont le canal Liège-Anvers porte maintenant le nom. Ce monument est projeté à l'entrée du canal, donc à la pointe ouest de l'île, où se trouve le polygone.

L'architecte MOUTSCHEN dessine les plans du futur mémorial. Il s'agit d'une tour, haute de 40 m, au sommet de laquelle un phare signalera l'entrée du canal. Contre la tour, sera accolée une imposante statue du Roi Chevalier.

A l'arrière, s'étendra une esplanade avec des bahuts (murs bas) latéraux et des allées de verdure menant à un mur où sera représenté le tracé du canal.

Au point de vue de la défense, l'édification du mémorial réduit sensiblement l'action des Mi du flanc amont de l'abri du pont Marexhe, et il entraîne aussi la disparition de l'abri du polygone qui assurait la protection du plan d'eau du fleuve en direction du pont barrage.

De plus, l'apparition d'une tour de 40 m représente un repère que l'on a intérêt à renverser au début des hostilités, sauf si elle peut servir, il est vrai comme observatoire à nos troupes. De toutes façons, l'ennemi tentera de l'abattre par son feu d'artillerie.

A la suite d'assez longues tractations avec l'architecte, la 3e DGnF réalise un avant-projet d'abris à installer dans un des bahuts du monument et dans le socle de béton supportant la tour et qui seront reliés entre eux par une galerie. Un dispositif de destruction sera mis au point pour la tour.

Une nouvelle étude de l'ensemble est entreprise et il ressort que : vu qu'une exposition est prévue en 1939, il faut différer l'exécution de cet abri jusqu'à la fin de celle-ci. De plus, le projet d'aménagement des abris prévus dans le monument n'est pas encore adopté.

Le 16 avril 1938, le Lt Gen Van Den Bergen marque son accord pour le remplacement de l'abri du polygone par les deux abris, dont il a reçu le dernier avant-projet, qui seront aménagés dans le mémorial.

En ce qui concerne la tour du monument, elle doit être effectivement détruite, mais il est impératif d'empêcher qu'elle ne tombe mal, soit en obstruant la canal, soit en détériorant les abris ou en encombrant leurs champs de tir. Pour cela, il faut prévoir des fourneaux de mine disposés de façon à n'abattre que la partie supérieure et que cette partie tombe en arrière suivant l'axe du monument.

Les travaux débutent en septembre 1938 par la pose de 600 pieux de fondation en avant de la pointe de l'île, et qui serviront de base pour le futur mémorial dont les plans définitifs ne sont pas encore dressés. Durant la période s'étendant d'avril à novembre 1938, des changements successifs dans la conception du mémorial entraînent de nombreuses tractations entre l'architecte et la 3e DGnF. Au début du mois de décembre, le plan final du monument est arrêté et, dès lors, les dessinateurs de la DGnF peuvent enfin dresser les plans définitifs des abris qui prendront les dénominations MeMo 1 et MeMo 1 bis.

Ceux-ci, au nombre de deux, seront indépendants l'un de l'autre, car la galerie les reliant est supprimée. Ils seront totalement intégrés dans le mémorial et seront construits en béton armé. A des fins de camouflage, ils seront recouverts par des minces plaques de même matériau que celles du monument, y compris les embrasures qui seront, en temps de paix, obturées par une maçonnerie légère en briques.

Ce premier abri est aménagé dans le socle de béton supportant la tour et la statue du Roi. Son accès est situé au centre de la petite esplanade, face à la tour. L'entrée est en puits et -elle est obturée par une plaque type "Elkington". Au pied de ce puits, un couloir de 9 m de long mène à la chambre de tir. Un peu en retrait de celle-ci, un double barrage de poutrelles protège le local et deux petites niches, placées de part et d'autre du couloir, permettent l'entreposage de ces poutrelles. Une porte renforcée donne accès à la chambre de tir qui contient un affût "Chardome" pour tireur assis, ainsi que deux goulottes lance-grenades et l'équipement habituel.

Ce local comporte également une chose peu courante dans un abri : un évier, alimenté en eau courante, est fixé à droite de la porte. Une issue de secours est créée dans la partie droite de l'abri, mais par quel moyen les hommes rejoignaient-ils la terre ferme ?

Il était prévu de relier cet abri au réseau téléphonique enterré par un câble de 4 paires et également d'installer l'éclairage électrique. Cela n'a pas été réalisé.


Voila, il n'y a plus grand chose à rajouter... L'idéal pour observer l'embrasure est de passer de l'autre côté de l'autoroute.

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Dernière édition par yauckt le 21 Oct 2016, 12:01, édité 5 fois.





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