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Aldebert
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Bouhamama années 58/59- Chapitre 81

Lien permanentde Aldebert le 13 Sep 2016, 17:30

Jacques Guérin – classe 56/2c. Maréchal des logis, était affecté à la 2ème section de la 1ère Batterie du 1er Régiment d' Artillerie - Période 5 juin 1958 à fin avril 1959. Il a été cité à l’ordre du régiment.

Jacques Guérin vient enrichir notre blog par ses témoignages ainsi que des photos. Des photos qui pourront paraître semblables à quelques-unes déjà publiées mais en y regardant bien on remarquera peut-être certaines modifications dans l’implantation du camp.

Laissons lui le soin de nous confier ses témoignages:

« Ainsi, les trois premiers mois, nous avons fait connaissance avec la région, la vallée, la forêt, la montagne (nous sommes montés au sommet du Djebel Chélia) Nous avons appris à marcher 30 km de nuit en silence, sac au dos contenant le nécessaire pour plusieurs jours.
Mais où sont les Fellaghas ? Nos ennemis sont invisibles. Nous n’en avons pas encore rencontrés. Beaucoup d’entre nous espèrent et s’impatientent ! »

FIN AOUT 1958 ce jour arrive !
Nous montons sur les flancs du Djebel Chélia par un sentier muletier qui nous est bien familier ; comme souvent notre section est devant et mon groupe est en tête. Il fait jour, il fait beau et l’ombre des grands arbres est bien agréable. Je suis le 4° de la colonne ; devant moi 2 éclaireurs et un Brigadier ; derrière moi le reste du groupe, puis le sous-lieutenant et son radio et le Mdl Yvon Thomas et ses FM. Suivent à quelques centaines de mètres les 3 autres sections de notre Batterie avec le Capitaine Gros.
Tout à coup l’homme de tête se couche et les suivants aussi, il fait signe qu’il y a du monde au dessus sur le chemin qui croise le nôtre. Par gestes, j’ordonne à ceux qui me suivent de se déplacer vers la gauche et vers la droite pour éviter d’être tirés par la même rafale. Yvon fait de même avec son groupe.
Et pendant ce temps le sous-lieutenant chef de section, (du contingent) écroulé derrière un gros rocher, ne donne pas d’ordre et n’arrive pas à rendre compte par radio ! Enfin il prend le combiné et articule : « y a des Fellouses… y a des Fellouses… »
Yvon s’est approché et prenant l’initiative, rend compte au Capitaine et au Commandant de la Base :
« ici Préférence Blanc 2 , sommes arrêtés en présence d’un élément rebelle qui n’a pas engagé le combat. Notre position est … »
Pendant ce temps mon groupe reprend lentement la progression vers le haut.
Nous arrivons à plat ventre au bord d’un chemin forestier… il n’y a plus personne.
Nous fouillons avec beaucoup de précautions les alentours. On voit bien les traces de pas et des sabots des mulets. Nous avons dérangé une petite caravane de ravitaillement. Ils ont déguerpi sans combattre, ils avaient bien raison ! S’ils avaient osé lancer 2 ou 3 grenades, nous aurions eu des pertes.
Le moment de surprise passé, ayant posté quelques éclaireurs aux alentours, le Capitaine nous donne l’ordre de redescendre.
De retour au poste de Bou-Hamama, les gars discutent dans la chambrée : il n’est plus question d’être commandé par B…….
Yvon et moi sommes convoqués chez le Capitaine Gros qui recueille notre témoignage, Nous lui faisons part du sentiment des gars de la section.
Un peu plus tard le Commandant nous informe de sa décision :
Le sous-lieutenant B… est relevé de son commandement et sera rapatrié en Base Arrière dès que possible.
Je suis nommé chef de la 2° section par intérim, en attendant l’arrivée d’un autre officier.
En opération je serai toujours sous la responsabilité directe du Capitaine.
J’accepte cette charge et vais l’expliquer à “mes gars“. Yvon reste avec moi et est d’accord.
Le lendemain matin un Broussard (avion d’observation et de liaison) se pose et emporte B… qui n’est même pas venu nous dire adieu ! Pourtant il nous avait bien appris et je reste persuadé que c’est grâce à lui que cette section s’est bien comportée ce jour là et par la suite.

10 JANVIER 1959 - DJEBEL EL AOUD
Un jour de janvier nous sortons comme d’habitude, quand il n’y a pas d’opération importante, pour montrer notre présence. La Batterie est au complet (140 à 150 hommes) sous les ordres du Capitaine. Sortis par la porte Nord, nous marchons vers le Nord-est. Il fait beau et pas froid. Après 3 km nous entrons dans la forêt et commençons à monter. Nous sommes en zone interdite, chaque humain rencontré est un ennemi potentiel. La végétation est aérée, taillis sous futaie ; la vue est souvent dégagée. Nous marchons doucement, très espacés les uns des autres. Notre section est en tête. Nous sentons une odeur caractéristique : quelques Fellagas sont passés à cet endroit il y a quelques minutes.(De même que nous étions qualifiés par les Fells de “soldats parfumés“, les fellagas utilisaient un parfum d’une senteur très “orientale“. Moi qui ne fumais pas, je m’en suis rendu compte plusieurs fois).
Le maréchal des logis chef Letellier, indique la direction : nous allons monter au sommet de ce djebel voir ce qui s’y passe.
Déplacement en formation de ratissage. Les hommes se répartissent à ma gauche et à ma droite comme d’habitude. Yvon est derrière nous avec les deux FM. Le Capitaine demande par radio d’arrêter cette progression qui lui semble inutile.
Le Chef répond : « sommes trop près de la crête, il serait dangereux de faire demi tour avant d’avoir reconnu ce qui est derrière » Le Capitaine donne son accord.
Arrivés au sommet nous sommes arrêtés par une barrière rocheuse, c’est une sorte de mur d’ 1 mètre 60 de haut. On regarde de l’autre côté ; seule notre tête dépasse. On voit des arbres, des bosquets, un terrain relativement plat, mais rien ne bouge ; il n’y a personne. Le tireur de FM, Hemstéter est venu à 3 mètres à ma droite envoyé par Yvon. Je fais signe à mes hommes à l’extrême gauche d’escalader ce mur. Cinq ou six prennent position dans les premiers taillis. A ma droite idem. Rien à signaler. Le chef me fait signe d’y aller voir. Je monte à mon tour. Une fois debout , j’entends un bruit métallique caractéristique : l’armement d’une culasse de fusil qui semble provenir d’un gros buisson qui est à une dizaine de mètres devant moi. Je tire tout de suite une rafale imité par Hemstéter .
Quelque chose bouge dans les branchages. Aussitôt nous nous couchons ; attente de quelques secondes. Les gars à ma gauche avancent de quelques mètres prêts à tirer.
Plus de bruit. On entend un gémissement qui vient du bosquet. Méfiance !…
Très prudemment, nous nous avançons à 3 ou 4 pour découvrir 3 corps au sol. Ils sont habillés du treillis kaki/vert. Deux sont morts et le troisième est très grièvement blessé. Ils devaient être debout avant d’être touchés par nos armes. Le Chef organise aussitôt la position en chargeant trois Brigadiers de placer des sentinelles à une trentaine de mètres alentour. Il rend compte par radio au Capitaine.
L’excitation du combat retombant et la position étant sécurisée, je me rends compte que j’ai eu beaucoup de chance. Les deux jeunes Fellagas étaient armés de carabines Stati. L’une d’elle n’a pas fonctionné puisque nous avons retrouvé au sol une cartouche percutée mais non explosée, d’où le bruit de la culasse pour réarmer.
Donc ils étaient trois debout dans ce taillis, deux hommes jeunes (17/18 ans) et un sous-lieutenant. C’était un élément retardateur qui aurait du décrocher dès notre arrivée. Pourquoi sont-ils restés groupés à attendre?
Le sous-lieutenant Fellaga, gravement blessé à l’abdomen est fouillé. Dans son portefeuille une carte d’identité du FLN, nom, grade, quelques papiers genre laissez-passer et de l’argent. Une somme importante qui sera versée à la caisse des œuvres sociales du Régiment.
Dans les poches des deux Djounouds : rien sauf une centaine de cartouches.
Le Capitaine Gros nous demande de décrocher. Nous récupérons les 3 armes et les munitions. Le blessé n’est pas transportable, complètement éventré il est mourant et le Chef met fin à son agonie.
On sait que les rebelles reviennent dès que possible enterrer les leurs. Avant de partir quelqu’un suggère de piéger les cadavres en disposant dessous une grenade dégoupillée. Je m’y oppose formellement. Il faut respecter les morts.
Le chef me soutient et explique en 2 mots que nous essayons de faire une contre-guérilla “propre“. Nous voulons que nos ennemis respectent nos hommes prisonniers et nous restituent les corps des nôtres donc…
Nous retrouvons les autres sections en redescendant. Sans rien nous dire ils nous admirent un peu. Nous avons poursuivi et tué des Fellagas !
Et moi dans tout çà ? Je pense à ces deux gamins que j’ai tués (avec l’aide de mon voisin). Arrivés au Poste nous sommes félicités par le Commandant ravi de ce “succès“.
La tension retombe maintenant vraiment et je me retrouve seul avec mes pensées. J’aurai du mal à dormir pendant plusieurs jours à l’idée d’avoir tué 2 jeunes gens ; mais en même temps j’essaye de me rassurer. Ils voulaient me tuer, la première cartouche n’a pas fonctionné, n’attendons pas la deuxième !
Plus de cinquante ans après, j’y pense encore.
Le lendemain nous retournons sur le Djebel El Aoud en empruntant un autre itinéraire, question de principe. « Ils » savent que nous allons sûrement revenir.
Le but est de fouiller un peu les environs au cas où ils auraient perdu quelque chose dans leur fuite : munitions, papiers, équipements…
Arrivés sur le lieu en milieu de journée nous avons la surprise de constater qu’ils ont enterré leurs morts. Trois tombes fraiches orientées Est/Ouest. La fouille des environs ne donne rien et nous redescendons.

23 MARS 1959 – EMBUSCADE DE NUIT – 4 MORTS
Le Commando sort de nuit par la porte Nord, comme d’habitude. La composition est de 3 sections d’Européens et une section de Harkis, plus la demi-section de commandement. En tout 130 à 140 hommes. Après quelques heures de marche nous nous installons, à une vingtaine de km au Nord Ouest du poste, sur les flancs du Djebel Chélia.
Un renseignement nous a indiqué qu’un groupe important doit passer par là.
Le jour se lève et nous sommes à flanc de montagne, en boule comme d’habitude, pouvant voir et tirer sur 360 degrés. Nous bloquons un sentier de passage Est/Ouest.
Attente … les gars s’endorment. On organise des tours de garde. Les harkis sont dissimulés tout autour de la position. Ils observent et écoutent bien mieux que nous !
En début d’après midi, un groupe de Fells arrive face à nous. Les tirs se déclenchent trop tôt … débandade chez les Fells. Ils laissent 2 ou 3 morts sur le terrain et un Officier gravement blessé. On ne saura jamais quel était l’effectif de cette unité !
Tir d’Artillerie sur leur chemin supposé de repli !
Après avoir fouillé la zone sans résultat, tout le monde s’attend à rentrer au poste sans délai et par le plus court chemin. (Tactique habituelle) Et bien non ! Malgré la demande de notre Capitaine, le Commandant ordonne de ne décrocher qu’à la nuit !
Je sais qu’il y a des témoignages qui divergent sur l’origine de cet ordre !
Il commence à faire froid (à plus de 1500 m) la nuit tombe. Enfin nous rentrons après avoir vérifié l’itinéraire sur la carte. En colonne par un, la section des Harkis en tête (30 hommes) et notre section, la deuxième, fermant la marche. Nous sommes en montagne, dans la forêt, il fait bien noir et souvent on doit tenir le sac de celui qui nous précède.
Après 2 heures de marche, nous arrivons dans un paysage connu : un col très dégagé formant une grande clairière couverte d’herbe rase. La lune s’est levée, on y voit clair. Automatiquement les distances entre les gars s’allongent, la colonne dépasse donc les 500 mètres. À l’autre bout de la clairière la lisière est bien noire. C’est le chien de tête qui découvre le premier les Fellaghas qui nous attendent.
Fusillade, tout le monde se couche, se cacher dans l’herbe courte n’est pas facile ! Je vois les balles traçantes passer au dessus de nous. A l’arrière nous ne tirons pas, c’est inutile, nous ne voyons pas nos ennemis. La discipline du feu est exemplaire. La fusillade me paraît durer une éternité, les ordres sont de ne pas bouger et de surveiller nos arrières. Ce sont les gars qui sont en tête de la colonne qui se battent, les Harkis et une autre section. Et, tout à coup, silence total … l’orage est passé ! Nous commençons en rampant à nous rapprocher de la lisière la plus proche pour y prendre position. Il n’y a personne, pas d’ennemi.
Au poste de Bou-Hamama, la 3° Batterie qui était en alerte, attendant notre retour, a sauté dans les camions et, précédée par les scout-cars, a pris le risque de rouler 5 ou 6 km tous phares allumés sur la piste nord pour venir à notre aide. C’est sans doute cela qui a fait décrocher les Fells. Bilan : 4 harkis morts et le chien.
De retour au poste nous réfléchissons en petit comité sur ce qui s’est passé :
Il semble qu’il y a eu 2 erreurs :
1°-Attendre pour rentrer, ce qui a permis aux Fells de monter l’embuscade.
2°-Avoir pris au plus court en traversant cette clairière bien dégagée au lieu de suivre la lisière de la forêt.
Après cette mauvaise journée nous nous souvenons de ce que nous disaient les Légionnaires « Les Fells ne nous attaquent que si ils sont certains d’être en nombre supérieur. »

Jacques Guérin Le 12 septembre 2106


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Commentaires

Re: Bouhamama années 58/59- Chapitre 81

Lien permanentde Anonymous le 14 Sep 2016, 13:33

Récit très captivant, on est aux côtés des hommes de ce commando, surtout lors de l'attaque des Fellagas. Merci pour ce témoignage, on a envie d'en lire davantage !
Anonymous
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RE: Bouhamama années 58/59- Chapitre 81

Lien permanentde Aldebert le 14 Sep 2016, 17:54

Bonjour,
Mais bien sûr qu'il vous en racontera encore un peu plus, très bientôt.
cordialement
Albert
Aldebert
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Re: Bouhamama années 58/59- Chapitre 81

Lien permanentde Anonymous le 28 Oct 2017, 15:36

Merci pour vos témoignages je sais pas si vous connaissez un petit peu l'histoire du 18e RCP ça m'intéresse énormément merci cordialement
Anonymous
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RE: Bouhamama années 58/59- Chapitre 81

Lien permanentde Aldebert le 28 Oct 2017, 16:56

Bonjour,
J'ai peu ou pas à dire du 18è RCP. Dans mes témoignages sur des événements de la guerre d'Algérie, j'évoque le 18è RCC (Régiment de Cavalerie) et non (Chasseurs parachutistes).
Merci de ta visite sur mon blog. Si tu souhaites une information concernant cette période peut-être saurai-je te répondre. N'hésite pas.
Cordialement
Aldebert
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Re: Bouhamama années 58/59- Chapitre 81

Lien permanentde Anonymous le 06 Nov 2017, 12:39

Bonjour merci de m'avoir répondu oui ça m'intéresse je cherche des informations sur la bataille du 23 février 1958
Anonymous
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Re: Bouhamama années 58/59- Chapitre 81

Lien permanentde Anonymous le 06 Nov 2017, 12:40

Merci cordialement
Dernière édition par Anonymous le 06 Nov 2017, 12:43, édité 1 fois.
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