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EXTRAIT DU JOURNAL QUOTIDIEN REGIONAL L'Ouest-ECLAIR

Lien permanentde nyle le 19 Fév 2015, 11:24

EXTRAIT DU JOURNAL QUOTIDIEN REGIONAL UN FRANC – L'Ouest-Éclair (Éd. de Nantes) RENNES - 10 et 11 OCTOBRE 1942

[Article de presse faisant l'apologie de la Relève]

Points sur les idées et des discussions qui, pour être discrètes n'en présentent pas moins un caractère parfois passionné, se sont élevées et se poursuivent actuellement autour du principe de la RELÈVE. Des gens dont souvent aucun proche ne souffre en captivité, et dont le ravitaillement familial s'opère avec aisance, vont répétant les slogans de la propagande anglaise et assurant que la France, dans le choix qui s'offre, elle ne doit à aucun prix opter pour la COLLABORATION, bien trop dangereuse à leurs yeux.
Mais c'est précisément dans cette notion fallacieuse de CHOIX que réside la supercherie car nous n'avons plus de choix possible CROYEZ-VOUS QU'UNE AUTRE POLITIQUE ÉTRANGÈRE SOIT POSSIBLE disait- il) a six mois déjà, le 20 avril 1942, M. Pierre Laval EN VOYEZ-VOUS UNE AUTRE QUI PERMETTE DE MIEUX DEFENDRE NOS PRISONNIERS, D'ALLÉGER NOS CHARGES, DE DESSERRER NOS ENTRAVES ? JE N'EN VOIS PAS D'AUTRE POUR MA PART. Cette position du chef du gouvernement, entièrement assujettie au FAIT, et rien qu'au FAIT, s'est fortifiée sans relâche depuis lors, au contact de l'expérience du pouvoir. On a beaucoup parlé d'Europe et l'on a certes bien fait, car cette Europe n'est pas un mythe, car sans elle nous ne serions rien demain. Mais on ne peut néanmoins forcer les aveugles à voir les sourds entendre!
Il est des gens qui, à ce seul mot d'Europe, grincent des dents. Comment les convaincre de la nécessité BON GRÉ. MAL GRÉ, de se rallier au principe de la relève ?
On ne le pourra faire qu'en leur parlant le langage de l'intérêt personnel et de l'empirisme le plus direct. « CROYEZ-VOUS QUE, S'ILS ÉTAIENT VAINQUEURS, LES SOVIETS S'ARRETERAIENT A NOS FRONTIERES ? » demandait encore Pierre Laval, le 20 avril, en préfigurant cette DISPARITION DE NOTRE CIVILISATION qui résulterait d'une instauration de Maurice Thorez, conséquence immédiate de la victoire de Moscou.
L'argument ne serait-il pas suffisant ? L'évocation des avantages Individuels de salaire, d'assurance, de sécurité d'emploi pour les ouvriers, celle du retour de dizaines de milliers de prisonniers pour la nation, ne porteraient-elles pas davantage ? Alors, faisant un pas de plus dans le sens du REALISME PRATIQUE, et atteignant l'extrême limite de ce qu'il peut nous confier, M. Laval a placé hier un dernier et redoutable point sur les Ia phrase par lui articulée avant-hier : « POUR QUE CERTAINES CONTRAINTES, QUI NE POURRAIENT ETRE EMPECHEES PAR LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS, NE SOIENT PAS EXERCÉES IL EST INDISPENSABLE ET URGENT QUE LE RECRUTEMENT DE LA MAIN-D'ŒUVRE SOIT RAPIDEMENT EFFECTUÉ. Les sourds entendront-ils cette fois ? Ou voudront-ils, par leur crédulité fanatique à l'égard des excitateurs de Downing-Street et du Kremlin, réduire notre pays au désespoir ?
Pour ceux qui ont gardé quelque bon sens, pour les épouses et les parents de prisonniers notamment, c'est un devoir de réagir contre cette tendance suicidaire. La RELÈVE est notre dernière chance nationale, la dernière chance individuelle aussi pour chacun de nos prisonniers. Malheur à nous si nous la rendons impossible M. Laval, en tout cas, ne pourra dire qu'il ne nous aura pas prévenus.
Un nouveau "train de la Relève" est arrivé hier à Compiègne. Parmi les 1700 libérés, se trouvent 430 Bretons. Un millier de rapatriés sanitaires ont été amenés par un second convoi.
Compiègne, 9 [de notre envoyé spécial). Un nouveau train de prisonniers divisé en deux longs tronçons, tant il était important, est arrivé, au début de l'après-midi en gare de Compiègne. De nouveau, près de deux milliers de familles françaises vont connaître la joie immense que leur causera, dès demain pour certaines, dans deux jours pour les plus éloignées. La rentrée de l'être cher qu'on attendait depuis près de trois ans.
En vain, les propagandistes à la solde de l'étranger se répandront en rumeurs tendancieuses mais voici bel et bien 1.700 nouveaux miliaires, dont 430 Bretons, qui viennent d'être libérés grâce la générosité des autorités allemandes. 1.700 ex-prisonniers officiers supérieure et subalternes. Sous-officiers et soldats de toutes armes, et appartenant à tous les oflags ou stalags d'Allemagne, qui viennent de toucher à leur tour le havre béni de la démobilisation ou de la mise en congés de captivité en l'occurrence le Heilag compiégnois. Des sauveteurs.
Ces bénéficiaires de la libération anticipée sont presque tous des spécialistes rappelés en France individuellement et pour des motifs variés (ingénieurs des mines, carriers, pétroliers, etc..)
Tous ont été avertis dans leurs camps, il y a une huitaine de jours. Puis, rapidement concentrés au camp de Forbach. Ils sont arrivés ici. Parmi eux se trouvent également des veufs, des « vieilles classes des sauveteurs et des parents de sauveteurs.
Les camarades de voyage ne manquaient pas de désigner fièrement ces derniers qui doivent leur liberté à un acte de courage. C'est ainsi que nous avons eu la joie de féliciter le Jeune Charles Simon, de Paris, qui à Francfort-sur-Oder a réussi la prouesse à deux mois d'intervalle, de sauver deux enfants allemands qui allaient se noyer. Là-bas les mères l'ont couvert de fleurs et ont demandé sa grâce au Führer.
Les personnalités sur le quai, de nombreuses personnalités officielles attendaient tout ce joyeux monde. Du côté allemand nous avons reconnu le docteur Rohrig, conseille d'ambassade d'Allemagne, représentant S. E. Otto Abetz le colonel Gummingen, commandant le Heilag de Compiègne.
Du côté français, M Pelletier préfet régional en résidence a non. représentant M ae Brinon, délégué Général du gouvernement français et des territoires occupés; M. HSrtert, représentant personnel de M. Scapini, ambassadeur des prisonniers; Il. Vacqu.er. prêtre de l’Oise
Allocutions de bienvenue sur le quai ou les ex-prisonniers étaient maintenant massés, M. le préfet Pelletier leur souhaita la bienvenue et magnifia à leur intention les grands principes de la France nouvelle la famille, le travail, la Patrie. Il leur rappela que leur libération était due aux efforts constants et acharnés du président Laval qui, sous l'égide du Maréchal, lutte chaque jour pour que la France reprenne une place digne d'elle au Min de la famille européenne réconciliée. Dès leur rentrée au foyer il importé que chacun d'entre eux se joigne hardiment aux mainteneurs de cette politique, aux hommes de bonne volonté qui travaillent de tout leur cœur la reconstruction de la France. De nombreux viva « Vive le Maréchal , Vive Laval , Vive la France » ponctuèrent cette émouvante allocution.
Avec les libérés
Entre deux manœuvres du train, nous avons pu nous entretenir avec de nombreux prisonniers. Tous apparaissaient en très bonne santé, malgré les fatigues inhérentes à la longueur du trajet. Tous s'accordaient pour affirmer la loyauté de leurs adversaires d'hier et pour louer l'attitude bienveillante, souvent fraternelle, des fermiers chez lesquels Ils étaient employés.
Presque tous les Bretons arboraient fièrement, au calot, l'insigne traditionnel d'argent la croix herminée. Parmi ceux-ci, nous avons salué, au nom de L'Ouest Eclair Le Goff Maurice, de Landerneau, Briand François (cousin de l'homme d'Etat) et Le Gall Hervé, de BREST près, de ROSPORDEN: Tudal Laurent, de MOELAN-SUR-MER, Parlier Jean, de PLONEVEZ-du-FAOU; Sellin André et Yves de CONCARNEAU, qui nous ont prié d'avertir leurs familles de la miraculeuse nouvelle ;
Aurlan Gtement, de LEGS (LofeInférieure), lui, rentre à un titre qui mérite d'être mentionné Il bénéficie du courage de son frère Emile. En effet, ce dernier a récemment porté secours à un soldat allemand qui sans son intervention eût été irrémédiablement carbonisé sous son auto accidentée. « Corollaire de la Relève La présente rentrée de ces 1.700 spécialistes ne s'inscrit pas formellement, diront les sceptiques, dans les comptes des « accords de la Relève », mais elle en est cependant le corollaire typique.
On agit qu'il y a plus de six mois la rentrée des carriers et des mineurs avait été étudiée au court de laborieuses négociations franco-allemandes. A l'époque, on parla même d'un très prochain retour.
Mais à cet heureux climat succéda malheureusement une regrettable tension provoquée par un geste individuel qui stoppa net le retour des dits spécialistes et aujourd'hui c'est grâce au bon aiguillage des négociations, reprises par le président Laval que les mineurs et ouvriers et leurs Ingénieurs nécessaires à l'économie intérieure de notre pays reviennent en masse à leur travail et aussi leurs foyers.
Sur le quai, de nombreuses familles attendaient anxieusement, fiévreusement même, l'instant de la première embrassade. Elles avaient pu être prévenues à temps grâce à l'autorisation d’envoyer des télégrammes dès le passage de la frontière.
A considérer le bonheur total qui atteignait alors les uns et les autres aussi bien d’ailleurs que les simples spectateurs de ces émouvantes rencontres on demeure convaincu que rien ne peut plus, désormais, arrêter la cadence de ces retours anticipée et que tous les Francs répondant d'un cœur généreux à l'appel du président Laval, n'hésiteront plus à participer au grand mouvement de solidarité nationale grâce auquel revient tant de Joie dans des milliers de foyers français hier encore bien malheureux.
Un second train de rapatriés
COMPIEGNE 9. Deux heures après l'arrivée d'un train de prisonniers en gare de Compiègne, un convoi amenant plus d'un millier de rapatriés sanitaires s'est arrêté dans cette même gare.
Ils ont été accueillis par M. Guérin, directeur du Commissariat général des prisonniers de guerre. Alors, dans la seule Journée du 9 octobre, deux convois amenant plus de 2.000 Français rapatriés d’Allemagne sont arrivés en France.
Dans le même élan de patriotisme, tous les rapatriés ont acclamé le Maréchal et le président Laval.
Les libérés acclament Maurice Chevalier
COMPIEGNE 9. Tandis que les prisonniers se trouvaient encore en gare de Compiègne, le rapide de Bruxelles s'y arrêta quelques minutes, qui suffirent pour que tes libérés pussent reconnaître à une fenêtre d'un des wagons, le célèbre fantaisiste Maurice Chevalier, Voilà Maurice, voilà Prosper cria-t-on.
Ce fut aussitôt la ruée vers le sympathique artiste qui serra en souriant les innombrables mains qui se tendaient vers lui.
Naturellement, on réclamait des chansons.
Mais le bruit des locomotives et les sifflets des employés constituaient un orchestre auquel Maurice Chevalier doit être vraiment peu familiarise intimidé aussi un peu par cette ovation inattendue, il s'excusa.

Sources : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6 ... ner.langFR

Dernière édition par nyle le 19 Fév 2015, 12:01, édité 1 fois.




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