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Les Rapports de Berlin: André François-Poncet et le national-socialisme.

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Les Rapports de Berlin: André François-Poncet et le national-socialisme.

Nouveau message Post Numéro: 1  Nouveau message de carcajou  Nouveau message 04 Fév 2017, 13:19

Les Rapports de Berlin. André François-Poncet et le national-socialisme. Fayard. 300 pages. novembre 2016.

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« Les rapports de l'ambassadeur de France en Allemagne rédigés entre 1931 et 1938. Les documents témoignent de la mise en place du projet hitlérien dans les années 1930.»


``Aucun ``fils de p...``n'a jamais gagné une guerre en mourrant pour son pays. On gagne une guerre en faisant ce qu'il faut pour que ``le fils de p...`` d'en face meure pour son pays``. ( No son of a bitch ever won a war by dying for his contry, you win a war by making what it needs so that the son of a bitch in front of you die for his country).- G.Patton.

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Re: Les Rapports de Berlin: André François-Poncet et le national-socialisme.

Nouveau message Post Numéro: 2  Nouveau message de alfa1965  Nouveau message 04 Fév 2017, 13:51

J'ai dans ma bibliothèque le récit de son séjour à l'ambassade de France de Rome jusqu'à la déclaration de guerre : Au Palais Farnese
https://www.monde-diplomatique.fr/1961/10/A/24461
http://hongrie2gm.creer-forums-gratuit.fr/forum.htm
La Hongrie, du traité de Trianon au siège de Budapest, son histoire, ses forces armées.

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Re: Les Rapports de Berlin: André François-Poncet et le national-socialisme.

Nouveau message Post Numéro: 3  Nouveau message de Alcide NITRYK  Nouveau message 04 Fév 2017, 16:16

alfa1965 a écrit:J'ai dans ma bibliothèque le récit de son séjour à l'ambassade de France de Rome jusqu'à la déclaration de guerre : Au Palais Farnese
https://www.monde-diplomatique.fr/1961/10/A/24461


Au hasard de mes recherches, je suis tombé sur ces extraits de Diploweb. Article d'Alexandra Kwiatkowska-Viatteau. 2003.
http://www.diploweb.com/science-politiq ... entive.htm

En effet, le projet de guerre préventive fut conçu en 1933 à Varsovie par le maréchal Pilsudski, averti par son renseignement. Ce projet fut proposé à la France, à ces mêmes milieux de Paris que l'amiral Lacoste stigmatise pour n'avoir pas accepté d'écouter les avertissements des meilleurs spécialistes du renseignement d'Europe d'alors, qui s'informaient mutuellement.
Ecartée de l'Occident après une guerre que l'Occident aurait peut-être pu éviter, s'il l'avait écoutée. Cela notamment parce que Paris avait refusé en 1933 à Varsovie de livrer une guerre préventive à celui que nos dirigeants appelaient "Monsieur Hitler".
Pourquoi faire la guerre préventive à Hitler ?
Nous allons donc exposer ici ce qu'a été la proposition polonaise de "guerre préventive" anti-nazie contre Hitler et le parti national-socialiste accédant au pouvoir en Allemagne en 1933.

"Dans ces années, le fascisme s'était déjà installé en Italie, et l'hitlérisme s'emparait du pouvoir en Allemagne. C'est alors que commença, à l'initiative de l'Allemagne, de l'Italie, de l'Union soviétique et du Japon, une nouvelle phase de la course aux armements à l'échelle internationale. Cela ébranla la conviction que les traités et les engagements entre Etats seraient respectés, et les conférences internationales confirmèrent que les obligations contractées avaient valeur de chiffons de papier", écrivait le ministre polonais de l'Industrie et du Commerce, le constructeur du grand port de Gdynia, Eugeniusz Kwiatkowski. (Cf. E.Kwiatkowski, "W takim zylismy swiecie" ( Le monde tel que nous l'avons vécu), éd. Znak, Cracovie, 1990).

Pilsudski essaie alors, par sécurité, devant ce nouvel axe, de normaliser les relations politiques et économiques de la Pologne avec la Russie soviétique. Cependant, en mars 1933, B. Mussolini parvient à promouvoir le "Pacte des Quatre" (France, Allemagne, Italie et Grande Bretagne), qui remettrait entre les mains des chefs de ces quatre pays les affaires européennes. Tout en tournant ces pays vers une collaboration, plus ou moins active, avec l'URSS et l'Allemagne!

Et surtout: "Avec une nette tendance à canaliser les appétits d'Hitler vers l'Est, surtout vers la Pologne, pour les détourner de l'Autriche, qui accepte avec joie la protection de l'Italie de Mussolini. Le chef de cabinet du Duce, le baron Aloisi, propageait ouvertement, à haute voix, la révision de la frontière germano-polonaise. Les Français également - dans des entretiens officieux - expliquaient aux Polonais que leurs armées ne se battraient pas pour je ne sais quel "couloir polonais", avis partagé par plusieurs éminents politiques et hommes d'Etat de la France": (Cf. Ibidem et Piotr Wandycz, "Trzy dokumenty" (Trois documents), in Zeszyty historyczne, Paris, 1963).

En 1933, la Pologne propose à la France de faire une guerre préventive contre Hitler et le nazisme

C'est alors que, réunissant informations et analyses du renseignement et de la diplomatie, Pilsudski fit à Paris, par plusieurs canaux officiels et officieux à la fois, la proposition d'une "guerre préventive" contre Hitler. La réponse de la France à la Pologne fut que la société française ne tolérerait pas d'offensive franco-polonaise contre Monsieur Hitler. (Cf. Waclaw Jedrzejewicz, "The Polish Plan for a "Preventive War" against Germany in 1933", éd. The Polish Review, New York, 1966).

Le concept et le projet polonais de cette "guerre préventive" étaient fondés sur trois initiatives simultanées de la stratégie polonaise:

1) concentrer des troupes polonaises en Poméranie et autour de la Prusse orientale;

2) demander qu'une Commission internationale examine l'état des armements secrets allemands, fabriqués en infraction au Traité de Versailles;

3) suggèrer qu'en cas de refus de l'Allemagne d'autoriser l'examen de son potentiel militaire, l'armée française occupe la Rhénanie et l'armée polonaise la Prusse orientale et la Silésie. C'est cela la "guerre préventive" proprement dite.

Von Moltke, représentant de l'Allemagne à Varsovie, informe Hitler en avril 1933 de la tentative du gouvernement polonais de "convaincre la France de faire une guerre préventive à l'Allemagne". (Cf. aussi H.Roos, "Polen und Europa" (La Pologne et l'Europe), éd. Tubingen, 1957, et Weltgeschichte der Gegenrwart, éd. Essen, 1936, tome I, partie I, p.21).

Le refus français
C'est lorsque le gouvernement français ne donna même pas de réponse à la proposition polonaise de former une Commission de contrôle des armements allemands, et qu'il ignora le danger hitlérien, que Pilsudski ordonna que l'on sonde les possibilités de détente avec l'Allemagne pour reculer le "court-circuit" jusqu'au jour où le conflit germano-polonais prendrait une signification internationale.

Ce qui emporta la décision de Pilsudski de signer avec Berlin, comme avec Moscou, un accord de non-agression, ce fut justement cet axe, passif plutôt qu'actif, de Paris-Berlin-Moscou, dont Varsovie n'avait envie d'être ni dupe, ni victime.

"Ce qui emporta cette décision, écrivit Eugeniusz Kwiatkowski, ce furent deux faits fondamentaux: - la Petite Entente donna son accord au Pacte des Quatre dirigé contre la Pologne, ce qui troubla encore plus les relations polono-tchécoslovaques; - Mais surtout, le 2 septembre 1933, fut signé le "Pacte d'amitié et de non-agression" entre l'Italie fasciste et l'Union soviétique communiste. Ce pacte paraissait (à Pilsudski -AV) un prélude à l'entente soviéto-nazie." (Cf. E. Kwiatkowski, op.cit.). En quoi Pilsudski avait raison.

Les faux-fuyants de la pactomanie de l’entre-deux-guerres

En réalité, depuis le Pacte Briand-Kellog, ou le Traité de Locarno, Pilsudski et son renseignement savaient que l'appui, même défensif, de la France n'était pas acquis à la Pologne. Une note secrète des Affaires étrangères françaises datée du 9 octobre 1930 l'annonçait déjà. En voici la teneur abrégée:

"L'Allemagne, aux termes du Pacte Briand-Kellog, comme toute autre puissance signataire du pacte, ne peut en aucun cas recourir à la guerre pour régler ses différends éventuels avec ses voisins. Si toutefois elle passe outre à cette interdiction, ELLE N'ENCOURT, A PRIORI, AUCUNE SANCTION (souligné dans le texte - AV). (...)

La France, en vertu de ses accords avec la Pologne, est tenue de prêter aide et assistance immédiate à celle-ci en cas d'agression de la part de l'Allemagne, non provoquée par la Pologne. (Ce qui explique la mascarade de Gliwice-Gleiwitz, en septembre 1939, où des soldats allemands ont été déguisés en soldats polonais pour tirer sur des Allemands et prétexter une "attaque polonaise", ce que raconte aussi l'amiral Lacoste. D'autre part, cette clause a sans doute fait que la suggestion polonaise de guerre préventive (qui est inévitablement une sorte d'agression) a sérieusement effrayé la France - AV). Les accords de Locarno, poursuit le document, réservent explicitement sur ce point la liberté d'action de la France - (d'aider ou non la Pologne en cas d'agression de l'Allemagne. La Pologne sait désormais que la France semble encline à céder à l'Allemagne - AV). (...)

Toutefois, tant que la notion d'agression n'aura pas été exactement définie en droit international, poursuit encore le document, et pour peu que les conditions, dans lesquelles le conflit armé se sera déclaré, prêtent à la discussion, il faut s'attendre à ce que certains Etats se dérobent aux obligations assumées par eux en vertu de l'article 16 du Pacte de la Société des Nations, ou en profitent même pour intervenir dans le conflit au mieux de leur intérêt politique.

L'Allemagne elle-même ne manquerait pas, si la France se portait au secours de la Pologne et si la majorité du Conseil s'était prononcée, ou se prononçait après coup, en sa faveur, d'invoquer à son profit le Pacte de Locarno, en accusant, à son tour, la France, d'agression, et en demandant contre elle l'intervention des puissances garantes du pacte. La France pourrait alors se trouver dans une situation délicate, dont la perspective est de nature à influer sur les décisions de son gouvernement, lorsqu'il aura à INTERPRETER (souligné dans le texte - AV) et à exécuter les engagements contractés vis-à-vis de la Pologne." (Photocopie de l'original avec note manuscrite: "10.30. Note E4A2 sur l'éventualité d'un conflit germano-polonais.").

On voit bien que la diplomatie française a aussi une hérédité historique, tout comme la Pologne. Et que la complexité des lois et des engagements internationaux n'a d'égale que les limites que le légalisme impose parfois à la morale. Cependant, on voit qu'il y a aussi une sagesse, et une morale, dans la prudence.
"Une nation qui ne respecte pas son passé ne mérite pas le respect de son présent et n'a pas droit à l'avenir. "
(Maréchal Piłsudski)

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Re: Les Rapports de Berlin: André François-Poncet et le national-socialisme.

Nouveau message Post Numéro: 4  Nouveau message de Alfred  Nouveau message 04 Fév 2017, 22:53

Cette situation est encore plus complexe car les gouvernants français ne veulent pas agir sans une approbation totale de leur politique vis à vis de L'Allemagne par la Grande Bretagne or,la réciproque n'est pas vraie,avant mars 1939. la Grande Bretagne ne veut en aucun cas risquer une guerre à cause de l'Est européen,elle estime en effet que les banques Françaises ne lui ont laissé qu'une portion congrue.....Depuis le traité de Versailles la république de Weimar n'a jamais reconnu les frontières de l'Est.Les militaires Français estiment que pour venir en aide à la Pologne,il faut demander à L'Italie de laisser passer les trains.....Les trains mettraient 2 jours......A partir du moment où l'Italie change de camp,c'est impossible......Tous les militaires Français ne sont pas d'accord pour trouver un accord avec Moscou,mais quand bien le seraient-ils :la Grande Bretagne s'y oppose totalement.........

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